Deux frères condamnés à la prison

Voila un fait qui est assez rare dans une famille, un ancêtre et son frère condamnés, tous les deux, à de la prison.

Francois Marius Garinand: le plus jeune

François Marius est né le 2 octobre 1872 à Lorette département de la Loire. C’est l’arrière grand-père de Jacqueline. Les deux premières informations sur les condamnations se trouvent dans sa fiche militaire :

  1. Le 10 février 1897, le tribunal correctionnel de Moulins le condamne à 8 jours de prison pour violences et voies de fait.
  2. Le 3 mai 1901, le tribunal correctionnel de Saint Etienne le condamne à 1 mois de prison pour coups et blessures.

Condamnation - Garinand Francois Marius - Année 1892 - Matricule  730

 Voir la fiche militaire complète

En menant des recherches sur la presse ancienne de la Loire, j’ai trouvé trois affaires supplémentaires qui incriminent aussi un François Garinand. Voir ci-dessous la copie des articles qui sont au nombre de 4 :

Article N° 1
Le Stéphanois : Edition du 24 juin 1903 – page 3
Titre de l’article : Est-ce un fou ?

Tout était tranquille, la nuit dernière, au commissariat central de police, le brigadier de garde sommeillait, quand, vers 4 heures du matin, un nommé Garinand François, âgé de 39 ans, se présenta au bureau central. « Une bande d’individus, déclara-t-il avec un aplomb imperturbable, viennent de voler une -trentaine de mille francs à un marchand de vins du cours Fauriel.  Je viens vous en avertir, avant que les voleurs n’aient pas le temps de s’enfuir. »
Le brigadier de garde, suspectant la véracité de cette déclaration, à cause des allures bizarres de Garinaud, envoya cependant deux agents faire une enquête. Elle démontra la fausseté des dires de Garinand, qui ne parait pas jouir de ses facultés mentales.

Copie le l’article 1

Est ce un fou

Article N° 2
Le Stéphanois : Edition du 26 juin 1903 – page 3
Titre de l’article : Abus de confiance

L’administration de la Bourse du Travail de Saint Chamond déposait, il y a quelques temps, une plainte contre le nommé François Garinand, mouleur âgé de 38 ans, qui s’était emparé d’une somme de 600 francs et avait pris la fuite. Une instruction fut ouverte et M. Rageys délivrait contre Garinand, un mandat d’arrêt. Des recherches  furent faites par le service de la Sûreté et ce matin deux agents mettaient en état d’arrestation le coupable recherché.

Après interrogatoire, le coupable a été conduit au dépôt du Parquet et mis à la disposition de M. le Procureur de la République.

 ***

Article N° 3
Le Stéphanois : Edition du 9 juillet 1903 – page 3

Titre de l’article : Audience du 7 juillet 1903 – L’affaire Garinand

Il y a quelques jours venait se constituer prisonnier au bureau de la Sûreté un nommé Garinand François, ex-secrétaire de la Bourse du travail de Saint-Chamond, qui était recherché par la police. Cet individu, inculpé de vol, avait touché, étant en fonction, deux sommes de trois cents francs, destinées à la Bourse du travail, l’une votée, par le conseil général, l’autre accordée par le Gouvernement.
Des plaintes furent déposées contre Garinand. qui était venu à Saint-Etienne,et malgré un mandat d’arrêt il resta introuvable. Enfin, il alla de lui-même au commissariat central, où il se fit connaître. A l’audience Garinand a une attitude très correcte. Il avoue l’acte commis, et déclare le regretter profondément. Trois témoins viennent rappeler le volet accuse Garinand, qui, après une courte délibération du tribunal, s’entend condamner à 6 mois de prison et 5 francs d’amende.

***

Article N° 4
Journal de Vienne Edition du 9 septembre 1916 – page  2
Titre de l’article : Voleur pincé.

Mercredi après midi, le nommé Garinand François, mouleur à l’usine Michalon, se trouvait au café Maritan, rue de la Charité, il profita d’une courte absence de la patronne pour faire main-basse sur le contenu de la caisse. Mme Maritan, s’apercevant du larcin, accusa Garinand, mais celui-ci protesta énergiquement et quitta l’établissement.
La débitante le suivit à distance et près du commissariat requit l’assistance des agents qui emmenèrent Garinand au poste. Fouillé, il a été trouvé porteur de la somme volée et de plusieurs papiers qui se trouvaient dans le tiroir de la caisse. Malgré ses dénégations il a été écroué.

***

Au départ j’ai pensé qu’il s’agissait de la même personne, François Marius, le nom de famille Garinand étant assez peu répandu. Mais chez nos ancêtres, les homonymes sont très fréquents, y compris au sein d’une même famille. Dans le doute, j’ai donc continué les recherches.

La lecture des articles nous apprend que le personnage serait né en 1864 ou 1865 soit 7 à 8 ans avant la naissance de François Marius.

 

Francois Garinand : recherche

Une première recherche via les tables décennales me permet de trouver un François Garinand né en 1865. La lecture de l’acte de naissance montre qu’il a les mêmes parents que François Marius.

Mais l’acte de naissance seul ne suffit pas, le décès des enfants étant très fréquent. La thèse du décès semblait se confirmer car il m’a été impossible de retrouver la fiche de son recrutement militaire.

La presse ancienne me met sur la voie avec deux lignes sur un divorce entre Francois Garinand et Marie Louise Seyssel en 1905

Enfin, en consultants les bases de données de l’association de généalogie de la Loire je trouve le mariage entre François et Louise Claudine le 20 juin 1891.

A la lecture de l’acte, il n’y a plus aucun doute c’est bien son frère.

JCR- Copyright Mai 2015

Voir les pages complètes des journaux anciens :

Article 1  Article 2  Article 3  Article 4

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