Pourquoi mon grand-père est-il parti d’Espagne ?

Mon grand père Julien est arrivé en France à 16 ans, en Novembre 1904. Il venait d’Espagne. A son arrivée, il fût hébergé par de la famille à Saint Jean de Luz. Ces informations proviennent des déclarations qu’il a faite, bien plus tard, dans sa demande de naturalisation. La raison de son émigration, rapportée par le souvenir familial, est que le fils aîné avait hérité de l’entreprise familiale : “Una Constructor de Carros”. Mais n’y avait-il pas d’autres raisons ?

Lors de mes recherches, j’ai eu la surprise de trouver une thèse sur les événements décrits ci-dessous, qui par ailleurs sont très peu connus. Elle montre l’importance des incidents qui se sont produits en Tierra de Campos. Ce document de 430 pages a été rédigé en 2010 par Jesús-Ángel Redondo Cardeñoso de L’université de Valladolid. Les informations de cet article proviennent pour une large part de ce document.

La situation générale dans la région au début du 20ème siècle

Mon Grand-père venait de Fontihoyuelo, un petit village de 400 habitants de la “Tierra de Campos”, une région située au centre de l’Espagne. La “Tierra de Campos” est une vaste plaine sans presque aucun relief et dont l’altitude est d’environ 700 mètres.

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Les hivers y sont long et vigoureux. Ils durent plus de sept mois de novembre à avril, avec des températures inférieures à 9°. Elle est habitée par une population essentiellement rurale dont la principale activité est la culture de céréales. Les petits exploitants avaient des conditions de vie proches de la misère et souvent pour améliorer le niveau de vie de la famille ils prenaient en location des terres supplémentaires ou acceptaient en complément des emplois salariés. L’hiver était une période redoutée par la population à cause de la baisse drastique de l’offre de travail. En outre, la région a un climat très irrégulier qui aggrave la situation économique de la population. A cela s’ajoutait une mauvaise répartition des charges publiques avec une tendance à imposer fortement les terres. Les chefs politiques des villages modifiaient les règles de répartition de l’impôt et avec leur amis échappaient aux charges qui retombaient d’autant plus lourdement sur les autres. Tel était la situation dans cette région en 1903.
Selon un document sur l’émigration Espagnole, 1904 (L’année d’arrivée de mon grand-père) a constitué l’année où l’émigration espagnole a fortement redémarré. Elle doublera dans les 2 ans qui suivirent. Pourtant, avec une densité de population deux fois plus faible que la celle de la France, l’Espagne est loin d’être surpeuplée et c’est surtout le monde rural qui a été concerné par cette émigration. Concernant la région de Tierra de Campos, celle-ci sera aussi la conséquence des graves émeutes qui se sont produites à ce moment là. Ces événements ont probablement beaucoup comptés dans la décision de mon Grand-père de partir pour la France.

Les émeutes de l’hiver 1903-04 en Tierra de Campos

C’est vers la seconde moitié du 19ème siècle que se sont produites, dans la région, plusieurs crises alimentaires déclenchant les premières émeutes. La situations des ouvriers étaient très précaires car les salaires étaient bas et irréguliers et fonction de la demande pour les récoltes saisonnières ou annuelles. En Tierra de Campos, ils étaient plus de 40%. Les fermiers s’en sortaient mieux grâce à leur exploitation.

En automne 1903, Le blé a augmenté avec pour conséquence directe une forte augmentation du prix du pain.

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L’hiver 1903-04 a donc été le point de départ de graves émeutes avec les premiers cas en décembre. En voici quelques exemples :

  1. A Villalon de Campos distante de 6 km de Fontihoyuelo, village de mon Grand-père, une foule a occupé la ville.
  2. Plus tard, à Carrion de los Condes distant de 50 km de Fontihoyuelo. 160 hommes accompagnés de femmes et enfants se sont rassemblés dans le village demandant du pain et du travail et ont menacé de prendre d’assaut l’endroit où était stocké le pain.
  3. En février 1904, ce fut au tour de Fontihoyuelo de subir des violences.
  4. A Paredes de Nava, un groupe de femmes a tenté d’arrêter les wagons de blé des villages voisins.

Ces émeutes ont été beaucoup plus violentes que les précédentes. Beaucoup de jeunes en étaient l’origine. Elle se manifestaient par beaucoup de bagarres et de rixes avec des armes blanches. Elles étaient menées contre le pouvoir ou les riches propriétaires mais aussi contre d’autres voisins. Un exemple avec ces groupes d’agriculteurs qui ont essayé de prendre les réserves de pains d’autres habitants du village .

La situation était tellement difficile que la pêche et la chasse furent utilisés de manière intensive causant d’innombrables problèmes avec les propriétaires. La peur de ne pouvoir donner à manger à ses enfants a eu pour conséquence une importante augmentation des cas d’infanticides. Les bébés étaient enterrés dans une des pièces de la maison.

Eté 1904, Les premières grèves

La misère structurelle de la région a permit aux doctrines du socialisme de se développer au cours des premières années du 20ème siècle. En 1903, les socialistes, ayant obtenu des succès électoraux, ont obtenu divers postes de conseillers ou de maires. Le parti socialiste expliqua alors que la grève était une solution bien plus efficace que les émeutes ou les violences.

Estampe partielle : Scène historique réalisé par D. Vinck - Pillage Maison de Saint Lazare, Paris - Gallica

Vue partielle d’Estampe sur une scène historique réalisé par D. Vinck – Pillage de la Maison de Saint Lazare à Paris – Gallica

 

les travailleurs agricoles ont donc formé des associations pour mieux résister. Les villages se sont organisés et ont déclenché en même temps les grèves avec pour revendications une amélioration des repas et une augmentation des salaires.

En été 1904, les récoltes ont été une nouvelle fois mauvaises et le blé a subit une augmentation supplémentaire. Les conflits et les grèves ont donc duré tout l’été puis jusqu’à l’approche de l’hiver.

C’est donc dans ce contexte que mon grand-père, encore mineur, est parti pour la France dans de la famille.

Jean Claude

Nota : Quelques mois plus tard les conflits cessèrent grâce à des augmentations de salaires. Aujourd’hui il ne reste que 33 habitants à Fontihoyuelo alors qu’ils étaient 400 en 1900 (source Wikipédia)

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Source :
- Thèse sur les événements de Tierra de Campos - en langue espagnole - Cliquez ici
- Girard Albert. L'émigration espagnole - Annales de Géographie n°120
- La Tierra de Campos y sus bases ecológicas en el siglo XIV de Angel Vaca Lorenzo - Cliquez ici

Romon : résultat des dernières recherches en Espagne

A la suite des recherches que j’ai mené chez les Mormons ainsi que celles menées par Victor sur les registres de Fontihoyuelo, aux archives de Valladolid (Espagne), l’arbre généalogique de la lignée Romon s’est enrichi de nouveaux ancêtres.

Je comptabilise maintenant 6 générations à partir de mon Grand-père Julien. Tous ces ancêtres sont nés, se sont mariés et ont vécu à Fontihoyuelo. A ce jour, le plus ancien, Andres, est né vers les années 1720.

Voici la liste des ancêtres avec leurs dates de mariage :

  1. Julien Romon & Pilar Gonzalez mariés le 4 Aout 1914 à St Jean de Luz (mon grand-père)
  2. Maximo Romon & Remija Bueno – date de mariage en cour de recherche
  3. Buenaventura Romon & Marcelina Alonso mariés en décembre 1848 à Fontihoyuelo
  4. Juan Romon & Juliana Arguello mariés le 16 février 1822 à Fontihoyuelo
  5. Vicente Romon & Leonor Martinez mariés 17 juin 1789 à Fontihoyuelo
  6. Andres Romon & Maria Theresa Huerta mariés le 4 mars 1752 à Fontihoyuelo

L’acte de mariage d’Andres

L’acte de mariage d’Andres Romon et Maria Theresa Huerta (document ci-dessous) précise qu’ Andres est veuf. Le nom sa première femme est Juana Romon. Le fait que Juana porte le même patronyme (Romon) que son mari n’est pas inhabituel dans la lignée des Romon. On retrouve un cas similaire avec Romon Esteban et Romon Maria qui se sont mariés dans les années 1840 ainsi qu’une étrange situation avec deux patronymes “Alonso Romon” et “Romon Alonso” qui sont inversés. ( voir § suivant)

Tout cela s’explique par la démographie de Fontihoyuelo : En 1857, le village ne compte que 390 habitants et les Romon y occupent une grande partie de cette population. Prenons par exemple un registre de cette période qui contient 270 actes de naissance, 50 enfants sont des Romon. Cela correspond à un taux de 18,6 % soit environ 1/5ème de de la population.

Andres Romon X Maria Teresa Huesta

Informations contenues dans le document : Le quatre mars mille sept cent cinquante deux , j’ai marié….. ….. Andres Romon veuf de Juana Romon et Maria Teresa Huerta fille de Manuel Huerta et de Teresa Panero …. témoins Manuel Condé et Josep Lozano . …. . Santiago Villacis

 

Etrange : Romon Alonso et Alonso Romon

Lors de mes recherches, un élément a attiré mon attention. Maria Alonso Romon possède un patronyme inversé à celui de mon arrière grand-père (Maximo Romon Alonso). De plus, les grands parents de Maria, Vicente Romon & Leonor Martinez font partie de mes ancêtres. Une situation qui m’a apparu singulière et que j’avais du mal expliquer. Seul, la création d’un schéma m’a permit de comprendre les tenants et aboutissants de cette situation

Arbre Romon copyright

Au départ, Vicente Romon & Leonor Martinez se marie le 17 juin 1789 à Fontihoyuelo et ont plusieurs enfants dont Juan et Joaquina. Juan se marie à Juliana et donne naissance, entre autre, à Buenaventura. Ce dernier se marie avec Marcelina Alonso.

Les parents de Marcelina sont Antonio Alonso et Ysabel Ramos qui décède jeune, vers l’âge de 40 ans. Antonio Alonso se remarie avec Joaquina Romon qui devient la belle-mère de Marcelina qui doit avoir environ 15 ans. Plus tard, elle se mariera  avec Buenaventura Romon qui n’est autre que le petit neveu de Joaquina, sa belle mère. Les enfants du couple s’appelleront donc “Romon Alonso” alors La fratrie de Marcelina s’appelle déjà “Alonso Romon”.

L’arbre généalogique complet des Romon

L’arbre démarre à Maximo le père de Julien Romon. En procédant de cette manière, je peux filtrer uniquement les ancêtres de la lignée Romon. Il contient 29 ancêtres et presque tous sont originaires de Fontihoyuelo.

On notera qu’à l’emplacement N° 261 apparait une Romon Maria

Romon Maximo copyright

Double cliquez sur l’image pour l’agrandir

Jean Claude

Copyright - août 2016 -
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Source :
- Microfilm N° 1361457 - Familysearch.org
- Visualisation des registres de Fontihoyuelo aux Archivs de Valladolid

 

Retour d’expérience : ma visite chez les Mormons (Familysearch)

Dernièrement, je me suis rendu dans un centre de l’Eglise de Jésus-Christ des saints des derniers jours pour y consulter un microfilm sur les registres d’état-civil du village espagnol de mon grand-père  J’y ai été particulièrement bien accueilli.

Ce type de démarche permet d’accéder facilement à des documents sources de pays étrangers. Ceux-ci peuvent contenir des informations qui ne figurent pas dans les données indexés par le site Familysearch. Dans mon cas, j’ y ai trouvé un élément clé pour la suite de mes recherches  : le nom du village d’où était originaire mon arrière grand-mère.

Le déplacement a donc été très fructueux. J’ai ramené les copies des actes de naissances de mon grand-père et de quelques-uns de ses frères.

Comment commander le microfilm ?

La commande est assez simple à effectuer. Allez sur le site FamilySearch.com, à la rubrique ” Rechercher / Catalogue” puis effectuez une recherche sur la ville concernée. Le moteur de recherche listera alors tous les microfilms disponibles. Dans les options, le site permet d’accéder aux informations contenues dans ces actes car les principaux éléments de ces derniers ont été indexées.

Copie d’écran du site FamilySearch – Rubrique Recherche / Catalogue

Pour valider la commande, il est nécessaire de créer un compte puis de choisir un centre parmi la liste proposée. Le coût de la visualisation de ce microfilm est très accessible. J’ai payé 8,00 € par Carte Bancaire.

Ensuite l’attente a été très longue, environ 8 mois. La principale raison qui m’a été fournie par Familysearch était que le microfilm était endommagé et qu’il devait être réédité aux Etats-Unis. Cela à pris environ 6 mois. Jouant toujours de malchance, le centre que j’avais choisi pour le visualiser a entre-temps fermé pour travaux et le microfilm s’est perdu lors du transfert. Il faudra 2 mois de plus pour changer de centre et le retrouver le document. Ceci étant, il faut dire que Familysearch a toujours répondu à mes mails dans les 24 h.

Enfin, au bout de 8 mois, une personne me contacte et nous fixons ensemble le rendez-vous. Seule contrainte, la visualisation n’est possible que le mardi. Heureusement, je suis à la retraite.

Visualisation et copie des actes

L’accueil au centre a été très cordial. J’ai été installé dans une pièce dédiée à la visualisation des microfilms et équipée de deux lecteurs. La personne que j’ai eu au téléphone a procédé au démarrage du matériel, à l’installation du microfilm et aux réglages du zoom et de la netteté. Le microfilm contient des registres de plusieurs villages. 4 registres d’entre eux proviennent du village de mon Grand-père, Fontihoyuelo en Espagne.

Les actes sont lisibles mais pas d’une grande netteté car La technologie du microfilm est ancienne. Il me faudra environ 1 heure pour parcourir 1 registre. Les actes sont en Espagnol mais on repère facilement les noms et prénoms.

J’ai prévu de venir deux fois au centre, la seconde me permettant de vérifier des pistes mis en lumière la première fois. Le microfilm reste disponible pendant un temps limité, il sera ensuite réexpédié, sauf à payer un prolongement de la location.

Le système ne dispose pas d’imprimante mais j’avais pris mon appareil photo. Réaliser des photos d’écran n’est pas toujours facile surtout si on veut obtenir la meilleure lisibilité. Pour les réussir, il est important de respecter un certain nombre de critères:

  1. Tout d’abord bannir absolument le flash, complètement incompatible avec une photo d’écran. Veuillez à ce qu’il soit complètement coupé.
  2. Vous devez utiliser le mode d’exposition manuel et ceci pour deux raisons :
    1.  En mode Exposition Auto, le temps d’exposition va varier en fonction de la luminosité du microfilm avec pour conséquence des images soit trop denses soit trop claires. Or en réalité la source de lumière, c’est à dire l’écran, est fixe et il n’y a pas lieu de changer le temps d’exposition. Faites quelques essais pour trouver votre meilleure exposition et préférez des images légèrement plus denses.
    2.  Certains écrans ont des balayages. Dans ce cas, vous devez choisir la bonne vitesse pour éviter ce phénomène.
  3. Les systèmes d’autofocus ayant toujours un peu de mal à effectuer une mise au point sur un écran, n’hésitez pas à doubler ou tripler vos photos.

Mais est-ce réellement la meilleure solution ?

La démarche est intéressante, elle permet d’accéder à des fichiers sources sans grande dépense. Malheureusement la technologie étant ancienne, la qualité des documents n’est pas toujours au rendez-vous, d’autant plus que se pose le problème que la qualité des prises de vue écran. Il existe parfois des alternatives plus performantes avec des résultats de bien meilleures qualités.

La qualité d’une prise de vue d’un acte est nettement supérieure à celle d’un microfilm. Ce dernier comporte parfois des zones d’ombre, plus difficile à lire. Par ailleurs, la résolution d’une Pdv écran est faible et ne permet pas de zoomer pour avoir le détail d’un mot.

Pour l’Espagne, il est assez facile de trouver via les forums espagnols de généalogie Yahoo des personnes qui se chargent d’aller compulser les registres aux archives et de réaliser des photos des actes.
Dans mon cas et compte tenu du délai d’attente du microfilm, j’ai accepté l’offre de Victor qui se proposait d’aller aux archives et photographier les actes qu’il trouverait sur ma famille. Au final, il m’a envoyé 26 photos et surtout des actes de mariage importants, issues de registres abîmés et qui n’avaient pas été numérisés par les Mormons. La qualité des photos est nettement supérieure aux copies d’écran du microfilm.

En conclusion : Compte tenu de la qualité des résultats et des contraintes d’organisations (délai d’acheminement et disponibilité du centre 1 jour par semaine), je conseillerais ce moyen d’investigation une fois épuisé toutes les autres possibilités.

Jean Claude

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Reproduction des textes et des photos interdites sans l'autorisation de l'auteur

 

Acte de Naissance de notre grand-père : Julien ROMON (+ méthode de traduction)

Julien ROMON est né en Espagne à Fontihoyuelo le 23 mars 1888.

J’ai obtenu l’acte de naissance via le site Familysearch. J’ai pu y commander le microfilm du registre de Fontihoyuelo puis le visualiser à Evry (91). Une fois copié, la difficulté a été de le traduire en respectant l’esprit du texte. La méthode utilisée a été décrite en deuxième partie de l’article.

 

N 18880323 Romon Bueno Julian 000008 LDcpr

L’acte de naissance
Transcription de l’acte de naissance en Espagnol

En la villa de Fontihoyuelo, diocecin de Leon, Prov de Valladolid a veinto y
ocho dias del mes de marso de mil ochocientos el ochenta por de ocho yo M Juan Perez
Párroco de la única del Salvador de ella, bauticé solemnemente a un niño que nació
el día 23 del mismo mes a las 3 de la tarde quien puse por nombre
Julián hijo legítimo de Máximo Romon y Remigia Bueno, vecinos de esta y
naturales él de la misma y ella de Villacidaler. Son sus abuelos paternos
Buenaventura Romon y Marcelina Alonso naturale y venido de esta, Materno
Julián Bueno y Julia Cacharro vecinos de Villacidaler. Fueron sus
padrinos Teodoro Bueno, tío del bautizado y la abuela materna. Solo tocó
el padrino a quien advertí el parentesco espiritual y demás obligaciones
contraídas. Fueron testigos Tomas Conde, Julián Conde
y otros feligreses. Y para que conste firmo la presente partida
Fecha ut supra

Traduction en Français

En la ville de Fontihoyuelo, Diocèse de Leon, Province de Valladolid, le vingt-
huit du mois de mars mille huit cent quatre vingt huit, moi, M Juan Perez
Curé de l’unique El Salvador (de cette ville), ai baptisé solennellement un enfant qui est né
le vingt trois du même mois, à 3 heures de l’après midi, qui pour nom
Julián, enfant légitime de Máximo Romon et de Remija Bueno, voisin et
habitant, lui de la même ville, elle de Villacidaler. Leurs aïeux paternels sont
Buenaventura Romon et Marcelina Alonso, habitants et venus de cette ville, Maternels
Julian Bueno y Juana Cacharro, venus de Villacidaler. Ils ont été ses
parrains Teodoro Bueno, Oncle du baptisé, et la grand mère maternelle. J’ai juste
prévenu le parrain de la parenté spirituelle et des autres
obligations. Ont été témoins, Tomas Condé, Julián Condé
et autres paroissiens. Et pour information, le présente document
à la date susmentionnée.

Méthode de traduction

Pour traduire ce texte, le problème majeur a été de transcrire l’acte dans la bonne orthographe. Certains passages étaient faciles mais d’autres totalement incompréhensibles. Dans un premier temps, j’ai essayé de trouver sur d’autres actes les mêmes mots plus faciles à lire, sans réel succès. Je me suis donc tourné vers les forums de généalogie espagnols de Yahoo.

Si j’avais demandé au forum une traduction de l’acte en français, je pense que je n’aurais eu que très peu de réponses car cela représente un certain travail et les bons bilingues doivent être rare. Mon problème principal n’était pas la traduction du texte (il existe de très bon outil) mais son orthographe. J’ai donc demandé au forum une transcription du texte en Espagnol. Afin d’alléger la tache, j’ai recadré le texte sur 4 ou 5 lignes en ne gardant que les parties que je ne comprenais pas. 45 minutes plus tard, j’ai reçu une réponse, Angel avait eu la gentillesse de me réécrire le texte correctement. En procédant ainsi, j’ai pu obtenir un document en Espagnol de très bonne qualité. J’ai pu effectuer sa traduction grâce aux outils disponibles sur le web. L’application la plus pratique que j’ai trouvée est sans conteste Reverso-Context.

Reverso context 2

Cette application propose la traduction d’une expression avec de multiples solutions qui tiennent compte du contexte de la phrase. Une bonne solution pour traduire des textes anciens.

Jean Claude

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Sources :

Site de traduction Reverso-Context : http://context.reverso.net/traduction
Site de Familysearch : https://familysearch.org/
Forum de Yahoo Espagne : https://es.groups.yahoo.com

Famille Cantabrana : du nouveau

Un bonne surprise est arrivée hier par Email.

Jesús, mon contact Espagnol m’a envoyé la suite des recherches qu’il effectue pour moi sur les ancêtres de ma grand-mère Pilar.

Il m’a fourni les noms et prénoms de tous les ancêtres de ma grand-mère sur cinq générations.

Pour le moment, je n’ai pas les dates (naissance ou mariage), mais si on estime une durée de 30 ans entre les générations, on arrive vers les années 1740.

Douze nouveaux noms de famille espagnols arrivent dans la grande base de généalogie qui compte maintenant 2879 individus.

En voici la liste : Manzanares, Ruiz, La Calle, Garcia, Abad, San Millán, Miranda, Bachicavo, Angulo, Martinez, Alliende, Anton.

Grand merci à Jesús pour ce travail

Jean Claude

Vous trouverez ci-dessous l’arbre généalogique au départ de Sébastianna, la mère de Pilar. Double cliquez sur l’image pour l’obtenir en haute définition et lire le contenu.

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Arbre généalogique de la famille Cantabrana

Arbre généalogique de la famille Cantabrana

 

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Ma grand-mère paternelle, Pilar : Le résultat de mes recherches en France et en Espagne

Point de départ
Le premier document qui m’a permit d’avancer dans cette recherche est le dossier de naturalisation, un document d’une quarantaine de pages,  riche d’informations que j’ai pu obtenir en me déplaçant aux archives nationales à Fontainebleau.

Ma grand-mère Pilar est donc arrivée en France (à Saint Jean de Luz)  en 1912 avec sa famille, son père étant décédé 8 ans plus tôt. Elle avait 15 ans et arrivait d’Espagne, de Miranda del Ebro (province de Burgos) où elle est née le 18 octobre 1897 et où elle a passé toute son enfance.

Deux ans plus tard, femme de chambre,  elle habite avec sa mère à Saint Jean de Luz ** et se marie avec mon grand-père Julien. En mars 1915, la société Loucheux qui emploie mon grand-père comme chef de chantier l’envoie à Bassens (Gironde) ou ils resteront jusqu’en décembre 1917.

** On en saura plus le jour où les recensements de la ville seront en ligne.

Les Parents de Pilar : Sebastiana et Joseph
Trouver des informations en Espagne sur les parents de Pilar n’est pas chose simple :

  1. Aucun registre en ligne (du moins pour les provinces qui nous intéressent).
  2. Aucune possibilité de traiter avec les archives locales pour d’éventuelle recherche.
  3. Même en se rendant sur place pour consulter les registres, il faut plusieurs semaines pour obtenir un rendez-vous et les photocopies sont souvent interdites.Tous ces points s’ajoutant au problème de langue, la seule solution est de se faire aider par les forums de généalogie espagnols. Il y en a un par province.

Concernant S. Cantabrana
Sebastiana est née à Treviana, un village de la province de La Rioja. Le lieu et la date de naissance se trouvait sur son acte de décès, un document qui a été facile à obtenir puisqu’elle est décédée à Toulouse, le 12 Août 1942.
Sur le forum de la province La Rioja, j’ai pu trouver une personne, Jesús, qui pouvait aller consulter les registres de Treviana qui se trouvent aux archives de Lenogro. J’ai pu lui demander une mission, trouver deux actes d’état civil et établir une copie de :

  1. l’acte de naissance de Sébastiana.
  2. l’acte de mariage de ses parents, Trifón et Dominica
TREVIANA (Valle del Río Tirón). La Rioja. 2007 - Photo réalisé par Carlos Sieiro del Nido - panoramio.com

TREVIANA (Valle del Río Tirón). La Rioja. 2007 – Photo réalisé par Carlos Sieiro del Nido – panoramio.com

L’acte de naissance de Sebastiana
L’acte a été trouvé et voici la réponse de Jesús, qui a recopié les informations contenues dans le registre.

Libro 8 de Treviana folio 153v. Sebastiana Cantabrana Molina. Nacida el 19/01/1860 hija de Trifón Cantabrana y Dominica Molina. De oficio jornaleros. Nieta de Sebastián Cantabrana y Faustina Manzanares naturales del mismo lugar. Abuelos maternos fueron José Molina y Catalina García.

Traduction :
Livre 8 de la ville de Treviana, feuillet 153v.
Sebastiana Cantabrana Molina, née le 19/01/1860,
Fille de Trifón Cantabrana et Dominica Molina.
Exerçant le métier de journalier.
Petite-fille de Sebastián Cantabrana et Faustina Manzanares
Vivant dans le même village.
Les grands-parents maternels sont  José Molina et Catalina García. 

L’acte de mariage des parents de Sébastiana : Trifón Cantabrana et Dominica Molina
Partant du principe qu’ils avaient du se marier dans la même ville, j’ai demandé à Jesús de rechercher un mariage dans les années qui précèdent 1860. L’acte a été retrouvé, voici les données :

En el libro 4 de casados de Treviana en el folio 9v. Se casarón el 11/11/1853 Trifón Cantabrana de 24 años hijo de Sebastián Cantabrana y de Faustina Manzanares y Dominica López de la Molina de 24 también hija de José López de la Molina y Catalina García.  Sin más datos.

Traduction :
Dans le livre de mariage 4 de la ville de Treviana, feuillet 9v.
Se sont mariés le 11/11/1853
Trifón Cantabrana, 24 ans,  fils de Sebastián Cantabrana et de Faustina Manzanares et
Dominica López de la Molina, 24 ans,  fille de José López de la Molina et de Catalina García.
Sans plus de données.

Premières conclusions :
Mon arrière grand-mère paternelle Sebastiana et ses parents sont nés à Tréviana. Un village qui semble être le lieu d’où est originaire une grande partie de nos ancêtres de la lignée paternelle.

Sébastiana y est née en  1860 tout comme ses parents, Trifón  et Dominica en 1829. Par ailleurs, Jesús, a remarqué que dans les registres de Tréviana, il y avait beaucoup de López de la Molina.

Tréviana est un vieux village qui apparaît dans les textes dès les années 890. Durant le 19ème siècle, il fut très prospère avec plus de 1200 habitants, 260 maisons et une activité orientée vers la céréale, la vigne et une multitude de métiers de service liés à la terre comme le forgeron. Aujourd’hui, le village  ne compte plus que 260 habitants.

Concernant J. Gonzalez :
Mon arrière grand-père, Joseph Gonzalez, lui est né à Sièro une petite ville située à 370 km à l’est de Treviana. Comment a-t-il connu Sebastiana, où se sont-il mariés ? Il est difficile de le savoir et d’obtenir leur acte de mariage.

Peut-être a-t-il été attiré par Treviana dont l’activité était très florissante à cette époque. Dans ce cas, on devrait trouver l’acte de mariage dans les registres de Treviana. Ce sera l’objet d’une prochaine recherche.

Ce qui nous intéresse pour le moment, ce sont les circonstances de sa mort.

Anuario de ferrocarriles españoles - 1903

Anuario de ferrocarriles españoles – 1903

En effet, la mémoire familiale indiquait qu’il était mort dans un accident de train, information partiellement confirmée par l’acte de décès qui indique qu’il est décédé à l’âge de 42 ans, à la gare ferroviaire de Medina Del Campo. Peut-on trouver trace de cet accident sur la presse locale ?

Les premières recherches permettent de trouver des annuaires (Anuario de ferrocarriles españoles) qui recensent l’ensemble du personnel des chemins de fer espagnols. Celui de 1903 donne des informations sur José Gonzalez. Il fait partie de la Section des Inspections Principales d’Exploitation avec la fonction de Chef de la quatrième classe à Pozaldez, petite ville située à 9km de Médina Del Campo.

Les accidents de train sont répertoriés en Espagne et à cette date, il n’y en a eu aucun sur Medina del campo. Cette information  m’a été confirmée par le forum de Valladolid qui m’a transmis un petit article de presse paru le 6 février 1904 sur le journal «El Lábaro» :

El Labaro, le 6 février 1904

El Labaro, le 6 février 1904

« Ha fallecido repentinamente a causa de un derrame cerebral en la oficina de pequeña velocidad de la estación de Medina del Campo, el sub-jefe de la misma D. José González” » 

Traduction :
« Est subitement décédé, à cause d’une attaque cérébrale, dans le bureau de petite vitesse de la station de Médina del Campo, le sous-chef de la station D, José González » 

Merci à Rosa du forum GenValladolid pour le temps passé dans la recherche et l’envoi de l’information.

Jean-Claude

Recherche à entreprendre prochainement
– Acte de mariage de José et Sebastiana
– Acte de naissance de Dominica López de la Molina en 1829
– Acte de naissance de Trifon Cantabrana en 1829
– Acte de mariage des parents de Dominica
– Acte de mariage de des parents de Trifon

Copyright : novembre 2015 – reproduction des textes et photos interdites sans autorisation

 Sources :
 -  Anuario de ferrocarriles españoles de D. Enrique de la Torre
 -  Site de presse ancienne - http://hemerotecadigital.bne.es/index.vm?lang=fr
 -  Wikipedia - https://es.wikipedia.org/wiki/Wikipedia:Portada
 -  Forum de Yahoo   "GenValladolid" et "Gen_rioja"
 -  Archive diocesaine de Lenogro 
 -  Archives Nationales à Fontainebleau
 -  Archives des Pyrénées Atlantique
 -  Presse : El Labaro

 

Le point sur mes recherches en Espagne – 2

La province de Burgos – naissance de Pilar (Gonzalez)

Miranda de Ebro, ville de naissance de ma grand-mère Pilar, est située dans cette province. Ici les recherches furent très simple car, sur simple courrier, la mairie de Miranda m’envoya une copie de l’acte de naissance.

La province de Burgos - Source : TUBS site Wikipédia

La province de Burgos – Source : TUBS site Wikipédia

 L’acte de naissance apporte un certain nombre d’informations intéressantes :

  • Pilar est née le 12 octobre 1897 à 12h  au domicile de ses parents : 11 rue Cuartel del Este* à Miranda de Ebro.
  • Son père José (Gonzalez), Employé dans les chemins de fer est natif de Siero.
  • Sa Mère Sebastianna (Cantabranna) est native de Treviana.

Coté paternel elle est la petite fille de :

  • Bernardo (Gonzalez) et Maria (Villanueva) qui sont natifs et habitent Siero.

Coté maternel elle est la petite fille de :

  • Trifon (Cantabranna) et Dominica (Molina) qui sont natifs et habitent Treviana.

Deux témoins ont signé l’acte, Nicolas (Gil) et Ignacio (Huesco).

 

Historique des recherches :

La province de Riojà : Naissance de Sébastianna

 

Téléchargement de l’acte d’origine (protégé par mot de passe)
Vous pouvez, si vous le désirez, télécharger l’acte de naissance de Pilar Cantabranna.
Lien de téléchargement

Attention, ce fichier est protégé par un mot de passe et pour l’obtenir vous devez me contacter. Je vous l’enverrai si vous êtes de la famille, ou proche de la famille.

Jean-Claude
Copyright : septembre 2015 – reproduction des textes et photos interdites sans autorisation

*Note sur la confidentialité: dans l'espace public qu'est le blog, j'essaye de préserver dans les articles une certaine confidentialité ainsi que le respect de la vie privé. Pour cette raison, les noms de famille sont entre parenthèses.

Notes

* La rue Cuartel del Este existe toujours aujourd’hui. Elle est située tout près de la gare ou devait travailler José, le père de Pilar.

Le point sur mes recherches en Espagne – 1

Mis à jour le 9 sept 2015

Depuis plusieurs semaines, je me consacre aux recherches en Espagne. Elles se sont orientées sur plusieurs régions en fonction des lieux de naissances, décès ou domiciles connus à ce jour.

Voici le détail les informations en ma possession et les régions concernées :

Concernant mon grand-père Julien :

  • La province de Valladolid dont la capitale est Valladolid.
    1888 – Naissance de mon grand père Julien à Fontihoyuelo.
    1853 – Naissance de Alonso, le père de Julien, à Fontihoyuelo.
  • La province de Palencia  dont la capitale est Palencia.
    1914 – Domicile des parents de Julien à Boadilla de Rioseco.

Concernant ma grand-mère, Pilar :

  • La province de Burgos dont la capitale est Burgos.
    1897 – Naissance de ma grand-mère Pilar à Miranda de Ebro.
  • La province de Riojà dont la capitale est Lenogro.
    1860 – Naissance de Sébastianna, la mère de Pilar, à Tréviana.
    Les Parents de Sébastianna, Trifon et Dominica, sont aussi natifs de Tréviana.
  • La province de Valladolid dont la capitale est Valladolid.
    1904 Décès de Joseph, le père de Pilar, à Medina del Campo.
  • La province de Asturias dont la capitale est Ovedio.
    1860 – Naissance de José, le père de Pilar, à Sièro.
    Les parents de José, Bernardo et Maria, sont aussi natifs de Siero.

La province de Riojà (naissance de Sebastianna Canta..)

J’ai commencé les recherches par Tréviana car j’avais la date de naissance de Sebastianna (20-01-1862). L’objectif est de trouver des informations sur ses parents : T. Cantabrana et D. Molina. Les documents, datés d’avant 1870, sont archivés à Lenogro, aux « archivo diocesano » : http://www.iglesiaenlarioja.org/archivo/home.html

Province de  la Riojà - Source : Photo réalisée par TUBS - site Wikipédia

Province de la Riojà – Source : Photo réalisée par TUBS – site Wikipédia

Les recherches sont difficiles. Il n’existe aucun registre en ligne et il semble que les archives n’effectuent pas d’envoi par la poste. Par ailleurs, il n’est pas possible de photocopier les documents. La seule solution est de recopier les données et de les faire certifier par les archives pour une somme de 10 à 20 euros.

Grâce à un forum de la province de Riojà sur la généalogie, j’ai un contact pouvant effectuer des recherches sur place, aux archives d’Ovédio. Le délai de rendez-vous pour consulter les registres est plusieurs semaines. Soyons patient !

Jean-Claude
Copyright : septembre 2015 – reproduction des textes et photos interdites sans autorisation

*Note sur la confidentialité: dans l'espace public qu'est le blog, j'essaye de préserver dans les articles une certaine confidentialité ainsi que le respect de la vie privé. Pour cette raison, les noms et prénoms ne sont pas associés dans une même phrase.

 

Note : méthode pour réaliser des traductions en espagnol.

Aux difficultés de recherche citées plus haut, vient s’ajouter le problème de la traduction en espagnol des emails.  Si ceux-ci ne sont pas correctement rédigés, il n’y a aucune chance d’avoir une réponse. Pour ma part, ne parlant pas espagnol, j’utilise une méthode qui donne des bons résultats.

J’utilise le site www.Reverso.fr. La création d’un compte permet de ne pas avoir de limite dans la longueur des textes. 

  1. Je saisi mon texte en français, sans faute d’orthographe et avec des phrases courtes.
  2. Je lance la traduction automatique.
  3. Je sauvegarde ensuite les deux textes (français et espagnol) dans un fichier texte.
  4. Je relance la traduction automatique, mais cette fois ci en sens inverse (de l’espagnol vers le français).
  5. Je note tous les mots mal traduits (souvent des verbes à plusieurs sens) et je les reporte un par un dans la fonction « Context » du site.
  6. Cette fonction me permet de trouver la bonne expression en fonction des situations. Je change ensuite les mots et vérifie mon texte jusqu’à obtenir une bonne traduction en français. 

La méthode est un peu longue, mais c’est la seule solution pour obtenir une traduction convenable. Comptez 1 heure pour un texte d’une dizaine de lignes.

Fontihoyuelo : Recherches sur les origines de la famille ROMON.

Notre grand-père Julien* est né le 23 mars 1888 à Fontihoyuelo, petit village d’Espagne, tout comme son père Maximo, son grand père Buenaventura et son arrière grand père Juan. Quatre bonnes raisons pour que l’on s’intéresse à ce petit village.

Fontihoyuelo est un village très ancien, il est cité dans des archives du 11ème siècle. Son nom provient de l’ancien terme « Fuente Foilolo » (qui signifie en langue ancienne : source dans le trou) en référence aux nombreuses sources du village. Au 15ème siècle, il était sous la domination du Grand Maître de Santiago. 

Vue de Fontihoyuelo (souce barbarobarbarez Wikipedia)
Vue de Fontihoyuelo (souce  barbarobarbarez Wikipedia)
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Fontihoyuelo est à 802m d’altitude, niché dans le creux d’un vallon. Il fait partie de la comarque de « Tierra de Campos », une région vallonnée dont certaines collines sont surmontées de châteaux. II est situé sur un chemin qui mène à Saint Jacques de Compostelle, dans le nord de l’Espagne, entre Burgos et Léon, à environ 150 km du Portugal. C’est aujourd’hui une région considérée comme le grenier de l’Espagne.

En 1847, le village compte 70 maisons et un peu de moins de 400 habitants. 32 garçons et filles vont à l’école. Le village produisait du blé et de l’orge. Il possédait aussi des vignes, des moutons et des mulets. Certains habitants fabriquaient de la laine et du fromage. L’exode de la population a commencé vers les années 1900 et s’est poursuivit jusqu’en 1960. Aujourd’hui Fontihoyuelo avec 29 habitants est l’un des villages les moins peuplés de la région.

Grand-père Julien* est arrivé en France en 1904 à l’âge de 16 ans. Il avait trois frères et deux sœurs :

  1. Théodore né en 1884, charron, résidant à Valence en Espagne
  2. Marceline née en 1886, sans profession, résidant aussi à Valence
  3. Eusébio né en 1894, Employé des chemins de fer à Irun
  4. Francoise née en 1896, sans profession, résidant à Toulouse
  5. Désidério né en 1905, Cultivateur, résidant à Valladolid

Tous ses frères et soeurs sont nés à Fontihoyuelo.
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Recherches généalogiques
Les recherches généalogiques sur l’Espagne sont un peu compliquées car les registres sont difficiles à trouver sur Internet.

L’état civil a été créé en 1870. Celui de Fontihoyuelo a été numérisé par les Mormons et mis en ligne sur leur site https://www.familysearch.org/. Avant cette date, les registres  étaient tenus par les prêtres de paroisse.
Celui du village a bien été numérisé, il remonterait jusqu’en 1500 mais n’est pas disponible en ligne. Il doit être consulté dans les locaux de l’Eglise de Jésus-Christ (Mormon). En France, il en existe plusieurs par département. Une demande sera faite en septembre prochain pour transférer le microfilm. La visualisation de celui-ci est prévue pour octobre / novembre. J’espère qu’il apportera de nouvelles informations.

Jean-Claude
Copyright : juin 2015 – reproduction des textes et photos interdites sans autorisation

*Note sur la confidentialité: dans l’espace public qu’est le blog, j’essaye de préserver dans les articles une certaine confidentialité ainsi que le respect de la vie privé. Pour cette raison, les noms et prénoms ne sont pas associés dans une même phrase. Les articles précédents seront mis à jour au fur et à mesure.