Les Delesalle durant l’histoire – 1ère Partie : le 18ème siècle

Lisle en Flandre telle qu'elle est fortifiée 1667 - Réalisé par Baulieu

Lisle en Flandre telle qu’elle est fortifiée 1667 – Réalisé par Baulieu

Tout commence en 1694 car c’est à cette date que nous trouvons notre premier ancêtre. Il habite Fives, un petit village tout proche de Lille. Contrairement à beaucoup de familles qui se déplacèrent à travers les régions françaises, les Delesalle sont toujours restés au même endroit.

Le nom de Delesalle est très ancien et très répandu dans la région. Il signifie le nom d’une personne originaire d’un lieu  qui s’appelle « la Salle ». Ce nom désigne une demeure fortifiée et le château de la Salle, première demeure des Comtes de Flandre, en est un exemple.

Le contexte historique

Lille était l’une des capitales de la Flandre qui s’étendait de la mer du Nord à Saint-Omer, Douai, Valenciennes, Bruxelles et Anvers. La Flandre a toujours été l’objet de convoitise de la part des diverses puissances. La richesse de son sol, son industrie, son goût pour les beaux-arts, rendait sa possession très avantageuse pour qui pouvait l’annexer à son royaume. Les rois de France, les comtes de Flandre, les ducs de Bourgogne, Charles-Quint, l’Autriche, l’Espagne en furent tour à tour les possesseurs soit par mariages soit par conquêtes.

Lille prise par Louis XIV en 1667

Le retour de Lille à la France se fit sous Louis XIV par le biais de son mariage avec l’infante Marie-Thérèse d’Espagne (1660) qui devait lui apporter en dot 500 000 écus d’or. A la mort du roi d’Espagne, n’ayant rien reçu Louis XIV réclama les provinces dont sa femme était héritière. Il rassembla une armée de 50 000 hommes  et partit faire la conquête de la Flandre. Le 9 août 1667, la ville de Lille se rendit. Depuis elle est restée française, sauf durant l’occupation hollandaise de 1708 à 1713.

Les premiers ancêtres

C’est dans ce contexte que l’on trouve les premières informations sur nos ancêtres Delesalle :

Jean-François DELESALLE est né vers 1693 à Fives. Il se maria en 1720 avec Marie-Jeanne MAHIEU, elle aussi née à Fives. Ils vivront dans ce village, où naîtra Jean Baptiste. Ils auront 2 enfants et peut-être beaucoup plus, l’absence de registre empêchant les investigations. Jean-François décédera à l’âge de 61 ans le 5 février 1754  A cette date Marie-Jeanne était déjà décédée.

Au milieu du 18ème siècle, Fives comptait environ 700 habitants. Le village était composé d’habitations bâties autour du prieuré ainsi que de plusieurs hameaux et deux faubourgs. La plaine de Fives est une terre fertile qui est limitrophe avec Lille. Elle remonte en pente douce jusqu’au pays de Barœul. Le territoire est donc exclusivement rural.

Leur fils Jean-Baptiste DELESALLE est né en 1729. Il se maria le 9 août 1763 avec Marie-Barbe Joseph ROTRU, native aussi de Fives. Le mariage a eu lieu à la paroisse de St Sauveur à Lille. Les parents des deux mariés étaient déjà tous décédés et les deux jeunes gens avaient quittés le domicile familial pour s’installer à Lille, ville fortifiée. Après leur mariage, ils resteront quelques temps dans ce quartier. Jean-Louis y naîtra le 13 juillet 1770. Plus tard, ils retourneront s’installer à Fives. Marie-Barbe décédera à 64 ans le 3 août 1795 à Fives et Jean-Baptiste à 72 ans, le 29 mars 1801.

Jean Baptiste et Jean François étaient maçons et devaient travailler principalement sur Lille, voire sur la construction des remparts. Au fil des siècles, cette enceinte aura été modifiée et agrandie de nombreuses fois depuis son origine en 1036.

Siège de la ville de LIlle en septembre 1792 par les Autrichiens

Siège de la ville de Lille

Lille était convoitée et très souvent assiégée. En septembre 1792, ce fût les Pays-Bas autrichiens qui bombardèrent la ville. La France leur avait déclaré la guerre quelques mois plus tôt. Mais à la suite de plusieurs victoires sur l’armée Française, les Autrichiens essayèrent de prendre Lille. Durant 8 jours, positionnés principalement dans le secteur de Fives, ils envoyèrent bombes et boulets sur le quartier St Sauveur. Le feu se déclara sur plus de 600 maisons. Mais Faute de munition, leur commandant Albert de Saxe, leva le Siège le 8 octobre, laissant derrière lui une région dévastée.

Siège de la ville de LIlle en 1792 par les Autrichiens

Siège de la ville de Lille en 1792 par les Autrichiens

Quelques mois plus tôt, le 17 avril 1792, le fils de Jean-Baptiste, Jean-Louis, s’était marié avec Marie-Catherine SAMIER. Le mariage eu lieu à la paroisse Saint-Maurice. Ils avaient respectivement 21 et 19 ans. 
Lui sera menuisier et i
ls vivront à Fives et auront 6 enfants, 4 filles et 2 garçons. Marie-Catherine décédera à 56 ans à Fives en 1830, Jean-Louis à 85 ans le 7 sept. 1855.

La vie à Lille à la fin de ce 18ème siècle ?

Voici le récit de Paul François Barbault Royer qui visita Lille en Mars 1799.

En arrivant à Lille par la route de Douai, la première chose qui nous frappe est le nombre très important de moulins à colsat. Avant de rentrer dans la ville, nous devons franchir un très large fossé. Nous empruntons plusieurs ponts. Ces fossés peuvent être remplis d’eau à tout moment grâce à des écluses qui retiennent l’eau de la Deûle. On ne voit que des murailles fortifiées.

Carte de Lille éditée en 1729 par Van Der Aa et Pieter Boudewyn, graveur et éditeur d'estampes. Fait partie de "La galerie agréeable du monde", document en plusieurs volumes - Bibliothèque nationale de France, département Estampes et photographie.

Partie d’une carte de Lille éditée en 1729 par Van Der Aa et Pieter Boudewyn, graveur et éditeur d’estampes. – Bibliothèque nationale de France. Voir le fichier source en HD sur la BNF : ici

Une fois passés l’enceinte, nous arrivons sur un pont de pierre de 12 arches qui se termine sur une très belle porte : La porte des Malades. (Aujourd’hui détruite et remplacée par la porte de Paris). La première rue qui s’offre à nous est la rue des malades (rue de Paris) qui nous amène jusqu’à la Grand Place.
Cette rue est longue, bien pavée et très propre. Du monde dans les rues et beaucoup de boutiques illuminées nous laisse imaginer un commerce florissant. Les maisons qui bordent la rue sont toutes construites sur le même plan, avec une architecture épaisse surchargée de festons. Elles sont habitées par les commerçants.
En réalité, tout cela cache une grande misère de la classe ouvrière. Sur la grand-place, les maisons, qui sont toutes à 2 ou 3 étages, ont des caves converties en logement. Ces caves ferment avec des portes à large battant qui sont toujours ouvertes ; on y voit tout ce qui se passe à l’intérieur. Ces familles ne vivent que grâce au travail de la dentelle. Le bois de chauffage est très cher, les Autrichiens ayant tout brûlé sur leur passage. Il faut le faire venir de très loin par canaux. On se chauffe plutôt avec du charbon ou de la houille.

La promenade sur les remparts est très agréable mais il n’y a jamais personne, probablement à cause du souvenir des diverses guerres que ces remparts véhiculent. Les Lillois préfèrent le quartier de Notre Dame avec ses nombreux jardins, auberges et guinguettes.

La vie est abondante et les marchés sont bien fournis. Les raies et soles viennent de Dunkerque ou de Blakenberg en Belgique. Les huîtres viennent de Calais ou Ostende. Les lillois boivent du vin car les bières ne sont pas très bonnes. Celle de Lille est d’un brun foncé et ne mousse pas. Le pain, dit de méteil, est composé de seigle et de froment. Il n’a pas très bel aspect mais a bon goût. On le sert sur les tables les plus riches. Le pain de France est plus blanc. On le sert en fin de repas pour faire des tartines beurrées, un usage universel que l’on retrouve dans toutes les classes sociales.

A l’extérieur des remparts, la terre est très grasse et fertile. On cultive beaucoup de colsat, une espèce de chou dont la graine fournit de l’huile. Cette culture alimente beaucoup de moulins locaux. On cultive aussi du lin, du blé et du tabac.

La ville compte entre 60 à 80 000 habitants, la plupart employés dans le commerce. Mais durant ce 18ème siècle, l’activité de Lille a beaucoup a beaucoup changé :

  • Le commerce avec les autres territoires de la Flandre était autrefois florissante, mais durant ce 18ème siècle,  Anvers a supplanté Lille en matière de commerce.
  • Coté industrie, Il se fabriquait autrefois plus de 300 000 pièces de textile. Beaucoup de manufactures sont partis vers Bruges et Gand, conséquence des impôts, du niveau de vie et des guerres.
  • Toutes les administrations importantes ont été déplacées vers Douai.
  • Enfin ces activités ont été compensées par un nombre très important de limonadiers, traiteurs et cabaretiers car il restait à Lille plusieurs milliers de soldats.

Tous ces changements ont eu pour conséquence un “dérèglement” des mœurs de la jeunesse. Fêtes et bals masqués étaient organisés. Les courtisanes fourmillaient. Avec la misère et la corruption, des femmes publiques envahissaient les quartiers au coucher du soleil.  A cette période, il naissait parfois plus de 300 enfants dans le mois. La majeure partie était illégitime.

A la suite de ces soirées, beaucoup de bonnes familles se sont trouvées déshonorées. Jean-Baptiste et Marie-Catherine n’ont pas échappé à la règle. Leur fille Marie-Louise, arrière grand-mère de Gustave (Gustave est le grand-père de Jean) donna naissance Louis-Joseph dont le père fut déclaré inconnu. Elle n’avait que 18 ans.

Jean-Claude

Copyright : décembre 2015 – reproduction des textes et photos interdites sans autorisation

Sources Bibliothèque nationale de France :
- Plans anciens et modernes de la ville de Lille par L. Quarré-Reybourbon 1901.
- Guide des étrangers à Lille, ou description de la ville et de ses environs 1772.
- Histoire de Lille depuis son origine jusqu'en 1830, par M. Lucien de Rosny 1838.
- Voyage dans les départements du Nord, de la Lys, de l'Escaut, Paul François Barbault Royer 1798 - 1799
- Petites histoires des pays de Flandre et d'Artois  Romain-Hippolyte Duthilloeul 1835
- "La galerie agréable du monde", document en plusieurs volumes - éditée en 1729 par Van Der Aa et Pieter Boudewyn, graveur et éditeur d'estampes

Lignée Bonnet : les Ouizille, une famille de Vigneron à Breuillet

La famille Ouizille a fait partie de nos ancêtres durant 5 générations de 1630 à 1830. Elle vécu à Breuillet, un village d’Essonne situé à 35 km au sud de Paris, puis à Frotey-Les-Lure dans la Haute Saône, village distant de plus de 400 km.

Au XVIIIe siècle, Breuillet s’appelait Brouillet et comptait environ 700 habitants. C’était alors un très grand vignoble. Lorsqu’on parcourt les registres d’état civil de cette période, on trouve le métier de vigneron dans presque tous les actes. La vigne occupait la grande majorité de la population. D’ailleurs, aujourd’hui, une grappe de raisin orne le blason du village.

Louis Ouizille et Marie Mercelot sont les plus anciens ancêtres de cette lignée. Ils sont cités dans un premier document en date du 23 novembre 1682, période du roi Louis XIV. Il s’agit du mariage de leur fils, Jean Oisil et Elisabeth Pigeaut. Élément rare, le document est parfaitement conservé et très bien rédigé pour l’époque.

Transcription litterale de l'acte de Mariage Le vingt troisième jour de novembre 1682 furent mariées par devant moy Curé Pansart après xxx en fiancailles xxxxx dans ce lieu sans qu'il ce soit trouvé aucunne opposition, Jean Oisil fils de Louis Oisil et de défunte Marie Maerlotte et Elisabeth Pigeaut Fille de Lubin Pigeaut et défunte Louise Gredet. Je leur ay donné la benediction nuptiale en présence de leurs parents et amis. Le dit Oisil assisté de son père, de ses frères xxxx et Gilles Oisil et Miegel Pondgoni, son beau frère, de xxxx Palé son ami, et xxxxx Leduc, ses cousins xxx et germain, et gille Gendruille son parrain et pierre Hubert ami. Ladite Elisabeth Pigeaut assitée de son père, de denis Roger son oncle, Louis Mauneux son cousin germain, de Jean Masson son cousin,, de Jean Fauvau et xxxx famille xxxx lesquelles ont signé avec moy le xxxx xxxx

Transcription litterale de l’acte de Mariage
Le vingt troisième jour de novembre 1682 furent mariées par devant moy Curé Pansart après xxx en fiancailles xxxxx dans ce lieu sans qu’il ce soit trouvé aucunne opposition, Jean Oisil fils de Louis Oisil et de défunte Marie Maerlotte et Elisabeth Pigeaut Fille de Lubin Pigeaut et défunte Louise Gredet. Je leur ay donné la benediction nuptiale en présence de leurs parents et amis. Le dit Oisil assisté de son père, de ses frères xxxx et Gilles Oisil et Miegel Pondgoni, son beau frère, de xxxx Palé son ami, et xxxxx Leduc, ses cousins xxx et germain, et gille Gendruille son parrain et pierre Hubert ami. Ladite Elisabeth Pigeaut assitée de son père, de denis Roger son oncle, Louis Mauneux son cousin germain, de Jean Masson son cousin,, de Jean Fauvau et xxxx famille xxxx lesquelles ont signé avec moy le xxxx xxxx

Malheureusement aucune paroisse n’est citée. La solution a donc été de parcourir les pages des registres. Seule certitude, aucun Ouizille n’apparaît à Breuillet avant 1682. Les parents Louis et Marie n’étaient donc pas de ce village et n’y ont pas vécu. J’estime leur naissance vers les années 1630, probablement dans un village voisin.

C’est donc Jean qui est venu se marier à Breuillet, d’où Elisabeth était native. Il sera vigneron comme la plupart des habitants du village. Je trouve dans les registres trois enfants, Guillaume, Gilles et Jean, mais ils en auront probablement plus. Jean décédera à 64 ans le 14 septembre 1723.

Son Fils Guillaume est l’ancêtre suivant. il est né le 12 juillet 1702. Ses deux premières femmes, Simone Audenard et Jeanne Hubert, décéderont. Il se maria avec Catherine Poisson le 3 juillet 1747. Elle était native de Saint Sulpice de Favières, un village voisin. Ensemble ils auront Nicolas qui assurera la descendance vers les Bonnet.

Le grand Voyage

Nicolas est né à Breuillet le 3 août 1751. Il se maria le 12 septembre 1778 avec Marie-Claude Grondard qui était native de Bruyère le Châtel. Ensemble ils eurent 4 enfants, Marie-Claude, Guillaume, Marie Geneviève et Jean Baptiste. Jean-Louis ne vécu qu’un an.

Entre 1785 et 1789, Nicolas et Marie-Claude décidèrent de partir de Breuillet. Ils ont probablement emmené leurs enfants qui étaient âgés respectivement de 6, 5, 3 et 1 an.

On les retrouvera 4 ans plus tard à Frotey-les-Lure, village de la Haute Saône à plus de 400 km, ce qui pose une question : comment pouvait faire une famille pour effectuer un si grand périple au 18ème siècle.

Les voyages à la fin du XVIIIeme siècle

A cette époque,  il n’était pas rare qu’on se décide à entreprendre un long voyage pour aller chercher meilleure fortune ailleurs. Le transport des voyageurs, comme des marchandises  ne se faisait qu’avec des chevaux, la batellerie ne représentant qu’une très faible partie des transports. Celui des voyageurs était un privilège royal. L’état le sous-traitait à 8 fermiers particuliers et personne d’autre n’était autorisé à transporter des personnes. Le roulage ou transport de marchandises était libre et souvent pratiqué par les paysans comme complément de revenu.

Il existait très peu de cartes sur les chemins ou les routes de France. Les postes en ont créées à partir de 1771. Elles fournissaient une description détaillée de l’ensemble des voies de communication et seront très utilisées par le public. Pour Frotey-les-Lure, La route passait par Dijon (voir carte ci-dessous).

Carte à la fin du XVIIIe siècle

Carte à la fin du XVIIIe siècle

Pour voyager on pouvait choisir plusieurs sortes de voitures à des prix très différents. Le fourgon, la voiture du pauvre, lourde et inconfortable, conçue plutôt pour le roulage, coûtait 6 sous par lieue. La diligence ordinaire à 8 places tirée par 6 chevaux l’été et 8 l’hiver, plus rapide, coûtait 13 sous par lieue. Il y avait d’autres voitures encore plus chères et plus rapides.

Le salaire d’un journalier à ce moment là était de 6 à 8 sous par jour. Frotey-les-Lure étant distant d’une centaine de lieues, ce voyage a du coûter à la famille plus d’une année de salaire.

Toutes ces voitures voyageaient à jours fixes et suivaient un trajet invariable, en général les routes des postes. La rareté des départs était un inconvénient : 4 à 5 par semaine pour les grandes villes comme Lyon et 1 ou 2 pour les autres villes. La vitesse moyenne des voitures publiques ne semble pas avoir dépassé 3 ou 4 km/h à la fin du siècle.

Voyager en France au temps des chevaux est loin d’être une sinécure. Les routes devenaient plus impraticables au fur et mesure que l’on s’éloignait de Paris. Elles n’étaient pas suffisamment larges pour permettre le croisement de deux voitures. L’une ou l’autre devait quitter le pavé pour laisser le passage libre à l’autre. Il en résultait de continuels accidents. L’entretien des routes était une corvée pour les populations à qui l’intendant imposait un certain nombre de journées de travail.

On ne voyageait jamais de nuit par crainte des accidents ou mauvaises rencontres.

Le voyage de la famille a duré un ou deux ans, s’arrêtant probablement longtemps dans des villages étapes.

En effet, on trouve en septembre 1789, à Frotey-les-Lure, un acte de décès d’une petite fille, Marie-Jacqueline Ouizille, âgée d’environ 3 ans. Il n’y a aucun acte de naissance de ce nom à Breuillet. Marie Jacqueline est donc née dans une de ces villes étapes.

Ensuite, les choses ne vont pas bien se passer. 3 ans plus tard, Marie-Claude aura un accouchement très difficile, l’enfant sera mort-né. L’acte de décès de l’enfant parle d’un “accouchement laborieux”. Marie-Claude décédera 4 jours plus tard. en 1792, Nicolas a 41 ans et ses 4 enfants 13, 12, 10 et 7 ans. Lui se remariera un peu plus tard.

Marie-Claude, l’aînée des enfants retournera chez sa tante Marie-Anne Grognard qui vit à Saclay. Elle épousera ensuite Jean-Pierre Bonnet, Maçon, originaire de Rochefort en Yvelines, le père de l’arrière-grand-père de ma mère.

Nicolas a-t-il fait fortune à Frotey-les-lure? Peut-être, L’acte de consentement pour le mariage de sa fille, passé devant notaire précise qu’il est propriétaire.

Jean Claude

Copyright : septembre 2015 – reproduction des textes et photos interdites sans autorisation

Sources :
Nicolas Verdier : Penser le réseau au XVIIIe siècle et au début du XIXe sièclePatrick Marchand : Le Maître de poste et le messager, les transports publics en France au temps des chevaux
Letaconnoux : Le transport en France au XVIIIe siècle

 

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