Comment numériser des négatifs Noir et Blanc avec une tablette

Comme moi, vous détenez de vieux négatifs noir et blanc et vous aimeriez que ces vieux souvenirs soient vote logiciel de généalogie plutôt que dans une boite à chaussures. Partant du constat que, mise à part les films 135, il n’y a pratiquement aucune solution pour numériser soi-même ces négatifs, il m’est venu une idée simple : une tablette peut-elle transformer un simple scanner à plat en scanner négatif ?

L’idée est intéressante et la procédure serait assez simple: utiliser une tablette comme boite à lumière pour éclairer le négatif durant le scan. En m’appuyant sur les techniques de reproduction utilisées en laboratoire, j’effectue les premiers tests. Ils montrent que cette solution est viable. Il y a juste quelques points techniques à régler : la luminosité de la tablette, le temps de pose, le contraste et la lumière parasite.

Lire la suite sur mon blog : Techniques photo pour tous

 

Jean-Claude

Evernote : Un outil gratuit réellement incontournable pour le généalogiste

Cette page a été vue 1112 fois depuis le 21 déc. 2016

Voila 8 mois que j’utilise Evernote et aujourd’hui encore, je me demande comment je pouvais faire avant.

Mes Anciennes méthodes

J’ai commencé ma généalogie en mars 2013 et rapidement s’est posé le problème du stockage des diverses informations trouvées. Pendant 3 ans, j’ai cherché la meilleure méthode. J’ai tout essayé, le carnet de notes, Excel, Word, le Bloc-note et bien d’autres méthodes. J’avais fini par intégrer le résultat de mes recherches dans Hérédis, le logiciel de Généalogie que j’utilise. C’était la meilleure solution que j’avais trouvé. Pour chaque ancêtre, je créais dans la rubrique « Evènement » une ligne intitulée « Notes sur recherche » puis j’y inscrivais le résultat des investigations.

Mais au final, vu la masse d’informations trouvées, je retombais toujours sur la même problématique :

  • Comment se souvenir des notes que l’on a pris ?
  • Comment les retrouver ?
  • Comment éviter de faire deux fois les mêmes recherches ?

Mes notes dormaient dans un calepin ou dans un fichier. Elle ne me servaient à rien. De plus, si un élément intéressait plusieurs ancêtres, comment faire ? Il aurait fallu que je crée un index, mon problème était donc pratiquement insoluble.

Découverte d’Evernote

Et puis j’ai essayé Evernote. Ce puissant logiciel a réglé tous mes problèmes et m’a donné un réel confort de travail. Il est devenu l’élément central de ma généalogie, une vrai plate forme de travail.

 

 

Schéma N°1 – Mon interface Evernote – Double cliquez sur l’image pour l’agrandir

Evernote permet de créer des notes pouvant intégrer des textes, des tableaux, des liens, des photos ,des Pdf et bien plus encore.
– Une famille de notes peut être rassemblée dans un carnet.
– Une famille de carnets peut être rassemblée dans une « Pile », terme utilisé par Evernote pour nommer un ensemble de carnets.
– Enfin, chaque note peut disposer de plusieurs mots clé, cette dernière fonction étant le point fondamental du système.
La capacité générale est de 250 carnets, 100 000 notes et 100 étiquettes par notes.

Je peux donc faire une note par ancêtre sur 16 générations, chacune rassemblant tout l’historique d’une recherche. L’intégration des divers liens dans ce document permettra d’accéder :

  • Aux dossiers ou fichiers stockés en local ou sur le Cloud.
  • Aux pages des divers registres situées sur le net.
  • A des sites web.
  • Aux autres notes du logiciel, c’est à dire en lien avec un autre ancêtre.
  • Aux diverses photos.
  • Aux Pdf.
  • Etc.

Le schéma N°2 montre la puissance de la plate forme. Au centre, se trouve le tableau de recherche classé par ville. Sur chaque ligne j’ai inscris la référence du registre sur lequel j’ai travaillé, un lien vers le dossier local qui contient la copie des actes trouvés et un lien vers les archives départementales

Mon Organisation

Voici quelques exemples de notes que j’ai mis en place:

  1. Un document de recherche sur un ancêtre contenant avec les liens menant à toutes les ressources dispersées sur le web ou sur le disque dur local.
  2. La même chose pour un patronyme si la masse d’informations de cette lignée n’est pas importante.
  3. Un historique de recherche sur un département. Un tableau par ville ou village me permet de lister tous les registres consultés avec un lien vers le dossier contenant tous les actes trouvés. (voir schéma N°2 ci dessus)
  4. Les lignes de vie par ancêtre reprenant tous les événements qui ont eu lieu durant sa vie.
  5. Une « Pile » de Carnet pour chacun des patronyme de mes 8 arrière-grands parents. Cette méthode me permet de diviser par 8 ma généalogie.
    1. Chaque pile contient un carnet par patronyme de cette lignée.
    2. Chaque carnet contient des notes sur chacun des ancêtres comme expliqué plus haut.
  6. La liste des sites web que j’utilise. J’effectue des copies de pages complètes avec l’outil Web Clipper. Tous les liens de la page sont actifs et peuvent être utilisés.
  7. Un carnet « Mail » dans lequel sont copiés tous les courriers échangés.
  8. Un Carnet « Presse » dans lequel sont répertoriés toutes les versions numériques de la Revue Française de Généalogie ainsi que divers articles.
  9. Une pile de carnets dans laquelle je stocke toutes les données générales. (Histoire, Traduction, Technique, Forum etc)
  10. Une pile de carnets  » Etats civils  » dans laquelle je stocke des copies d’actes secondaire nécessitant un commentaire particulier.
  11. Une pile de carnets pour la préparation de mes articles pour mon blog.
Les étiquettes

Les étiquettes sont le point essentiel de tout ce système. Pour que l’outil de recherche soit performant et que l’information soit immédiatement disponible, il faut mettre en place un minimum de quatre étiquettes par note. Par exemple, pour un acte notarial qui retrace la vente de biens, les étiquettes peuvent être : Notarial – Vente de bien – Patronyme 1 – Patronyme 2 – XVIII ème siècle – Lille – Archives du Nord.

Il est primordial de prendre le temps de renseigner ces étiquettes. La Plate forme est alors indexée, l’outil devient d’une efficacité redoutable.

Aujourd’hui

Je travaille maintenant sur 3 logiciels. Evernote, Hérédis et Word-Press.

  1. Evernote est l’élément central. Il reçoit toutes les informations que je récolte au fil de mes recherches, qu’elles soient avérées ou non.
  2. Heredis reçoit les informations vérifiés et incontestables.
  3. Word-Press reçoit mes articles et gère mon blog sur mon serveur.

Vous le voyez, en huit mois, ma plate-forme est déjà importante. Elle comprend 10 Piles de carnets, 41 carnets, 294 notes et 71 Étiquettes.

La version gratuite me convient parfaitement. Avec 250 carnets possibles, la capacité est inférieure à ma base Heredis qui en comporte 300. Mais beaucoup de ces noms de famille ne représentent qu’une personne et ne justifieront pas la création d’un carnet. Avec 100 000 notes, le logiciel peut stocker la totalité des mes ancêtres sur 17 générations. J’ai beaucoup de marge car ma base Héredis ne compte actuellement que 1200 personnes et environ 300 noms de famille.

Les points négatifs

Tout n’étant pas parfait, le logiciel me pose un problème « sérieux » lié à la perte malencontreuse de données. Deux situations peuvent provoquer des dégâts irréversibles :

  1. * Une erreur de frappe sur le clavier qui n’a pas été immédiatement annulé par Ctrl + Z (un texte surligné et effacé)
  2. Parfois un conflit sur deux copies d’une même note peut se produire lorsque, comme moi, on utilise deux postes, un portable et une station. Si une note est modifiée avant que la synchronisation n’ai été effectuée, il y a conflit entre les deux versions (1 version par PC) et souvent perte de données.

Pour éviter ce problème, Evernote propose l’option Premium, une version payante qui propose un historique de saisie de la note. Pour ma part, j’ai trouvé une autre solution. Une fois que j’ai travaillé sur une note importante, avant de fermer l’application, je crée une copie.

Jean-Claude

 

Copyright - Décembre 2016 -
Reproduction des textes et des photos interdites sans l'autorisation de l'auteur

Sources :
- Evernote : https://evernote.com/intl/fr/
- Heredis : https://www.heredis.com/
- Word Press : https://fr.wordpress.com/create/

François Garinand : Anarchiste dans les années 1900

Cette page a été vue 97 fois depuis le 12 déc. 2016

J’avais déjà mentionné François Garinand, le frère de Marius, dans l’article « Deux frères condamnés à la prison » que j’avais écrit en mars 2015. Depuis, de nouvelles recherches m’ont permis de mettre à jour l’activité d’anarchiste de François. Voici donc un nouvel article sur l’oncle de Stéphane, Garinand.

De la naissance au mariage

Né le 4 février 1865 à Saint-Paul-en-Jarez, une petite ville de la Loire ,François est l’aîné d’une famille de quatre enfants. Grâce au recensement de 1866, on trouve la famille au 24 rue du bourg à Saint-Paul. François a 18 mois, ses parents Jean Louis et Marie Prunier, 25 ans. Un de ses oncles, François frère de Jean Louis, vit aussi avec eux. 6 ans plus tard, en 1872, on retrouve la famille qui s’est agrandie et habite à Lorette, au 80 de la rue Nationale. François à 7 ans et sa sœur Pierrette 5 ans. L’oncle François qui a 42 ans vit toujours avec eux. En 1885, lors du conseil de révision, il est dispensé du service militaire car il a trois doigts coupés à son pied droit. Il habite alors Terrenoire, une ville qui fait partie aujourd’hui de l’agglomération de St Etienne. En 1891, il vit seul à Rive de Gier, au 54 rue de Lyon. C’est là que le 20 juin de cette même année, il se marie avec Marie Louise Seyssel. Dans l’acte de mariage, ils reconnaissent un enfant, Claude, né 3 ans plus tôt en 1888 et dont ils déclarent être les père et mère.

Son activité d’anarchiste
Almanach du Père Peinard

Almanach du Père Peinard

Le mouvement anarchiste est né en France vers les années 1881. Les activités de François semble avoir commencé vers 1890. En 1892, il habite à Saint Chamond, au 4 rue Victor Hugo. Il est membre du groupe « Les amis de Ravachol » de cette ville alors que ce dernier vient d’être décapité le 11 juillet 1892 à Montbrison. Ravachol devient alors un mythe pour de nombreux compagnons et va faire l’objet d’un véritable culte de la personnalité. Nul doute que ces événements ont conforté François sur la voie de l’anarchisme. A cette date, il est correspondant du « Père Peinard » un journal hebdomadaire anarchiste qui distille à travers ses articles au ton populaire des attaques en règle contre le système politique et économique de l’époque. L’année suivante, en 1993, habitant au 23 rue de la Liberté, il constitue une bibliothèque pour le groupe, la lecture étant pour l’anarchiste un important vecteur d’idées.

6 Jours de Prison

Lors du conseil de révision de Saint Chamond, le 3 mai 1893, François Garinand et une dizaine d’amis organisèrent une manifestation.

Un nouveau 15 mai

Document dessiné par Nadar – BNF Gallica

Armés d’énormes gourdins, précédés de deux joueurs d’accordéons, ils traversèrent la ville en déployant un drapeau rouge et en chantant des chants révolutionnaires comme Le Père Duchesne et Les Anti-Patriotes, . Des agents de police se sont alors interposés. François Garinand les pris à partie en les traitant d’imbéciles, de cochons et leur disant qu’il se chargerai de les lyncher. Deux jours plus tard, il fut condamné à 6 jours de prison.
Le 21 novembre 1883, comme de nombreux compagnons de la région, il fait l’objet d’une perquisition

En Janvier 1894, il est arrêté à Saint Chamond avec Jean Cote et Neyret et a été accusé d’avoir distribué des brochures anarchistes à des militaires de Saint Chamond et d’Izieux. Lors de sa fouille, la police a trouvé une lettre de Sébastien Faure, Propagandiste anarchiste français de renommée internationale.

Disparu ?

François Garinand est inscrit à l’état vert N°4 des anarchistes. il s’agit d’un d’état des anarchistes signalés comme disparus ou nomades. On trouve des documents sur lui aux archives nationales section police générale. Déclaré disparu du département de la Loire, Il a été vu, au milieu de l’année 1900, circulant à pied dans le département de la Marne, à recherche de travail.

Détournement d’argent

En 1903, François est secrétaire à la Bourse du Travail. Il détourne deux sommes de 300 frs, l’une votée par le Conseil Général, l’autre accordée par le gouvernement. L’ administration de la Bourse du Travail de Saint Chamond dépose plainte. Malgré un mandat d’arrêt ce dernier reste introuvable. Le matin du 26 juin 1903, il se présente au commissariat central. Il est jugé le 7 juillet 1903, reconnait les faits, les regrettant profondément. Condamné à 6 mois de prison, il sort quelques jours plus tard le 22 juillet 1903.

Divorce

Le 26 avril 1904, sa femme Marie Louise Seyssel demande le divorce et l’obtient  » aux torts et griefs » de François qui est condamné à lui versé 25 frs par mois. Marie Louise à la garde de leur fils Claude qui a alors 16 ans.

Un exemple à ne pas suivre

Pour finir François Garinand est cité dans un journal socialiste « Le Peuple de Lyon » du 5 juillet 1903. L’article compare deux leaders socialistes à des « Garinand et Panel » auxiliaires d’un parti rétrograde et accusé de vol. L’article explique que des anarchistes étaient embauchés en période électorale par certains partis. François aurait-il fait de la politique ?

Les recherches sur la suite de sa vie et son décès sont demeurées infructueuses. Toutes informations sur le sujet seront les bienvenues.

Jean- Claude

Copyright - Décembre 2016 -
Reproduction des textes et des photos interdites sans l'autorisation de l'auteur

Sources :
- Archives de la Loire : Site web
- Dictionnaire des militants Anarchistes : Site web
- Gallica BNF : Site Web
- Fiche Ravachol sur Wikipedia : Site Web
- Presse Ancienne : Le stéphanois, Journal de Vienne, Le Peuple, Express du Midi, 
Le républicain
- Archive Nationale - Section Police Nationale
Ligne de vie de François Garinand

DateAgeEvènementLieu AdresseDétails
05 02 18650NaissanceSaint-Paul-en-Jarez (42740)Père : Jean Louis
Mère : Marie Prunier
Ainé de la famille
01 08 186618 moisRecensement24 rue du Bourg
Saint-Paul-en-Jarez (42740)
Vit avec ses parents Marie et Jean Louis.
Est aussi présent dans la famille, le frère de Jean-Louis, François âgé de 38 ans
27 09 18672 ansNaissance de sa 1ère sœurSaint-Paul-en-Jarez (42740)Pierrette
09 04 18705 ansNaissance de sa 2ème sœurLorette (42420)Marie Anne
10 02 18715 ansDécès de sa 2ème sœurLorette (42420)Marie Anne
18727 ansRecensement Lorette80 rue nationale
Lorette (42420)
Vivent à cette Adresse :
Jean Louis 32ans - Marie 30 ans -
Francois 7 ans - Pierrette 5 ans -
Francois, frère de Jean Louis 42 ans
02 10 18727 ansNaissance de son 1er frèreLorette (42420)François Marius
1876Recensement LoretteAbsent du recensementActe de naissance
01 06 187914 ansNaissance de sa 3ème sœurTerrenoirePierrette Francia
188520 ansService MilitaireTerrenoireExempté suite blessure au pied : 3 doigts coupés au pied droit
189126 ansDomicile54 rue de Lyon
Rive de Gier
20 06 189126 ansMariageRive de GierMarie Louise Seyssel
189227 ansDomicile4 rue Victor Hugo
Saint Chamond
Membre du groupe Les amis de Ravachol de Saint Chamondcorrespondant local du Pre Peinard
11 07 179227 ansExcution de RavacholMontbrisonAprès deux procés, le 26 avril devant la Cour d'assises de La Seine et le 21 juin à Montbrison
02 05 189328 ansArrestationSaint ChamondA entonné des chants révolutionnaires et déployé le drapeau rouge.
03 05 189328 ansJugement du tribunal26 Place de la Liberté
Saint Chamond
Outrage agent de police
6 jours de prison
189328 ansActivitè anarchiste26 Place de la Liberté
Saint Chamond
Constituait une bibliothèque pour le groupe
21 11 189328 ansPerquisition26 Place de la Liberté
Saint Chamond
Fait l'objet d'une perquisition comme beaucoup de ses compagnons
01 01 189428 ansArrestationSaint ChamondEst arrêté avec Jean Cote et Neyret et a été accusé d’avoir donné des brochures anarchistes à des militaires de Saint Chamond et d'Izieux. Lors de sa fouille, la police a trouvé deux lettres de Sébastien Faure et A. Dumas.
Vers 190036 ansActivitè anarchistedisparu ou nomade
Inscrit sur l'état vert n°4 des anarchistes
(état des anarchistes signalés comme disparus ou nomades)
190036 ansDisparitionVu dans La MarneSignal comme disparu du département de la Loire, circulait à pieds dans la Marne au milieu des années 1900 à la recherche de travail
27 07 190136 ansMariage de François MariusSaint Chamondavec Josephine Julia Ageron
24 06 190338 ansFausse déclarationSaint EtienneGarinand Franois, âgé de 39 ans, se présenta au bureau central. "Une bande d'individus, déclara-t-il avec un aplomb imperturbable, viennent de voler une -trentaine de mille francs"
27 06 190338 ansIncarcrationMaison d'arrét de St EtienneVétements portés l'arrivée
Chemise couleur - Veste, gilet et pantalon noirs -Brodequins
05 07 190338 ansCité dans un articleLyonJournal le peuple de Lyon N° 80
07 07 190338 ansJugement du tribunal57 rue Alsace Lorraine
Saint Chamond
Abus confiance, détourne la somme de 600 frs au préjudice de la bourse de travail de Saint Chamond
Condamné à 6 mois de prison
22 07 190338 ansSortie du tribunalMaison d'arrét de St Etienne25 jours de prison (condamné à 6 mois)
20 09 190338 ansMariage de FranciaSaint Chamondavec Stéphane Marie Gérin
26 04 190439 ansDivorceRive sur GierDivorce la demande de Claudine Seyssel

Mon sosa 666 s’appelle Gabriel

Avec l’arrivée d’Halloween, les Généalogistes se sont animés sur les réseaux sociaux autour du Sosa* 666. A mon tour, je me suis intéressé au mien.  En avais-je un ? Rien de moins sûr car le sosa 666 correspond à la 10ème génération.  J’en ai bien un et il se trouve dans une des lignées maternelles et s’appelle Jean Gabriel.

Jean Gabriel sosa 666 : le nombre du diable* associé au nom d’un Archange*, vous ne trouvez pas ca bizarre ?

Jean Gabriel est né dans les années 1730 à Courcelles en Bassée, Seine et Marne. Ouvrier agricole, il se marie avec Paule Gagnier et décède avant le mariage de son fils en 1782. Pour le moment c’est le dernier ancêtre d’une des lignées maternelles : Bonnet > Robillard > Roux > Gabriel

 

Les archives de Seine et Marne ont mis en ligne les registres de Courcelles en Bassée jusqu’en 1620, une occasion pour en savoir un  peu plus sur mon Sosa 666
Jean Gabriel 666 complet
Jean-Claude
Copyright - Octobre 2016 -
Reproduction des textes et des photos interdites sans l'autorisation de l'auteur

*sources et notes :
- Sosa : en généalogie le Sosa est le numéro identification standard des ancêtres. 
- 666 : voir l'article de sciences et avenir : Sciences et Avenir
- Archange : voir l'article de wikipedia : Wikipedia.org

Outils : Tableau des Archives notariales disponibles

A ce jour, il n’y a que très peu de départements
qui mettent les archives notariales en ligne.

Vous trouverez ci-dessous un tableau qui répertorie toutes les archives actuellement disponibles en France.

Création le 13 juin 2016

(Merci de me prévenir si un lien est rompu)

Mise à jourN° DptDépartementsLien vers siteCommentaires
13/06/20161AinLien vers le siteLe minutier renferme au minimum 6,5 millions d’actes.
13/06/20165Hautes AlpesLien vers le siteSeuls quelques registres ont été numérisés
13/06/20166Alpes MaritimeLien vers le siteCertains fonds sont numérisés
13/06/20167ArdècheLien vers le siteLa mise en ligne se fait de manière progressive
30/06/201612AveyronLien vers le siteActuellement 12 000 registres sur 30 000.
8 000 supplémentaires d'ici 2019
13/06/201617Charente MaritimesLien vers le site2546 notaires
13/06/201621Cote d'orLien vers le site1255-1889
18/06/201623CreuseLien vers le sitePlus de 60 000 pages de 1526 à 1939
18/06/201625DoubsLien vers le siteFormulaire
18/06/201626DrômeLien vers le siteFormulaire
18/06/201631Haute GaronneLien vers le siteTapez "Notaire" dans le formulaire
18/06/201633GirondeLien vers le siteFormulaire
13/06/201634HéraultLien vers le site1,2 million de pages de 1327 à 1814.
13/06/201637Indre et LoireLien vers le siteLes minutes notariales les plus anciennes 1462-1500
13/06/201644Loire AtlantiqueLien vers le siteIndex
13/06/201664Pyrénèes AtlantiquesLien vers le siteFormulaire
13/06/201673SavoieLien vers le siteTabellion (1696-1792)
18/06/201674Haute SavoieLien vers le siteDescriptifs des fonds
13/06/201676Seine MaritimeLien vers le siteDescriptifs et index
13/06/201678YvelinesLien vers le siterépertoires établis entre 1575 et 1899 est consultable en ligne
13/06/201683VarLien vers le siteFormulaire
13/06/201685VendéeLien vers le siteAu 12 février 2016, 316 035 minutes notariales sont consultables sur ce site
13/06/201691EssonneLien vers le siteFormulaire

(Merci de me prévenir si un lien est rompu)

 Jean-Claude

Archives de Paris : Présentation de la nouvelle plate-forme en ligne

Archives de Paris - Prisde de vue réalisée par la Marie de Paris

Archives de Paris – © Prise de vue réalisée par la Mairie de Paris

Dans le cadre des Matins Malins organisés par la Revue Française de Généalogie, j’ai eu l’occasion d’assister à une présentation des nouveaux outils numériques des Archives de Paris. Cette cession qui a eu lieu le samedi 20 février était animée par un conservateur des Archives de Paris et son adjoint.

Il s’agissait en fait de nous présenter en avant première la nouvelle plate forme permettant la mise en ligne d’une grande quantité de fonds. Le site sera accessible par le grand-public dans environ 2 semaines soit vers le 10 mars 2016, une fois son référencement complètement terminé.

Première partie

La première partie de la cession a porté sur l’historique du projet et les choix techniques. Les intervenants ont ensuite décrit le système de recherche ainsi que les grandes thématiques de la plate-forme.

Le système de recherche

Celui-ci fonctionne soit avec des mots clés, soit par la sélection d’un thème.

Pour les mots clés, le site offre deux possibilités :

  1. Une recherche simple avec 1 seul champ
  2. Une recherche avancée avec 7 champs dont certains comportent une liste de thèmes préétablis.

Vous pouvez écrire des mots complets ou seulement une partie d’un mot. Ce mode pose problème car dans le cas d’un mot court, le moteur affichera aussi des mots très différents comme par exemple : Plan = Plante, Plancher, Planète, Planning, Plancton. Les développeurs du projet devront ajouter rapidement une case à cocher « mot exact ».

Concernant la thématique, l’organisation des fonds déjà en place aux Archives de Paris a été gardée ce qui donne l’architecture suivante :

    1. Généalogie
    2. Cartes et plans
    3. Archives judiciaires
    4. Archives départementales
    5. Archives communales
    6. Archives privées
    7. Publications officielles

Seconde partie

La seconde partie de la présentation a porté sur les documents mis en ligne. Ici aussi deux grandes parties, les notices et les fonds numérisés qui seront disponibles en ligne.

Les Notices.
Ils représentent l’ensemble des documents topographiques lié à l’urbanisme. La présentation propose une notice sommaire ainsi qu’un lien pour avoir la notice détaillée. Un Pdf est téléchargeable.

Il est possible d’effectuer des recherches topographiques sur les thèmes suivants :

  1. Calepins des propriétés bâties :19 et 20ème – classé par nom de rue – contient des informations sur les occupants de ces propriétés
  2. Permis de construire et de démolitions
  3. Fichier immobilier
  4. Casier sanitaire (Renseignements statistiques sur l’état sanitaire)
  5. Fonciers : historique des propriétaires

Vers la fin 2016, de nouveaux fonds viendront compléter cette liste. Ces documents sont à consulter aux Archives de Paris, soit boulevard Sérurier, soit à l’annexe de Villemoisson sur Orge.

Crédits photo Archives de Paris D1M9 111

Crédits photo : Archives de Paris.

Les fonds numérisés disponibles en ligne.
Dans le cadre du respect de la vie privée, la mise en ligne de ces documents est réglementée par la CNIL* qui exige le délai suivant :

  1. Naissance : Actes supérieurs à 100 ans
  2. Mariages : Actes supérieurs à 75 ans
  3. Décès : Actes supérieurs à 25 ans

Les documents disponibles aux Archives de Paris vont de l’année 1897 à 1974. Vous trouverez ci-dessous le détail de ces documents et leurs dates de mise en ligne :

  1. Tribunal civil
    – Les divers jugements et autres documents, de 1897 à 1915, seront disponibles vers mi 2016
  2. Etat civil – Tables annuelles et décennales
    – Les tables de 1897 à 1974 seront disponibles au démarrage du site. (Attention, certaines années ne disposent pas de table décennale mais uniquement de table annuelle )
  3. Etat Civil – Actes
    – Décès : 1ère tranche de 1897 à 1950 (courant 2016)
    – Décès : 2ème tranche de 1950 à 1974 (vers la fin 2016)
    – Naissance : de 1897 à 1915 ( courant 2017 )
    – Mariage de 1897 à 1940 (courant 2017
  4. Etat Civil reconstitué
    – 1ère tranche : uniquement la liste des noms (au démarrage du site)
    – 2ème tranche : Les actes ainsi que le dossier ayant servis à son établissement, c’est à dire les actes religieux, notariés ou les extraits d’actes antérieurs. (mise en ligne prévue pour 2017 – 2018)
  5. Matricule Militaire et dossier complet
    – Le dossier militaire complet du département de la Seine pour la période 1897-1921 devrait être en ligne avant le 11 nov 2018.

*Plus d’informations sur l’article 213-1 du code du patrimoine : cliquez ici

Jean Claude

 

Copyright : Février 2016 – reproduction interdite des textes et photos interdite sans autorisation de l'auteur.

Les adresses :

Archives de Paris
- 18 boulavard Sérurier, 75019 Paris - Tél. : 01.53.72.41.23
- 3 route de Corbeil, 91360 Villemoisson-sur-Orge - Tél. : 01.69.51.53.77

 

Les Baudrier : une grande famille de meuniers.

Le moulin à eau Estampe réalisé par Jacques Callot graveur 1592 1635

Les Baudrier sont des ancêtres de mon grand-père Gaston Bonnet. Dans l’arbre généalogique, ils se situent dans la lignée de Caroline Beurois, sa mère. Ils ont vécu à Saint Symphorien les Ponceaux, un petit village de 80 habitants d’Indre et Loire situé à 40 km à l’ouest de Tours.

Les premiers documents que je possède permettent de remonter jusqu’en 1630*. C’est le point de départ de 6 générations de Baudrier qui vont se succéder jusqu’en  1836, lorsque Jeanne se marie avec Jean Verneau.

– Estampe Le moulin à eau réalisée par Jacques Callot graveur 1592 1635 – source Gallica-Bnf
– *Voir l’article sur les méthodes de recherches (ici)

Le métier de meunier

Estampe Le meunier par M. Schongauer 1450 1491 (source Gallica-bnf)

Estampe Le meunier par M. Schongauer 1450 1491 (Source Gallica-bnf)

Les Baudrier était une grande famille de meunier. Ce métier était très exigeant et contraignant. Il n’existait aucune formation et la relève était difficile à trouver. Pour cette raison, le savoir se transmettait très souvent de père en fils créant ainsi de grandes lignées de meuniers. Celle des Baudrier dura 170 ans.

Pour être bon meunier, Il fallait détenir certaines aptitudes : avoir une capacité d’observation au-dessus de la moyenne et être à l’affût de tous les éléments pour en tirer avantage.

Les meuniers étaient probablement très ouverts du point de vue intellectuel. Ils fabriquaient eux-mêmes toutes sortes d’inventions pour améliorer leur moulin. Ils n’avaient pas d’heure pour dormir, devant être toujours en éveil et être en permanence en communion avec le moulin.

Les moulins

Chaque village avait au moins un moulin pour alimenter la population locale car les habitants devaient se procurer de la farine sans avoir à parcourir une trop grande distance. Le meunier se contentait d’écraser les grains de blé sous la meule de son moulin et de les livrer ainsi écrasés aux ménages ou au boulanger qui se chargeaient de les bluter, c’est-à-dire de les tamiser, pour séparer la farine du son.

Moulin à eau dessiné par Bergeron (Source Gallica-bnf)

Moulin à eau dessiné par Bergeron (Source Gallica-bnf)

Plusieurs moulins à eau sont construits à proximité de Saint Symphorien les Ponceaux: les moulins de Raguin, de Parpin, de Gruais et le moulin Jeannot. Ils sont tous édifiés sur la Roumer, un affluent de la Loire.

Les moulins n’appartenaient pas aux meuniers. Le sujet est un peu complexe. Il se rattache à l’histoire des droits sur la propriété des cours d’eau, aux coutumes locales et à la solidarité d’une communauté d’habitants unis pour les mêmes besoins. Les moulins dont le coût d’exploitation est très important appartenaient soit à une seigneurie, soit une communauté d’habitants soit aux deux par indivision. En pratique ce sont toujours les communautés qui les administraient.

La lignée Baudrier

Dans la famille Baudrier, le premier meunier connu est Pierre, marié à Urbanne Marchand et né vers les années 1630. Ils se marieront dans les années 1660 et auront 6 enfants : Marie, Pierre, Alexandre, René, Louis, Anne et François.

Le meunier de la génération 2 sera Pierre né dans les années 1670. Il se mariera avec Renée Lambert le 1 juillet 1710. Ils auront 4 enfants : Jeanne, Pierre, François et René.

Le troisième sera Antoine. Il se mariera avec Madeleine Lebert le 21 février 1735. Ils auront trois enfants : Pierre-Jean, Antoine et Etienne.

Le quatrième sera Pierre-Jean. Il épousera Anne Porcher le 26 juin 1770. Ils auront 4 enfants : Anne, Michel, Marie et Catherine.

Le cinquième et dernier meunier de cette lignée sera Michel. Jeanne Lebert deviendra sa femme le 9 juin 1803. Une fois marié, Michel quittera le moulin pour devenir cultivateur à Rillé, un village de la région. Il auront 3 enfants : Auguste, Jeanne et Anne.

Jeanne sera la dernière Baudrier. Elle se mariera avec Jean Verneau le 23 novembre 1836. Jean et Jeanne étaient les arrière-grands-parents de mon grand-père Gaston.

Ces cinq générations de meuniers exerceront dans un des quatre moulins de Saint Symphorien ou Avrillé.

Jean-Claude

Copyright : Janvier 2016 – reproduction interdite des textes et photos interdite sans autorisation de l'auteur.

Source :

-Archive de l'Indre et Loire site internet
-Site internet de la meunerie française - histoire
-Site patrimoine Pointe Claire - Mission de recherche (pdf)
-Site les Moulin de Touraine - un moulin d'Avrille  
-La communauté des moulins et des fours au Moyen-âge par Paul Viollet(1840-1914) - Gallica Bnf

Méthodes de travail : Décrypter les textes des registres paroissiaux.

Dans une généalogie, lorsqu’on se trouve dans une situation de blocage sur une branche, il y a peu de solution. Les registres anciens comportent très souvent des textes difficiles à lire. Internet, la lecture sur écran, la qualité des documents et la forme de l’écriture sont autant d’éléments qui rendent les textes indéchiffrables. Comment alors extraire d’un registre des informations fiables pouvant faire avancer sa généalogie ?

Un exemple
Dans mon cas, le problème se pose avec les Baudrier* originaires d’Avrillé lès Ponceaux un petit village d’Indre et Loire. Mon dernier document est un acte de mariage de 1735 alors que le registre le plus ancien pour ce village couvre la période 1608 à 1699. Contient-il des informations intéressantes ? La seule solution est donc de le lire de bout en bout pour essayer d’extraire un maximum de données. Un travail qui sera bénéfique.

* Les Baudrier sont des ancêtres de Caroline Beurois, la mère de mon grand-père Gaston Bonnet.

Etape 1 : La liste des données

Voici la liste des données que ce travail peut rassembler :

Les noms de famille
Il est très souvent impossible d’en décrypter l’orthographe exacte. Heureusement, à cette époque il y avait peu de familles et toutes avaient de nombreux enfants. Les mêmes noms reviennent donc en permanence et il sera facile de retrouver l’orthographe exacte d’un nom.

Les doublons
Dans un registre, le nombre d’individus portant le même nom et prénom est très important. Parfois dans une même famille, le prénom d’un enfant décédé sera réutilisé pour le prochain. De ce point de vue, les actes de naissance sont les documents les plus intéressants car ils sont nombreux et permettent de recomposer la famille au fil du temps.

Déménagement vers un autre village
L’absence d’acte d’une famille n’est pas anodine. Soit elle montrera que la famille était originaire d’un autre village, soit qu’elle a déménagé. 

Les informations complémentaires
Les témoins de mariage, les parrains et marraines apportent aussi leur lot d’informations et ne doivent pas être négligés. On y trouvera souvent le métier et la paroisse où résidait la personne recherchée.

Quelques subtilités de langage
Au fil de la lecture, nous comprendrons mieux certaines subtilités. Prenons un exemple avec le nom de « Baudrier » que l’on trouve aussi écrit sous l’orthographe « Le Baudrier ». Au départ, on peut penser que ces deux orthographes sont une évolution naturelle du temps. En réalité, on s’apercevra à de multiples reprises que les deux écritures apparaissent dans le même acte. Le premier « Le Baudrier » est cité dans l’acte lui-même alors que le second « Baudrier » en est la signature. On peut en déduire que ce dernier est le nom officiel alors que celui qui est précédé de l’article correspond plus à un langage parlé, utilisé dans les actes.

La compréhension complète de l’acte
Les actes sont toujours rédigés de la même manière. Certains mots seront mieux écrits dans un texte plutôt que dans un autre. Au bout de plusieurs pages on aura décrypté la totalité de l’acte et il sera alors plus facile et rapide de lire le registre.

Etape 2 : Collecte de l’information

Au final, on récoltera une somme très importante d’information qu’il faudra trier plus tard. Dans notre exemple, sur un total d’environ 600 actes, on en trouvera une centaine concernant la famille Baudrier. Une solution est de noter sur papier, au fur et à mesure de la lecture.

Exemple de notes relevées sur un registre paroissial

Exemple de notes relevées sur un registre paroissial

Ces notes pourraient comprendre 5 points sous la forme d’un résumé très simple : 

1,2 etc.
Un numéro de ligne, important pour retrouver ses notes. 

95d
Le numéro de la page du registre suivi de la lettre « g » ou « d » pour préciser « gauche »ou « droite » afin de retrouver l’original de l’acte.

Type d’acte
Utiliser les sigles conventionnels pour désigner les actes d’état civil :

  • “o” pour l’acte de naissance
  • “x”   pour l’acte de mariage
  • “┼” pour l’acte de décès

La date
Indiquer la date, même partiellement s’il manque le jour ou le mois.

Informations et conventions sur la prise de notes
Pour éviter d’écrire des dizaines de fois un nom de famille identique, il convient d’adopter une convention d’écriture. Vous trouverez un exemple ci-dessous :

Marie fille de Pierre et Marie Marchand – Parrain : Urban Le baudrier.

  • Les prénoms soulignés portent tous le nom de la famille recherchée : ici « Baudrier ».
  • Si l’orthographe du nom est différente, il sera alors noté en clair.

Noter aussi toutes les informations incomplètes ou isolées qui pourraient être utiles, sans oublier que chaque nom devra être rattaché à une famille.

Synthèse d'une prise de notes d'un registre paroissial

Synthèse d’une prise de notes d’un registre paroissial

Etape 3 : La synthèse

Une fois le registre lu et les prises de notes effectuées, un dernier travail est à réaliser. Il nous permettra de reporter sur papier les relations entre les personnes que nous avons trouvé et ainsi de recomposer la famille pour les ajouter dans notre arbre généalogique.

.

Etape 4 : Les résultats

Nous constaterons qu’il y a une absence de document entre 1610 et 1668 et que certain sont en double. Par ailleurs, beaucoup de pages sont mélangées, la chronologie n’est pas respectée. On le voit, seule une lecture complète du registre nous aura permit de mener à bien cette recherche.

Au total, elle nous aura permis d’effectuer une mise à jour des données pour 16 personnes, 10 enfants et 3 couples.

Acte de décès d'Urbanne Marchand du 12 juin 1681

Acte de décès d’Urbanne Marchand du 12 juin 1681

Le document le plus ancien devient l’acte de décès d’Urbanne Marchand du 7 juin 1681. Urbanne, femme de Pierre Baudrier était alors âgée de 50 ans. 1631 devient la date la plus ancienne pour cette famille. On apprend dans cet acte que Pierre Baudrier était meunier.

Par ailleurs nous avons trouvé des implexes c’est-à-dire une ascendance entremêlée. Jeanne Lebert et Michel Baudrier, qui se marient en 1803, étaient en fait de lointains cousins. Leurs arrière-grands-parents respectifs, Marie et Pierre nés en 1660 et 1670, étaient frère et sœur.

L’ensemble de ce travail aura duré un peu plus d’un mois.

Jean Claude

Copyright : Janvier 2016 – reproduction interdite des textes et photos interdite sans autorisation de l'auteur.

Source :

Archive de l'Indre et Loire : http://archives.cg37.fr//index_archive.php
registre référence 6NUM7/013/001 
Collection communale 
Baptêmes, mariages, sépultures, 1608-1699. 

 

 

Les métiers de nos ancêtres

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Sur les 1000 ancêtres de la base « généalogie », je dispose pour 300 d’entre eux d’informations sur leurs profession.

Le nombre est assez important pour avoir une idée de l’origine sociale de nos ancêtres

Le premier tableau donne un résumé par secteur d’activité. On notera que la moitié de nos ancêtres venaient des métiers de la terre.

Secteur d'activité
Nbre d'Ancêtres
Total299
Métier de la terre
146
Textile / Habillement65
Construction30
Industrie14
Commercant11
Militaire6
Administration9
Alimentation Restauration8
Artiste3
Médecine
1
Divers6

Le second tableau donne plus de précisions pour les métiers de la terre ou je détaille le nombre d’ancêtres par profession.

Les métiers de la terre

ProfessionNbre d'AncêtresDescription
Total Général146
Bêcheur4Ouvrier employé dans l'exploitation d'une tourbière. Il extrayait les pains de tourbe employés ensuite comme engrais ou chauffage à l'aide d'une pelle spéciale appelée louchet à aile.
Closier1Petit Métayer.
Boiseur1Mineur étayant les galeries avec des bois.
Garde-chasse2Personne chargée de faire respecter les lois et les règlements sur la chasse, la faune et la flore.
Garde-champêtre1Fonctionnaire communal chargé des affaires courantes de police.
Laboureur18Agriculteur, cultivateur locataire d'une métairie
Vigneron18Vigneron
Journalier41Ouvrier agricole employé à la journée. Manœuvre.
Manouvrier14Ouvrier agricole employé à la journée. Manœuvre.
Meunier8Artisan qui moud le grain dans un moulin à vent ou à eau pour en faire de la farine.
Ouvrier agricole12Ouvrier agricole.
Fermier4Personne qui payait une somme à un propriétaire pour en exploiter son bien ou sa charge.
Berger4Personne qui garde les moutons mais aussi les oies, vaches, cochons et en général tous les animaux de la ferme quand ils sont dans les pacages et pâtures.
Métayer1Agriculteur exploitant une terre avec les matériels et animaux du propriétaire et partageant de moitié avec lui les fruits de son labeur. Les métairies pouvaient être assez importantes et l'exploitation pouvait aller jusqu'à 50 ha.
Valet de charrue1Ouvrier agricole.
Ménager16Agriculteur petit propriétaire.

Les prochains messages donneront des précisions sur les autres secteurs d’activité ainsi qu’une répartition par nom de famille.

Source image :

Estampe : « Le marchand de gâteaux » – Baptiste, Sylvestre Martin (1791-1859) –
Bibliothèque Nationale de France

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