Pourquoi mon grand-père est-il parti d’Espagne ?

Mon grand père Julien est arrivé en France à 16 ans, en Novembre 1904. Il venait d’Espagne. A son arrivée, il fût hébergé par de la famille à Saint Jean de Luz. Ces informations proviennent des déclarations qu’il a faite, bien plus tard, dans sa demande de naturalisation. La raison de son émigration, rapportée par le souvenir familial, est que le fils aîné avait hérité de l’entreprise familiale : « Una Constructor de Carros ». Mais n’y avait-il pas d’autres raisons ?

Lors de mes recherches, j’ai eu la surprise de trouver une thèse sur les événements décrits ci-dessous, qui par ailleurs sont très peu connus. Elle montre l’importance des incidents qui se sont produits en Tierra de Campos. Ce document de 430 pages a été rédigé en 2010 par Jesús-Ángel Redondo Cardeñoso de L’université de Valladolid. Les informations de cet article proviennent pour une large part de ce document.

La situation générale dans la région au début du 20ème siècle

Mon Grand-père venait de Fontihoyuelo, un petit village de 400 habitants de la « Tierra de Campos », une région située au centre de l’Espagne. La « Tierra de Campos » est une vaste plaine sans presque aucun relief et dont l’altitude est d’environ 700 mètres.

By Andrecp (Own work) [Public domain], via Wikimedia Commons

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Les hivers y sont long et vigoureux. Ils durent plus de sept mois de novembre à avril, avec des températures inférieures à 9°. Elle est habitée par une population essentiellement rurale dont la principale activité est la culture de céréales. Les petits exploitants avaient des conditions de vie proches de la misère et souvent pour améliorer le niveau de vie de la famille ils prenaient en location des terres supplémentaires ou acceptaient en complément des emplois salariés. L’hiver était une période redoutée par la population à cause de la baisse drastique de l’offre de travail. En outre, la région a un climat très irrégulier qui aggrave la situation économique de la population. A cela s’ajoutait une mauvaise répartition des charges publiques avec une tendance à imposer fortement les terres. Les chefs politiques des villages modifiaient les règles de répartition de l’impôt et avec leur amis échappaient aux charges qui retombaient d’autant plus lourdement sur les autres. Tel était la situation dans cette région en 1903.
Selon un document sur l’émigration Espagnole, 1904 (L’année d’arrivée de mon grand-père) a constitué l’année où l’émigration espagnole a fortement redémarré. Elle doublera dans les 2 ans qui suivirent. Pourtant, avec une densité de population deux fois plus faible que la celle de la France, l’Espagne est loin d’être surpeuplée et c’est surtout le monde rural qui a été concerné par cette émigration. Concernant la région de Tierra de Campos, celle-ci sera aussi la conséquence des graves émeutes qui se sont produites à ce moment là. Ces événements ont probablement beaucoup comptés dans la décision de mon Grand-père de partir pour la France.

Les émeutes de l’hiver 1903-04 en Tierra de Campos

C’est vers la seconde moitié du 19ème siècle que se sont produites, dans la région, plusieurs crises alimentaires déclenchant les premières émeutes. La situations des ouvriers étaient très précaires car les salaires étaient bas et irréguliers et fonction de la demande pour les récoltes saisonnières ou annuelles. En Tierra de Campos, ils étaient plus de 40%. Les fermiers s’en sortaient mieux grâce à leur exploitation.

En automne 1903, Le blé a augmenté avec pour conséquence directe une forte augmentation du prix du pain.

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L’hiver 1903-04 a donc été le point de départ de graves émeutes avec les premiers cas en décembre. En voici quelques exemples :

  1. A Villalon de Campos distante de 6 km de Fontihoyuelo, village de mon Grand-père, une foule a occupé la ville.
  2. Plus tard, à Carrion de los Condes distant de 50 km de Fontihoyuelo. 160 hommes accompagnés de femmes et enfants se sont rassemblés dans le village demandant du pain et du travail et ont menacé de prendre d’assaut l’endroit où était stocké le pain.
  3. En février 1904, ce fut au tour de Fontihoyuelo de subir des violences.
  4. A Paredes de Nava, un groupe de femmes a tenté d’arrêter les wagons de blé des villages voisins.

Ces émeutes ont été beaucoup plus violentes que les précédentes. Beaucoup de jeunes en étaient l’origine. Elle se manifestaient par beaucoup de bagarres et de rixes avec des armes blanches. Elles étaient menées contre le pouvoir ou les riches propriétaires mais aussi contre d’autres voisins. Un exemple avec ces groupes d’agriculteurs qui ont essayé de prendre les réserves de pains d’autres habitants du village .

La situation était tellement difficile que la pêche et la chasse furent utilisés de manière intensive causant d’innombrables problèmes avec les propriétaires. La peur de ne pouvoir donner à manger à ses enfants a eu pour conséquence une importante augmentation des cas d’infanticides. Les bébés étaient enterrés dans une des pièces de la maison.

Eté 1904, Les premières grèves

La misère structurelle de la région a permit aux doctrines du socialisme de se développer au cours des premières années du 20ème siècle. En 1903, les socialistes, ayant obtenu des succès électoraux, ont obtenu divers postes de conseillers ou de maires. Le parti socialiste expliqua alors que la grève était une solution bien plus efficace que les émeutes ou les violences.

Estampe partielle : Scène historique réalisé par D. Vinck - Pillage Maison de Saint Lazare, Paris - Gallica

Vue partielle d’Estampe sur une scène historique réalisé par D. Vinck – Pillage de la Maison de Saint Lazare à Paris – Gallica

 

les travailleurs agricoles ont donc formé des associations pour mieux résister. Les villages se sont organisés et ont déclenché en même temps les grèves avec pour revendications une amélioration des repas et une augmentation des salaires.

En été 1904, les récoltes ont été une nouvelle fois mauvaises et le blé a subit une augmentation supplémentaire. Les conflits et les grèves ont donc duré tout l’été puis jusqu’à l’approche de l’hiver.

C’est donc dans ce contexte que mon grand-père, encore mineur, est parti pour la France dans de la famille.

Jean Claude

Nota : Quelques mois plus tard les conflits cessèrent grâce à des augmentations de salaires. Aujourd’hui il ne reste que 33 habitants à Fontihoyuelo alors qu’ils étaient 400 en 1900 (source Wikipédia)

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Source :
- Thèse sur les événements de Tierra de Campos - en langue espagnole - Cliquez ici
- Girard Albert. L'émigration espagnole - Annales de Géographie n°120
- La Tierra de Campos y sus bases ecológicas en el siglo XIV de Angel Vaca Lorenzo - Cliquez ici

Romon : résultat des dernières recherches en Espagne

A la suite des recherches que j’ai mené chez les Mormons ainsi que celles menées par Victor sur les registres de Fontihoyuelo, aux archives de Valladolid (Espagne), l’arbre généalogique de la lignée Romon s’est enrichi de nouveaux ancêtres.

Je comptabilise maintenant 6 générations à partir de mon Grand-père Julien. Tous ces ancêtres sont nés, se sont mariés et ont vécu à Fontihoyuelo. A ce jour, le plus ancien, Andres, est né vers les années 1720.

Voici la liste des ancêtres avec leurs dates de mariage :

  1. Julien Romon & Pilar Gonzalez mariés le 4 Aout 1914 à St Jean de Luz (mon grand-père)
  2. Maximo Romon & Remija Bueno – date de mariage en cour de recherche
  3. Buenaventura Romon & Marcelina Alonso mariés en décembre 1848 à Fontihoyuelo
  4. Juan Romon & Juliana Arguello mariés le 16 février 1822 à Fontihoyuelo
  5. Vicente Romon & Leonor Martinez mariés 17 juin 1789 à Fontihoyuelo
  6. Andres Romon & Maria Theresa Huerta mariés le 4 mars 1752 à Fontihoyuelo

L’acte de mariage d’Andres

L’acte de mariage d’Andres Romon et Maria Theresa Huerta (document ci-dessous) précise qu’ Andres est veuf. Le nom sa première femme est Juana Romon. Le fait que Juana porte le même patronyme (Romon) que son mari n’est pas inhabituel dans la lignée des Romon. On retrouve un cas similaire avec Romon Esteban et Romon Maria qui se sont mariés dans les années 1840 ainsi qu’une étrange situation avec deux patronymes « Alonso Romon » et « Romon Alonso » qui sont inversés. ( voir § suivant)

Tout cela s’explique par la démographie de Fontihoyuelo : En 1857, le village ne compte que 390 habitants et les Romon y occupent une grande partie de cette population. Prenons par exemple un registre de cette période qui contient 270 actes de naissance, 50 enfants sont des Romon. Cela correspond à un taux de 18,6 % soit environ 1/5ème de de la population.

Andres Romon X Maria Teresa Huesta

Informations contenues dans le document : Le quatre mars mille sept cent cinquante deux , j’ai marié….. ….. Andres Romon veuf de Juana Romon et Maria Teresa Huerta fille de Manuel Huerta et de Teresa Panero …. témoins Manuel Condé et Josep Lozano . …. . Santiago Villacis

 

Etrange : Romon Alonso et Alonso Romon

Lors de mes recherches, un élément a attiré mon attention. Maria Alonso Romon possède un patronyme inversé à celui de mon arrière grand-père (Maximo Romon Alonso). De plus, les grands parents de Maria, Vicente Romon & Leonor Martinez font partie de mes ancêtres. Une situation qui m’a apparu singulière et que j’avais du mal expliquer. Seul, la création d’un schéma m’a permit de comprendre les tenants et aboutissants de cette situation

Arbre Romon copyright

Au départ, Vicente Romon & Leonor Martinez se marie le 17 juin 1789 à Fontihoyuelo et ont plusieurs enfants dont Juan et Joaquina. Juan se marie à Juliana et donne naissance, entre autre, à Buenaventura. Ce dernier se marie avec Marcelina Alonso.

Les parents de Marcelina sont Antonio Alonso et Ysabel Ramos qui décède jeune, vers l’âge de 40 ans. Antonio Alonso se remarie avec Joaquina Romon qui devient la belle-mère de Marcelina qui doit avoir environ 15 ans. Plus tard, elle se mariera  avec Buenaventura Romon qui n’est autre que le petit neveu de Joaquina, sa belle mère. Les enfants du couple s’appelleront donc « Romon Alonso » alors La fratrie de Marcelina s’appelle déjà « Alonso Romon ».

L’arbre généalogique complet des Romon

L’arbre démarre à Maximo le père de Julien Romon. En procédant de cette manière, je peux filtrer uniquement les ancêtres de la lignée Romon. Il contient 29 ancêtres et presque tous sont originaires de Fontihoyuelo.

On notera qu’à l’emplacement N° 261 apparait une Romon Maria

Romon Maximo copyright

Double cliquez sur l’image pour l’agrandir

Jean Claude

Copyright - août 2016 -
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Source :
- Microfilm N° 1361457 - Familysearch.org
- Visualisation des registres de Fontihoyuelo aux Archivs de Valladolid



Retour d’expérience : ma visite chez les Mormons (Familysearch)

Dernièrement, je me suis rendu dans un centre de l’Eglise de Jésus-Christ des saints des derniers jours pour y consulter un microfilm sur les registres d’état-civil du village espagnol de mon grand-père  J’y ai été particulièrement bien accueilli.

Ce type de démarche permet d’accéder facilement à des documents sources de pays étrangers. Ceux-ci peuvent contenir des informations qui ne figurent pas dans les données indexés par le site Familysearch. Dans mon cas, j’ y ai trouvé un élément clé pour la suite de mes recherches  : le nom du village d’où était originaire mon arrière grand-mère.

Le déplacement a donc été très fructueux. J’ai ramené les copies des actes de naissances de mon grand-père et de quelques-uns de ses frères.

Comment commander le microfilm ?

La commande est assez simple à effectuer. Allez sur le site FamilySearch.com, à la rubrique  » Rechercher / Catalogue » puis effectuez une recherche sur la ville concernée. Le moteur de recherche listera alors tous les microfilms disponibles. Dans les options, le site permet d’accéder aux informations contenues dans ces actes car les principaux éléments de ces derniers ont été indexées.

Copie d’écran du site FamilySearch – Rubrique Recherche / Catalogue

Pour valider la commande, il est nécessaire de créer un compte puis de choisir un centre parmi la liste proposée. Le coût de la visualisation de ce microfilm est très accessible. J’ai payé 8,00 € par Carte Bancaire.

Ensuite l’attente a été très longue, environ 8 mois. La principale raison qui m’a été fournie par Familysearch était que le microfilm était endommagé et qu’il devait être réédité aux Etats-Unis. Cela à pris environ 6 mois. Jouant toujours de malchance, le centre que j’avais choisi pour le visualiser a entre-temps fermé pour travaux et le microfilm s’est perdu lors du transfert. Il faudra 2 mois de plus pour changer de centre et le retrouver le document. Ceci étant, il faut dire que Familysearch a toujours répondu à mes mails dans les 24 h.

Enfin, au bout de 8 mois, une personne me contacte et nous fixons ensemble le rendez-vous. Seule contrainte, la visualisation n’est possible que le mardi. Heureusement, je suis à la retraite.

Visualisation et copie des actes

L’accueil au centre a été très cordial. J’ai été installé dans une pièce dédiée à la visualisation des microfilms et équipée de deux lecteurs. La personne que j’ai eu au téléphone a procédé au démarrage du matériel, à l’installation du microfilm et aux réglages du zoom et de la netteté. Le microfilm contient des registres de plusieurs villages. 4 registres d’entre eux proviennent du village de mon Grand-père, Fontihoyuelo en Espagne.

Les actes sont lisibles mais pas d’une grande netteté car La technologie du microfilm est ancienne. Il me faudra environ 1 heure pour parcourir 1 registre. Les actes sont en Espagnol mais on repère facilement les noms et prénoms.

J’ai prévu de venir deux fois au centre, la seconde me permettant de vérifier des pistes mis en lumière la première fois. Le microfilm reste disponible pendant un temps limité, il sera ensuite réexpédié, sauf à payer un prolongement de la location.

Le système ne dispose pas d’imprimante mais j’avais pris mon appareil photo. Réaliser des photos d’écran n’est pas toujours facile surtout si on veut obtenir la meilleure lisibilité. Pour les réussir, il est important de respecter un certain nombre de critères:

  1. Tout d’abord bannir absolument le flash, complètement incompatible avec une photo d’écran. Veuillez à ce qu’il soit complètement coupé.
  2. Vous devez utiliser le mode d’exposition manuel et ceci pour deux raisons :
    1.  En mode Exposition Auto, le temps d’exposition va varier en fonction de la luminosité du microfilm avec pour conséquence des images soit trop denses soit trop claires. Or en réalité la source de lumière, c’est à dire l’écran, est fixe et il n’y a pas lieu de changer le temps d’exposition. Faites quelques essais pour trouver votre meilleure exposition et préférez des images légèrement plus denses.
    2.  Certains écrans ont des balayages. Dans ce cas, vous devez choisir la bonne vitesse pour éviter ce phénomène.
  3. Les systèmes d’autofocus ayant toujours un peu de mal à effectuer une mise au point sur un écran, n’hésitez pas à doubler ou tripler vos photos.

Mais est-ce réellement la meilleure solution ?

La démarche est intéressante, elle permet d’accéder à des fichiers sources sans grande dépense. Malheureusement la technologie étant ancienne, la qualité des documents n’est pas toujours au rendez-vous, d’autant plus que se pose le problème que la qualité des prises de vue écran. Il existe parfois des alternatives plus performantes avec des résultats de bien meilleures qualités.

La qualité d’une prise de vue d’un acte est nettement supérieure à celle d’un microfilm. Ce dernier comporte parfois des zones d’ombre, plus difficile à lire. Par ailleurs, la résolution d’une Pdv écran est faible et ne permet pas de zoomer pour avoir le détail d’un mot.

Pour l’Espagne, il est assez facile de trouver via les forums espagnols de généalogie Yahoo des personnes qui se chargent d’aller compulser les registres aux archives et de réaliser des photos des actes.
Dans mon cas et compte tenu du délai d’attente du microfilm, j’ai accepté l’offre de Victor qui se proposait d’aller aux archives et photographier les actes qu’il trouverait sur ma famille. Au final, il m’a envoyé 26 photos et surtout des actes de mariage importants, issues de registres abîmés et qui n’avaient pas été numérisés par les Mormons. La qualité des photos est nettement supérieure aux copies d’écran du microfilm.

En conclusion : Compte tenu de la qualité des résultats et des contraintes d’organisations (délai d’acheminement et disponibilité du centre 1 jour par semaine), je conseillerais ce moyen d’investigation une fois épuisé toutes les autres possibilités.

Jean Claude

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Fin du Carnet : Guerre 14-18 : Carnet de Poilu – Page 38, 39 et 40

Fin du Carnet
Carnet tenu par Delesalle G., lors de la guerre 14-18.
page 38, 39, et 40 –

 Lien vers les pages 36 et 37  –  Fin

page 38-39

page 40-41Lien vers les pages 36 et 37  –  Fin

Page 38 (gauche) Page 39 et 40 (droite)
le 21 novembre 1917 je recois la
visite de mon collègue Lomgin
qui est très chagriné de ne
pas en sortir de son service
Je m'efforce à lui remonter son
courage,lui prépare son travail.
Aussi ma surprise est grande
lorsque le lendemain, j'apprends
son suicide.
Le 25 janvier 1918, je vais en permission
de 10 jour à xxxxx. Je repasse
par Paris, ou je me rencontre
avec mon beau-frère Florimond.
Le 30 mai 1918, à la suite de la
rupture du front du chemin des dames
l'ennemi arrive à Chateau-Thierry
Tout est prêt pour évacuer, les civils
se sauvent, la panique est
indescriptible, pendnat 8 jours nous sommes
dans l'incertitude, si l'on ne seras
pas obligé de partir, la division
colonial et les américains réussissent
à les contenir.
La nuit du 14 au 15 juillet 1918
les allemands attaquent, la route
de Chateau-Thierry est bombardée
nous nous refugions dans une
cave, pas de victime. Il ne
réussissent qu'à franchir la
Marne, près de Dorman. Le 18
nous contre attaquons avec succés
Château Thierry est évacué
par les allemands
Le 26 juillet je pars en permission
a Eu. Je passe par Paris a l'aller
Au retour je rentre à Fontenelle le
8 Aout 1918 ou je reste
affecté jusqu'à L'armistice.
Rentré à Lille en Janvier 1920

Lien vers les pages 36 et 37  –  Fin

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Sources : Archives familiales

 

La famille Montagne durant l’histoire – Partie 1

Une Famille ancienne

La famille Montagne est une de nos plus anciennes familles de notre généalogie. Le point de départ de la lignée est Alfréda Montagne, notre grand-mère, décédée en 1988 à l’âge de 86 ans. Nous allons pouvoir remonter la branche pendant plus de 4 siècles pour arriver en 1589, année de la mort d’Henri III et de l’accès au trône d’Henri IV. Antoine, le premier Montagne identifié avait environ 20 ans et vivait à Wasquehal, village situé entre Lille et Roubaix. Il s’appelait Antoine DELEMONTAIGNE.

Origine des Sources

Jusqu’en 1700, le lien entre les générations de la famille Montagne s’est construit sans trop de difficultés. Les documents étaient accessibles et lisibles. Pour la période antérieure à la révolution, cela devient beaucoup plus difficile. Mais les documents existent et on finit toujours par les trouver. Arrivé au 17ème siècle, les choses se sont compliquées car beaucoup de document sont souvent en Latin, très courts avec 2 ou 3 lignes, parfois illisibles, ou tout simplement inexistants.
La dernière solution restait les forums et les autres sites comme Geneanet ou Heredis on line. Par chance, trois généalogistes ont pu m’aider, dont un qui a effectué des dépouillements de document dans ce secteur. Les informations sont donc fiables même si les actes d’état-civil manquent.

Henri IV

 Durant le règne d’Henri IV 1589 – 1610

Génération N° 15 et 14 : Antoine et son fils Thomas

J’ai peu d’information sur cette période, les généalogistes me communiquent juste l’existence d’Antoine DELEMONTAIGNE né à Wasquehal vers 1570 et son fils Thomas né vers 1595, aussi à Wasquehal. Thomas est Laboureur. Ces données auraient été obtenues par recoupement et calcul de probabilité pour les âges.

Histoire : A cette époque, le village de Wasquehal n’est pas français. La Flandre et les Pays-Bas Méridionaux appartiennent à L’Espagne.

Louis XIII

Durant le règne de Louis XIII 1610 -1643

Génération N° 13 : Pierre fils de Thomas
Pierre (fils de Thomas) est né dans les années 1610 et s’est marié avec Catherine VINCRE dans les années 1630. Tous deux apparaissent en 1674 dans le contrat de mariage de leur fils. Ils vivent à Wasquehal et auront 6 enfants : Sabine, Thomas, Françoise, Jean, Pierre et François. Pierre assure la descendance de la ligné.

Histoire : La région est prise dans le tourbillon de la guerre de 30 ans.  Le 19 mai 1635, Richelieu déclare la guerre à l’Espagne et les combats se portent vers les Pays-Bas Espagnols..

Louis XIV

Durant le règne de Louis XIV – 1643 – 1715

Génération N° 12 : Pierre fils de Pierre
Selon certaine source que je n’ai pu vérifier, Pierre serait né à Wasquehal le 7 janvier 1645. Il va se marier en janvier 1674 avec Marie Magdelaine DELEPORTE. Je dispose pas d’acte d’état civil mais d’un contrat de mariage dont vous trouverez le détail ci dessous :

Tab 9139 – feuillet 02 du 13 janv 1674
Maitre Pasquier SUING (source Thierry Messien)

DE LE MONTAIGNE Pierre (signe MONTAIGNE),
fils de Pierre et de Catherine VINCRE, assisté d’eux, de Jean MONTAIGNE son frère, et de Denis DE LE MONTAIGNE son oncle. Quant au port dudit comparant ses père et mère ont promis payer et fournir la somme de six cents livres.
x
DE LE PORTE Marie Magdelaine,
fille de Jean et de Péronne WATTEL, d’eux assistée, et de Jean DE LE PORTE, fils dudit Jean son frère. Quant au port de la comparante, ses père et mère lui ont promis payer et fournir la somme de six cents livres.

Afin d’évaluer la valeur des sommes apportés dans ce contrat de mariage par les familles (un total de 1200 livres) on se basera sur les écrits de Vauban dans « La Dime Royale » qui évalue les revenus annuels d’une famille d’ouvrier agricole à 90 livres par an.

On remarque que Pierre se fait appeler maintenant MONTAIGNE. Ils auront 6 enfants; 4 filles et 2 Garçons : Pierre, Marie-Thérèse, Marie-Catherine, Jeanne-Marguerite, Marie-Anne, Barthélémy

Histoire : En 1667, Lille, redevenue riche et prospère, est assiégée et prise par Vauban en huit jours (20-27 juillet) sous les yeux de Louis XIV. Lille devient alors française en 1668 par le traité d’Aix-la-Chapelle, ce qui provoque le mécontentement des Lillois (Source Wikipédia). En 1684, l’obligation du français dans l’administration est étendue à toutes les cités de Flandre.

Génération N° 11 : Pierre fils de Pierre
Pierre est né le 8 juillet 1674. Il va se marier avec Marie Catherine Castel en avril 1700. Ici non plus je n’ai pas la date exacte ni d’acte officiel, mais un contrat de mariage en date du 15 avril 1700 me permet de situer cet événement.

Contrat de Mariage du 15/04/1700
Document N° 8982 folio 12 – Maitres C. Sauvaige & JM Bourrez à Haubourdin 59 – Archives départementales du Nord. 
(Source Pierre Barré – Heredis online)

Pierre MONTAINE, demt à Esquermes,
fils de feu Pierre et de Marie Madeleine DELEPORTE, censière** à Esquermes, assisté de sa mère, Denis MONTAINE son frère, laboureur à Esquermes, Antoine DESRUYELLES, demt à Los, son beau-frère, Charles DELEPORTE, censier** à Marcq-en-Barœul, son oncle maternel . Il apporte 300 florins*** .
x
Marie Catherine DUCASTEL,
fille de Louis censier à Emmerin et de Claire POLLET, assistée de ses père et mère, Éloy DUCASTEL, censier** à Lille, son frère et Catherine LECHERF sa femme, Jacques POLLET son oncle maternel, censier** à Lomme et Anne HOVELACQ sa femme . Elle apporte 250 florins*** .

** Dans le nord de la France et en Belgique la cense est une métairie ou une ferme. Le censier est l’exploitant de cette métairie qui loue l’exploitation à un propriétaire. Le censier dispose de droits de baux qui semblent être cessible à ses enfants. L’acte notarié de vente ci-dessous corrobore cette information.

*** Le florin n’est pas une monnaie française mais la monnaie des Pays-Bas dont la Flandre est une composante. Le florin a une valeur très variable d’une région à l’autre. Il est donc très difficile d’estimer la valeur des apports de 250 et 300 florins. Il semble que la valeur de la livre soit entre 3 et 5 florins.

Pierre et Marie Catherine vécurent à Esquemes (Aujourd’hui un quartier de Lille) ou ils seront censiers. Ils auront 6 enfants : Laurent Joseph, Pierre Louis, Marie Thérèse, Marie Claire, Marie Joseph, Pierre Louis

Histoire : Au cours de la guerre de Succession d’Espagne (1701-1714), la ville de Lille est occupée pendant cinq ans par les troupes de la coalition: Grande-Bretagne, Provinces-Unies, Autriche et Prusse. Lille est rendue à la France quand la paix est signée à Utrecht le 11 avril 1713.

Louis XV

Louis XV

Durant le règne de Louis XV – 1715 – 1774

Pierre décèdera à 53 ans le 9 janvier 1728. Marie Catherine continuera à exploiter la ferme pendant une dizaine d’année. A 67 ans, elle décide de vendre ses biens à ses enfants, comme le précise cet acte de vente passé devant notaire.

Vente du 15/10/1738
Document N° 7418 folio 88 – Maitres C. Lefrancq / J.M. Bourrez – Wavrin – Archives départementales du Nord. (Source Pierre Barré – Heredis online)

Marie Catherine CASTEL veuve avc enfants de Pierre MONTAINE, demeurant à Esquermes, de grand âge, incapable de cultiver, vend à Laurent et Marie Claire MONTAINE ses enfants à marier demeurant à Esquermes, chevaux, vaches, autres bestiaux, meubles, grains, droits de baux, contre 2400 livres* sur lesquelles ils pourront retenir chacun 300 livres* et Marie Claire 100 livres* en plus. En présence de Jacques François LOUAGE fils de feu Jean, laboureur demeurant à Lille, Jean Baptiste CORDONNIER fils de feu Antoine, cabaretier demeurant à Esquermes

* On comparera le prix de cette cession, 2400 livres, au niveau de vie d’un ouvrier agricole qui a été établi par Vauban à 900 livres par an.

Marie Catherine décèdera 9 ans plus tard, le 4 juillet 1747, à l’âge de 76 ans.

Génération N° 10 : Pierre Louis fils de Pierre

Pierre Louis est né le 10 août 1707. Son mariage avec Marie Anne Desrousseaux a lieu à Esquemes le 9 juin 1732. Lui a 25 ans, elle 19 ans est née aussi à Esquemes.

Ils habiteront ce village et vivront de la terre. Ils auront 8 enfants 6 garçons et 2 filles : Jean Baptiste Joseph Germain, Michel Joseph, Pierre Philippe Joseph, Catherine Angélique Joseph, Anne Catherine Joseph, Pierre François Joseph, Pierre Joseph, Pierre Antoine,

Louis XV meurt le 10 mai 1774, Pierre a 67 ans et Marie Anne 61 ans

A suivre > partie 2

Jean-Claude

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Sources :

Archives du département du nord
Wikipédia.org
le site de Thierry Messien : site
Pierre Barré - Heredis online: site

Guerre 14-18 : Carnet de Poilu – Page 36 -37

Carnet tenu par Delesalle G., lors de la guerre 14-18.
page 36 et 37 sur 40

 Lien vers les pages 34 et 35  –  Lien vers les pages 38 et 39.

page 36-37

 Lien vers les pages 34 et 35  –  Lien vers les pages 38 et 39.

Page 36 (gauche)Page 37 (droite)
Je reprend jusqu'au 18 août 1917 mes fonctions
d'adjoint au cantonnement. Le 18
au matin nous partons pour Chauny,
le 19 nous allons à Salency près de
Noyon, nous séjournons deux jours.
Le 21, je suis chargé de faire le
cantonnement pour Audignicourt,
village détruit. Le 22, à Ressons
le long. Le 24, à Saint Médard, un des
faubourgs de Soissons, Je remplis les
fonctions d'adjudant de bataillon. Nous
installons notre bureau à l'institut des
aveugles. le 6 septembre, je reprend ma
place à la compagnie qui est affecté
à une compagnie de xxx pour la scierie.
La période passée dans ces parages
est assez calme. Nous n'avons à
craindre que les bombes d'avions
et des bombardements sur Soissons
ou je me dois me rendre journellement.
Pendant mon séjour dans
ces parages, j'assiste à la reprise
de la Malmaison et vois défilé
près de 11 OOO prisonniers
Le 4 novembre 1917 nous recevons
l'ordre à neuf adjudants de nous
rendre à Condé en Brie près de
Château Thierry pour être mis
à disposition du major de la
zone 45. Je suis, à ma grande
surprise et grande joie, envoyé
comme casernier à Fontenelle
en Brie. Je loue une chambre et
prend pension chez le garde
champêtre, mon nouveau service
me plait beaucoup.

 Lien vers les pages 34 et 35  –  Lien vers les pages 38 et 39.

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Sources : Archives familiales

 

Outils : Tableau des Archives notariales disponibles

A ce jour, il n’y a que très peu de départements
qui mettent les archives notariales en ligne.

Vous trouverez ci-dessous un tableau qui répertorie toutes les archives actuellement disponibles en France.

Création le 13 juin 2016

(Merci de me prévenir si un lien est rompu)

Mise à jourN° DptDépartementsLien vers siteCommentaires
13/06/20161AinLien vers le siteLe minutier renferme au minimum 6,5 millions d’actes.
13/06/20165Hautes AlpesLien vers le siteSeuls quelques registres ont été numérisés
13/06/20166Alpes MaritimeLien vers le siteCertains fonds sont numérisés
13/06/20167ArdècheLien vers le siteLa mise en ligne se fait de manière progressive
30/06/201612AveyronLien vers le siteActuellement 12 000 registres sur 30 000.
8 000 supplémentaires d'ici 2019
13/06/201617Charente MaritimesLien vers le site2546 notaires
13/06/201621Cote d'orLien vers le site1255-1889
18/06/201623CreuseLien vers le sitePlus de 60 000 pages de 1526 à 1939
18/06/201625DoubsLien vers le siteFormulaire
18/06/201626DrômeLien vers le siteFormulaire
18/06/201631Haute GaronneLien vers le siteTapez "Notaire" dans le formulaire
18/06/201633GirondeLien vers le siteFormulaire
13/06/201634HéraultLien vers le site1,2 million de pages de 1327 à 1814.
13/06/201637Indre et LoireLien vers le siteLes minutes notariales les plus anciennes 1462-1500
13/06/201644Loire AtlantiqueLien vers le siteIndex
13/06/201664Pyrénèes AtlantiquesLien vers le siteFormulaire
13/06/201673SavoieLien vers le siteTabellion (1696-1792)
18/06/201674Haute SavoieLien vers le siteDescriptifs des fonds
13/06/201676Seine MaritimeLien vers le siteDescriptifs et index
13/06/201678YvelinesLien vers le siterépertoires établis entre 1575 et 1899 est consultable en ligne
13/06/201683VarLien vers le siteFormulaire
13/06/201685VendéeLien vers le siteAu 12 février 2016, 316 035 minutes notariales sont consultables sur ce site
13/06/201691EssonneLien vers le siteFormulaire

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 Jean-Claude



Acte de Naissance de notre grand-père : Julien ROMON (+ méthode de traduction)

Julien ROMON est né en Espagne à Fontihoyuelo le 23 mars 1888.

J’ai obtenu l’acte de naissance via le site Familysearch. J’ai pu y commander le microfilm du registre de Fontihoyuelo puis le visualiser à Evry (91). Une fois copié, la difficulté a été de le traduire en respectant l’esprit du texte. La méthode utilisée a été décrite en deuxième partie de l’article.

 

N 18880323 Romon Bueno Julian 000008 LDcpr

L’acte de naissance
Transcription de l’acte de naissance en Espagnol

En la villa de Fontihoyuelo, diocecin de Leon, Prov de Valladolid a veinto y
ocho dias del mes de marso de mil ochocientos el ochenta por de ocho yo M Juan Perez
Párroco de la única del Salvador de ella, bauticé solemnemente a un niño que nació
el día 23 del mismo mes a las 3 de la tarde quien puse por nombre
Julián hijo legítimo de Máximo Romon y Remigia Bueno, vecinos de esta y
naturales él de la misma y ella de Villacidaler. Son sus abuelos paternos
Buenaventura Romon y Marcelina Alonso naturale y venido de esta, Materno
Julián Bueno y Julia Cacharro vecinos de Villacidaler. Fueron sus
padrinos Teodoro Bueno, tío del bautizado y la abuela materna. Solo tocó
el padrino a quien advertí el parentesco espiritual y demás obligaciones
contraídas. Fueron testigos Tomas Conde, Julián Conde
y otros feligreses. Y para que conste firmo la presente partida
Fecha ut supra

Traduction en Français

En la ville de Fontihoyuelo, Diocèse de Leon, Province de Valladolid, le vingt-
huit du mois de mars mille huit cent quatre vingt huit, moi, M Juan Perez
Curé de l’unique El Salvador (de cette ville), ai baptisé solennellement un enfant qui est né
le vingt trois du même mois, à 3 heures de l’après midi, qui pour nom
Julián, enfant légitime de Máximo Romon et de Remija Bueno, voisin et
habitant, lui de la même ville, elle de Villacidaler. Leurs aïeux paternels sont
Buenaventura Romon et Marcelina Alonso, habitants et venus de cette ville, Maternels
Julian Bueno y Juana Cacharro, venus de Villacidaler. Ils ont été ses
parrains Teodoro Bueno, Oncle du baptisé, et la grand mère maternelle. J’ai juste
prévenu le parrain de la parenté spirituelle et des autres
obligations. Ont été témoins, Tomas Condé, Julián Condé
et autres paroissiens. Et pour information, le présente document
à la date susmentionnée.

Méthode de traduction

Pour traduire ce texte, le problème majeur a été de transcrire l’acte dans la bonne orthographe. Certains passages étaient faciles mais d’autres totalement incompréhensibles. Dans un premier temps, j’ai essayé de trouver sur d’autres actes les mêmes mots plus faciles à lire, sans réel succès. Je me suis donc tourné vers les forums de généalogie espagnols de Yahoo.

Si j’avais demandé au forum une traduction de l’acte en français, je pense que je n’aurais eu que très peu de réponses car cela représente un certain travail et les bons bilingues doivent être rare. Mon problème principal n’était pas la traduction du texte (il existe de très bon outil) mais son orthographe. J’ai donc demandé au forum une transcription du texte en Espagnol. Afin d’alléger la tache, j’ai recadré le texte sur 4 ou 5 lignes en ne gardant que les parties que je ne comprenais pas. 45 minutes plus tard, j’ai reçu une réponse, Angel avait eu la gentillesse de me réécrire le texte correctement. En procédant ainsi, j’ai pu obtenir un document en Espagnol de très bonne qualité. J’ai pu effectuer sa traduction grâce aux outils disponibles sur le web. L’application la plus pratique que j’ai trouvée est sans conteste Reverso-Context.

Reverso context 2

Cette application propose la traduction d’une expression avec de multiples solutions qui tiennent compte du contexte de la phrase. Une bonne solution pour traduire des textes anciens.

Jean Claude

Copyright - Juin 2016 -
Reproduction des textes et des photos interdites sans l'autorisation de l'auteur

Sources :

Site de traduction Reverso-Context : http://context.reverso.net/traduction
Site de Familysearch : https://familysearch.org/
Forum de Yahoo Espagne : https://es.groups.yahoo.com

Méthodes de travail : Comment nommer, organiser et stocker ses fichiers ?

Après 3 ans de recherche, je comptabilise plus de 750 copies d’actes état civil. C’est assez peu au regard de mes 1200 ancêtres, car en comptant 3 actes par personne (Naissance, Mariage, Décès), je devrais avoir 3600 fichiers.

Plus généralement, le potentiel d’une généalogie, sur 15 générations, est d’un peu moins de 100 000 fichiers.

Tous ces chiffres sont importants et il est donc nécessaire d’organiser correctement ses fichiers. L’objectif recherché est de pouvoir les retrouver rapidement en exploitant au mieux les capacités du moteur de recherche de son système d’exploitation (Windows, Mac OS X, Androïd etc…).

Sensibilisé aux méthodes d’organisation de travail via mon ancien métier de formateur, voici le détail de celle que j’ai mis en place :

Organigramme des dossiers

Les fichiers de ma généalogie s’organisent de la manière suivante :

  1. Au départ, elle se divise en 8 répertoires, 1 par arrière Grand-Parent.
  2. Ensuite, les dossiers sont répartis par nom de famille.
  3. Puis, pour chaque nom, 7 dossiers sont créés : Naissance, Baptême, Mariage, Décès, Sépulture, Armée et Recensement.
  4. Enfin chaque fichier sera nommé dans un format très précis.

Cette structure donne l’organigramme suivant :

  • Fichiers Sources
    • Montagne (Nom de famille d’un des 8 bisaïeux)
      • Gobert (Nom de famille d’une lignée)
      • Montagne (Nom de famille d’une lignée)
        • Naissance
          • N-18740121 MONTAGNE Alphonse 000026.jpg
          • N-19040116 MONTAGNE Gabrielle Marie – Soeur de 000013.jpg
        • Baptême
        • Mariage
        • Décès
          • D-18800621 MONTAGNE Henri 000052.jpg
          • D-18880211 MONTAGNE Pierre François 000104.jpg
          • D-18600429 MONTAGNE Pierre Louis Joseph 000210.jpg
        • Sépulture
        • Armée
        • Recensement

Nom du Fichier

Mes fichiers d’acte d’état civil sont nommés de deux manières, selon qu’il s’agit :

  1. D’un ancêtre direct, avec un N° de Sosa. Exemple : D-18880211 MONTAGNE Zélia 000105
  2. D’une personne secondaire comme un frère, une sœur ou autre, sans N° de Sosa : Exemple : N-19040116 MONTAGNE Gabrielle Marie – Soeur de 000013.jpg

Le nom est composé de 4 éléments :

  1. nom de fichier généLettre d’identification, elle correspond à la liste des dossiers cités plus haut et permet de connaitre la nature d’un document sans devoir l’ouvrir : N (naissance), B (baptême), M (mariage), D (décès), S (sépulture), A (armée), R (recensement).
  2. Date de l’acte. Elle est écrit dans le Format AAAAMMJJ. Ce format d’écriture est le seul moyen d’avoir un classement chronologique automatisé.
  3. Nom et Prénoms de l’ancêtre.
  4. N° Sosa. Dans le cas d’un frère, d’une sœur ou autre (qui ne possède pas de N° sosa) un texte explicatif comme « Frère de » ou « Divers » est ajouté. Ce numéro est très important afin de pouvoir ensuite trier ses fichiers par ancêtre.

Outils de Tri

Cette méthode pour nommer les fichiers nous apporte deux outils de tri supplémentaires très performants :

Numéro de sosa

En lançant une recherche dans le dossier racine « fichiers sources » avec un numéro de sosa, on obtient immédiatement tous les documents d’un ancêtre y compris ceux des frères et sœurs qui y sont rattachés Voir la copie d’écran ci dessous :

Recherche par sosa
Chronologie des fichiers

Le numéro de Sosa d’un père est toujours le double de celui du fils. Cette caractéristique nous permet de vérifier très rapidement si nous possédons l’ensemble des actes d’une lignée.
Dans l’exemple ci-dessous, les numéros de Sosa (000104, 000208, 000416) sont tous des multiples de 2 du précédent. Il est très facile de voir qu’il ne manque pas d’acte de décès dans cette lignée :

* D-18800621 MONTAGNE Henri 000052
* D-18880211 MONTAGNE Pierre François 000104
* D-18600429 MONTAGNE Pierre Louis Joseph 000208
* D-18400821 MONTAGNE Pierre Henri Joseph 000416

Sauvegarde

Un ordinateur peu subir des pannes de toutes sortes, matérielles, logicielles ou virales. C’est donc un outil très peu fiable. Or, il est primordial de pérenniser votre archivage et vous devez respecter deux règles de bases:

Première règle :
Il ne faut jamais stocker ses fichiers de travail directement sur un ordinateur mais sur un disque dur externe, y compris les répertoires des logiciels. Heredis, par exemple, fonctionne très bien avec un répertoire déporté sur un disque externe. Le plus simple sera un disque avec une connexion USB2 ou 3 plutôt qu’un disque réseau qui pourrait ralentir votre travail.

Deuxième règle :
Il faut mettre en place des sauvegardes automatisées. Un logiciel comme Syncbackfree permettra de faire ce travail. Il en existe beaucoup d’autre mais celui-ci est en français et facile d’utilisation. Il vous permettra de programmer des sauvegardes automatisées en tache de fond et selon une périodicité choisie.

Vous remarquerez que je recommande de faire une sauvegarde d’un disque externe vers un ordinateur et non l’inverse comme c’est souvent préconisé. La raison est simple. En cas de panne, le disque externe sera toujours à jour des dernières modifications et sera immédiatement exploitable par un autre ordinateur.
Ce ne sera pas le cas d’une sauvegarde car il manquera toujours les tous derniers fichiers, cette solution n’est donc pas totalement sûre.

Jean-Claude

Copyright - Mai 2016 -
Reproduction des textes et des photos interdites sans l'autorisation de l'auteur

Sources : 
- Syncbackfree : http://www.2brightsparks.com/download-syncbackfree.html

Retour d’expérience : La ligne de vie, une autre vision de la généalogie.

Ligne de vie d’un nom de famille

Voila 3 ans que je fais des recherches généalogiques. Aujourd’hui mon logiciel contient 1200 ancêtres sur environ 13 générations. Durant cette période, toutes les résultats ont été reportés sur mon logiciel car il permettait ensuite de réaliser mon arbre généalogique. Mais très vite, j’ai rencontré des difficultés dans mes investigations. Elles étaient dues à une absence de vision générale de la situation et par voie de conséquence un manque d’indices pour continuer mes recherches. Il me manquait donc un document m’apportant une synthèse des résultats, me permettant de croiser les informations des ancêtres vivant au même moment.

La solution est arrivée avec la ligne de vie. Un document qui s’applique en général à la vie d’une personne seule ou d’un couple. Elle permet de placer les grandes dates de la vie, de la naissance au décès, en intégrant les domiciles, les professions et tout autre événement important. Partant de ce principe,  j’ai créé un document non pas pour une personne ou un couple mais pour l’ensemble d’un patronyme en y inscrivant tous les ancêtres d’un même nom de famille. Ce document présente un gros avantage : pour chaque situation, il permet d’avoir une vue instantanée sur l’âge des ancêtres car chacun d’entre eux dispose d’une colonne avec son âge. Le tableau met alors en évidence de nouveaux indices et ouvre de nouvelles pistes de recherche.

Ce document se réalise sur un tableur comme Excel. Il est conçu sur les principes suivants :

  • Le document est la liste d’ascendants pour un seul nom de famille, ici la famille Montagne. C’est la raison pour laquelle vous n’y trouverez que des prénoms. (Colonne 4 ).
  • Chaque ancêtre bénéficie d’une couleur précise. Cette couleur apparaît dès sa naissance, dans la colonne événement (colonne n°5). Point important, chaque ancêtre dispose d’une colonne spéciale pour le calcul de son âge.
  • Quelques événements historiques, locaux ou nationaux, sont ajoutés pour situer la vie de la famille dans le temps. (Bandeau Bleu).
Ldv

Ligne de vie : L’histoire d’un nom de famille (cliquez sur l’image pour l’agrandir)

Explication des colonnes

– Il y a : Permet de calculer automatiquement le nombre d’années depuis aujourd’hui.
– Année : Année de l’événement.
– Jour : Jour et mois de l’événement.
– Prénom : Prénom de l’ancêtre. Le nom n’est pas cité, celui-ci étant toujours le même. (ici Montagne)
– Événement : Événement, celui-ci pouvant être une naissance, un mariage, un décès, un domicile, un départ pour le service militaire ou la guerre, etc.
– Nomb. Enfants : Nombre d’enfants que la personne a eu, y compris durant plusieurs mariages. Le chiffre en gras correspond à la dernière naissance et comptabilise le nombre total d’enfants.
– Profession : Profession qui est notée dans les actes. Celle-ci peut évoluer dans le temps.
– Ville : Ville où s’est produit l’événement.
– Sce : Source du document ayant permit d’inscrire l’événement dans le tableau. Explication des abréviations :

-F : Document familial (livret de famille ou autre).
-M: Document Militaire.
-EC : Etat civil.
-TD : Table décennale.
-?? : Aucun document ou introuvable.

– Génération N° : Cette colonne répertorie,pour chaque événement, tous les ancêtres avec leurs âges . Le numéro situé au dessus du prénom correspond à la génération au départ de l’ancêtre racine.
– Observation : Cette colonne est importante car elle permet d’inscrire des détails importants, comme les adresses ou les noms et prénoms des conjoints.

Ce même document me sert ensuite à mettre à jour mon logiciel de généalogie.

Jean-Claude

Vous pouvez télécharger – ici – un modèle de fichier Excel.

 

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Sources : 
- Archives familiales
- Archives départementales du Nord : site 
- Archives Lilloises : site


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