Ancêtre introuvable : l’occasion d’améliorer sa méthode de travail.

A la suite des recherches sur mon Sosa 666 (voir l’article précédent) je me suis aperçu que je n’avais aucune information sur Jean Gabriel (un ancêtre des Bonnet). J’ai donc décidé de remédier à ce manque, pensant trouver rapidement les actes absents. Mais les choses ne sont jamais très simples. Voici donc le résumé de mes recherches qui ont eu pour conséquence une importante amélioration de ma méthode de travail.

Etape 1 : Courcelles en Bassée

Au départ, je commence par rechercher l’origine des informations en ma possession. Jean Gabriel apparaît dans l’acte de mariage de sa fille Marie-Anne qui a lieu à Courcelles en Bassée en Janvier 1782. Il est noté comme défunt. La mère de Marie-Anne s’appelle Paule Gagnier (ou Gasnier, Garnier).

En considérant que Jean Gabriel et sa fille se sont mariés vers l’âge de 30 ans, on peux avoir une première approche des dates:

  • Naissance de Jean : 1782 – (2×30) = 1722. On peut considérer qu’il est né entre 1715 et 1730
  • Mariage de Jean : 1722 + 30 = 1752 On peut considérer qu’il s’est marié entre 1740 et 1760

Mes premières recherches se font sur le village de Courcelles en Bassée via 3 registres qui couvrent la période de 1620 à 1774 :
1/ Le premier registre 1753-1774 ne me donne que les données suivantes :

  • Le 7 octobre 1758 décès de Claude Gabriel 9 ans fils du défunt Jean Gabriel et Paule Garnier
  • Le 31 janvier 1761 remariage de Paule Garnier avec Claude Chiganne

2/ Le second registre 1731-1752 ne possède aucun acte contenant le nom de Gabriel
3/  Le troisième registre 1620-1731 est quasiment illisible

Le peu d’information sur la famille Gabriel / Garnier laisse penser que le couple vivait dans un autre village.

Etape 2 : Le point sur mes données

Avant de continuer mes recherches, je refais une mise à jour de mes données :

Jean Gabriel est marié à Paule Garnier. Ils ont deux enfants :

  1. Marie Anne qui se marie en 1782. Elle est majeure. La majorité étant à 25 ans, elle est donc né en 1757 ou avant.
  2. Claude qui décède en 1758 à l’age de 9 ans environ. Il est donc né vers 1749

Entre ces deux dates 1751-1757 ils ont forcement eu d’autres enfants.
Paule et Jean se sont mariés dans les années précédent 1750
Jean est né entre 1715 et 1730 et il est décédé entre 1750 et 1758.

Etape 3 : Châtenay sur Seine

Les recherches doivent donc se faire dans la plage 1715  – 1758.
Je continue avec Châtenay sur Seine, village le plus proche de Courcelles en Bassée en commençant par deux registres :

1. Le premier registre [5 MI 1402 – 1720 – 1725 – 195 pages] qui ne contiennent aucun acte sur les Gabriel.
2. Le second registre [5 MI 1403 -1736 à 1758 – 232 pages] dans lequel je trouve un seul acte. Jean Gabriel est témoin. dans l’acte de décès de Jean Baptiste Gagnier, (Avril 1750).

Jean Gabriel Témoins en 04 1750 retouch

Dans cet acte, Jean Gabriel apparaît comme témoin, une information qui semble secondaire. Pourtant, à y regarder de plus près, on voit qu’il a le statut de beau-frère, une indication essentielle. A la lecture de l’acte, on peut déduire qu’il a deux sœurs et par ailleurs trouver les noms des parents de sa femme. : Pierre Gagnier et Reine Turquin (orthographe incertaine)

De cet acte, il résulte plusieurs informations intéressantes décrites dans la légende de la photo

La famille Gabriel est donc importante. Le nombre d’actes d’état civil doit être conséquent. Ils doivent se trouver dans un registre, dans un village des alentours.

Etape 4 : Google et les autres outils

Avant de continuer les recherches sur les autres villages, je décide de consulter les sites en ligne. Ils apportent très souvent une solution au regard des recherches déjà effectuées par les généalogistes. Je vais utiliser les 4 sites principaux :

Moteur Google
Le mot clé que je vais utiliser est : [« Jean Gabriel » « Paule Gagnier »]
Le nom de Gagnier sera écrit avec les différentes variantes possibles : Gagnier, Ganier, Garnier, Gannier, etc. Pour Google, les guillemets sont des opérateurs et répondent au fonctionnement suivant :
« Si vous mettez des guillemets autour d’un mot ou d’une expression, les résultats n’incluent que les pages où ces mots s’affichent dans le même ordre. N’utilisez les guillemets que si vous souhaitez rechercher un mot ou une expression précise. Dans le cas contraire, vous risqueriez d’exclure des résultats de recherche utiles. »

Cette méthode donne de très bons résultats mais dans mon cas les recherches sont négatives.

Site Geneabank, Geneanet, Heredis : Aucun résultat

Etape 5 : Amélioration de ma méthode de travail.

Carte Chatenay sur seineIl me reste à regarder tous les registres des villages des alentours. J’utilise Google Maps pour établir la liste, soit au total 10 villages : Saint Germain Laval, Salins, La Tombe, Gravon, Balloy, Laval en Brie, Forges, Egligny, Montigny-Lencoup, Montereau Fault Yonne. La tache semble immense.

En généalogie, le principal problème à gérer est la prise de notes et la manière de les classer. La quantité de données que l’on consulte est très importante. Une information qui semble marginale lors d’une première lecture peu devenir très importante, plus tard. Il faut pouvoir la retrouver rapidement. Comment éviter alors le travail très fastidieux qui consiste à relire plusieurs fois le même registre. C’est pour cette raison que j’ai décidé d’améliorer sérieusement ma méthode.
Je vous la décris ci-dessous. Elle s’appuie sur trois principaux points :

  • Le logiciel Evernote,
  • Un logiciel de capture d’écran,
  • Un stockage local via un dossier et une architecture précise

Evernote
J’utilise beaucoup Evernote qui est devenu aujourd’hui la plate forme centrale de toutes mes recherches. Je reviendrai plus précisément sur ce logiciel dans un prochain article.
Ici, je l’utilise en créant des tableaux pour garder un historique précis de mes recherches. L’organigramme se présente de la manière suivante :

  1. Un carnet de note intitulé : Historique recherches registres
  2. Dans chaque carnet, une note par Département Français.
  3. Dans chaque note,
    1. Une entête avec le lien vers le site d’archives départementales
    2. Un tableau par village consulté. Dans une seule note, Il est possible d’avoir une succession de tableaux.
  4. Dans chaque tableau
    1. Une entête avec le nom du village, les années concernées par la recherche, Les noms de famille
    2. La colonne 1 : Numéro du registre
    3. La colonne 2 : Situation de la recherche : vu, à voir, en cours arrêt page XX
    4. La colonne 3 : Résultat de la recherche : lien vers le dossier interne contenant les actes copiés
    5. La colonne 4 : Lien vers le site d’archives départementales pour le village concerné.
Evernote 2

Evernote permet de créer des tableaux contenant des informations, des liens vers le web et des liens vers le stockage local. Il devient alors une véritable plateforme, point central de toutes les recherches

J’ai alors une vision très précise sur l’état de mes recherches.

Logiciel de capture d’écran
J’utilise le logiciel que l’on trouve dans les accessoires de Windows 10. Il en existe beaucoup d’autres. Ils permettent de copier rapidement un écran avec un cadrage adapté. Dès que je rencontre un acte qui peut (ou pourrait) m’intéresser, je le copie. Ce travail est très rapide, environ 20 secondes par acte. Je copie donc beaucoup d’actes. Dans la copie d’écran, j’intègre le numéro de la page ainsi que la référence du registre pour retrouver la source le cas échéant. Chaque fichier trouve sa place dans l’organigramme de dossier ci-dessous.

Stockage local  et organigramme des dossiers de stockage
L’organigramme des dossiers contenant les actes sauvegardés est exactement le même que l’organisation d’Evernote. Voici un exemple :

  • Historique Recherche Registre
    • Seine et Marne
      • Courcelles en Bassée
        • Registre 5 M I5 882 1753-1774
          • Claude Gabriel D1758 Fils de Jean et Paule Gannier
          • Paule Garnier M17611 & Claude Chiganne

Liste fichier registreLe principe est de classer les actes d’un même registre dans un dossier portant de celui-ci. Le nom de chaque fichier répond à un format précis :

[Prénom] [Nom] [Lettre N,D,M pour le type d’acte] [année] [Un complément d’information utile]

Régulièrement, je fais une pause dans l’examen du registre et j’analyse les actes sauvegardés afin d’extraire tous les indices utiles à la suite de mes investigations.

Cette méthode permet à tout moment de relire les actes sans devoir se connecter aux serveurs des archives qui sont souvent très lents.

Etape 6 : Résultats

Cette nouvelle méthode m’a permit de resserrer mes recherches de 1749 à 1758, période supposée du décès de Jean. J’ai pu ainsi contrôler rapidement l’existence de la famille dans un village.
Dans un premier temps, les registres de Saint Germain Laval et Salins, n’ont donnés aucun résultat.
Mais, Laval en Brie m’a apporté des informations. Page 86 du registre 5 MI 3412, je trouve l’acte de décès de Jean en date du 20 septembre 1752. Ensuite, dans les années qui précèdent ce décès, le registre me livrera les dates de naissances de 6 enfants. Le registre va jusqu’en 1737 mais ne me donnera pas l’acte de mariage. Pour ce Village, il n’y a plus de registre disponible.

Voici le récapitulatif des résultats de Jean Gabriel :

Jean Gabriel est marié à Paule Garnier (ou Gasnier). Il est décédé le 20 septembre 1752 à Laval en Brie à 35 ans, Il est donc né dans les année 1717
Ils ont cinq enfants connus :
– Paule Isabelle née à Laval en Brie le 8 février 1744
– Jean Baptiste né le 13 janvier 1746 décédé le 30 juin
– Angélique née le 3 Août 1747
– Claude né 18 juillet 1749 et décède en 1758 à l’age de 9 ans
– Marie Anne née le 8 février 1752 et qui se marie en 1782

Concernant le Mariage de Jean et Paule il y a deux solutions :

  1. Ils se sont mariés à Laval en Brie entre 1732 et 1737 mais n’y a pas de registre disponible pour les années précedents 1737
  2. Ils se sont mariés dans un autre village, entre 1732 et 1744. Il faudra se servir des recherches pour les autres familles pour trouver cet acte. Cet info est notée dans le tableau d’Evernote.

Jean-Claude

Copyright - Novembre 2016 -
Reproduction des textes et des photos interdites sans l'autorisation de l'auteur

Sources :
- Archives de la Seine et Marne : Etat civil
- Google : fonctionnements des opérateurs
No tags for this post.

Mon sosa 666 s’appelle Gabriel

Avec l’arrivée d’Halloween, les Généalogistes se sont animés sur les réseaux sociaux autour du Sosa* 666. A mon tour, je me suis intéressé au mien.  En avais-je un ? Rien de moins sûr car le sosa 666 correspond à la 10ème génération.  J’en ai bien un et il se trouve dans une des lignées maternelles et s’appelle Jean Gabriel.

Jean Gabriel sosa 666 : le nombre du diable* associé au nom d’un Archange*, vous ne trouvez pas ca bizarre ?

Jean Gabriel est né dans les années 1730 à Courcelles en Bassée, Seine et Marne. Ouvrier agricole, il se marie avec Paule Gagnier et décède avant le mariage de son fils en 1782. Pour le moment c’est le dernier ancêtre d’une des lignées maternelles : Bonnet > Robillard > Roux > Gabriel

 

Les archives de Seine et Marne ont mis en ligne les registres de Courcelles en Bassée jusqu’en 1620, une occasion pour en savoir un  peu plus sur mon Sosa 666
Jean Gabriel 666 complet
Jean-Claude
Copyright - Octobre 2016 -
Reproduction des textes et des photos interdites sans l'autorisation de l'auteur

*sources et notes :
- Sosa : en généalogie le Sosa est le numéro identification standard des ancêtres. 
- 666 : voir l'article de sciences et avenir : Sciences et Avenir
- Archange : voir l'article de wikipedia : Wikipedia.org

Un acte de décès surprenant

Il est rare de trouver dans les anciens registres un acte de décès de cette nature. Séduit par le contenu de ce document, j’ai décidé de lui faire une petite place dans mon blog, une bien maigre consolation pour une personne enterrée sans nom. Vous trouverez ci-dessous, une transcription du document, quelques explications sur le texte ainsi qu’un plan sur le parcours de l’inconnu.

Acte Original

 

Transcription du document :

L’an mil sept cent dix, le 6
février a été enterré au cimetière
de céan un pauvre étranger
dont on n’a pu savoir le nom
étant mort subitement. Il déclara
à son arrivée qu’il résidait en un
village entre Tonnerre et Chatillon
et qu’il n’était éloigné de la dernière
ville que de quatre lieues. Plusieurs
habitants ont assisté à son enterrement
Signé Baudot Vicaire

 

Explication de texte :

3ème ligne : « au cimetière de Céans » est une expression de vieux français qui signifie « Dans le cimetière, à l’intérieur du cimetière »
7ème ligne : Chàtillon correspond à Chatillon sur Seine
9ème ligne : L’équivalence de 4 lieue est 19,3121 Km

Parcours de l’inconnu :

CarteGrâce aux informations sur le nombre de lieues, j’ai pu faire une recherche sur le village d’origine de cet étranger, ce qui donne Laignes. Ce village est distant de 113 Km de Anrosey soit plusieurs jours de marche.

Jean-Claude

Copyright - Octobre 2016 -
Reproduction des textes et des photos interdites sans l'autorisation de l'auteur

Source :
- Registre d'état civil d'Anrosey 1693-1746 (page 80)- Archive de la Haute Marne
- explication du mot Céans : wiktionary.org

 

 

Pourquoi mon grand-père est-il parti d’Espagne ?

Mon grand père Julien est arrivé en France à 16 ans, en Novembre 1904. Il venait d’Espagne. A son arrivée, il fût hébergé par de la famille à Saint Jean de Luz. Ces informations proviennent des déclarations qu’il a faite, bien plus tard, dans sa demande de naturalisation. La raison de son émigration, rapportée par le souvenir familial, est que le fils aîné avait hérité de l’entreprise familiale : « Una Constructor de Carros ». Mais n’y avait-il pas d’autres raisons ?

Lors de mes recherches, j’ai eu la surprise de trouver une thèse sur les événements décrits ci-dessous, qui par ailleurs sont très peu connus. Elle montre l’importance des incidents qui se sont produits en Tierra de Campos. Ce document de 430 pages a été rédigé en 2010 par Jesús-Ángel Redondo Cardeñoso de L’université de Valladolid. Les informations de cet article proviennent pour une large part de ce document.

La situation générale dans la région au début du 20ème siècle

Mon Grand-père venait de Fontihoyuelo, un petit village de 400 habitants de la « Tierra de Campos », une région située au centre de l’Espagne. La « Tierra de Campos » est une vaste plaine sans presque aucun relief et dont l’altitude est d’environ 700 mètres.

By Andrecp (Own work) [Public domain], via Wikimedia Commons

Copyright : By Andrecp via Wikimedia Commons

Les hivers y sont long et vigoureux. Ils durent plus de sept mois de novembre à avril, avec des températures inférieures à 9°. Elle est habitée par une population essentiellement rurale dont la principale activité est la culture de céréales. Les petits exploitants avaient des conditions de vie proches de la misère et souvent pour améliorer le niveau de vie de la famille ils prenaient en location des terres supplémentaires ou acceptaient en complément des emplois salariés. L’hiver était une période redoutée par la population à cause de la baisse drastique de l’offre de travail. En outre, la région a un climat très irrégulier qui aggrave la situation économique de la population. A cela s’ajoutait une mauvaise répartition des charges publiques avec une tendance à imposer fortement les terres. Les chefs politiques des villages modifiaient les règles de répartition de l’impôt et avec leur amis échappaient aux charges qui retombaient d’autant plus lourdement sur les autres. Tel était la situation dans cette région en 1903.
Selon un document sur l’émigration Espagnole, 1904 (L’année d’arrivée de mon grand-père) a constitué l’année où l’émigration espagnole a fortement redémarré. Elle doublera dans les 2 ans qui suivirent. Pourtant, avec une densité de population deux fois plus faible que la celle de la France, l’Espagne est loin d’être surpeuplée et c’est surtout le monde rural qui a été concerné par cette émigration. Concernant la région de Tierra de Campos, celle-ci sera aussi la conséquence des graves émeutes qui se sont produites à ce moment là. Ces événements ont probablement beaucoup comptés dans la décision de mon Grand-père de partir pour la France.

Les émeutes de l’hiver 1903-04 en Tierra de Campos

C’est vers la seconde moitié du 19ème siècle que se sont produites, dans la région, plusieurs crises alimentaires déclenchant les premières émeutes. La situations des ouvriers étaient très précaires car les salaires étaient bas et irréguliers et fonction de la demande pour les récoltes saisonnières ou annuelles. En Tierra de Campos, ils étaient plus de 40%. Les fermiers s’en sortaient mieux grâce à leur exploitation.

En automne 1903, Le blé a augmenté avec pour conséquence directe une forte augmentation du prix du pain.

Ph Gaillard 2768363284_2b5eb58581_o

Copyright : Phgaillard – Flickr.com

 

L’hiver 1903-04 a donc été le point de départ de graves émeutes avec les premiers cas en décembre. En voici quelques exemples :

  1. A Villalon de Campos distante de 6 km de Fontihoyuelo, village de mon Grand-père, une foule a occupé la ville.
  2. Plus tard, à Carrion de los Condes distant de 50 km de Fontihoyuelo. 160 hommes accompagnés de femmes et enfants se sont rassemblés dans le village demandant du pain et du travail et ont menacé de prendre d’assaut l’endroit où était stocké le pain.
  3. En février 1904, ce fut au tour de Fontihoyuelo de subir des violences.
  4. A Paredes de Nava, un groupe de femmes a tenté d’arrêter les wagons de blé des villages voisins.

Ces émeutes ont été beaucoup plus violentes que les précédentes. Beaucoup de jeunes en étaient l’origine. Elle se manifestaient par beaucoup de bagarres et de rixes avec des armes blanches. Elles étaient menées contre le pouvoir ou les riches propriétaires mais aussi contre d’autres voisins. Un exemple avec ces groupes d’agriculteurs qui ont essayé de prendre les réserves de pains d’autres habitants du village .

La situation était tellement difficile que la pêche et la chasse furent utilisés de manière intensive causant d’innombrables problèmes avec les propriétaires. La peur de ne pouvoir donner à manger à ses enfants a eu pour conséquence une importante augmentation des cas d’infanticides. Les bébés étaient enterrés dans une des pièces de la maison.

Eté 1904, Les premières grèves

La misère structurelle de la région a permit aux doctrines du socialisme de se développer au cours des premières années du 20ème siècle. En 1903, les socialistes, ayant obtenu des succès électoraux, ont obtenu divers postes de conseillers ou de maires. Le parti socialiste expliqua alors que la grève était une solution bien plus efficace que les émeutes ou les violences.

Estampe partielle : Scène historique réalisé par D. Vinck - Pillage Maison de Saint Lazare, Paris - Gallica

Vue partielle d’Estampe sur une scène historique réalisé par D. Vinck – Pillage de la Maison de Saint Lazare à Paris – Gallica

 

les travailleurs agricoles ont donc formé des associations pour mieux résister. Les villages se sont organisés et ont déclenché en même temps les grèves avec pour revendications une amélioration des repas et une augmentation des salaires.

En été 1904, les récoltes ont été une nouvelle fois mauvaises et le blé a subit une augmentation supplémentaire. Les conflits et les grèves ont donc duré tout l’été puis jusqu’à l’approche de l’hiver.

C’est donc dans ce contexte que mon grand-père, encore mineur, est parti pour la France dans de la famille.

Jean Claude

Nota : Quelques mois plus tard les conflits cessèrent grâce à des augmentations de salaires. Aujourd’hui il ne reste que 33 habitants à Fontihoyuelo alors qu’ils étaient 400 en 1900 (source Wikipédia)

Copyright - Septembre 2016 -
Reproduction des textes et des photos interdites sans l'autorisation de l'auteur

Source :
- Thèse sur les événements de Tierra de Campos - en langue espagnole - Cliquez ici
- Girard Albert. L'émigration espagnole - Annales de Géographie n°120
- La Tierra de Campos y sus bases ecológicas en el siglo XIV de Angel Vaca Lorenzo - Cliquez ici

Romon : résultat des dernières recherches en Espagne

A la suite des recherches que j’ai mené chez les Mormons ainsi que celles menées par Victor sur les registres de Fontihoyuelo, aux archives de Valladolid (Espagne), l’arbre généalogique de la lignée Romon s’est enrichi de nouveaux ancêtres.

Je comptabilise maintenant 6 générations à partir de mon Grand-père Julien. Tous ces ancêtres sont nés, se sont mariés et ont vécu à Fontihoyuelo. A ce jour, le plus ancien, Andres, est né vers les années 1720.

Voici la liste des ancêtres avec leurs dates de mariage :

  1. Julien Romon & Pilar Gonzalez mariés le 4 Aout 1914 à St Jean de Luz (mon grand-père)
  2. Maximo Romon & Remija Bueno – date de mariage en cour de recherche
  3. Buenaventura Romon & Marcelina Alonso mariés en décembre 1848 à Fontihoyuelo
  4. Juan Romon & Juliana Arguello mariés le 16 février 1822 à Fontihoyuelo
  5. Vicente Romon & Leonor Martinez mariés 17 juin 1789 à Fontihoyuelo
  6. Andres Romon & Maria Theresa Huerta mariés le 4 mars 1752 à Fontihoyuelo

L’acte de mariage d’Andres

L’acte de mariage d’Andres Romon et Maria Theresa Huerta (document ci-dessous) précise qu’ Andres est veuf. Le nom sa première femme est Juana Romon. Le fait que Juana porte le même patronyme (Romon) que son mari n’est pas inhabituel dans la lignée des Romon. On retrouve un cas similaire avec Romon Esteban et Romon Maria qui se sont mariés dans les années 1840 ainsi qu’une étrange situation avec deux patronymes « Alonso Romon » et « Romon Alonso » qui sont inversés. ( voir § suivant)

Tout cela s’explique par la démographie de Fontihoyuelo : En 1857, le village ne compte que 390 habitants et les Romon y occupent une grande partie de cette population. Prenons par exemple un registre de cette période qui contient 270 actes de naissance, 50 enfants sont des Romon. Cela correspond à un taux de 18,6 % soit environ 1/5ème de de la population.

Andres Romon X Maria Teresa Huesta

Informations contenues dans le document : Le quatre mars mille sept cent cinquante deux , j’ai marié….. ….. Andres Romon veuf de Juana Romon et Maria Teresa Huerta fille de Manuel Huerta et de Teresa Panero …. témoins Manuel Condé et Josep Lozano . …. . Santiago Villacis

 

Etrange : Romon Alonso et Alonso Romon

Lors de mes recherches, un élément a attiré mon attention. Maria Alonso Romon possède un patronyme inversé à celui de mon arrière grand-père (Maximo Romon Alonso). De plus, les grands parents de Maria, Vicente Romon & Leonor Martinez font partie de mes ancêtres. Une situation qui m’a apparu singulière et que j’avais du mal expliquer. Seul, la création d’un schéma m’a permit de comprendre les tenants et aboutissants de cette situation

Arbre Romon copyright

Au départ, Vicente Romon & Leonor Martinez se marie le 17 juin 1789 à Fontihoyuelo et ont plusieurs enfants dont Juan et Joaquina. Juan se marie à Juliana et donne naissance, entre autre, à Buenaventura. Ce dernier se marie avec Marcelina Alonso.

Les parents de Marcelina sont Antonio Alonso et Ysabel Ramos qui décède jeune, vers l’âge de 40 ans. Antonio Alonso se remarie avec Joaquina Romon qui devient la belle-mère de Marcelina qui doit avoir environ 15 ans. Plus tard, elle se mariera  avec Buenaventura Romon qui n’est autre que le petit neveu de Joaquina, sa belle mère. Les enfants du couple s’appelleront donc « Romon Alonso » alors La fratrie de Marcelina s’appelle déjà « Alonso Romon ».

L’arbre généalogique complet des Romon

L’arbre démarre à Maximo le père de Julien Romon. En procédant de cette manière, je peux filtrer uniquement les ancêtres de la lignée Romon. Il contient 29 ancêtres et presque tous sont originaires de Fontihoyuelo.

On notera qu’à l’emplacement N° 261 apparait une Romon Maria

Romon Maximo copyright

Double cliquez sur l’image pour l’agrandir

Jean Claude

Copyright - août 2016 -
Reproduction des textes et des photos interdites sans l'autorisation de l'auteur

Source :
- Microfilm N° 1361457 - Familysearch.org
- Visualisation des registres de Fontihoyuelo aux Archivs de Valladolid



Retour d’expérience : ma visite chez les Mormons (Familysearch)

Dernièrement, je me suis rendu dans un centre de l’Eglise de Jésus-Christ des saints des derniers jours pour y consulter un microfilm sur les registres d’état-civil du village espagnol de mon grand-père  J’y ai été particulièrement bien accueilli.

Ce type de démarche permet d’accéder facilement à des documents sources de pays étrangers. Ceux-ci peuvent contenir des informations qui ne figurent pas dans les données indexés par le site Familysearch. Dans mon cas, j’ y ai trouvé un élément clé pour la suite de mes recherches  : le nom du village d’où était originaire mon arrière grand-mère.

Le déplacement a donc été très fructueux. J’ai ramené les copies des actes de naissances de mon grand-père et de quelques-uns de ses frères.

Comment commander le microfilm ?

La commande est assez simple à effectuer. Allez sur le site FamilySearch.com, à la rubrique  » Rechercher / Catalogue » puis effectuez une recherche sur la ville concernée. Le moteur de recherche listera alors tous les microfilms disponibles. Dans les options, le site permet d’accéder aux informations contenues dans ces actes car les principaux éléments de ces derniers ont été indexées.

Copie d’écran du site FamilySearch – Rubrique Recherche / Catalogue

Pour valider la commande, il est nécessaire de créer un compte puis de choisir un centre parmi la liste proposée. Le coût de la visualisation de ce microfilm est très accessible. J’ai payé 8,00 € par Carte Bancaire.

Ensuite l’attente a été très longue, environ 8 mois. La principale raison qui m’a été fournie par Familysearch était que le microfilm était endommagé et qu’il devait être réédité aux Etats-Unis. Cela à pris environ 6 mois. Jouant toujours de malchance, le centre que j’avais choisi pour le visualiser a entre-temps fermé pour travaux et le microfilm s’est perdu lors du transfert. Il faudra 2 mois de plus pour changer de centre et le retrouver le document. Ceci étant, il faut dire que Familysearch a toujours répondu à mes mails dans les 24 h.

Enfin, au bout de 8 mois, une personne me contacte et nous fixons ensemble le rendez-vous. Seule contrainte, la visualisation n’est possible que le mardi. Heureusement, je suis à la retraite.

Visualisation et copie des actes

L’accueil au centre a été très cordial. J’ai été installé dans une pièce dédiée à la visualisation des microfilms et équipée de deux lecteurs. La personne que j’ai eu au téléphone a procédé au démarrage du matériel, à l’installation du microfilm et aux réglages du zoom et de la netteté. Le microfilm contient des registres de plusieurs villages. 4 registres d’entre eux proviennent du village de mon Grand-père, Fontihoyuelo en Espagne.

Les actes sont lisibles mais pas d’une grande netteté car La technologie du microfilm est ancienne. Il me faudra environ 1 heure pour parcourir 1 registre. Les actes sont en Espagnol mais on repère facilement les noms et prénoms.

J’ai prévu de venir deux fois au centre, la seconde me permettant de vérifier des pistes mis en lumière la première fois. Le microfilm reste disponible pendant un temps limité, il sera ensuite réexpédié, sauf à payer un prolongement de la location.

Le système ne dispose pas d’imprimante mais j’avais pris mon appareil photo. Réaliser des photos d’écran n’est pas toujours facile surtout si on veut obtenir la meilleure lisibilité. Pour les réussir, il est important de respecter un certain nombre de critères:

  1. Tout d’abord bannir absolument le flash, complètement incompatible avec une photo d’écran. Veuillez à ce qu’il soit complètement coupé.
  2. Vous devez utiliser le mode d’exposition manuel et ceci pour deux raisons :
    1.  En mode Exposition Auto, le temps d’exposition va varier en fonction de la luminosité du microfilm avec pour conséquence des images soit trop denses soit trop claires. Or en réalité la source de lumière, c’est à dire l’écran, est fixe et il n’y a pas lieu de changer le temps d’exposition. Faites quelques essais pour trouver votre meilleure exposition et préférez des images légèrement plus denses.
    2.  Certains écrans ont des balayages. Dans ce cas, vous devez choisir la bonne vitesse pour éviter ce phénomène.
  3. Les systèmes d’autofocus ayant toujours un peu de mal à effectuer une mise au point sur un écran, n’hésitez pas à doubler ou tripler vos photos.

Mais est-ce réellement la meilleure solution ?

La démarche est intéressante, elle permet d’accéder à des fichiers sources sans grande dépense. Malheureusement la technologie étant ancienne, la qualité des documents n’est pas toujours au rendez-vous, d’autant plus que se pose le problème que la qualité des prises de vue écran. Il existe parfois des alternatives plus performantes avec des résultats de bien meilleures qualités.

La qualité d’une prise de vue d’un acte est nettement supérieure à celle d’un microfilm. Ce dernier comporte parfois des zones d’ombre, plus difficile à lire. Par ailleurs, la résolution d’une Pdv écran est faible et ne permet pas de zoomer pour avoir le détail d’un mot.

Pour l’Espagne, il est assez facile de trouver via les forums espagnols de généalogie Yahoo des personnes qui se chargent d’aller compulser les registres aux archives et de réaliser des photos des actes.
Dans mon cas et compte tenu du délai d’attente du microfilm, j’ai accepté l’offre de Victor qui se proposait d’aller aux archives et photographier les actes qu’il trouverait sur ma famille. Au final, il m’a envoyé 26 photos et surtout des actes de mariage importants, issues de registres abîmés et qui n’avaient pas été numérisés par les Mormons. La qualité des photos est nettement supérieure aux copies d’écran du microfilm.

En conclusion : Compte tenu de la qualité des résultats et des contraintes d’organisations (délai d’acheminement et disponibilité du centre 1 jour par semaine), je conseillerais ce moyen d’investigation une fois épuisé toutes les autres possibilités.

Jean Claude

Copyright - août 2016 -
Reproduction des textes et des photos interdites sans l'autorisation de l'auteur




Fin du Carnet : Guerre 14-18 : Carnet de Poilu – Page 38, 39 et 40

Fin du Carnet
Carnet tenu par Delesalle G., lors de la guerre 14-18.
page 38, 39, et 40 –

 Lien vers les pages 36 et 37  –  Fin

page 38-39

page 40-41Lien vers les pages 36 et 37  –  Fin

Page 38 (gauche) Page 39 et 40 (droite)
le 21 novembre 1917 je recois la
visite de mon collègue Lomgin
qui est très chagriné de ne
pas en sortir de son service
Je m'efforce à lui remonter son
courage,lui prépare son travail.
Aussi ma surprise est grande
lorsque le lendemain, j'apprends
son suicide.
Le 25 janvier 1918, je vais en permission
de 10 jour à xxxxx. Je repasse
par Paris, ou je me rencontre
avec mon beau-frère Florimond.
Le 30 mai 1918, à la suite de la
rupture du front du chemin des dames
l'ennemi arrive à Chateau-Thierry
Tout est prêt pour évacuer, les civils
se sauvent, la panique est
indescriptible, pendnat 8 jours nous sommes
dans l'incertitude, si l'on ne seras
pas obligé de partir, la division
colonial et les américains réussissent
à les contenir.
La nuit du 14 au 15 juillet 1918
les allemands attaquent, la route
de Chateau-Thierry est bombardée
nous nous refugions dans une
cave, pas de victime. Il ne
réussissent qu'à franchir la
Marne, près de Dorman. Le 18
nous contre attaquons avec succés
Château Thierry est évacué
par les allemands
Le 26 juillet je pars en permission
a Eu. Je passe par Paris a l'aller
Au retour je rentre à Fontenelle le
8 Aout 1918 ou je reste
affecté jusqu'à L'armistice.
Rentré à Lille en Janvier 1920

Lien vers les pages 36 et 37  –  Fin

Copyright - juillet 2016 -
Reproduction des textes et des photos interdites sans l'autorisation de l'auteur

Sources : Archives familiales

 

La famille Montagne durant l’histoire – Partie 1

Une Famille ancienne

La famille Montagne est une de nos plus anciennes familles de notre généalogie. Le point de départ de la lignée est Alfréda Montagne, notre grand-mère, décédée en 1988 à l’âge de 86 ans. Nous allons pouvoir remonter la branche pendant plus de 4 siècles pour arriver en 1589, année de la mort d’Henri III et de l’accès au trône d’Henri IV. Antoine, le premier Montagne identifié avait environ 20 ans et vivait à Wasquehal, village situé entre Lille et Roubaix. Il s’appelait Antoine DELEMONTAIGNE.

Origine des Sources

Jusqu’en 1700, le lien entre les générations de la famille Montagne s’est construit sans trop de difficultés. Les documents étaient accessibles et lisibles. Pour la période antérieure à la révolution, cela devient beaucoup plus difficile. Mais les documents existent et on finit toujours par les trouver. Arrivé au 17ème siècle, les choses se sont compliquées car beaucoup de document sont souvent en Latin, très courts avec 2 ou 3 lignes, parfois illisibles, ou tout simplement inexistants.
La dernière solution restait les forums et les autres sites comme Geneanet ou Heredis on line. Par chance, trois généalogistes ont pu m’aider, dont un qui a effectué des dépouillements de document dans ce secteur. Les informations sont donc fiables même si les actes d’état-civil manquent.

Henri IV

 Durant le règne d’Henri IV 1589 – 1610

Génération N° 15 et 14 : Antoine et son fils Thomas

J’ai peu d’information sur cette période, les généalogistes me communiquent juste l’existence d’Antoine DELEMONTAIGNE né à Wasquehal vers 1570 et son fils Thomas né vers 1595, aussi à Wasquehal. Thomas est Laboureur. Ces données auraient été obtenues par recoupement et calcul de probabilité pour les âges.

Histoire : A cette époque, le village de Wasquehal n’est pas français. La Flandre et les Pays-Bas Méridionaux appartiennent à L’Espagne.

Louis XIII

Durant le règne de Louis XIII 1610 -1643

Génération N° 13 : Pierre fils de Thomas
Pierre (fils de Thomas) est né dans les années 1610 et s’est marié avec Catherine VINCRE dans les années 1630. Tous deux apparaissent en 1674 dans le contrat de mariage de leur fils. Ils vivent à Wasquehal et auront 6 enfants : Sabine, Thomas, Françoise, Jean, Pierre et François. Pierre assure la descendance de la ligné.

Histoire : La région est prise dans le tourbillon de la guerre de 30 ans.  Le 19 mai 1635, Richelieu déclare la guerre à l’Espagne et les combats se portent vers les Pays-Bas Espagnols..

Louis XIV

Durant le règne de Louis XIV – 1643 – 1715

Génération N° 12 : Pierre fils de Pierre
Selon certaine source que je n’ai pu vérifier, Pierre serait né à Wasquehal le 7 janvier 1645. Il va se marier en janvier 1674 avec Marie Magdelaine DELEPORTE. Je dispose pas d’acte d’état civil mais d’un contrat de mariage dont vous trouverez le détail ci dessous :

Tab 9139 – feuillet 02 du 13 janv 1674
Maitre Pasquier SUING (source Thierry Messien)

DE LE MONTAIGNE Pierre (signe MONTAIGNE),
fils de Pierre et de Catherine VINCRE, assisté d’eux, de Jean MONTAIGNE son frère, et de Denis DE LE MONTAIGNE son oncle. Quant au port dudit comparant ses père et mère ont promis payer et fournir la somme de six cents livres.
x
DE LE PORTE Marie Magdelaine,
fille de Jean et de Péronne WATTEL, d’eux assistée, et de Jean DE LE PORTE, fils dudit Jean son frère. Quant au port de la comparante, ses père et mère lui ont promis payer et fournir la somme de six cents livres.

Afin d’évaluer la valeur des sommes apportés dans ce contrat de mariage par les familles (un total de 1200 livres) on se basera sur les écrits de Vauban dans « La Dime Royale » qui évalue les revenus annuels d’une famille d’ouvrier agricole à 90 livres par an.

On remarque que Pierre se fait appeler maintenant MONTAIGNE. Ils auront 6 enfants; 4 filles et 2 Garçons : Pierre, Marie-Thérèse, Marie-Catherine, Jeanne-Marguerite, Marie-Anne, Barthélémy

Histoire : En 1667, Lille, redevenue riche et prospère, est assiégée et prise par Vauban en huit jours (20-27 juillet) sous les yeux de Louis XIV. Lille devient alors française en 1668 par le traité d’Aix-la-Chapelle, ce qui provoque le mécontentement des Lillois (Source Wikipédia). En 1684, l’obligation du français dans l’administration est étendue à toutes les cités de Flandre.

Génération N° 11 : Pierre fils de Pierre
Pierre est né le 8 juillet 1674. Il va se marier avec Marie Catherine Castel en avril 1700. Ici non plus je n’ai pas la date exacte ni d’acte officiel, mais un contrat de mariage en date du 15 avril 1700 me permet de situer cet événement.

Contrat de Mariage du 15/04/1700
Document N° 8982 folio 12 – Maitres C. Sauvaige & JM Bourrez à Haubourdin 59 – Archives départementales du Nord. 
(Source Pierre Barré – Heredis online)

Pierre MONTAINE, demt à Esquermes,
fils de feu Pierre et de Marie Madeleine DELEPORTE, censière** à Esquermes, assisté de sa mère, Denis MONTAINE son frère, laboureur à Esquermes, Antoine DESRUYELLES, demt à Los, son beau-frère, Charles DELEPORTE, censier** à Marcq-en-Barœul, son oncle maternel . Il apporte 300 florins*** .
x
Marie Catherine DUCASTEL,
fille de Louis censier à Emmerin et de Claire POLLET, assistée de ses père et mère, Éloy DUCASTEL, censier** à Lille, son frère et Catherine LECHERF sa femme, Jacques POLLET son oncle maternel, censier** à Lomme et Anne HOVELACQ sa femme . Elle apporte 250 florins*** .

** Dans le nord de la France et en Belgique la cense est une métairie ou une ferme. Le censier est l’exploitant de cette métairie qui loue l’exploitation à un propriétaire. Le censier dispose de droits de baux qui semblent être cessible à ses enfants. L’acte notarié de vente ci-dessous corrobore cette information.

*** Le florin n’est pas une monnaie française mais la monnaie des Pays-Bas dont la Flandre est une composante. Le florin a une valeur très variable d’une région à l’autre. Il est donc très difficile d’estimer la valeur des apports de 250 et 300 florins. Il semble que la valeur de la livre soit entre 3 et 5 florins.

Pierre et Marie Catherine vécurent à Esquemes (Aujourd’hui un quartier de Lille) ou ils seront censiers. Ils auront 6 enfants : Laurent Joseph, Pierre Louis, Marie Thérèse, Marie Claire, Marie Joseph, Pierre Louis

Histoire : Au cours de la guerre de Succession d’Espagne (1701-1714), la ville de Lille est occupée pendant cinq ans par les troupes de la coalition: Grande-Bretagne, Provinces-Unies, Autriche et Prusse. Lille est rendue à la France quand la paix est signée à Utrecht le 11 avril 1713.

Louis XV

Louis XV

Durant le règne de Louis XV – 1715 – 1774

Pierre décèdera à 53 ans le 9 janvier 1728. Marie Catherine continuera à exploiter la ferme pendant une dizaine d’année. A 67 ans, elle décide de vendre ses biens à ses enfants, comme le précise cet acte de vente passé devant notaire.

Vente du 15/10/1738
Document N° 7418 folio 88 – Maitres C. Lefrancq / J.M. Bourrez – Wavrin – Archives départementales du Nord. (Source Pierre Barré – Heredis online)

Marie Catherine CASTEL veuve avc enfants de Pierre MONTAINE, demeurant à Esquermes, de grand âge, incapable de cultiver, vend à Laurent et Marie Claire MONTAINE ses enfants à marier demeurant à Esquermes, chevaux, vaches, autres bestiaux, meubles, grains, droits de baux, contre 2400 livres* sur lesquelles ils pourront retenir chacun 300 livres* et Marie Claire 100 livres* en plus. En présence de Jacques François LOUAGE fils de feu Jean, laboureur demeurant à Lille, Jean Baptiste CORDONNIER fils de feu Antoine, cabaretier demeurant à Esquermes

* On comparera le prix de cette cession, 2400 livres, au niveau de vie d’un ouvrier agricole qui a été établi par Vauban à 900 livres par an.

Marie Catherine décèdera 9 ans plus tard, le 4 juillet 1747, à l’âge de 76 ans.

Génération N° 10 : Pierre Louis fils de Pierre

Pierre Louis est né le 10 août 1707. Son mariage avec Marie Anne Desrousseaux a lieu à Esquemes le 9 juin 1732. Lui a 25 ans, elle 19 ans est née aussi à Esquemes.

Ils habiteront ce village et vivront de la terre. Ils auront 8 enfants 6 garçons et 2 filles : Jean Baptiste Joseph Germain, Michel Joseph, Pierre Philippe Joseph, Catherine Angélique Joseph, Anne Catherine Joseph, Pierre François Joseph, Pierre Joseph, Pierre Antoine,

Louis XV meurt le 10 mai 1774, Pierre a 67 ans et Marie Anne 61 ans

A suivre > partie 2

Jean-Claude

Copyright - Juin 2016 -
Reproduction des textes et des photos interdites sans l'autorisation de l'auteur

Sources :

Archives du département du nord
Wikipédia.org
le site de Thierry Messien : site
Pierre Barré - Heredis online: site

Guerre 14-18 : Carnet de Poilu – Page 36 -37

Carnet tenu par Delesalle G., lors de la guerre 14-18.
page 36 et 37 sur 40

 Lien vers les pages 34 et 35  –  Lien vers les pages 38 et 39.

page 36-37

 Lien vers les pages 34 et 35  –  Lien vers les pages 38 et 39.

Page 36 (gauche)Page 37 (droite)
Je reprend jusqu'au 18 août 1917 mes fonctions
d'adjoint au cantonnement. Le 18
au matin nous partons pour Chauny,
le 19 nous allons à Salency près de
Noyon, nous séjournons deux jours.
Le 21, je suis chargé de faire le
cantonnement pour Audignicourt,
village détruit. Le 22, à Ressons
le long. Le 24, à Saint Médard, un des
faubourgs de Soissons, Je remplis les
fonctions d'adjudant de bataillon. Nous
installons notre bureau à l'institut des
aveugles. le 6 septembre, je reprend ma
place à la compagnie qui est affecté
à une compagnie de xxx pour la scierie.
La période passée dans ces parages
est assez calme. Nous n'avons à
craindre que les bombes d'avions
et des bombardements sur Soissons
ou je me dois me rendre journellement.
Pendant mon séjour dans
ces parages, j'assiste à la reprise
de la Malmaison et vois défilé
près de 11 OOO prisonniers
Le 4 novembre 1917 nous recevons
l'ordre à neuf adjudants de nous
rendre à Condé en Brie près de
Château Thierry pour être mis
à disposition du major de la
zone 45. Je suis, à ma grande
surprise et grande joie, envoyé
comme casernier à Fontenelle
en Brie. Je loue une chambre et
prend pension chez le garde
champêtre, mon nouveau service
me plait beaucoup.

 Lien vers les pages 34 et 35  –  Lien vers les pages 38 et 39.

Copyright - Mai 2016 -
Reproduction des textes et des photos interdites sans l'autorisation de l'auteur

Sources : Archives familiales

 

Outils : Tableau des Archives notariales disponibles

A ce jour, il n’y a que très peu de départements
qui mettent les archives notariales en ligne.

Vous trouverez ci-dessous un tableau qui répertorie toutes les archives actuellement disponibles en France.

Création le 13 juin 2016

(Merci de me prévenir si un lien est rompu)

Mise à jourN° DptDépartementsLien vers siteCommentaires
13/06/20161AinLien vers le siteLe minutier renferme au minimum 6,5 millions d’actes.
13/06/20165Hautes AlpesLien vers le siteSeuls quelques registres ont été numérisés
13/06/20166Alpes MaritimeLien vers le siteCertains fonds sont numérisés
13/06/20167ArdècheLien vers le siteLa mise en ligne se fait de manière progressive
30/06/201612AveyronLien vers le siteActuellement 12 000 registres sur 30 000.
8 000 supplémentaires d'ici 2019
13/06/201617Charente MaritimesLien vers le site2546 notaires
13/06/201621Cote d'orLien vers le site1255-1889
18/06/201623CreuseLien vers le sitePlus de 60 000 pages de 1526 à 1939
18/06/201625DoubsLien vers le siteFormulaire
18/06/201626DrômeLien vers le siteFormulaire
18/06/201631Haute GaronneLien vers le siteTapez "Notaire" dans le formulaire
18/06/201633GirondeLien vers le siteFormulaire
13/06/201634HéraultLien vers le site1,2 million de pages de 1327 à 1814.
13/06/201637Indre et LoireLien vers le siteLes minutes notariales les plus anciennes 1462-1500
13/06/201644Loire AtlantiqueLien vers le siteIndex
13/06/201664Pyrénèes AtlantiquesLien vers le siteFormulaire
13/06/201673SavoieLien vers le siteTabellion (1696-1792)
18/06/201674Haute SavoieLien vers le siteDescriptifs des fonds
13/06/201676Seine MaritimeLien vers le siteDescriptifs et index
13/06/201678YvelinesLien vers le siterépertoires établis entre 1575 et 1899 est consultable en ligne
13/06/201683VarLien vers le siteFormulaire
13/06/201685VendéeLien vers le siteAu 12 février 2016, 316 035 minutes notariales sont consultables sur ce site
13/06/201691EssonneLien vers le siteFormulaire

(Merci de me prévenir si un lien est rompu)

 Jean-Claude



1 2 3 7