Monographie de François Joseph Gobert né le 7 mai 1775 à Lille Esquermes

Cette recherche est une mise en pratique de 2 articles sur les méthodes de travail que j’ai posté récemment sur le blog.

  1. Le premier article « Une idée pour relancer sa généalogie : Les anniversaires ». décrit la méthode utilisée pour relancer une recherche. Mon choix s’est porté sur François Joseph né le 7 mai 1775.
  2. Le second article « Comment reconstruire une famille avec des actes en latin ? » explique la méthode qui m’a permit d’ajouter une multitude de frères et sœurs et de compléter cette lignée avec 4 générations supplémentaires.

Vous trouverez ci dessous les résultats des recherches qui m’amène dans les années 1660. Elle m’aura permit d’ajouter 73 personnes* à ma base généalogique (*en comptant frères, sœurs & témoins)

Pour aider les visiteurs dans leurs recherches personnelles, la liste complète des personnes citées ici se trouve à la fin de l’article, classée par ordre alphabétique. Cliquez ici pour accéder directement à la liste

 

Recherches sur les ascendants de François Gobert

François Joseph est un ancêtre de la lignée des Montagne. Il se situe à la quatrième génération d’Alfreda qui était une grand-mère bien connu dans la famille.

Génération 1

François Joseph GOBERT, couvreur, fils d’Adrien Jean Antoine Joseph et Henriette Victoire Joseph LEURIDANT est né à Lille Esquermes le 7 mai 1775.

Arbre généalogique de François Gobert.

 

Il s’est marié, à l’âge de 21 ans, le 28 février 1797,  jour de mardi gras à Lille Esquermes, avec Catherine Julie Désirée Joseph CORSIN, fille de Jean-Baptiste Joseph, Maître Cordonnier et Marie Brigitte Joseph GODIN, née à Lille Esquermes, le 10 octobre 1766,

J’ai identifié quatre enfants :

  1. Germaine Catherine Joseph baptisé le 19.10.1797 à Lille Esquermes
  2. Louis François Augustin Naissance  baptisé le 26.09.1799 à Lille Esquermes
  3. Alexandre baptisé le Baptisé le 21.02.1802 à Lille Esquermes
  4. Henri Joseph baptisé le 21.10.1806 à Lille Esquermes

    Point de départ : son acte de mariage

Catherine Julie est décédée à Lille Esquermes  le 11 février 1837, à l’âge de 70 ans. François est décédé également à Lille Esquermes, rue du cimetière, le 1er juin 1850, surlendemain de la Fête-Dieu, à l’âge de 75 ans.

Notes :

  • François Joseph GOBERT  figure sur un acte d’Adrien Jean Antoine Joseph GOBERT (Décès).
  • A son baptême furent témoins J-M DESBONNNET (Officiant religieux) – Catherine Joseph GOBERT (Marraine) – François Joseph MALFAIT (Parrain).
  • Le mariage eu lieu en présence de Aimable Joseph LALLEMAND (Témoin) – Xavier Joseph MIELLE (Témoin) Cousin du futur poux – Augustin Joseph DRUPLIN (Officier d’état civil). Il a environ 8 ans et 7 mois de moins qu’elle et Leur union dura environ 39 ans et 11 mois.
  • Au décès de François Joseph GOBERT furent témoins Pierre DESCARPENTIER  & Henri Joseph GOBERT  – Joseph Louis CAPRON (Officier d’état civil).

 

Génération 2 

Les parents de François Joseph

Adrien Jean Antoine Joseph GOBERT, Journalier, couvreur, fils d’Antoine Joseph et Jeanne Constance MULER est né à Loos le 10 août 1743.

Il s’est marié à l’âge de 23 ans, le 30 mai 1767, surlendemain de l’Ascension à Lille Wazemmes avec Henriette Victoire Joseph LEURIDANT, fille de Pierre François et Anna Maria Joseph CADO, née à Lomme le 22 décembre 1746. Leur union dura environ 21 ans et 2 mois.

L’acte de mariage de Adrien Jean Antoine GOBERT & Henriette Victoire LEURIDANT

J’ai identifié quatre enfants :

  1. Marie Angélique Joseph Baptisée le 10.09.1769 à Lille Esquermes.
  2. Marie Cécile Joseph Baptisée le 29.11.1771 à Lille Esquermes.
  3. Félicité Victoire Joseph Baptisée le 6.09.1773 à Lille Esquermes.
  4. François Joseph Baptisé le 7.05.1775 né à Lille Esquermes.

Henriette est décédée à Lille Esquermes le 12 août 1788, à l’âge de 41 ans et Adrien est décédé, également à Lille Esquermes, rue de Lille, le 22 mars 1817, à l’âge de 73 ans.

Notes :

  • Au baptême d’Adrien Jean Antoine Joseph, le parrain et la marraine furent Adrien Joseph CORBU et Marie Françoise Agnès CENDERT.
  • Au décès d’Adrien Jean Antoine Joseph furent témoins Louis LHUMMEZ, François Joseph GOBERT  et Jules César WAYMERL (Officier d’état civil).
  • Le mariage eu lieu en présence de Philippe SALOME, Pierre Joseph DELECAMBRE, Adrien Joseph GOBERT et Antoine Joseph GOBERT.
  • Au baptême de Henriette Victoire Joseph les parrain et marraine furent Nicolas Joseph DESROUSSEAUX et Marie Anne Joseph BARNARDE.
Génération 3 

Les parents d’Adrien Jean Antoine Gobert

Antoine Joseph GOBERT, Journalier Couvreur, fils de Jean-Baptiste et Antoinette CUISSE est né à Loos  en 1717. Il s’est marié à l’âge de 23 ans, le 23 mai 1740 à Loos avec Jeanne Constance MULER, Servante auprès de la comtesse De Thiennes, fille de Joseph et Anne DUJARDIN , née à Loos  le 8 novembre 1712. Il a environ 4 ans de moins qu’elle.

J’ai identifié 2 enfants :

  1. Adrien Joseph baptisé le 10.8.1743 à Loos.
  2. Jeanne Catherine Joseph baptisée le 25.3.1751 à Loos.

Antoine décède à Lille, le 25 mai 1794, à l’âge de 77 ans.

Notes :

  • Son nom figure sur les actes d’Antoinette CUISSE  et Jean-Baptiste GOBERT (Inhumation).
  • Le mariage à eu lieu en présence de Jacques-Antoine GILLEQUIN, Pierre Antoine GRASSANT, Jean François MULET et Gilbert GOBERT. 

 

Les Parents de Henriette Victoire Leuridan

Pierre François LEURIDANT, Charpentier, né à Lomme vers 1701,

Il s’est marié, à l’âge de 29 ans environ, le 27 juin 1730 à Lille Wazemmes  avec Anna Maria Joseph CADO fille de Jean Jacques et Jacqueline Rose TAVERNIER, née à Lille Esquermes, le 9 septembre 1711. Leur union dura un peu mois de 24 ans.

J’ai identifié 3 enfants :

  1. Albertina baptisée le 1 juin 1735 à Lille Esquermes.
  2. Marie Joseph baptisée le 23 août 1744 à Lomme.
  3. Henriette victoire Joseph baptisée le 22 décembre 1746.

Anna Maria et Pierre François sont décédés à Lomme, elle le 8 mai 1754 à l’âge de 42 ans et lui, le 11 juin 1759, lendemain de la Trinité, à l’âge de 58 ans environ.

Notes :

  • Au baptême d’Anna Maria Joseph furent témoins Auguste TAVERNIER (Parrain) et Anna Maria RONART (Marraine).

 

Génération 4

Les parents d’Antoine Joseph

Jean-Baptiste GOBERT, journalier couvreur, fils de Philippe et Jeanne MAILLARD est né à Loos le 5 octobre 1682. Il s’est marié, à l’âge de 27 ans, le 30 novembre 1709 à Loos avec Antoinette CUISSE. fille d’André et Marie Jeanne HENNEBOT, née à Loos le 22 février 1688.

Leur acte de mariage

J’ai identifié 8 enfants :

  1. Gilbert Probablement né en 1711.
  2. Jean-Baptiste baptisé le 12.5.1719 à Loos.
  3. Charles François baptisé le 11.9.1721 à Loos.
  4. Marie baptisée le 17.10.1723 à Loos.
  5. Marie Pélagie baptisée le 24.8.1725 à Loos.
  6. Marie Joseph baptisée le 14.7.1727 à Loos.
  7. Marie Antoinette baptisée le 2.10.1729 à Loos.
  8. Louis baptisé le 7.8.1735 à Loos.

Antoinette a été inhumée le 4 novembre 1749, Jean-Baptiste le 21 juin 1752, à l’âge de 69 ans.

Notes :

  • A la naissance d’Antoinette furent témoins ? CUISSE et Christophe HERBAUT.
  • A l’inhumation d’Antoinette furent témoins Antoine Joseph GOBERT et Jean-Baptiste GOBERT.
  • Au décès de Jean-Baptiste furent témoins Charles DUPONCHEL et Antoine Joseph GOBERT.

Les parents de Jeanne Constance MULER

Joseph MULET, charron, est né à Loos vers 1675. Il s’est marié, le 16 mai 1698, avant-veille de la Pentecôte, à Loos avec Ernestine LECOCQ. Il s’est marié une seconde fois, avec Anne DUJARDIN, née à Loos vers 1680.

Quatre enfants avec Anne Dujardin ont été trouvés  :

  1. Jean-Baptiste baptisé le 23.12.1714 à Loos.
  2. Maria Joseph baptisée le 17.12.1715 à Loos.
  3. Antoine François est vers 1718.
  4. Jean François.

Joseph décède à Loos dans les années qui suivirent 1740.

Les parents de Anna Maria Joseph CADO

Jean Jacques CADO, est né à Lille Esquermes vers 1680. Il s’est marié le 4 septembre 1703 à Lille Esquermes avec Jacqueline Rose TAVERNIER .

Ils auraient eu six enfants :

  1. Pierre Antoine Joseph Baptisé le 5.8.1704 – Lille Esquermes.
  2. Maria Joseph Baptisé le 2.3.1706 – Lille Esquermes.
  3. Maria Rosa Baptisé le 25.9.1707 – Lille Esquermes.
  4. Jeanne Françoise Baptisé le 16.12.1708 – Lille Esquermes.
  5. Alberte Joseph Baptisé le 7.4.1713 – Lille Esquermes.
  6. Louis Joseph Baptisé le 28.10.1714 – Lille Esquermes.

Jean Jacques décède à Lille Esquermes le 10 octobre 1715.

Note :

  • La mariage s’est déroulé avec la présence  de François CAULOT et Antonio CORDONNIER.

 

Génération 5

Les parents de Jean-Baptiste GOBERT

16) Philippe GOBERT est né à Loos dans les années 1660 s’est marié avec Jeanne MAILLARD née également à Loos dans les années 1660.

Un seul enfant trouvé :

  • Jean-Baptiste baptisé le le 5 octobre 1682 à Loos.

Les parents d’Antoinette Cuisse

18) André CUISSE est né vers 1660 et s’est marié le 24 juin 1687 à Loos avec Marie Jeanne HENNEBOT.

Le plus ancien mariage de la lignée date de 1687

Deux enfants ont été trouvés :

  1. Antoinette née  le 22 février 1688 à Loos.
  2. Jeanne Catherine née vers 1697.

 


Liste des personnes citées dans cet article : (triée par ordre alphabétique)

Barnarde Marie Anne Joseph, Cado Alberte Joseph, Cado Anna Maria Joseph, Cado Maria Joseph, Cado Jean Jacques, Cado Jeanne Francoise, Cado Louis Joseph, Cado Maria Rosa, Cado Pierre Antoine Joseph, Capron Joseph Louis, Caulot François, Cendert Marie Françoise Agnès, Corbu Adrien Joseph, Cordonnier Antonio, Corsin Catherine Julie Désirée Joseph, Corsin Jean-Baptiste Joseph, Cuisse André, Cuisse Antoinette, Cuisse Jeanne Catherine, Delecambre Pierre Joseph, Desbonnet J-M, Descarpentier Pierre, Desrousseaux Nicolas Joseph, Druplin Augustin Joseph, Dujardin Anne, Duponchel Charles, Gillequin Jacques-Antoine, Gobert Adrien Jean Antoine Joseph, Gobert Adrien Joseph, Gobert Alexandre, Gobert Antoine Joseph, Gobert Charles François, Gobert Félicité Victoire Joseph, Gobert François Joseph, Gobert Germaine Catherine Joseph, Gobert Gibert, Gobert Henri Joseph, Gobert Jean-Baptiste, Gobert Jeanne Catherine Joseph, Gobert Louis François Augustin, Gobert Louis, Gobert Marie Angélique Joseph, Gobert Marie Antoinette, Gobert Marie Cécile Joseph, Gobert Marie Joseph, Gobert Marie Pélagie, Gobert Marie, Gobert Philippe, Godin Marie Brigitte Joseph, Grassant Pierre Antoine, hennebot Marie Jeanne, Herbaut Christophe, Lallemand Aimable Joseph, Lecocq Ernestine, Leuridan Albertin, Leuridan Henriette Victoire Joseph, Leuridan Marie Joseph, Leuridan Pierre François, Lhummez Louis, Maillard Jeanne, Malfait François Joseph, Mielle Xavier Joseph, Muller Antoine François, Muller Jean Francois, Muller Jean-Baptiste, Muller Jeanne Constance, Muller Joseph, Muller Maria Joseph, Ronart Anna Maria, Salomé Philippe, Tavernier Auguste, Tavernier Jacqueline Rose, Waymerl Jules César.


Jean-Claude

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Source :
- Les archives du Nord
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Comment reconstruire une famille avec des actes en latin ?

Les actes en latin posent de réels problèmes à presque tous les généalogistes. Ces documents que l’on trouve au 17 et 18e siècle sont très difficiles à lire et ne donnent que très peu d’information. Les parents sont essentiellement cités sur les actes de naissance, les mariages ou les décès donnant très rarement ce renseignement.

Ils posent un autre problème, celui de l’exactitude de l’information car les doublons (même nom et prénom) sont très fréquents. Le croisement des informations entre plusieurs actes est donc primordial pour reconstruire les familles.

Photo 1 – La copie systématique de tous les actes d’un même patronyme
facilite ensuite la reconstruction des familles.

 

Au fil de mes recherches, j’ai pu améliorer ma technique. Le dernier registre en latin que j’ai consulté comportait environ 500 pages. Ce travail s’est fait plus facilement qu’auparavant, avec au final de très bons résultats. Je vous décris ici cette méthode :

Première étape : la copie des actes
  • Je commence par identifier les patronymes de tous les ancêtres qui pourraient être présent sur le registre que je vais consulter.
  • Ensuite au départ d’une date valide*, je parcours le document en allant vers les actes les plus anciens.
  • J’effectue une copie d’écran* systématique de tous les actes portant un des patronymes recherchés.
  • Afin d’éviter toute perte de temps (il n’est pas sûr que le document aura un intérêt), je nomme les fichiers uniquement avec le nom de famille suivi du N° page du registre et éventuellement l’année. L’ensemble est rassemblé dans un répertoire portant le nom du registre.
  • Cette méthode va me permettre de reconstruire les familles dans de meilleures conditions, grâce mode off-line.

*Pour moi, une date valide est une date dont la certitude est établie. Afin d’inclure toutes les possibilités, j’y ajoute une période de 30 ans. Par exemple au départ d’une date de naissance ayant eu lieu en 1706, je commence mes recherches à partir de 1736.
**Pour effectuer les copies, j’utilise une application qui permet de sélectionner une zone sur l’écran afin d’obtenir uniquement le texte de l’acte. L’outil de capture d’écran disponible à partir de Windows 7 convient parfaitement.



Deuxième étape : Décrypter le texte en latin

Dans un registre, les actes d’état civil en latin ont un avantage, ils sont tous écrits avec les mêmes règles. Ces dernières peuvent changer en fonction de la période ou de la région, mais dans un registre, le format d’écriture reste très souvent identique.

Pour décrypter un acte, je me base sur des mots clés, très facilement identifiables car cette méthode accélère notablement la vitesse de lecture.

Dans l’exemple ci-dessous qui provient des archives du Nord, le mot clé est « Filius » (pour une fille ce serait « Filia ») surligné en jaune sur le document ci-dessous.

– 2 – Les actes en latin ont très souvent la même structure. (archive du Nord)

Le mot « Filius » définit instantanément :

  1. Le type d’acte, ici un baptême
  2. Le sexe de l’enfant : un garcon
  3. La zone d’informations contenant les noms et prénoms :
    • A gauche de filius se trouve le nom de famille précédé du prénom (vert)
    • A droite de filius on trouve les prénoms du père (rouge) puis le prénom et le nom de la mère. (bleu)
    • Si le prénom de l’enfant est illisible, on peut se reporter au prénom du parrain ou de la marraine qui en principe est le même (marron)

Troisième étape : renommer les fichiers

Une fois l’acte décrypté, il est nécessaire de le renommer afin d’avoir une liste de fichiers dont les noms correspondent précisément à son contenu. Pour faire cela, j’utilise la visionneuse Windows et le clic droit « Propriétés ».

L’application permet de nommer le fichier en utilisant les informations affichées à l’écran.

La méthode a un avantage important. Elle permet de renommer un fichier alors que celui-ci est ouvert, ce qui n’est pas possible avec une autre application. (Il faut créer un second fichier). De plus la visionneuse permet d’agrandir le document pour une meilleure lecture.

Personnellement, pour un baptême, je renomme les fichiers de la manière suivante : B- 1727 08 10 – Godin Ludovic fils d’Adrien & Marie Anne  Desrousseaux – Lille Esquermes.

  • B = Baptême
  • 1727 08 10 = Date au format anglais afin d’avoir un classement chronologique

Si le texte n’est pas lisible, je le nomme au mieux sans m’occuper d’éventuelles erreurs.

Le fait de copier tous les actes puis de les renommer comme expliqué ci-dessus va faciliter grandement la comparaison, le décryptage des orthographes et la reconstruction des familles.

 

Quatrième étape – Reconstruire les familles

Les fichiers étant maintenant tous nommés, ils apparaissent sous forme de liste dans l’explorateur de Windows, comme présenté ci dessous. Ils sont classés par actes puis par ordre chronologique.

Une fois tous les fichiers renommés, reconstruire les familles est un jeu d’enfant

La liste permet de repérer immédiatement les erreurs de transcription et de pouvoir les corriger, au besoin en réouvrant le fichier.

De plus, les dates constituent un ultime contrôle dans la cohérence du regroupement familial. Les baptêmes de frères et sœurs trop proches ou trop éloignés doivent être considérés avec méfiance.

La reconstruction des familles devient alors très facile à faire.

Chaque individu à sa propre méthode. Celle-ci n’entend pas se substituer à la vôtre, mais peut-être pourrez-vous y trouver une ou deux idées qui amélioreront la votre.

Jean-Claude

 

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Reproduction des textes et des photos interdites sans l'autorisation de l'auteur

Source :
- Les archives du Nord

 

 

 

Résultats des recherches sur les ascendants de Barbe Sophie Thumerelle.

A la suite de mon article du 14 avril, « Une idée pour relancer sa généalogie … », j’ai entrepris les recherches sur Barbe Sophie THUMERELLE. Dans mon arbre généalogique, Barbe Sophie se trouve à la 5ème génération de Jean Delesalle, dont les ascendants sont les suivants :  Robert DELESALLE > Blanche BOUDERIEZ > Josephine TONNELLE > Auguste Pierre TONNELLE > Barbe Sophie THUMERELLE.

Grâce à ces nouvelles recherches, j’ai pu remonter 7 générations supplémentaires et arriver vers les années 1590, notamment grâce au forum GENNPDC.

J’ai ajouté à ma base de données 27 personnes supplémentaires (hors témoins) dont voici la liste :

BERNIERES Antoine, BERNIERES Julie Joseph, DEGRISE Marie Françoise, DEHAY Luc, DEHAY Marie Anne Antoinette, DEHAY Pierre, DELPORTE Barbe, DELPORTE Guillaume, DUMONT Catherine Anne Joseph, DUPONCHELLE Marie, DUVILLER Marie Magdeleine, FAILLE Brigitte Joseph, FAILLE Jacques Etienne Joseph, FAILLE Pierre, LEDOUX Thérèse, THUMERELLE Barbe Sophie, THUMERELLE Charles, THUMERELLE Guillaume Joseph, THUMERELLE Louis, THUMERELLE Pierre, THUMERELLE Pierre Francois, THUMERELLE Pierre Joseph, TONNELLE Casimir Joseph, TONNELLE Pierre Francois, TRONEL Jeanne, WATTRELOT Jean, WATTRELOT Marie Anne.

Note : Certains noms de famille ont été difficile à décrypter sur les actes. Ils sont peut-être mal orthographiés.

Résultats des recherches

Barbe Sophie THUMERELLE, journalière, fille de Louis (1744-1819) et Brigitte Joseph FAILLE (1754-1808), née à Douai (Nord) le 2 avril 1778, est décédée à Lille (Nord) le 12 juillet 1865, à l’âge de quatre-vingt-sept ans .
Elle s’est mariée , à l’âge de vingt-neuf ans, le 6 avril 1807 à Lille (Nord) avec Casimir, Joseph, TONNELLE , charpentier , fils de Pierre François (décédé avant 1807) et Marie DUPONCHELLE, né à Ronchin (Nord) le 5 février 1778 et décédé à Lille (Nord) le 18 juin 1839, à l’âge de soixante et un ans .

Notes :

  • A la naissance de Barbe Sophie furent témoins : Barbe DELPORTE (Marraine) et Estienne FAILLE (Parrain).
  • Au décès de Barbe Sophie furent témoins : Charles BERTOUX (Déclarant) Voisin et Aimé MARTINACHE (Déclarant) Voisin.
  • Lors du mariage de Barbe Sophie et Casimir Joseph TONNELLE, étaient présents :  Michel TONNELLE (Témoin) Frère de l’époux,  Jean Baptiste TONNELLE (Témoin) Frère de l’époux,  Jacques DEGAND (Témoin) Beau Frère de l’époux et Alexandre Hubert DUMEVELIEU (Officier d’état civil). Leur union  dura environ 32 ans.
  • Casimir Joseph TONNELLE figure sur les actes de Brigitte Joseph FAILLE (Décès) et Aimé Alexandre THUMERELLE (Mariage).
  • Au décès de Casimir Joseph, furent témoins Auguste Pierre, Joseph TONNELLE (déclarant) Fils et Alexandre TONNELLE (Déclarant) Beau Frère.
Arbre secondaire 1
Arbre secondaire 1
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Les Ascendants de Barbe Sophie

Génération 2

Louis THUMERELLE , Marchand Épicier, fils de Pierre Joseph (né en 1724) et Barbe DELPORTE (née en 1723), né à Douai (Nord) le 6 juillet 1744, a été baptisé dans la même localité le même jour. Il est décédé le 3 juin 1819, à l’âge de soixante-quatorze ans.
Il s’est marié , à l’âge de trente-deux ans, le 7 janvier 1777 à Douai (Nord) avec Brigitte Joseph FAILLE.
Brigitte Joseph FAILLE, Lingère, fille de Jacques Etienne Joseph (1734-1809) et Julie Joseph BERNIERES (1734-1807), née à Douai (Nord) le 10 octobre 1754 , est décédée à Lille (Nord) le 20 juin 1808, à l’âge de cinquante-trois ans .

Notes :

  • Louis THUMERELLE figure sur un acte de Brigitte Joseph FAILLE (Décès).
  • Au baptême de Louis furent témoins : Marie THUMERELLE (Marraine) et Louis Philippe TOUCHON (Parrain).
  • Pierre Joseph THUMERELLE et Barbe DELPORTE se sont mariés en présence de MAISSE (Officiant religieux), Frederik THUMERELLE (Témoin), Honoré DEMILLEZ (Témoin), André DELEPORTE (Témoin) et Pierre François THUMERELLE (Témoin). Leur union dura environ 31 ans et 5 mois
  • A la naissance de Brigitte Joseph furent témoins : Angélique Rose FAILLE (Parrain) et  François Joseph BELICOURT (Parrain).
  • Au décès de Brigitte Joseph furent témoins : Louis THUMERELLE (Déclarant) Beau Fils et Casimir Joseph TONNELLE (Déclarant) Époux.

 


Génération 3

Pierre Joseph THUMERELLE , Charpentier, fils de Guillaume Joseph (décédé en 1746) et Marie Anne Antoinette DEHAY (1685-1744) est né à Douai (Nord) en 1724 .
Il s’est marié, à l’âge de vingt-quatre ans, le 7 mai 1748 à Douai (Nord) avec Barbe DELPORTE.
Barbe DELPORTE , fille de Guillaume et Marie Magdeleine DUVILLER, est née à Douai (Nord) en 1723.
Jacques Etienne Joseph FAILLE, Tailleur d’habits, fils de Pierre (né vers 1710) et Catherine Anne Joseph DUMONT (née vers 1710), né à Douai (Nord) le 20 octobre 1734, a été baptisé dans la même localité le lendemain. Il y décède le 6 juillet 1809, à l’âge de soixante-quatorze ans .
Il s’est marié , à l’âge de dix-neuf ans, le 18 juin 1754 à Douai (Nord) avec Julie Joseph BERNIERES.
Julie Joseph BERNIERES, fille d’Antoine (né vers 1710 et décédé avant 1754) et Marie Françoise DEGRISE (née vers 1710 et décédé avant 1754) est née à Douai (Nord) en 1734 Elle y décède le 29 juillet 1807, à l’âge de soixante-treize ans.

Notes :

  • Pierre Joseph THUMERELLE figure sur un acte de Julie Joseph THUMERELLE (Naissance).
  • A la naissance de Pierre Joseph furent témoins : JF VANDOEMACKER (Témoin), André Joseph DES CARPENTRIES (Témoin) et JF MELLE (Officiant religieux).
  • Barbe DELPORTE figure sur un acte de Barbe Sophie THUMERELLE (Naissance).
  • Au baptême de Jacques Etienne Joseph FAILLE furent témoins : André X (Parrain) et Catherine Joseph WINER (Marraine).
  • Au décès de Jacques Etienne Joseph FAILLE furent témoins : Antoine Joseph PAIX (Déclarant), Pierre Joseph HUILMOT (Déclarant) et BONNARD (Officier d’état civil).
  • Lors du mariage de Jacques Etienne Joseph FAILLE et Julie Joseph BERNIERES étaient présents : Charles Joseph GAMBIER (Témoin),  Guy OPCHIER (Témoin) Beau Frère,  DUBOIS (Officiant religieux) et Joseph JOVENE (Témoin). Leur union dura environ 53 ans.
  • Au décès de Julie Joseph furent témoins : Pierre Joseph GUILMOT (Déclarant), Pierre François ALLARD (Déclarant) et BOMMART (Officier d’état civil).

 


Génération 4

Guillaume Joseph THUMERELLE, bourgeois, maître tailleur, fils de Pierre François est né vers 1660 à Douai (Nord). Il y décède le 31 janvier 1746 et a été inhumé dans la même localité le surlendemain.
Il s’est marié  le 29 avril 1710, lendemain du dimanche des Rameaux à Douai (Nord), après avoir passé un contrat de mariage le 14 avril 1710 à Douai (Nord) avec Marie Anne Antoinette DEHAY (voir Notes).
Marie Anne Antoinette DEHAY, fille de Pierre (né vers 1650), est née à Douai (Nord) en 1685, et y décède le 23 octobre 1744, à l’âge de cinquante-neuf ans, inhumée dans la même localité le 26 octobre 1744.
Guillaume DELPORTE, est né à vers 1690 à Douai (Nord). Il s’est uni avec Marie Magdeleine DUVILLER .
Marie Magdeleine DUVILLER est née vers 1690 à Douai (Nord).
Pierre FAILLE, Charbonnier est né vers 1710. Il s’est uni avec Catherine Anne Joseph DUMONT qui est née vers 1710.
Catherine Anne Joseph DUMONT est née vers 1710.
Antoine BERNIERES, est né vers 1710 et décède avant 1754. Il s’est uni avec Marie Francoise DEGRISE
Marie Francoise DEGRISE est née vers 1710 et décédée après 1754.

Notes :

  • A l’inhumation de Guillaume Joseph furent témoins : Marie Joseph SIANTENOY (Témoin) et Jean Baptiste THUMERELLE (Témoin).
  • Guillaume Joseph THUMERELLE  et Marie Anne Antoinette DEHAY se sonr mariés en présence de ALEXANDRE (Officiant religieux), Pierre Jacques MANCHANDER (Témoin)et Antoine Joseph DEH (Témoin). Leur union dura environ 34 ans et 6 mois
  • Contrat de mariage 14 avril 1710 – 2 E 13/880
    Pierre THUMEREL fils de feu Pierre bourgeois maître poissonnier et Guillaume Joseph THUMEREL son fils à marier aussi bourgeois maître tailleur d’habits assisté du sieur Robert Adrien BELGRAT bourgeois marchand.
    Pierre DEHAYE fils de Luc pareillement bourgeois marchand poissonnier et marie Anne WATTRELOT fille de feu Jean sa femme, Marie Antoinette DESHAY (signe Marie Anne) leur fille à marier tous demeurant à Douai.
    (source: publication N. DUPUIS)
  • A l’inhumation de Marie Anne Antoinette furent témoins : Louise DE FONTAINE (Officiant religieux), Louis DE FONTAINE (Officiant religieux) et Guillaume THUMERELLE (Témoin).

 


Génération 5

Pierre Francois THUMERELLE , fils de Pierre (né vers 1600) est né vers 1660.
Pierre DEHAY, bourgeois marchand poissonnier est né vers 1650. Il est le fils de Luc (né vers 1620) et Marie Anne WATTRELOT (née vers 1620) .

Notes :

  • Pierre Francois THUMERELLE figure sur un acte de Louis THUMERELLE (Mariage).

 


Génération

Pierre THUMERELLE, bourgeois maître poissonnier est né à Lille (Nord) vers 1600. Il est le fils de Charles (décédé avant 1657). Il s’est uni avec Thérèse LEDOUX. Pierre s’est uni une seconde fois avec Jeanne TRONEL.
Luc DEHAY est né vers 1620. Il s’est uni avec Marie Anne WATTRELOT (née vers 1620).
Marie Anne WATTRELOT est née vers 1620. Elle est la fille de Jean (né vers 1590).

 


Génération 7

Charles THUMERELLE est décédé avant 1657.
Jean WATTRELOT est né vers 1590.

 


Voici une liste des actes sur les Thumerelle que j’ai trouvé lors de mes recherches. Ces informations intéresseront peut-être certains d’entre-vous.

Naissances Thumerelle  à Douai Notre Dame
15 02 1786 Emilie Thérèse fille de Alexandre et de Julie Bochamp
06 07 1688 Jean Paul Thumerelle
25 10 1690 Jean Noel Thumerelle
15 11 1692 Marie Astrude Thumerelle
09 04 1707 Valérian Joseph Thumerelle
20 08 1708 Thérèse José Thumerelle
11 11 1711 Marie Martine Thumerelle
09 03 1714 ?? Thumerelle
09 07 1716 Guillaume Thumerelle
06 03 1719 Sophie Marguerite joseph Thumerelle
28 07 1722 Jean Jacques Thumerelle
02 07 1725 Louis Dominique Thumerelle
29 08 1779 Julie Joseph Thumerelle
07 07 1781 Louis Thumerelle
13 08 1783 Aimé Alexandre Joseph Thumerelle
10 01 1784 Marie Marthe Joseph Thumerelle
16 06 1785 Marie Brigitte Thumerelle
15 02 1786 Emilie Thérèse Thumerelle
28 01 1788 Louis Augustin Thumerelle

Mariage Thumerelle à Douai Notre Dame
18 05 1734 Thumerelle Pierre Joseph & Horace Marie Élisabeth Douai Notre Dame
28 04 1685 Thumerelle Jean François & Cudelle Jacqueline Douai St Pierre
10 01 1747 Thumerelle Jacques Joseph & Viseux Françoise Paroisse Saint Jacques
26 08 1783 Thumerelle Alexandre & Beauchamp Julie ,Joseph Paroisse Saint Jacques
21 08 1781 Thumerelle Pierre François Joseph et BEVE Laurence Douai Saint-Albin (59)

Décès Thumerelle à Douai Notre Dame
07 10 1728 Paul Thumerelle
17 10 1723 Jean Marie Thumerelle
18 07 1772 Marie Marthe joseph Thumerelle
23 02 1771 Pélagie Thumerelle
09 07 1770 Jean François

Autres Actes à Douai St Albin
03 10 1753 Décès de Jacques Joseph Thumerelle
04 04 1753 Décès de Marie Baudoine Thumerelle
23 03 1752 Naissance Marie Elisabeth Thumerelle

Autres Actes à Douai St Nicolas
16 mai 1753 Naissance de Jeanne Brigitte Thumerelle


Jean-Claude

Copyright - avril 2017 -
Reproduction des textes et des photos interdites sans l'autorisation de l'auteur

Source :
- Les archives du Nord - ville de Douai - Paroisse Notre Dame, St Albin et St Nicolas
- Filae.com
- Le forum gennpdc.net

 

 

Comment afficher plus rapidement les pages de registre ?

Post mis à jour le 22 avril 2017 (a été ajouté le texte en vert)

Introduction

Tous les généalogistes ont vécu à un moment ou à un autre des problèmes d’affichage avec des pages de registres qui mettent plusieurs secondes à apparaître, y compris ceux qui ont une connexion Adsl très haut débit.

Ce problème vient de la bande passante qui est saturée à un endroit précis du réseau. Les causes sont multiples, chez vous sur le réseau domestique ou plus largement sur Internet. Essayons de les répertorier :

Chez vous :

  1. Le Wifi : Ce n’est pas la meilleure connexion pour la recherche en généalogie car la vitesse se partage entre tous les utilisateurs de téléphones, tablettes et autres ordinateurs. De plus le signal diminue avec la distance. Il vaut mieux avoir une connexion filaire avec un câble RJ45 dernière génération, connecté directement sur la box.
  2. La connexion RJ45 : La vitesse de cette connexion dépend de la vitesse de votre accès Internet : Adsl standard, Adsl haut débit, Fibre optique ou Satellite. En cas de problème de vitesse, vérifier que les mises à jour de Windows ne sont pas en mode automatique. Ces dernières sont souvent la source de ralentissement important du débit. Une fois lancé, il n’y a pas d’autre solution que d’attendre que le téléchargement se termine
  • Sur Windows 7, vous pouvez éviter le téléchargement automatique en allant dans le Panneau de configuration > Windows update.
  • Sur Windows 10, ce n’est pas possible. La seule solution est d’anticiper le problème avec une version de Windows à jour. Allez dans le menu démarrer > paramètres > mise à jour et lancer la recherche de mise à jour afin d’éviter qu’elle ne se fasse à un moment inopportun.

Vérifiez, sur les téléphones ou tablettes, les mises à jour des applications et des jeux. Rien ne doit surcharger votre réseau durant vos recherches car si votre réseau domestique est saturé, toute connexion vers l’extérieur devient très difficile.

A l’extérieur (Internet)

  1. La section entre votre domicile et le répartiteur est saturée. C’est problème que je rencontre. A la campagne, équipé d’un Adsl d’à peine 1Mbit/s, le dimanche soir à 17h ou les jours de pluie, le réseau devient extrêmement lent.
  2. Le réseau Internet : Le réseau étant une toile (comme une toile d’araignée), la connexion peut prendre de multiples chemins pour arriver au serveur. Il peut arriver que lors d’importants échanges un nœud de raccordement soit saturé, ce qui va ralentir votre connexion. Dans ce cas, une pression sur la touche F5 initialise la demande de connexion qui pourra prendre un autre chemin.
  3. Le serveur: Enfin tout dépend du serveur (ordinateur) auquel vous vous connectez et des choix de l’administrateur du site en terme de coût financier. Un peu comme on le voit lors des actes de piratage avec des attaques de type « déni de service », trop de connexions sur un serveur ralentissent le débit, voire le mette hors d’utilisation.

Quel que soit le niveau d’équipement dont vous disposer, un ralentissement est toujours possible. Dans ce cas, il vous reste la méthode que je décris ci-dessous.

Méthode pour accélérer l’affichage des pages

Elle consiste à pré charger plusieurs dizaines de pages en utilisant les vignettes. Le principe est simple, en cliquant sur une vignette, vous lancez le téléchargement* de la page puis sans attendre que celle-ci s’affiche sur votre écran, vous cliquez sur la vignette suivante. De cette manière tous les ordres d’affichage sont lancés et les pages vont se stocker dans le cache (mémoire virtuelle) de votre ordinateur. Cela fonctionne très bien sur l’interface Mnesys, pour les autres systèmes, il y a lieu de faire un test.

*Vous avez peut-être remarqué que toutes pages ne s’affichaient à la même vitesse. Cela vient du fait que les pages arrivent par des chemins réseau très divers. Certains sont encombrés, d’autres non.

1- Cliquez sur la vignette de droite ou de gauche pour lancer le chargement de la page
2- Attendez que la vignette se déplace au centre
3-Cliquez sur la vignette suivante et ainsi de suite.

Procédez de la manière suivante :

  • Pré chargez un ensemble de pages homogènes : 30 ou 50 pages ou une année complète, mais jamais plus de 50 pages.
  • Agrandir la page à la dimension voulue puis verrouiller le zoom.
  • Cliquez sur la vignette pour charger la page.
  • Attendez 1 seconde environ (ou moins) que la vignette se déplace au centre.
  • Cliquez sur la vignette suivante et ainsi de suite pour l’ensemble des pages à visualiser.
  • Une fois terminé, toutes les pages s’affichent instantanément

Notes :
– Attendre que la vignette se soit déplacée au centre avant de cliquer sur la suivante, sinon le chargement de la page n’est pas lancé.
– La valeur zoom ne doit pas être modifiée. Le pré chargement ne prend en compte que ce qui apparaît à l’écran.

 

Les résultats sont intéressants :
En, ce qui me concerne, avec une connexion de 1 Mbit/s, les pages d’un registre mettent environ 3 secondes pour s’afficher et devenir lisibles, ce qui donne un temps d’affichage de 19 pages / minute.
En pré chargeant les pages, j’obtiens 32 pages / minute soit une augmentation de 70%.

Ces chiffres ne comprennent pas le temps de lecture qui par définition est propre à chacun.

Dernier conseil :

Pour augmenter la lisibilité du document,  on a tendance à agrandir ou déplacer la page, cela fait perdre beaucoup de temps. J’effectue un zoom maximal de manière à diviser en deux la hauteur de la page puis je le verrouille. Ensuite, j’effectue une lecture de la partie basse de toutes les pages, puis une lecture de la partie haute sans jamais agrandir ou déplacer une page. Les pages pré chargées s’affichant instantanément, le gain de temps est immense.

Jean-Claude

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Les enfants abandonnés de la paroisse Notre Dame de Douai

Pourquoi tant d’enfants sont-ils abandonnés en 1785
dans la paroisse Notre Dame de Douai ?

 

Comme tous les généalogistes, je consulte beaucoup de registres, j’ai parcouru à ce jour plusieurs milliers de pages.

Beaucoup d’enfants trouvés

En effectuant des recherches sur le registre 1776-1792 de la paroisse Notre Dame de Douai (5 Mi 020 R 018), j’ai été surpris de découvrir un nombre très important d’enfants trouvés. Pour prendre un exemple, durant l’année 1788, j’ai recensé 141 baptêmes dont 70 concernaient des enfants trouvés, soit un taux de 50 % *. ( Impressionné par ces chiffres, j’ai décidé de pousser plus loin mes investigations. Une nouvelle surprise m’attendait avec l’évolution de ce phénomène au cours de ces années, évolution que l’on peut résumer avec ces chiffres :

Page de registre avec une majorité d’enfants trouvés

1. 1776 : 1 enfant trouvé
2. 1777 : 8 enfants
3. 1784 : 43 enfants
4. 1785 : 70 enfants
5. 1792 : 21 enfants

Ces enfants étaient très souvent des nouveau-nés, à peine quelques jours ou quelques semaines. Mais quelques fois il était beaucoup plus grand, comme ce bébé de 18 mois cité dans l’acte de baptême ci-dessous :

 

*Pour information, à cette époque, le chiffre national est de 3 à 4%.

 

Acte de Baptême d’un enfant trouvé à Douai le 7 avril 1785

L’an mil sept cent quatre vingt cinq, le septième jour d’avril, je, maître Pierre Joseph Sauvage vicaire de Notre Dame à Douay, soussigné, ai baptisé sans condition un garçon trouvé la veille à sept heures trois quarts du soir, rue du grand Canteleux, paroisse de Notre Dame, à la porte de l’Hôpital Général, paraissant âgé de dix huit mois environ auquel on a imposé le nom d’Ambroise Joseph et pour surnom Transitus. Le parrain à été Ambroise Bertout, concierge de cette paroisse et la marraine Marie Barbe Joseph Descorde, épouse de Nicolas Ardelin, laquelle a déclaré ne savoir écrire

Pourquoi y-a-t-il tant de différences entre l’année 1776 et L’année 1785 ?

La présence de l’hôpital Général dans la paroisse Notre Dame explique en partie cette situation. Il fut construit entre 1756 et 1760, en forme de croix à quatre branches qui permettait de séparer les quatre catégories traditionnelles de pensionnaires : vieillards et vieilles femmes, orphelins et orphelines.

La réponse se trouve surtout à la Bibliothèque Nationale de France dans l’Arrêt du Conseil d’Etat du Roi (sous Louis XVI) du 10 janvier 1779. On y apprend que jusqu’au mois d’octobre 1779, les enfants abandonnés en France étaient remis à des voituriers publics qui les amenaient dans la maison des enfants-trouvés de Paris.
9 enfants sur 10, souvent nouveau-nés, ne supportaient pas le voyage et décédaient avant l’âge de 3 mois. L’arrêt du Conseil d’Etat du Roi mis fin à cette pratique en interdisant le transport des enfants abandonnés ailleurs que dans l’hôpital le plus proche. Voila ce qui explique ces différences.

Dans ce même arrêt, le Roi s’inquiète de la constante augmentation des enfants abandonnés et des conséquences pour les finances des établissements destinés à les recevoir. Il commença par sommer les curés, vicaires et toutes personnes ayant la capacité de conseil auprès de la population de « redoubler de zèle » afin que les parents fassent d’autres choix que l’abandon de leur enfant. C’est peut-être pour cette raison que le chiffre a diminué en 1792. J’ai retranscrit ci-dessous la première partie de l’arrêt qui traite des conditions de transport, mais le reste du document est également très intéressant. (Document source)

ARRET DU CONSEIL D’ETAT du ROI (Louis XVI)
concernant les enfants trouvés
10 Octobre 1779

Extrait des Registres du Conseil d’Etat.

Dans le compte que l’on a commencé à rendre au Roi, des maisons de Charité, Sa Majesté à fixé ses premiers regards sur l’état de ces enfants abandonnés, qui n’ont d’autre appui que sa protection; & Elle n’a pu apprendre sans douleur, que dans un des objets les plus intéressants de l’administration publique, il s’était introduit un abus contraire à tous les principes de l’humanité, & quelle ne pouvait trop promptement réprimer.

Sa Majesté est informée qu’il vient tous les ans à la maison des enfants-trouvés de Paris, plus de deux mille enfants nés dans des provinces très éloignées de la Capitale ; ces enfants, que les soins paternel pourraient à peine défendre contre les dangers d’un âge si tendre, sont remis sans précautions & dans toutes les saisons à des voituriers publics, distraits par d’autres intérêts, & obligés d’être longtemps en route : de manière que ces malheureuses victimes de l’insensibilité de leurs parents, souffrent tellement d’un pareil transport, que près des neuf dixièmes périssent avant l’age de trois mois.

Sa majesté a regretté sensiblement de n’avoir pas été plus tôt instruite de ces tristes circonstances ; & pressée d’y remédier, Elle veut qu’à compter du 1er octobre prochain, il soit défendu à tous voiturier, ou à toute autres personnes, de transporter aucun enfant abandonné, ailleurs qu’à l’hôpital le plus prochain, ou à tel autre de la généralité, désigné particulièrement pour ce genre de secours ; & si cette disposition que les devoirs de l’humanité rendent indispensables, obligeait quelque maison de Charité de province, à une augmentation de dépense qui surpassât ses revenus, Sa majesté y pourvoira la première année, de son trésor Royal, et se fera rendre compte dans l’intervalle, des moyens qui pourront y suppléer d’une manière constante et certaine.

Lire la suite de l’arrêt en le téléchargeant ici

 

Jean Claude

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Sources : 
- Archives départementales du Nord
- BNF Gallica

 

Une idée pour relancer sa généalogie : Les anniversaires

Après plusieurs années de recherche et 1200 ancêtres trouvés sur 18 générations, les investigations sont devenues difficiles, beaucoup de temps passé et peu de résultats. Une perte de motivation s’étant installée, j’ai donc décidé de faire un break de quelques mois.

Ensuite, le problème a été de relancer les recherches. Je souhaitais utiliser une nouvelle approche car j’avais un peu tendance à rester toujours sur les mêmes branches de mon arbre généalogique, oubliant les autres. Avec une base de plusieurs centaines d’ancêtres,  des questions se posaient :

  1. De quel ancêtre repartir? Lequel choisir
  2. A partir de quelle génération ?
  3. Quel est la dernière génération d’une lignée disposant d’acte d’état civil ?

Le choix n’est pas toujours simple, La solution est arrivée avec le n° 229 de la Revue française de généalogie. Parmi les idées proposées, celle qui consiste à faire une édition des anniversaires pour le mois en cours m’a séduit.

Dans ma généalogie, je dénombre :

  1. 357 ancêtres avec une date de naissance
  2. 489 ancêtres avec une année de naissance
  3. 348 ancêtre sans aucune date

Pour le mois d’avril, je recense à peine une vingtaine d’individus, une preuve qu’il reste encore beaucoup de travail.

L’avantage de la méthode

Elle crée une sorte de filtre en éditant une liste dont le nombre d’ancêtres est limité. Je vais pouvoir relancer de nouvelles recherches en partant d’une de ces 20 personnes.

Mon choix se porte sur Barbe THUMERELLE car j’ai assez peu d’informations sur elle :

Barbe Thumerelle est une ancêtre (génération 8) des Delesalle.
Elle est née le 2 avril 1778 à Douai de Louis THUMERELLE & Brigitte Joseph FAILLE
Elle s’est mariée à Lille le 6 avril 1807 avec Casimir Joseph TONNELLE.

Ils ont eu un enfant ( et surement plusieurs)

Auguste Pierre Joseph Menuisier
né le 12 juillet 1807 à Lille (59000)
décédé 19 décembre 1868 – Lille (59000)

Je n’ai qu’un seul document, l’acte de mariage. Je vais repartir de ce document pour continuer les recherches.

Le mois prochain, je prendrai quelqu’un née en Mai.

Jean Claude

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Acte de mariage de  Barbe Thumerelle avec Casimir Joseph TONNELLE.

 

 

Les anniversaires du mois d’avril

Sur mes 1160 ancêtres, beaucoup de personnes n’ont pas de date de naissance complète. On ne peut donc fêter un anniversaire ce mois-ci que pour 20 d’entre eux.

 

LignéeGénérationNom prénomNaissanceCPVille de naissancePrénom pèreNom mèreDécèsAge 
Bonnet11Charlotte DUCOUTRE1 avril 167880540BougainvilleFrancoisMorel
Delesalle8Barbe THUMERELLE2 avril 177859500DouaiLouisFaille
Bonnet10Charles DEVAUCHELLE2 avril 171080830BouchonPierrePecquez22 02 178474
Bonnet12Urbanne DOLBEAU4 avril 164772800Savigné-sous-le-LudeJeanGirardeau
Delesalle6Josephine TONNELLE7 avril 184859000Lille MoulinsAugusteDecottignie
Montagne8Pierre MONTAGNE7 avril 178159000Lille EsquermesPierre AntoineDerouler29. 04 186079
Bonnet11Pierre MOREAU7 avril 169149490BreilPierreMabileau16 06 174958
Montagne13Guillaume LALOY9 avril 161459000Lille EsquermesLouisLegrand
Bonnet11Renée BOUCHENOIRE9 avril 166972510MansignéPierreLamy
Bonnet10Renée DELAUNAY12 avril 170672800Savigné-sous-le-LudeRenéLudeau
Delesalle8Apoline DUHOMEZ13 avril 180262840LorgiesJean BaptisteLemaire05 01 188886
Bonnet10Geneviève LECLERCQ13 avril 172680830BouchonJean Brailly15 01 177043
Delesalle3Roseline CUVELIER14 avril 182259000LilleLouisBarbion20 03-1952
Bonnet7Francoise L'HEUREUX15 avril 181680510LongJacquesDaussy25 08 187862
Bonnet8Jeanne LEBERT19 avril 178280510LongJacquesMaucler13 01 182240
Bonnet7Marie ROUX19 avril 182077126Courcelles-en-BasséeJeanBrette07 02 186949
Bonnet7Victoire PAILLERET23 avril 181989190Villeneuve-L'ArchevèqueJeanPaullard16 08 186950
Montagne6Angélique DELETOMBE26 avril 183959133PhalempinJean BaptisteBrunet
Bonnet11Marie DUDOGNON27 avril 169077126Châtenay-sur-SeinePhilippeGirard09 04 175262
Bonnet8Martin MORISSEAU27 avril 176437140BourgeuilJacquesGirard16 11 183470

Comment numériser des négatifs Noir et Blanc avec une tablette

Comme moi, vous détenez de vieux négatifs noir et blanc et vous aimeriez que ces vieux souvenirs soient vote logiciel de généalogie plutôt que dans une boite à chaussures. Partant du constat que, mise à part les films 135, il n’y a pratiquement aucune solution pour numériser soi-même ces négatifs, il m’est venu une idée simple : une tablette peut-elle transformer un simple scanner à plat en scanner négatif ?

L’idée est intéressante et la procédure serait assez simple: utiliser une tablette comme boite à lumière pour éclairer le négatif durant le scan. En m’appuyant sur les techniques de reproduction utilisées en laboratoire, j’effectue les premiers tests. Ils montrent que cette solution est viable. Il y a juste quelques points techniques à régler : la luminosité de la tablette, le temps de pose, le contraste et la lumière parasite.

Lire la suite sur mon blog : Techniques photo pour tous

 

Jean-Claude

Mon voyage de Douai à Lille en 1798.

« Retour vers le futur » c’est la nouvelle tendance des réseaux sociaux de généalogie. L’exercice m’intéresse malgré un manque de talent d’écrivain. J’espère l’avoir compensé par le niveau de documentation du récit. Les sources sont citées. Me voilà donc transporté au 18ème siècle…


Le départ de Douai

Aujourd’hui, nous sommes Tridi,* le 13 fructidor an VI, jour de l’epine-vinette**. Le soleil se lève, il doit être environ 7 heures et je pars pour Lille ce matin. Nous venons de passer un été caniculaire et le fermier pour qui je travaille m’a annoncé que les récoltes vont être très mauvaises et qu’il ne pourra pas me garder. J’ai donc décidé de partir rejoindre Jean-Louis Delesalle et sa femme Marie-Catherine qui habitent Lille. Une fois sur place, j’espère trouver du travail.

Je ne dois pas perdre de temps, le départ est à 9h. Je finis mes préparatifs, je peux prendre un sac de 15 livres sans supplément de prix. Habitant le hameau de Dorignies, je dois parcourir 4 km pour rejoindre Douai et sa Grand-Place située à l’intérieur des fortifications. J’espère que la porte de la ville sera ouverte et que je ne devrais pas attendre le passage d’une charrette. Il y a deux jours, j’ai réservé mon billet pour un voyage à destination de Lille. Depuis 1 an, le transport des voyageurs et des marchandises appartient au secteur privé, les messageries nationales ayant cessé leur activité. Les particuliers ont donc le droit de se lancer dans cette discipline et j’ai fait affaire avec François, le fils de mon patron qui vient de créer son entreprise. Je lui ai versé des arrhes, une somme de 2,00 frs qui représente 50% du prix du billet.

Beffroy de-Douai Ed. L.crepin
(Source Bibliothèque douaisienne)

Je pars vers 7h30. J’entre sans difficulté dans la ville et arrive Grand-place. L’endroit est déjà très animé. Tous les cafés et auberges sont ouverts. C’est ici que s’arrêtent les voitures publiques. Les départs sont incessants, une dizaine de villes étant desservies. Pour Lille, il y aura quatre départs. Il y a beaucoup de monde autour des voitures qui s’apprêtent à partir, les voyageurs, leurs amis et leurs parents. J’aperçois François qui vérifie le passeport de ses clients tout en guettant l’arrivée de sa diligence et ses postillons. Je m’approche de lui, il a l’air soucieux. Il m’explique que 1200 barrières de péage sont en train d’être posées en France et peut-être même sur la route qui va de Douai à Lille. « Les charges vont encore augmenter » me dit-il.

Le voyage Douai – Lille

La diligence arrive de Cambrai un peu avant 9h. C’est une berline de 6 places, tirées par six chevaux. Deux postillons sont à la manœuvre. François s’avance et immobilise la voiture avec la machine en enrayer. En qualité de responsable, c’est lui qui veille au bon déroulement de l’arrivée et du départ. Pendant que celui-ci vérifie l’état général des roues et des essieux, un des postillons commence à décharger les bagages. Le second attelle de nouveaux chevaux.

Nous sommes six personnes à nous installer sur les banquettes. Deux militaires qui rejoignent leur compagnie à Lille, une nourrice avec un bébé de 6 mois, une bonne et un voyageur de commerce vont faire ce voyage avec moi. Une fois le chargement des bagages terminé et afin de protéger le cuir, François, aidé des postillons, couvre le tout avec de la paille neuve puis bâche l’ensemble. La concurrence entre les entreprises étant importante, l’arrêt doit être le plus court possible. C’est déjà l’heure du départ, le fouet claque, la diligence démarre.

Le conducteur de diligence par Henry Monnier (source BNF)

Douai est à 8 lieues*** de Lille . Ce n’est pas très loin, mais depuis la révolution, la construction des routes et leur entretien ne sont plus une priorité. Le voyage risque d’être long car les postillons ne pourront pas dépasser 1 lieue à l’heure, même si en théorie les voitures ont le droit de rouler jusqu’à 2 lieues par heure. La discussion s’engage tout d’abord sur la qualité des chevaux qui semblent plein d’ardeur puis sur les fêtes et la braderie de Lille. Tous parlent avec amertume de la suppression de toutes les fêtes chrétiennes depuis la révolution. Même le dimanche a été aboli. Mais aucun d’entre nous ne connait la date exacte de la braderie.

La route est belle, mais beaucoup de voitures circulent, surtout des rouliers qui transportent des marchandises. Il est maintenant 11h. Nous avons parcouru 3 lieues et nous devons nous arrêter à un relais pour changer les chevaux. Nous repartons rapidement. Nous arrivons à Pont à Marcq vers 13 h. C’est l’heure de déjeuner. Les deux premières auberges sont déjà occupées par la concurrence. Deux diligences ne peuvent pas déjeuner au même endroit pour éviter ensuite que les gens ne se trompent de voiture. Nous passons devant la douane et trouvons une auberge et un relais un peu plus loin. Les postillons ne nous accordent pas plus de vingt minutes pour manger. Eux-même restent un moment pour contrôler la diligence, changer les chevaux et surveiller les bagages. Je mange une aile de poulet à la broche accompagnée d’un verre de vin de Bordeaux. Le repas me coûte 90 sous.

Nous repartons. Il reste un peu plus de 3 lieues à parcourir et nous devrions arriver vers 16h. Mais La route se dégrade rapidement. A un moment ou le postillon à du solliciter les chevaux pour sortir d’une ornière, le coup de collier donné par ceux-ci a eu pour effet de briser une roue. Rapidement les postillons détachent les chevaux et l’un d’eux repart à cheval vers le précédent relais. Heureusement, il n’était qu’à environ 1 lieue. De retour au bout d’une heure, nous ne mettrons que 15 minutes pour changer la roue. Nous reprenons la route. Celle-ci devient belle, les chevaux sont menés au galop. Nous traversons des plaines fertiles et bien cultivées entrecoupées de ruisseaux et de prairies.

L’arrivée à Lille

La diligence arrive à Lille en fin d’après midi. J’aperçois au loin les immenses fortifications de la ville avec au premier plan un très grand nombre de moulins à colsat qui s’élèvent dans la plaine. Avant d’arriver à la porte de la ville, il nous faut passer des ponts de construction légère pour franchir de très larges fossés. Les militaires m’expliquent qu’en cas d’attaque, la ville peut se défendre en les remplissant avec les eaux de La Deule. Puis, un beau pont de pierre nous emmène à la porte des Malades. Celle-ci est déjà fermée et quelques piétons attendent le passage d’une voiture pour entrer dans la ville. ,La porte s’ouvre, je suis impressionné par sa beauté, ornées de colonnes, elle passe pour être une des plus belles de France. La voiture s’engage ensuite dans la rue des Malades. Bordée de belles maisons, elle nous mène jusqu’à la place de la bourse, près de la Grand-Place.

La braderie de Lille – Tableau de F Watteau

Il est presque 18 h, nous sommes arrivés. Le cocher arrête la voiture, nous descendons, tous fatigués de 9 heures de voyage. Beaucoup de gens nous attendent. J’aperçois Jean-Louis un peu plus loin. Les voyageurs réclament leurs malles, leurs caisses et leurs sacs. Ce n’est pas sans difficultés qu’ils reconnaissent leurs bagages. Les douaniers sont là, il recherchent des éventuelles bouteilles d’alcool, interdites de transport par les messageries privées. Les commissionnaires se précipitent pour nous proposer de nouvelles offres. Les décrotteurs cherchent des bottes à cirer. Je récupère mon sac et rejoint sans attendre Jean-Louis.

 

Le trajet vers la maison familiale

Jean Louis et Marie-Catherine habitent Fives, un petit village situé à 2 km d’ici . Nous prenons la rue des Malades, puis à gauche la rue des Dragons et enfin la rue de Fives qui nous mène à la porte de Fives. Jean-Louis me donne des nouvelles de la famille. Il faut dire que je ne les ai pas vu depuis leur mariage, il y a six ans. Jean-Louis m’apprend qu’il ont deux enfants, Catherine qui a 4 ans et Louis, 7 ans. Marie-Catherine est enceinte de six mois, mais il ont perdu une petite fille de 13 mois, Marie Thérèse, au mois de Floréal dernier. Sur le chemin je suis impressionné par l’état de détérioration de beaucoup de maisons du quartier Saint Sauveur. Certaines se sont écroulées, d’autres n’ont plus de toit. Jean-Louis me raconte que tous ces dégâts sont la conséquence des bombardements lors du siège de la ville par les autrichiens, il y a 6 ans. Aujourd’hui, la ville est toujours protégée, nous croisons beaucoup de militaires. Dans la discussion, j’explique que je n’ai plus de travail à Douai. Jean Louis pense qu’avec toutes ces maisons à reconstruire, je peux trouver quelques chose. Demain, il demandera à son patron s’il peut me prendre comme apprenti dans l’entreprise de menuiserie.

Tout en parlant, nous franchissons la porte de Fives et nous sortons de la ville. Fives n’est plus très loin. Jean-Louis et Marie-Catherine habitent chemin de Tournai dans une maison de brique, mansardée, avec un étage et entourée d’un jardinet. Les enfants jouent dehors. Marie Catherine nous accueille. Le père de Jean-Louis, Jean-Baptiste, est là aussi. Il a 69 ans. Ancien maçon et veuf depuis trois ans, il vient souvent chez ses enfants. Tous le monde s’installent autour d’une bière Lilloise, une bière un peu vineuse qui ne mousse pas.

La soirée

 

Calendrier portatif

Un peu plus tard, Jean-Baptiste rentre chez lui et nous passons à table. Marie Catherine nous sert une soupe de légumes avec du pain de méteil à base de seigle et de froment. A la fin du repas, c’est une tradition, elle nous apporte du pain blanc pour faire des tartines beurrées. Pendant le repas nous reparlons de la braderie de Lille. Avec ce nouveau calendrier qui est en place depuis 5 ans tout est bouleversé. Jean Louis se plaint, la semaine de 7 jours a été supprimée et remplacée par le calendrier républicain avec un repos tous les 10 jours. Le Décadi à remplacé le Dimanche. Tous les ouvriers qui décideraient de continuer ne pas travailler le dimanche pourront être licenciés. De plus, depuis le mois dernier, le Décadi est devenu un vrai jour de fête, les boutiques, magasins et ateliers sont fermés. La date de la braderie est flottante. Marie Catherine pense qu’elle aura lieu cette année le Décadi 20 fructidor, à partir de minuit. Mais elle n’est pas sûre de cette date et doit se renseigner. Cette manifestation est pour tous une véritable occasion d’acheter à bon prix tissus et vêtements. C’est aussi une journée de fête où la famille et les amis se réunissent devant un bon pot au feu, gâteaux et tartes. Le jambon sera sur la table toute la journée et la bière coulera à volonté.

En attendant, tout le monde va se coucher. Les enfants dorment déjà dans leur chambre à l’étage, les parents montent dans la leur. Moi, je dormirai en bas. Demain je partirai avec Jean-Louis avec l’espoir trouver du travail à la menuiserie. Le bois ça me plairait bien.

Jean-Claude
* Tridi = le 3ème jour d’une semaine de 10 jours (Primidi, Duodi, Tridi, Quartidi, Quintidi, Sextidi, Septidi, Octidi, Nonidi, Decadi)
** Epine Vinette : Petite baie considérée comme une épice
*** 1 lieue = 4,82 Km

Copyright - Janvier 2017 -
Reproduction des textes et des photos interdites sans l'autorisation de l'auteur
Sources provenant de Gallica-BNF

1- Le parfait cocher Edition F.J. Desoer
2- Les fêtes chommées depuis le christianisme par l'Abbé Ch. Lalore
Edition E. Caffe
3- Le Messagiste Ou traité théorique et pratique par J. Hilpert
Edition A. André
4- Guide pittoresque, portatif et complet du voyageur en France
Par E. Girault de Saint-Fargeau - Edition F. Didot Frère
5- Enquête sur les conditions de l'habitation en France : les maisons type
Editeur E. Leroux
6- Conseils aux voyageurs en chemins de fer, en bateaux à vapeur et en diligence
par N.Chaix,
7- Collection générale des loix, proclamations, instructions
Editeur Imprimerie Nationale du Louvre
8- Journal des débats politiques et littéraires du 4 septembre 1905
9- Nouveau code des maîtres de postes par A. Lanoé,
9- Physiologie des diligences et des grandes routes par M. Édouard Gourdon
10- Voyager en France au temps de la poste aux chevaux par P. Marchand
11- Les transports intérieurs sous la Révolution par A. Cochon
12- Vitesse et durée des voyages au temps de la poste aux chevaux
par T. Jamaux-Gohier
13- Voyage dans les départemens du Nord, de la Lys, de l'Escaut 
pendant les années VII et VIII par le citoyen P.F. Barbault-Royer
14- La naissance mouvementée du droit au repos hebdomadaire par P. Barrau
15- Calendrier portatif - Éditeur Debarle-Dubosquet,

Evernote : Un outil gratuit réellement incontournable pour le généalogiste

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Voila 8 mois que j’utilise Evernote et aujourd’hui encore, je me demande comment je pouvais faire avant.

Mes Anciennes méthodes

J’ai commencé ma généalogie en mars 2013 et rapidement s’est posé le problème du stockage des diverses informations trouvées. Pendant 3 ans, j’ai cherché la meilleure méthode. J’ai tout essayé, le carnet de notes, Excel, Word, le Bloc-note et bien d’autres méthodes. J’avais fini par intégrer le résultat de mes recherches dans Hérédis, le logiciel de Généalogie que j’utilise. C’était la meilleure solution que j’avais trouvé. Pour chaque ancêtre, je créais dans la rubrique « Evènement » une ligne intitulée « Notes sur recherche » puis j’y inscrivais le résultat des investigations.

Mais au final, vu la masse d’informations trouvées, je retombais toujours sur la même problématique :

  • Comment se souvenir des notes que l’on a pris ?
  • Comment les retrouver ?
  • Comment éviter de faire deux fois les mêmes recherches ?

Mes notes dormaient dans un calepin ou dans un fichier. Elle ne me servaient à rien. De plus, si un élément intéressait plusieurs ancêtres, comment faire ? Il aurait fallu que je crée un index, mon problème était donc pratiquement insoluble.

Découverte d’Evernote

Et puis j’ai essayé Evernote. Ce puissant logiciel a réglé tous mes problèmes et m’a donné un réel confort de travail. Il est devenu l’élément central de ma généalogie, une vrai plate forme de travail.

 

 

Schéma N°1 – Mon interface Evernote – Double cliquez sur l’image pour l’agrandir

Evernote permet de créer des notes pouvant intégrer des textes, des tableaux, des liens, des photos ,des Pdf et bien plus encore.
– Une famille de notes peut être rassemblée dans un carnet.
– Une famille de carnets peut être rassemblée dans une « Pile », terme utilisé par Evernote pour nommer un ensemble de carnets.
– Enfin, chaque note peut disposer de plusieurs mots clé, cette dernière fonction étant le point fondamental du système.
La capacité générale est de 250 carnets, 100 000 notes et 100 étiquettes par notes.

Je peux donc faire une note par ancêtre sur 16 générations, chacune rassemblant tout l’historique d’une recherche. L’intégration des divers liens dans ce document permettra d’accéder :

  • Aux dossiers ou fichiers stockés en local ou sur le Cloud.
  • Aux pages des divers registres situées sur le net.
  • A des sites web.
  • Aux autres notes du logiciel, c’est à dire en lien avec un autre ancêtre.
  • Aux diverses photos.
  • Aux Pdf.
  • Etc.

Le schéma N°2 montre la puissance de la plate forme. Au centre, se trouve le tableau de recherche classé par ville. Sur chaque ligne j’ai inscris la référence du registre sur lequel j’ai travaillé, un lien vers le dossier local qui contient la copie des actes trouvés et un lien vers les archives départementales

Mon Organisation

Voici quelques exemples de notes que j’ai mis en place:

  1. Un document de recherche sur un ancêtre contenant avec les liens menant à toutes les ressources dispersées sur le web ou sur le disque dur local.
  2. La même chose pour un patronyme si la masse d’informations de cette lignée n’est pas importante.
  3. Un historique de recherche sur un département. Un tableau par ville ou village me permet de lister tous les registres consultés avec un lien vers le dossier contenant tous les actes trouvés. (voir schéma N°2 ci dessus)
  4. Les lignes de vie par ancêtre reprenant tous les événements qui ont eu lieu durant sa vie.
  5. Une « Pile » de Carnet pour chacun des patronyme de mes 8 arrière-grands parents. Cette méthode me permet de diviser par 8 ma généalogie.
    1. Chaque pile contient un carnet par patronyme de cette lignée.
    2. Chaque carnet contient des notes sur chacun des ancêtres comme expliqué plus haut.
  6. La liste des sites web que j’utilise. J’effectue des copies de pages complètes avec l’outil Web Clipper. Tous les liens de la page sont actifs et peuvent être utilisés.
  7. Un carnet « Mail » dans lequel sont copiés tous les courriers échangés.
  8. Un Carnet « Presse » dans lequel sont répertoriés toutes les versions numériques de la Revue Française de Généalogie ainsi que divers articles.
  9. Une pile de carnets dans laquelle je stocke toutes les données générales. (Histoire, Traduction, Technique, Forum etc)
  10. Une pile de carnets  » Etats civils  » dans laquelle je stocke des copies d’actes secondaire nécessitant un commentaire particulier.
  11. Une pile de carnets pour la préparation de mes articles pour mon blog.
Les étiquettes

Les étiquettes sont le point essentiel de tout ce système. Pour que l’outil de recherche soit performant et que l’information soit immédiatement disponible, il faut mettre en place un minimum de quatre étiquettes par note. Par exemple, pour un acte notarial qui retrace la vente de biens, les étiquettes peuvent être : Notarial – Vente de bien – Patronyme 1 – Patronyme 2 – XVIII ème siècle – Lille – Archives du Nord.

Il est primordial de prendre le temps de renseigner ces étiquettes. La Plate forme est alors indexée, l’outil devient d’une efficacité redoutable.

Aujourd’hui

Je travaille maintenant sur 3 logiciels. Evernote, Hérédis et Word-Press.

  1. Evernote est l’élément central. Il reçoit toutes les informations que je récolte au fil de mes recherches, qu’elles soient avérées ou non.
  2. Heredis reçoit les informations vérifiés et incontestables.
  3. Word-Press reçoit mes articles et gère mon blog sur mon serveur.

Vous le voyez, en huit mois, ma plate-forme est déjà importante. Elle comprend 10 Piles de carnets, 41 carnets, 294 notes et 71 Étiquettes.

La version gratuite me convient parfaitement. Avec 250 carnets possibles, la capacité est inférieure à ma base Heredis qui en comporte 300. Mais beaucoup de ces noms de famille ne représentent qu’une personne et ne justifieront pas la création d’un carnet. Avec 100 000 notes, le logiciel peut stocker la totalité des mes ancêtres sur 17 générations. J’ai beaucoup de marge car ma base Héredis ne compte actuellement que 1200 personnes et environ 300 noms de famille.

Les points négatifs

Tout n’étant pas parfait, le logiciel me pose un problème « sérieux » lié à la perte malencontreuse de données. Deux situations peuvent provoquer des dégâts irréversibles :

  1. * Une erreur de frappe sur le clavier qui n’a pas été immédiatement annulé par Ctrl + Z (un texte surligné et effacé)
  2. Parfois un conflit sur deux copies d’une même note peut se produire lorsque, comme moi, on utilise deux postes, un portable et une station. Si une note est modifiée avant que la synchronisation n’ai été effectuée, il y a conflit entre les deux versions (1 version par PC) et souvent perte de données.

Pour éviter ce problème, Evernote propose l’option Premium, une version payante qui propose un historique de saisie de la note. Pour ma part, j’ai trouvé une autre solution. Une fois que j’ai travaillé sur une note importante, avant de fermer l’application, je crée une copie.

Jean-Claude

 

Copyright - Décembre 2016 -
Reproduction des textes et des photos interdites sans l'autorisation de l'auteur

Sources :
- Evernote : https://evernote.com/intl/fr/
- Heredis : https://www.heredis.com/
- Word Press : https://fr.wordpress.com/create/
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