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Fin du Carnet : Guerre 14-18 : Carnet de Poilu – Page 38, 39 et 40

Fin du Carnet
Carnet tenu par Delesalle G., lors de la guerre 14-18.
page 38, 39, et 40 –

 Lien vers les pages 36 et 37  –  Fin

page 38-39

page 40-41Lien vers les pages 36 et 37  –  Fin

Page 38 (gauche) Page 39 et 40 (droite)
le 21 novembre 1917 je recois la
visite de mon collègue Lomgin
qui est très chagriné de ne
pas en sortir de son service
Je m'efforce à lui remonter son
courage,lui prépare son travail.
Aussi ma surprise est grande
lorsque le lendemain, j'apprends
son suicide.
Le 25 janvier 1918, je vais en permission
de 10 jour à xxxxx. Je repasse
par Paris, ou je me rencontre
avec mon beau-frère Florimond.
Le 30 mai 1918, à la suite de la
rupture du front du chemin des dames
l'ennemi arrive à Chateau-Thierry
Tout est prêt pour évacuer, les civils
se sauvent, la panique est
indescriptible, pendnat 8 jours nous sommes
dans l'incertitude, si l'on ne seras
pas obligé de partir, la division
colonial et les américains réussissent
à les contenir.
La nuit du 14 au 15 juillet 1918
les allemands attaquent, la route
de Chateau-Thierry est bombardée
nous nous refugions dans une
cave, pas de victime. Il ne
réussissent qu'à franchir la
Marne, près de Dorman. Le 18
nous contre attaquons avec succés
Château Thierry est évacué
par les allemands
Le 26 juillet je pars en permission
a Eu. Je passe par Paris a l'aller
Au retour je rentre à Fontenelle le
8 Aout 1918 ou je reste
affecté jusqu'à L'armistice.
Rentré à Lille en Janvier 1920

Lien vers les pages 36 et 37  –  Fin

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Reproduction des textes et des photos interdites sans l'autorisation de l'auteur

Sources : Archives familiales

 

La famille Montagne durant l’histoire – Partie 1

Une Famille ancienne

La famille Montagne est une de nos plus anciennes familles de notre généalogie. Le point de départ de la lignée est Alfréda Montagne, notre grand-mère, décédée en 1988 à l’âge de 86 ans. Nous allons pouvoir remonter la branche pendant plus de 4 siècles pour arriver en 1589, année de la mort d’Henri III et de l’accès au trône d’Henri IV. Antoine, le premier Montagne identifié avait environ 20 ans et vivait à Wasquehal, village situé entre Lille et Roubaix. Il s’appelait Antoine DELEMONTAIGNE.

Origine des Sources

Jusqu’en 1700, le lien entre les générations de la famille Montagne s’est construit sans trop de difficultés. Les documents étaient accessibles et lisibles. Pour la période antérieure à la révolution, cela devient beaucoup plus difficile. Mais les documents existent et on finit toujours par les trouver. Arrivé au 17ème siècle, les choses se sont compliquées car beaucoup de document sont souvent en Latin, très courts avec 2 ou 3 lignes, parfois illisibles, ou tout simplement inexistants.
La dernière solution restait les forums et les autres sites comme Geneanet ou Heredis on line. Par chance, trois généalogistes ont pu m’aider, dont un qui a effectué des dépouillements de document dans ce secteur. Les informations sont donc fiables même si les actes d’état-civil manquent.

Henri IV

 Durant le règne d’Henri IV 1589 – 1610

Génération N° 15 et 14 : Antoine et son fils Thomas

J’ai peu d’information sur cette période, les généalogistes me communiquent juste l’existence d’Antoine DELEMONTAIGNE né à Wasquehal vers 1570 et son fils Thomas né vers 1595, aussi à Wasquehal. Thomas est Laboureur. Ces données auraient été obtenues par recoupement et calcul de probabilité pour les âges.

Histoire : A cette époque, le village de Wasquehal n’est pas français. La Flandre et les Pays-Bas Méridionaux appartiennent à L’Espagne.

Louis XIII

Durant le règne de Louis XIII 1610 -1643

Génération N° 13 : Pierre fils de Thomas
Pierre (fils de Thomas) est né dans les années 1610 et s’est marié avec Catherine VINCRE dans les années 1630. Tous deux apparaissent en 1674 dans le contrat de mariage de leur fils. Ils vivent à Wasquehal et auront 6 enfants : Sabine, Thomas, Françoise, Jean, Pierre et François. Pierre assure la descendance de la ligné.

Histoire : La région est prise dans le tourbillon de la guerre de 30 ans.  Le 19 mai 1635, Richelieu déclare la guerre à l’Espagne et les combats se portent vers les Pays-Bas Espagnols..

Louis XIV

Durant le règne de Louis XIV – 1643 – 1715

Génération N° 12 : Pierre fils de Pierre
Selon certaine source que je n’ai pu vérifier, Pierre serait né à Wasquehal le 7 janvier 1645. Il va se marier en janvier 1674 avec Marie Magdelaine DELEPORTE. Je dispose pas d’acte d’état civil mais d’un contrat de mariage dont vous trouverez le détail ci dessous :

Tab 9139 – feuillet 02 du 13 janv 1674
Maitre Pasquier SUING (source Thierry Messien)

DE LE MONTAIGNE Pierre (signe MONTAIGNE),
fils de Pierre et de Catherine VINCRE, assisté d’eux, de Jean MONTAIGNE son frère, et de Denis DE LE MONTAIGNE son oncle. Quant au port dudit comparant ses père et mère ont promis payer et fournir la somme de six cents livres.
x
DE LE PORTE Marie Magdelaine,
fille de Jean et de Péronne WATTEL, d’eux assistée, et de Jean DE LE PORTE, fils dudit Jean son frère. Quant au port de la comparante, ses père et mère lui ont promis payer et fournir la somme de six cents livres.

Afin d’évaluer la valeur des sommes apportés dans ce contrat de mariage par les familles (un total de 1200 livres) on se basera sur les écrits de Vauban dans « La Dime Royale » qui évalue les revenus annuels d’une famille d’ouvrier agricole à 90 livres par an.

On remarque que Pierre se fait appeler maintenant MONTAIGNE. Ils auront 6 enfants; 4 filles et 2 Garçons : Pierre, Marie-Thérèse, Marie-Catherine, Jeanne-Marguerite, Marie-Anne, Barthélémy

Histoire : En 1667, Lille, redevenue riche et prospère, est assiégée et prise par Vauban en huit jours (20-27 juillet) sous les yeux de Louis XIV. Lille devient alors française en 1668 par le traité d’Aix-la-Chapelle, ce qui provoque le mécontentement des Lillois (Source Wikipédia). En 1684, l’obligation du français dans l’administration est étendue à toutes les cités de Flandre.

Génération N° 11 : Pierre fils de Pierre
Pierre est né le 8 juillet 1674. Il va se marier avec Marie Catherine Castel en avril 1700. Ici non plus je n’ai pas la date exacte ni d’acte officiel, mais un contrat de mariage en date du 15 avril 1700 me permet de situer cet événement.

Contrat de Mariage du 15/04/1700
Document N° 8982 folio 12 – Maitres C. Sauvaige & JM Bourrez à Haubourdin 59 – Archives départementales du Nord. 
(Source Pierre Barré – Heredis online)

Pierre MONTAINE, demt à Esquermes,
fils de feu Pierre et de Marie Madeleine DELEPORTE, censière** à Esquermes, assisté de sa mère, Denis MONTAINE son frère, laboureur à Esquermes, Antoine DESRUYELLES, demt à Los, son beau-frère, Charles DELEPORTE, censier** à Marcq-en-Barœul, son oncle maternel . Il apporte 300 florins*** .
x
Marie Catherine DUCASTEL,
fille de Louis censier à Emmerin et de Claire POLLET, assistée de ses père et mère, Éloy DUCASTEL, censier** à Lille, son frère et Catherine LECHERF sa femme, Jacques POLLET son oncle maternel, censier** à Lomme et Anne HOVELACQ sa femme . Elle apporte 250 florins*** .

** Dans le nord de la France et en Belgique la cense est une métairie ou une ferme. Le censier est l’exploitant de cette métairie qui loue l’exploitation à un propriétaire. Le censier dispose de droits de baux qui semblent être cessible à ses enfants. L’acte notarié de vente ci-dessous corrobore cette information.

*** Le florin n’est pas une monnaie française mais la monnaie des Pays-Bas dont la Flandre est une composante. Le florin a une valeur très variable d’une région à l’autre. Il est donc très difficile d’estimer la valeur des apports de 250 et 300 florins. Il semble que la valeur de la livre soit entre 3 et 5 florins.

Pierre et Marie Catherine vécurent à Esquemes (Aujourd’hui un quartier de Lille) ou ils seront censiers. Ils auront 6 enfants : Laurent Joseph, Pierre Louis, Marie Thérèse, Marie Claire, Marie Joseph, Pierre Louis

Histoire : Au cours de la guerre de Succession d’Espagne (1701-1714), la ville de Lille est occupée pendant cinq ans par les troupes de la coalition: Grande-Bretagne, Provinces-Unies, Autriche et Prusse. Lille est rendue à la France quand la paix est signée à Utrecht le 11 avril 1713.

Louis XV

Louis XV

Durant le règne de Louis XV – 1715 – 1774

Pierre décèdera à 53 ans le 9 janvier 1728. Marie Catherine continuera à exploiter la ferme pendant une dizaine d’année. A 67 ans, elle décide de vendre ses biens à ses enfants, comme le précise cet acte de vente passé devant notaire.

Vente du 15/10/1738
Document N° 7418 folio 88 – Maitres C. Lefrancq / J.M. Bourrez – Wavrin – Archives départementales du Nord. (Source Pierre Barré – Heredis online)

Marie Catherine CASTEL veuve avc enfants de Pierre MONTAINE, demeurant à Esquermes, de grand âge, incapable de cultiver, vend à Laurent et Marie Claire MONTAINE ses enfants à marier demeurant à Esquermes, chevaux, vaches, autres bestiaux, meubles, grains, droits de baux, contre 2400 livres* sur lesquelles ils pourront retenir chacun 300 livres* et Marie Claire 100 livres* en plus. En présence de Jacques François LOUAGE fils de feu Jean, laboureur demeurant à Lille, Jean Baptiste CORDONNIER fils de feu Antoine, cabaretier demeurant à Esquermes

* On comparera le prix de cette cession, 2400 livres, au niveau de vie d’un ouvrier agricole qui a été établi par Vauban à 900 livres par an.

Marie Catherine décèdera 9 ans plus tard, le 4 juillet 1747, à l’âge de 76 ans.

Génération N° 10 : Pierre Louis fils de Pierre

Pierre Louis est né le 10 août 1707. Son mariage avec Marie Anne Desrousseaux a lieu à Esquemes le 9 juin 1732. Lui a 25 ans, elle 19 ans est née aussi à Esquemes.

Ils habiteront ce village et vivront de la terre. Ils auront 8 enfants 6 garçons et 2 filles : Jean Baptiste Joseph Germain, Michel Joseph, Pierre Philippe Joseph, Catherine Angélique Joseph, Anne Catherine Joseph, Pierre François Joseph, Pierre Joseph, Pierre Antoine,

Louis XV meurt le 10 mai 1774, Pierre a 67 ans et Marie Anne 61 ans

A suivre > partie 2

Jean-Claude

Copyright - Juin 2016 -
Reproduction des textes et des photos interdites sans l'autorisation de l'auteur

Sources :

Archives du département du nord
Wikipédia.org
le site de Thierry Messien : site
Pierre Barré - Heredis online: site

Guerre 14-18 : Carnet de Poilu – Page 36 -37

Carnet tenu par Delesalle G., lors de la guerre 14-18.
page 36 et 37 sur 40

 Lien vers les pages 34 et 35  –  Lien vers les pages 38 et 39.

page 36-37

 Lien vers les pages 34 et 35  –  Lien vers les pages 38 et 39.

Page 36 (gauche)Page 37 (droite)
Je reprend jusqu'au 18 août 1917 mes fonctions
d'adjoint au cantonnement. Le 18
au matin nous partons pour Chauny,
le 19 nous allons à Salency près de
Noyon, nous séjournons deux jours.
Le 21, je suis chargé de faire le
cantonnement pour Audignicourt,
village détruit. Le 22, à Ressons
le long. Le 24, à Saint Médard, un des
faubourgs de Soissons, Je remplis les
fonctions d'adjudant de bataillon. Nous
installons notre bureau à l'institut des
aveugles. le 6 septembre, je reprend ma
place à la compagnie qui est affecté
à une compagnie de xxx pour la scierie.
La période passée dans ces parages
est assez calme. Nous n'avons à
craindre que les bombes d'avions
et des bombardements sur Soissons
ou je me dois me rendre journellement.
Pendant mon séjour dans
ces parages, j'assiste à la reprise
de la Malmaison et vois défilé
près de 11 OOO prisonniers
Le 4 novembre 1917 nous recevons
l'ordre à neuf adjudants de nous
rendre à Condé en Brie près de
Château Thierry pour être mis
à disposition du major de la
zone 45. Je suis, à ma grande
surprise et grande joie, envoyé
comme casernier à Fontenelle
en Brie. Je loue une chambre et
prend pension chez le garde
champêtre, mon nouveau service
me plait beaucoup.

 Lien vers les pages 34 et 35  –  Lien vers les pages 38 et 39.

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Sources : Archives familiales

 

Outils : Tableau des Archives notariales disponibles

A ce jour, il n’y a que très peu de départements
qui mettent les archives notariales en ligne.

Vous trouverez ci-dessous un tableau qui répertorie toutes les archives actuellement disponibles en France.

Création le 13 juin 2016

(Merci de me prévenir si un lien est rompu)

Mise à jourN° DptDépartementsLien vers siteCommentaires
13/06/20161AinLien vers le siteLe minutier renferme au minimum 6,5 millions d’actes.
13/06/20165Hautes AlpesLien vers le siteSeuls quelques registres ont été numérisés
13/06/20166Alpes MaritimeLien vers le siteCertains fonds sont numérisés
13/06/20167ArdècheLien vers le siteLa mise en ligne se fait de manière progressive
30/06/201612AveyronLien vers le siteActuellement 12 000 registres sur 30 000.
8 000 supplémentaires d'ici 2019
13/06/201617Charente MaritimesLien vers le site2546 notaires
13/06/201621Cote d'orLien vers le site1255-1889
18/06/201623CreuseLien vers le sitePlus de 60 000 pages de 1526 à 1939
18/06/201625DoubsLien vers le siteFormulaire
18/06/201626DrômeLien vers le siteFormulaire
18/06/201631Haute GaronneLien vers le siteTapez "Notaire" dans le formulaire
18/06/201633GirondeLien vers le siteFormulaire
13/06/201634HéraultLien vers le site1,2 million de pages de 1327 à 1814.
13/06/201637Indre et LoireLien vers le siteLes minutes notariales les plus anciennes 1462-1500
13/06/201644Loire AtlantiqueLien vers le siteIndex
13/06/201664Pyrénèes AtlantiquesLien vers le siteFormulaire
13/06/201673SavoieLien vers le siteTabellion (1696-1792)
18/06/201674Haute SavoieLien vers le siteDescriptifs des fonds
13/06/201676Seine MaritimeLien vers le siteDescriptifs et index
13/06/201678YvelinesLien vers le siterépertoires établis entre 1575 et 1899 est consultable en ligne
13/06/201683VarLien vers le siteFormulaire
13/06/201685VendéeLien vers le siteAu 12 février 2016, 316 035 minutes notariales sont consultables sur ce site
13/06/201691EssonneLien vers le siteFormulaire

(Merci de me prévenir si un lien est rompu)

 Jean-Claude

Acte de Naissance de notre grand-père : Julien ROMON (+ méthode de traduction)

Julien ROMON est né en Espagne à Fontihoyuelo le 23 mars 1888.

J’ai obtenu l’acte de naissance via le site Familysearch. J’ai pu y commander le microfilm du registre de Fontihoyuelo puis le visualiser à Evry (91). Une fois copié, la difficulté a été de le traduire en respectant l’esprit du texte. La méthode utilisée a été décrite en deuxième partie de l’article.

 

N 18880323 Romon Bueno Julian 000008 LDcpr

L’acte de naissance
Transcription de l’acte de naissance en Espagnol

En la villa de Fontihoyuelo, diocecin de Leon, Prov de Valladolid a veinto y
ocho dias del mes de marso de mil ochocientos el ochenta por de ocho yo M Juan Perez
Párroco de la única del Salvador de ella, bauticé solemnemente a un niño que nació
el día 23 del mismo mes a las 3 de la tarde quien puse por nombre
Julián hijo legítimo de Máximo Romon y Remigia Bueno, vecinos de esta y
naturales él de la misma y ella de Villacidaler. Son sus abuelos paternos
Buenaventura Romon y Marcelina Alonso naturale y venido de esta, Materno
Julián Bueno y Julia Cacharro vecinos de Villacidaler. Fueron sus
padrinos Teodoro Bueno, tío del bautizado y la abuela materna. Solo tocó
el padrino a quien advertí el parentesco espiritual y demás obligaciones
contraídas. Fueron testigos Tomas Conde, Julián Conde
y otros feligreses. Y para que conste firmo la presente partida
Fecha ut supra

Traduction en Français

En la ville de Fontihoyuelo, Diocèse de Leon, Province de Valladolid, le vingt-
huit du mois de mars mille huit cent quatre vingt huit, moi, M Juan Perez
Curé de l’unique El Salvador (de cette ville), ai baptisé solennellement un enfant qui est né
le vingt trois du même mois, à 3 heures de l’après midi, qui pour nom
Julián, enfant légitime de Máximo Romon et de Remija Bueno, voisin et
habitant, lui de la même ville, elle de Villacidaler. Leurs aïeux paternels sont
Buenaventura Romon et Marcelina Alonso, habitants et venus de cette ville, Maternels
Julian Bueno y Juana Cacharro, venus de Villacidaler. Ils ont été ses
parrains Teodoro Bueno, Oncle du baptisé, et la grand mère maternelle. J’ai juste
prévenu le parrain de la parenté spirituelle et des autres
obligations. Ont été témoins, Tomas Condé, Julián Condé
et autres paroissiens. Et pour information, le présente document
à la date susmentionnée.

Méthode de traduction

Pour traduire ce texte, le problème majeur a été de transcrire l’acte dans la bonne orthographe. Certains passages étaient faciles mais d’autres totalement incompréhensibles. Dans un premier temps, j’ai essayé de trouver sur d’autres actes les mêmes mots plus faciles à lire, sans réel succès. Je me suis donc tourné vers les forums de généalogie espagnols de Yahoo.

Si j’avais demandé au forum une traduction de l’acte en français, je pense que je n’aurais eu que très peu de réponses car cela représente un certain travail et les bons bilingues doivent être rare. Mon problème principal n’était pas la traduction du texte (il existe de très bon outil) mais son orthographe. J’ai donc demandé au forum une transcription du texte en Espagnol. Afin d’alléger la tache, j’ai recadré le texte sur 4 ou 5 lignes en ne gardant que les parties que je ne comprenais pas. 45 minutes plus tard, j’ai reçu une réponse, Angel avait eu la gentillesse de me réécrire le texte correctement. En procédant ainsi, j’ai pu obtenir un document en Espagnol de très bonne qualité. J’ai pu effectuer sa traduction grâce aux outils disponibles sur le web. L’application la plus pratique que j’ai trouvée est sans conteste Reverso-Context.

Reverso context 2

Cette application propose la traduction d’une expression avec de multiples solutions qui tiennent compte du contexte de la phrase. Une bonne solution pour traduire des textes anciens.

Jean Claude

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Sources :

Site de traduction Reverso-Context : http://context.reverso.net/traduction
Site de Familysearch : https://familysearch.org/
Forum de Yahoo Espagne : https://es.groups.yahoo.com

Méthodes de travail : Comment nommer, organiser et stocker ses fichiers ?

Après 3 ans de recherche, je comptabilise plus de 750 copies d’actes état civil. C’est assez peu au regard de mes 1200 ancêtres, car en comptant 3 actes par personne (Naissance, Mariage, Décès), je devrais avoir 3600 fichiers.

Plus généralement, le potentiel d’une généalogie, sur 15 générations, est d’un peu moins de 100 000 fichiers.

Tous ces chiffres sont importants et il est donc nécessaire d’organiser correctement ses fichiers. L’objectif recherché est de pouvoir les retrouver rapidement en exploitant au mieux les capacités du moteur de recherche de son système d’exploitation (Windows, Mac OS X, Androïd etc…).

Sensibilisé aux méthodes d’organisation de travail via mon ancien métier de formateur, voici le détail de celle que j’ai mis en place :

Organigramme des dossiers

Les fichiers de ma généalogie s’organisent de la manière suivante :

  1. Au départ, elle se divise en 8 répertoires, 1 par arrière Grand-Parent.
  2. Ensuite, les dossiers sont répartis par nom de famille.
  3. Puis, pour chaque nom, 7 dossiers sont créés : Naissance, Baptême, Mariage, Décès, Sépulture, Armée et Recensement.
  4. Enfin chaque fichier sera nommé dans un format très précis.

Cette structure donne l’organigramme suivant :

  • Fichiers Sources
    • Montagne (Nom de famille d’un des 8 bisaïeux)
      • Gobert (Nom de famille d’une lignée)
      • Montagne (Nom de famille d’une lignée)
        • Naissance
          • N-18740121 MONTAGNE Alphonse 000026.jpg
          • N-19040116 MONTAGNE Gabrielle Marie – Soeur de 000013.jpg
        • Baptême
        • Mariage
        • Décès
          • D-18800621 MONTAGNE Henri 000052.jpg
          • D-18880211 MONTAGNE Pierre François 000104.jpg
          • D-18600429 MONTAGNE Pierre Louis Joseph 000210.jpg
        • Sépulture
        • Armée
        • Recensement

Nom du Fichier

Mes fichiers d’acte d’état civil sont nommés de deux manières, selon qu’il s’agit :

  1. D’un ancêtre direct, avec un N° de Sosa. Exemple : D-18880211 MONTAGNE Zélia 000105
  2. D’une personne secondaire comme un frère, une sœur ou autre, sans N° de Sosa : Exemple : N-19040116 MONTAGNE Gabrielle Marie – Soeur de 000013.jpg

Le nom est composé de 4 éléments :

  1. nom de fichier généLettre d’identification, elle correspond à la liste des dossiers cités plus haut et permet de connaitre la nature d’un document sans devoir l’ouvrir : N (naissance), B (baptême), M (mariage), D (décès), S (sépulture), A (armée), R (recensement).
  2. Date de l’acte. Elle est écrit dans le Format AAAAMMJJ. Ce format d’écriture est le seul moyen d’avoir un classement chronologique automatisé.
  3. Nom et Prénoms de l’ancêtre.
  4. N° Sosa. Dans le cas d’un frère, d’une sœur ou autre (qui ne possède pas de N° sosa) un texte explicatif comme « Frère de » ou « Divers » est ajouté. Ce numéro est très important afin de pouvoir ensuite trier ses fichiers par ancêtre.

Outils de Tri

Cette méthode pour nommer les fichiers nous apporte deux outils de tri supplémentaires très performants :

Numéro de sosa

En lançant une recherche dans le dossier racine « fichiers sources » avec un numéro de sosa, on obtient immédiatement tous les documents d’un ancêtre y compris ceux des frères et sœurs qui y sont rattachés Voir la copie d’écran ci dessous :

Recherche par sosa
Chronologie des fichiers

Le numéro de Sosa d’un père est toujours le double de celui du fils. Cette caractéristique nous permet de vérifier très rapidement si nous possédons l’ensemble des actes d’une lignée.
Dans l’exemple ci-dessous, les numéros de Sosa (000104, 000208, 000416) sont tous des multiples de 2 du précédent. Il est très facile de voir qu’il ne manque pas d’acte de décès dans cette lignée :

* D-18800621 MONTAGNE Henri 000052
* D-18880211 MONTAGNE Pierre François 000104
* D-18600429 MONTAGNE Pierre Louis Joseph 000208
* D-18400821 MONTAGNE Pierre Henri Joseph 000416

Sauvegarde

Un ordinateur peu subir des pannes de toutes sortes, matérielles, logicielles ou virales. C’est donc un outil très peu fiable. Or, il est primordial de pérenniser votre archivage et vous devez respecter deux règles de bases:

Première règle :
Il ne faut jamais stocker ses fichiers de travail directement sur un ordinateur mais sur un disque dur externe, y compris les répertoires des logiciels. Heredis, par exemple, fonctionne très bien avec un répertoire déporté sur un disque externe. Le plus simple sera un disque avec une connexion USB2 ou 3 plutôt qu’un disque réseau qui pourrait ralentir votre travail.

Deuxième règle :
Il faut mettre en place des sauvegardes automatisées. Un logiciel comme Syncbackfree permettra de faire ce travail. Il en existe beaucoup d’autre mais celui-ci est en français et facile d’utilisation. Il vous permettra de programmer des sauvegardes automatisées en tache de fond et selon une périodicité choisie.

Vous remarquerez que je recommande de faire une sauvegarde d’un disque externe vers un ordinateur et non l’inverse comme c’est souvent préconisé. La raison est simple. En cas de panne, le disque externe sera toujours à jour des dernières modifications et sera immédiatement exploitable par un autre ordinateur.
Ce ne sera pas le cas d’une sauvegarde car il manquera toujours les tous derniers fichiers, cette solution n’est donc pas totalement sûre.

Jean-Claude

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Sources : 
- Syncbackfree : http://www.2brightsparks.com/download-syncbackfree.html

Retour d’expérience : La ligne de vie, une autre vision de la généalogie.

Ligne de vie d’un nom de famille

Voila 3 ans que je fais des recherches généalogiques. Aujourd’hui mon logiciel contient 1200 ancêtres sur environ 13 générations. Durant cette période, toutes les résultats ont été reportés sur mon logiciel car il permettait ensuite de réaliser mon arbre généalogique. Mais très vite, j’ai rencontré des difficultés dans mes investigations. Elles étaient dues à une absence de vision générale de la situation et par voie de conséquence un manque d’indices pour continuer mes recherches. Il me manquait donc un document m’apportant une synthèse des résultats, me permettant de croiser les informations des ancêtres vivant au même moment.

La solution est arrivée avec la ligne de vie. Un document qui s’applique en général à la vie d’une personne seule ou d’un couple. Elle permet de placer les grandes dates de la vie, de la naissance au décès, en intégrant les domiciles, les professions et tout autre événement important. Partant de ce principe,  j’ai créé un document non pas pour une personne ou un couple mais pour l’ensemble d’un patronyme en y inscrivant tous les ancêtres d’un même nom de famille. Ce document présente un gros avantage : pour chaque situation, il permet d’avoir une vue instantanée sur l’âge des ancêtres car chacun d’entre eux dispose d’une colonne avec son âge. Le tableau met alors en évidence de nouveaux indices et ouvre de nouvelles pistes de recherche.

Ce document se réalise sur un tableur comme Excel. Il est conçu sur les principes suivants :

  • Le document est la liste d’ascendants pour un seul nom de famille, ici la famille Montagne. C’est la raison pour laquelle vous n’y trouverez que des prénoms. (Colonne 4 ).
  • Chaque ancêtre bénéficie d’une couleur précise. Cette couleur apparaît dès sa naissance, dans la colonne événement (colonne n°5). Point important, chaque ancêtre dispose d’une colonne spéciale pour le calcul de son âge.
  • Quelques événements historiques, locaux ou nationaux, sont ajoutés pour situer la vie de la famille dans le temps. (Bandeau Bleu).
Ldv

Ligne de vie : L’histoire d’un nom de famille (cliquez sur l’image pour l’agrandir)

Explication des colonnes

– Il y a : Permet de calculer automatiquement le nombre d’années depuis aujourd’hui.
– Année : Année de l’événement.
– Jour : Jour et mois de l’événement.
– Prénom : Prénom de l’ancêtre. Le nom n’est pas cité, celui-ci étant toujours le même. (ici Montagne)
– Événement : Événement, celui-ci pouvant être une naissance, un mariage, un décès, un domicile, un départ pour le service militaire ou la guerre, etc.
– Nomb. Enfants : Nombre d’enfants que la personne a eu, y compris durant plusieurs mariages. Le chiffre en gras correspond à la dernière naissance et comptabilise le nombre total d’enfants.
– Profession : Profession qui est notée dans les actes. Celle-ci peut évoluer dans le temps.
– Ville : Ville où s’est produit l’événement.
– Sce : Source du document ayant permit d’inscrire l’événement dans le tableau. Explication des abréviations :

-F : Document familial (livret de famille ou autre).
-M: Document Militaire.
-EC : Etat civil.
-TD : Table décennale.
-?? : Aucun document ou introuvable.

– Génération N° : Cette colonne répertorie,pour chaque événement, tous les ancêtres avec leurs âges . Le numéro situé au dessus du prénom correspond à la génération au départ de l’ancêtre racine.
– Observation : Cette colonne est importante car elle permet d’inscrire des détails importants, comme les adresses ou les noms et prénoms des conjoints.

Ce même document me sert ensuite à mettre à jour mon logiciel de généalogie.

Jean-Claude

Vous pouvez télécharger – ici – un modèle de fichier Excel.

 

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Sources : 
- Archives familiales
- Archives départementales du Nord : site 
- Archives Lilloises : site

 

Guerre 14-18 : Carnet de Poilu – Page 34 -35

Carnet tenu par Delesalle G., lors de la guerre 14-18.
page 34 et 35 sur 40

 Lien vers les pages 32 et 33  –  Lien vers les pages 36 et 37.

page 34-35

Lien vers les pages 32 et 33  –  Lien vers les pages 36 et 37.

Page 34(gauche)Page 35 (droite)
Souvent des blessés nous sont
amenés. Le 16 juin 1917 un bombardement
d'obus de gros calibre détruit presque
complètement le village. Une cinquantaine
d'hommes sont enterrés vivants
sous les éboulements des grottes.Le
spectacle est horrible, un gros bloc se
détache et vient briser mon lit. Un
obus éclate sur la crête de notre
abri. C'est un miracle si nous ne
sommes pas engloutis. Les bombardements
se succèdent à intervalle de quelques
heures. Comment sortiront-nous de
cet enfer.
Le 28, nous quittons Cuissy pour
coucher à Barbonval. Le 30, nous
prenons les autos à Tirnes pour
Ercheux ou le régiment doit se
reposer. Le 6 juillet 1917, je suis
désigné pour suivre un cour
de chef de section à Limère
au dépôt divisionnaire. Le 15,
je fais mouvement avec le dépôt
pour Baulieu, le 16 à Callouël.
Le cour se termine le 21 juillet.
Le 22, je me dirige sur Noyon
pour rejoindre le régiment
que je rencontre en route
se dirigeant à Montescourt prés
de Chaumy. Le commandant
m'adjoint à lui au cantonnement.
Nous y sommes très bien.
Le 3 Août, le pars en permission
à Eu. et rentre le 15, toujours
sans nouvelles de ma famille
ce qui me donne xxx
juste le cafard

Lien vers les pages 32 et 33  –  Lien vers les pages 36 et 37.

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Sources : Archives familiales

 

La ferme de la Briche – famille Beurois

Je reviens sur une période de la vie de la famille Beurois. Au 19ème siècle celle-ci a vécu dans plusieurs fermes. Vu le nombre de domestiques qui vivaient sous le même toit, on pouvait croire que Louise et Victor étaient de riches propriétaires. (voir l’article sur les Beurois)

La situation était bien différente. Toutes ces fermes faisaient partie d’un grand complexe, la Ferme de la Briche. Une exploitations qui a été conçue par Jean-François Cail, riche industriel. Elle était composée d’une ferme centrale et de 8 fermes satellites disséminées sur toute l’exploitation dont la surface avoisinait  presque 20 000 ha. C’est que Victor Beurois et sa famille vécurent avec des domestiques. Mais en réalité, tous étaient employés de Mr Cail.
Dessin de la ferme de la Briche

Dessin de la ferme de la Briche en 1867

Cette ferme était considérée comme la plus grande ferme de France, utilisant des moyens d’avant garde dont le concept était issue de l’industrie. Elle fut présentée à l’exposition universelle de Paris en 1867. De ce fait, il y a eu beaucoup d’écrits sur le sujet et on trouve bon nombre d’écrits.

La région

La ferme de la Briche révolutionna l’agriculture mais aussi l’existence des paysans de la région. Celle-ci n’est pas la belle Touraine mais une terre inculte. Deux articles de l’époque nous aident à mieux comprendre la vie à cet endroit.

Le premier est écrit en 1874 par M. Dubost  et parait sur la revue de la Société d’agriculture, de sciences, d’arts et de belles-lettres  En voici quelques passages :
—- La ferme de la Briche est une création de M, Cail le grand industriel, dans l’une des plus pauvres régions qui  soient en France. —– On y arrive sans trop de peine par la station de Langeais —- Aucun progrès agricole ne se manifestait sur ce plateau —– On y voit quelques plantations de pins maritimes ou de sapins ; mais les landes de bruyères ou  d’ajoncs occupent  encore la moitié du territoire :  le reste est soumis à une culture sans engrais et presque sans bétail —- La seule denrée d’exportation est la viande  de porc : c’est  avec ce produit que le prix de fermage se paye. Dans ce milieu arriéré M. Cail a fondé, dès 1837, le plus grand établissement de culture industrielle que nous ayons en  France.

Le second est un article de Ludovic, journaliste au journal « la sciences pittoresque ». Il nous offre un autre regard sur la région. Extrait du N° 26 du 28 octobre 1894 :
—- La route, en-quittant le bourg de Langeais, cesse bientôt de traverser un pays fertile pour s’avancer au milieu d’une forêt rabougrie entremêlée de sapins, qui deviennent plus nombreux et plus rabougris encore, plus on avance. L’aspect du sol est triste et souvent complètement privé de toute végétation; la surface prend la couleur d’un terrain sur lequel on aurait brûlé des broussailles et où seraient restées des cendres. Enfin, plus on s’approche de l’emplacement-des cultures de La Briche, et plus pays et paysans prennent un air triste et misérable. Il n’y a pas un grand nombre d’années encore, la presque totalité du terrain occupé par ces cultures n’offrait qu’une vaste surface plus que marécageuse —-u
 
La construction de la ferme de la Briche est donc pour les habitants une réelle chance de vivre un peu mieux.

L’infrastructure de la ferme de la Briche

Jean François Cail débuta les travaux en 1857 et mis des moyens considérables à la création de cette exploitation. Il souhaitait créer un modèle de ferme pour promouvoir la vente de ses équipements industriels.
Une étable de la fermes de la Briche

Les étables de la fermes de la Briche

D’une surface de 2 000 Ha, le domaine est divisé en 8 fermes distinctes qui servent essentiellement de logement. Il est équipé de  très grandes infrastructures :

  1. 10 km de routes macadamisées
  2. 2 km  de chemin de fer (ou plus selon certaines sources)
  3. 10 Km de canaux d’assainissements
  4. Une bergerie pour 4000 moutons,
  5. Trois étables pour 600 bœufs,
  6. Une grange d’un demi hectare,
  7. Une distillerie
  8. Des ateliers de toutes sortes
  9. L’eau et la lumière distribuées partout
  10. Des appareils de labourage à vapeur

La vie de Victor Beurois et de Louise Verneau

La ferme de la Briche employait plus de 300 personnes. Sa principale activité tournait autour de la culture de la betterave qui  lui permettait la fabrication et la vente d’alcool. Les pulpes de betterave issues de la distillerie générait une seconde activité en nourrissant un bétail d’élevage : environ 250 Bœufs et 3000 moutons. Ces deux activités constituaient les 3/4 du revenu de la ferme, le dernier 1/4 provenant essentiellement de la culture des céréales. Les diverses fermes du domaine étaient destinées à l’hébergement des familles et domestiques ainsi que des bœufs de labour.

En 1881,  Louise et Victor était à la Parmencelle, une de ces fermes satellites. Toutes les fermes étaient de construction identique : Des bâtiments contruits  en »U », orientés vers le sud. La Parmencelle était placée au centre de 183 ha de terre à cultiver pour le compte de La Briche. 16 personnes vivaient là : le couple, leurs 7 enfants et 7 domestiques âgés de 16 à 22 ans. Caroline, mon arrière grand mère ne naitra que 4 années plus tard en 1885.
 
Louise et Victor  étaient  tous deux cultivateurs. Aidés de leurs enfants et de leurs 7 domestiques , ils avaient en charge diverses cultures :
  • Environ 50 ha de betterave
  • Environ 50 ha de blé
  • Environ 20 ha de seigle
  • Le reste des terres étant des prairies
Transport des récoltes vers la ferme centrale

Transport des récoltes vers la ferme centrale

La Ferme de la Briche fournissait les bœufs de labour. Il y en avait plus de 200 pour le domaine et Victor et Louise devaient en avoir une vingtaine. Mais Jean-François Cail fournissait aussi des engins à vapeur pour labourer. Le domaine devenait alors un immense « show-room ». La Parmencelle ne stockait aucune récolte ni engrais ou autres produits Tout était centralisé par la ferme de la Briche qui se chargeait de leur transformation et de leur vente. Les récoltes étaient transférées par une ligne de chemin de fer qui reliait La Parmencelle à La Briche. . Chaque année à la fin de la saison, vers fin septembre, tous les boeufs de labour étaient ramenés à la ferme centrale ou ils allaient passés l’hiver. Certains seraient engraissés pour être vendus l’année suivante.

De temps en temps, les Beurois devaient recevoir l’aide des « colons » ; 120 à 130 enfants de 12 à 18  ans qui résidaient à la Briche. Ils venaient de la Colonie Pénitentiaire de Mettray. lls étaient divisés en famille de 24 enfants et conduits par des chefs de famille, sorte de contremaitres. Ils se livraient aux travaux des champs ou tout autres activités de La Briche : Distillerie, Magasin au bois, Jardins, entretiens des chemins ou autres divers travaux. Les soirées d’hiver étaient consacrées à l’enseignement par les chefs de familles de la lecture, de l’écriture ou du calcul.

Un peu avant 1886, la famille Beurois partira vers une autre ferme La Fouverie, une ferme qui n’apparait pas dans les documents de la Briche. Mais le nombre de domestiques présents laisse penser qu’ils travaillaient ici aussi pour la ferme de la Briche. Louise et Victor finiront leur vie ici au service de Mme herbert qui est probablement la fille de Jean-Francois Cail.
Jean-Claude
Copyright - Avril 2016 -
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Source :
Wikipédia :
- La Ferme de la Briche
BNF-Gallica :
Terre de la Briche - Jean François Cail
- La science Pittoresque N°26 du 28 octobre 1864 (page 306)
- Annales de la Société d'agriculture d'Indre-et-Loire. 1872 page 25
Divers
- La vie de Jean-François Cail - Patrimoine du Poitou Charente

Remerciements à Jean-Michel Guignon, 
lointain cousin de Touraine pour m'avoir mis sur la piste de La Briche.

Nouvelle rubrique du Blog : Les arbres généalogiques

Une nouvelle rubrique vient d’être créée sur le Blog : Les Arbres généalogiques de la famille. Chaque arbre n’est composé que de 15 ancêtres sur 4 générations, ceci afin de facilité la lecture.

A terme, cette rubrique devrait contenir plus d’une centaine d’arbres. Une bibliothèque a donc été créée pour en faciliter la navigation.

L’accès à cette rubrique se fait par le biais du menu situé en haut du blog ou par le lien ci-dessous :

Les arbres généalogiques de la famille : Bibliothèque

 

Les premiers arbres en ligne

Cliquez sur l’image pour accéder à la page.

 

1 Vignette b2 Romon

2 Vignette b2 Maximo Romon

3 Vignette b2 cantabrena

 

 

 

 

4 Vignette b2 Beurois Caroline

 

 

 

 

 

 

Jean Claude

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