Guerre 14-18 : Plan du cimetière Militaire de La Neuvillette – Reims

Guerre 14-18

Plan du cimetière Militaire de la Neuvillette (arrondissement de Reims) où repose mon arrière Grand-père Louis Edmond Bonnet, Mort pour la France.

 

Vous trouverez son histoire sur mon post de février 2015

Document en haute résolution : Double cliquez sur l’image pour lire les détails

 

Jean-Claude

Copyright – Août 2017 –
Reproduction des textes et des photos interdites sans l’autorisation de l’auteur

Note : merci à ma cousine, Marie Christine, pour m’avoir envoyé le document et m’avoir permit de l’assembler et de le publier.


 

Recherches : créer un véritable tableau de bord

Introduction

Comme tous les généalogistes, j’ai consulté ces dernières années beaucoup de registres d’état civil. En pratique, j’ai toujours été confronté au même problème, l’absence d’une vue d’ensemble, un vrai tableau de bord pour guider mes investigations.

Trouver un acte d’état civil demande souvent d’étendre la recherche à l’entourage de la personne et dans ce cas, ce document est réellement nécessaire afin de pas oublier une piste. Les logiciels de généalogie ne proposent pas toujours ce type de solution car ils sont souvent axés sur l’ancêtre lui-même.

Pour ma part, j’ai résolu ce problème en utilisant un logiciel de type Tableur.

Le document de base

J’ai choisi le logiciel Excel* de Microsoft, une application que je connaissais déjà avec lequel j’ai créé un document de 15 colonnes qui sont détaillées ci-dessous :

  1. Date à laquelle a été faite la recherche.
  2. Département où se trouve les archives.
  3. Liste des villages qui ont fait l’objet d’une recherche.
  4. Type de document consulté.
  5. Période correspondante au document en question.
  6. 9 colonnes pour les divers noms de famille recherchés.
  7. Résultats de la recherche.

*Il en existe bien d’autre comme le tableur Google Sheets

Cliquez sur l’image pour lire le tableau.
Chaque ligne correspond à une recherche sur un registre. Signification des couleurs de ligne :
Noir = résultat négatif – Vert = résultat positif – Rouge = registre indisponible

A cela s’ajoutent des informations via des commentaires qui prennent la forme d’un petit triangle rouge. On peut y inscrire des annotations comme :

  • Un petit historique de la recherche sur la dite personne
  • Une information sur le registre comme inexistant, pas encore disponible, a été contrôlé deux fois (pour lever un doute), etc.

J’ai ensuite ajouté deux couleurs de lignes :

  1. Le vert lorsque le résultat est positif.
  2. Le rouge lorsque le registre n’est pas disponible.
  3. Par défaut le noir est un résultat négatif.

Une variante pour les enfants

Lorsque les actes sont difficiles à trouver, il est nécessaire de passer par les enfants. On trouvera souvent la liste de ces derniers dans les recensements. Il est alors possible de créer une seconde feuille. (reliée aux parents situés sur la première feuille). Le document est conçu avec les colonnes suivantes :

  1. Date à laquelle a été faite la recherche.
  2. Département où se trouve les archives.
  3. Liste des villages qui ont fait l’objet d’une recherche.
  4. Type de document consulté.
  5. Année de naissance calculée à partir du recensement.
  6. Période étudiée
  7. Nom de Famille.
  8. Prénom de l’enfant.
  9. Résultats.
  10. Date de naissance trouvée.

Pour éviter de confondre le document avec celui des parents, le visuel couleurs est different

L’objectif et la méthode

6 actes de décès manquant

Mes recherches ont été orientées pendant longtemps sur mes ancêtres les plus anciens. Puis récemment, j’ai changé d’objectif : reprendre ma généalogie depuis le début afin de rechercher tous les actes manquants. J’ai pris comme point de départ mes grands-parents en commençant par mon grand-père maternel Bonnet Gaston Edmond. L’édition de ses ascendants sur 5 générations montre l’absence de 6 actes de décès.

Les recherches ayant déjà été effectuées, sans aucun résultat, l’exercice s’annonce particulièrement difficile. Vouloir compléter sa généalogie de manière à avoir l’intégralité des informations n’est pas toujours facile, entraînant parfois un découragement. Ce tableau de bord, va me permettre de noter de manière très rigoureuse le résultat de mes recherches. Ensuite en analysant la situation en fonction des résultats, positifs ou négatifs, je pourrai orienter mes investigations.

 Mes résultats.

Sur les 6 actes manquants, j’ai choisi de commencer par les 4 dates de la branche Beurois. Avec l’aide de ce tableau de bord, j’ai pu orienter progressivement mes recherches et finir par trouver 3 dates de décès sur 4.

3 actes trouvés

  • Au 46ème registre j’ai trouvé la date de décès de Victor Beurois, le 14 juillet 1915 à Rillé
  • Au 76ème celle de Jean Verneau le 19 décembre 1894 à Hommes.
  • Au 97ème celle de Jeanne Baudrier, le 14 janvier 1884 à Channay sur Lathan.

En tout, ce sont 105 tables ou recensements qui ont été contrôlés et notés.

Pour le 4ème acte, celui de Louise Verneau, la recherche a été beaucoup plus compliquée. L’acte de décès de son mari Victor Beurois, le 15 juillet 1915, mentionne qu’elle est vivante. Elle aurait donc 73 ans. Cette information me permet de calculer une plage de recherche que je fixe entre 1903 et 1930.

Sur mon tableau de bord, j’effectue un tri avec 3 données : Les ancêtres de manière à rassembler toutes les recherches déjà effectuées sur Louise Verneau. – Puis les villages pour les avoir par ordre alphabétique – Enfin les periodes pour les avoir de manière croissante.

On trouve ici tout l’intérêt de ce tableau de bord. Il me montre que pour certains villages, certaines périodes n’ont pas été vérifiées. Je vais pouvoir combler ce manque et ensuite orienter mes recherches sur d’autres villages. Malheureusement, je n’obtiens aucun résultat et la date de décès de Louise m’est toujours inconnue.
Une possibilité serait qu’après la mort de son mari, elle soit partie vivre avec un de ses enfants, Mes recherches s’orientent donc de ce coté. Je crée donc une nouvelle feuille sur laquelle je liste le nom des enfants et leurs années de naissance, informations que j’ai trouvées sur les recensements. J’inclus aussi les villages et les périodes concernés, L’idée est de trouver les actes de mariage des enfants afin de savoir s’il a été noté le décès de Louise. J’espère trouver un mariage avec une date postérieure à 1915.

Le document me permet de mettre, immédiatement, en corrélation les villages cités dans les recensements et les dates de naissance afin d’orienter mes recherches. Les résultats sont rapides, je trouve les dates de naissances suivantes :

  • Victor Beurois né le 15 mai 1867 à Rillé
  • Théophile Beurois né le 29 mai 1869 à Rillé
  • Louise Beurois née le 10 février 1871 à Rillé
  • Marie Beurois née le 3 février 1874 à Channay sur Lathan
  • Victorine Beurois née le 09 avril 1876 à Channay sur Lathan
  • Auguste Beurois né le 12 décembre 1877 à Hommes
  • Louis Beurois né le 07 octobre 1879 à Hommes
  • Alfred Beurois né le 19 juin 1881 à Hommes
  • Caroline Beurois née le 03 janvier 1885 à Continvoir
  • René Beurois né le 22 juin 1886 à Continvoir
  • Louis Beurois né le 10 février 1893 à Hommes

A l’aide de ces informations, je calcule que tous ces mariages ont pu avoir lieu entre 1883 et 1932. Malheureusement, durant cette période, aucun enfant ne s’est marié dans ces villages. Pour Louise Verneau, je n’ai plus de piste, je reprendrai donc cette recherche plus tard, une fois que de nouveaux registres seront en ligne J’enregistre le fichier Excel afin de conserver toutes les étapes de ces investigations. En attendant, je continue l’examen des registres pour les deux dernières dates manquantes, celle de Jean Bonnet & Marie Ouizille.

Jean Claude ROMON

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Pour les visiteurs qui effectuent des recherches :

Pour le couple Victor Beurois et Louise Verneau et leurs enfants (voir liste ci-dessus), les recherches ont été effectuées de 1883 à 1932 dans les villages suivants :

Indre et Loire : Avrillé les Ponceaux, Benais, Channay sur Lathan, Château-la-Vallière- Cléré-les-Pins, Continvoir, Courcelles-de-Touraine, Gizeux, Hommes, Noyant-Villages, Rillé, Saint-Laurent-de-Lin, Saint-Symphorien, Savigné-sur-Lathan, Villiers-au-Bouin.
Maine et Loire : Breil, Courleon, Parcay les pins

Beaucoup de fausse piste et un seul résultat le mariage de Théophille le 9 mars 1896 à Savigné sur Lathan (37), acte qui n’apporte aucune information sur le décès de Louise car datant d’avant 1915.

Les ascendants de Gaston Bonnet sur 5 générations sont :
Gaston Edmond BONNET, Louis Edmond BONNET, Caroline Augustine BEUROIS, Louis Pierre BONNET, Estelle Stéphanie ROBILLARD, Victor BEUROIS, Louise Antoinette VERNEAU, Louis Victor BONNET, Victoire Virginie PAILLERET, Germain Xavier ROBILLARD, Marie Anne Sophie ROUX, René BEUROIS, Marie MORISSEAU, Jean VERNEAU, Jeanne BAUDRIER, Jean Pierre BONNET, Marie Claude OUIZILLE, Jean Tiburce PAILLERET, Marie Virginie PAULLARD, Jean Louis ROBILLARD, Marie Rose CHIGANNE, Jean Nicolas ROUX, Marie Anne Sophie BRETTE, François BEUROIS, Marie VINCELOT, Martin Charles MORISSEAU, Madeleine TESSIER, Pierre VERNEAU, Marie ROBIN, Michel BAUDRIER, Jeanne LEBERT

Lignée des Bonnet : La vie de nos ancêtres à Chatenay sur Seine. (77)

Note personnelle : Une pensée pour ma cousine Françoise.

Introduction

Ma nouvelle recherche a démarré en juillet dernier et parmi les ancêtres qui avaient leurs anniversaires ce mois là, J’ai sélectionné Marie-Anne Roux, née le 7 juillet 1762. Elle se trouve dans la lignée de Gaston Bonnet, un de mes grands-pères, et plus particulièrement celle d’Estelle Robillard, la grand-mère paternelle de ce dernier. Marie-Anne se situe, plus loin dans l’arbre généalogique, à 3 générations d’Estelle.

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Fait peu commun, la majorité des ancêtres d’Estelle Robillard sont originaire de Châtenay sur Seine (Seine et Marne). Le couple le plus ancien de ma généalogie est Nicolas Taveau & Jehanne Desplats qui seraient nés vers 1590. A ce jour*, je comptabilise sur Châtenay, 99 naissances et 34 mariages. Au 17ème siècle, on ne compte pas moins de 13 familles sur un total d’environ 500 habitants. Cela représente une part importante de la population de ce village, on peut donc facilement penser que certaines familles étaient là depuis très longtemps.

Cette localité est donc un des berceaux de la famille. Proche de la capitale, elle est située à environ 70 km au sud-est de Paris.  Nos ancêtres (ceux identifiés dans ma généalogie) ont migré tardivement (vers l’année 1865), en direction de la capitale. Ils ne ressentaient donc pas  le besoin de partir. Mais dans quelles conditions vivaient-ils?  Leur histoire étant étroitement liée à celle de Châtenay sur Seine, une recherche sur ce village devrait nous apprendre plus sur leur vie et leur histoire.

*Beaucoup de branches de cette lignée n’ont pas encore fait l’objet de recherche sur le 17ème siècle. Le nombre d’ancêtres né à Châtenay devrait être beaucoup plus important.

Historique

Ozouf, Leterrier, Images d'histoire CE1 1954_0006_Vercing_torix, Gaulois

Village Gaulois

Avant notre ère Chatenay, ancien nom de Châtenay sur Seine, doit son nom à une forêt de châtaigniers. Le village date d’environ 150 ans av JC. A cette époque, il se trouve sur le territoire des Cenons, un peuple gaulois et se situe à environ 30 km d’Agendicum (Sens), capitale de la région. L’origine des Cenons est incertaine. Certains spécialistes les font venir de Bavière d’autres du nord de l’Europe (Danemark, rives de la Baltique, etc.) Tous s’accordent sur le fait que ce peuple recherchait un climat moins rude et que, vers le 5ème siècle av JC,  les guerriers ont rapidement été suivis par des familles entières et leurs troupeaux.
Certains d’entre eux sont allés en Italie combattre les romains et sont à l’origine de la prise de Rome vers 390 av JC. D’autres se sont sédentarisés sur un territoire qui est aujourd’hui la Seine et Marne et l’Yonne. Ils constituèrent avec les autochtones l’une des tribus de la Gaule. En 53 avant notre ère,  pendant la guerre des Gaules, les Sénons, soutenus par d’autres tribus gauloises se sont soulevés contre César. Celui-ci prévenu à temps, arriva avec ses légions. Les Sénons rendirent les armes mais Chatenay eut à souffrir des cruautés que César fit exercer sur ses habitants. Après la conquête, César installa plusieurs légions qui construisirent un fort** pour défendre la route de chantemerle. (Une route qui reliait Paris aux forts de l’est)
** A l’époque féodale une importante seigneurie fit édifier un château à la place de ce fort.

L’école du 17ème au 19ème siècle

Avant le 17ème siècle les habitants ne recevaient aucune instruction. Quelques privilégiés prenaient des leçons auprès du curé de la paroisse, ce dernier jouissant, comme tous les ecclésiastiques, d’une bonne instruction. Le reste de la population était illettré. Nos ancêtres, Nicolas TAVEAU et son épouse Jehanne DESPLATS ainsi que Jacques BONODET & Jeanne MIGNOY , né  dans les années 1590 n’ont certainement jamais connu l’école.
Après les ordonnances de 1560, l’archevêché de Sens proposa, aux habitants des villages voisins qui le souhaitaient, une instruction. Cela produisit rapidement un nombre important de maîtres d’école et les premières écoles furent créés. Celle de Châtenay fut ouverte en 1610.

Une école primaire : Celle de Château Chalon (Jura) au début du XXème siècle.

Les habitants s’engagèrent à rétribuer le maître d’école pour donner une instruction aux enfants. Les premières rétributions se sont fait avec l’abandon de la jouissance d’une partie de leurs biens communaux ainsi que de quelques boisseaux de grain. La place de maître d’école se donnait via un concours. Les prétendants se présentaient et celui qui chantait le mieux était admis.
L’école comportait une vaste salle. Elle était sombre, nue et mal aérée. Elle était seulement meublée d’une estrade avec le bureau du maître d’école et pour les élèves, des tables très grossières. Les enfants comme Jean-François TAVEAU, Marie BONODET, Etienne OBERT, Jeanne DESPLATS reçurent sans doute un enseignement  rudimentaire : Instruction religieuse, lecture, écriture, et calcul avec les 4 opérations fondamentales. Les élèves possédant convenablement les trois dernières matières étaient considérées comme savants.

 

Nomination d’un maître d’école par le village

Le 16 juillet 1809, le maire et le conseil municipal de Châtenay se réunit pour nommer un instituteur. Cela entraînera la rédaction d’un acte dont je vous livre ci-dessous l’exacte transcription, c’est à dire sans aucune correction.

Aujourd’huy seize juillet mil huis cent neuf; trois heures de relevées Nous, Maire, Membres du conseil municipal et habitans de la commune de Châtenay assemblée au lieu ordinaire des scéances, convoquées au son de la cloche en la manière ordinaire, à l’effet de nommer un instituteur pour la dite commune ; Le sieur Simon Bernard instituteur dans la commune de Melz.sur.Seine, s’étant présenté pour être institeur pour ladite commune de Châtenay, Nous Maires, Membres et habitans susdits avons trouvé le sieur Simon Bernard reunissent la  capacité et les talans requis pour instruire la jeunesse et leur montrer les premiers élémens de la lecture de l’ecriture et du calcul ; nous susdits Maires Membres et habitans somme concenu avec ledit sieur Benard pour etre instituteur de la commune de luy payer annuellement la somme de deux cents francs ; Pour son traitement cette somme luy sera payé par le percepteur et receveur des revenus des biens de la commune : il luy sera payé ensus du traitement cy dessus par chaque enfant qui écrirons, cinquante centimes par mois qui assiterons à son école, quarante centimes pour ceux qui lirons dans l’écriture et trente centimes pour ceux qui appelleront;il luy sera fourny le logement en la maison commune ; nous lui accorderons les mois de juillet aout pour faire moison ;ledit sieur sera tenu de chanter et assister à tous les offices qui se celebrant a l’eglise ; d’aider à Mr le Ministre du culte dans toutes ses fonctions de remonter l’hormage, de sonnaire midy tous les jours, sans que le dit sieur Bernard puis demander pour pour ces dites charges de plus de plus le traitement qui luy est accordé cy dessus. Ledit sieur présent après que lecture luy a été faite du présent acte, a accepté toutes les clauses et conditions portés au present, de remplir ses fonctions avec exactitude et a signé avec nous.

 

Mais pour la petite histoire, Simon Bernard n’a été maître d’école que jusqu’au 10 octobre suivant

Le métier d’agriculteur au 19ème siècle

Le  1er octobre 1832, la nouvelle école ouvre ses portes. Elle est située dans le bâtiment de la mairie et comprend deux salles, une pour les garçons et une pour les filles  ainsi que le logement de l’instituteur. Mais Châtenay ne dispose d’aucune aide, gratuité des fournitures, Caisse des écoles ou Caisse d’épargne scolaire qui ont été institués dans le but d’aider parents et enfants. De ce fait les familles font passer leurs intérêts personnels avant l’instruction. Les enfants s’absentent de l’école de mai à novembre pour aider les parents dont la majorité travaille dans les champs.
Les terres qui sont situées au sud du village, entre les deux Seines sont très humides, Elle sont très souvent submergées par les inondations de la Seine, vers le mois de mai. Les pertes pour les agriculteurs sont  considérables, ils préfèrent les terres plus hautes situées au nord du village. Les principaux produits agricoles sont les céréales, les fourrages et la pomme de terre. Les betteraves et carottes permettent de nourrir le bétail que les habitants achètent dans les foires de la région comme celle de Fontainebleau. Vers la fin du 19ème Siècle on compte à Châtenay 1500 moutons, 150 vaches, 48 chevaux, et 12 ânes.

Certains de nos Ancêtres sont vignerons :

  • Jean-Louis Robillard et son père· Jean Nicolas Roux et son père Jean
  • Claude Brette
  • Simon Roux et son père Claude
  • Pierre Bonodet

Ils produisent un vin de qualité inférieure. De plus, il en récolte très peu car le mildiou ravage les vignes. La vie ne devait pas être simple pour eux.

Jean-Claude


Liste des ancêtres d’Estelle Robillard qui sont originaires de Châtenay sur Seine

Identifiés à ce jour (de 1590 à 1850)

Marguerite ANAIS, Nicolas ANAIS, Anne AUBERT, Magdelaine BARBILLON, Marie BARTELOSTE, Genevieve BELLEVILLE, François BONNIER, Marguerite BONNIER, Jacques BONODET, Marie BONODET, Marie Anne BONODET, Pierre BONODET, Claude BRETTE, Etienne BRETTE, Jean BRETTE, Marie Anne Agathe BRETTE, Marie Anne Sophie BRETTE, Anne BUSTEAU, Blaise BUSTEAU, Geneviève CHARDON, Claude CHIGANNE, François CHIGANNE, Marie Rose CHIGANNE, Jean Jacques CORNEBISE, Léonard CORNEBISE, Marie CORNEBISE, Cécile DAUTEL, Lupien DAUTEL, Nicolas DAUTEL, Geneviève DESPLATS, Jean DESPLATS, Jeanne DESPLATS, Jehanne DESPLATS, Marie DESPLATS, Anne DOLLI, Jacques DUDOGNON, Marie DUDOGNON, Philippe DUDOGNON, Marie DUFAY, Marguerite DUPAS, Claude GABRIEL, Jean GABRIEL, Marie Anne GABRIEL, Paule GAGNIER, Pierre GAGNIER, Anne GASTEAU, Francoise GIRARD, Anne GUYOT, MarieLEROUX, Anne MARAULT, Anne MAROT, Jeanne MIGNOY, Marie MOTHE, Marguerite NOURY, Etienne OBERT, Marie PETIT, Etienne PROFIT, Marie Anne PROFIT, Marie Jeanne QUINAULT, Nicolas QUINAULT, Claude ROBILLARD, Estelle Stéphanie ROBILLARD, Germain Xavier ROBILLARD, Jean Louis ROBILLARD, Claude ROUX, Jean ROUX, Jean Nicolas ROUX, Marie Anne ROUX, Marie Anne Sophie ROUX, Marie Catherine ROUX, Simon ROUX, Jean François TAVEAU, Marie TAVEAU, Claude TRAVERS, Jeanne TRAVERS, Françoise TROUVE, Reine TURQUIN


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Si vous utilisez des informations de ce blog, merci de citer la source.

Source :
Monographie de Chatenay dur Seine : Archives de Seine et Marne
agendicum.over-blog.com : site Internet
Wikipédia : Les Senons (version anglaise)
Manuels Anciens : Site Internet
Photo du village Gaulois : Ozouf, Leterrier - CE1 1954

 

Châtenay sur Seine : mise à disposition de données – 1678 à 1725

Nouveau
J’ai décidé de mettre à la disposition de mes lecteurs l’ensemble des résultats collectés au fur et à mesure de mes investigations dans les registres d’état civil.

Lorsque je consulte un registre d’un village, je copie tous les actes contenant le nom de famille d’un de mes ancêtres. Cela me permet ensuite de reconstruire facilement des familles complètes et mettre à jour ma base de données.

Cette méthode, très efficace, génère un grand nombre d’actes y compris certains qui ne me sont pas utiles. Je pense qu’ils pourraient l’être à certain d’entre vous.

Ces informations concernent uniquement les noms de famille qui sont déjà présents dans ma base, soit : Bonodet, Desplat, Profit, Roux, Taveau, Aubert et Faille. 

Pour la période 1678 – 1725, ils représentent environ 200 actes issues de 2 registres de Châtenay sur Seine (Seine et Marne).

Les informations sont disponibles dans 2 tableaux. Les actes d’état civil correspondants sont téléchargeables via un fichier “Zip”, le tableau sous forme de fichier “Pdf”. Ils contiennent des commentaires précis pour vous permettre de savoir si l’information vous intéresse.

Vous trouverez ci-dessous 2 tableaux :

  • Le premier correspond au registre 5MI1402 1704-1725 de Châtenay sur Seine
  • Le second correspond au registre 5MI1401 1678-1703 de Châtenay sur Seine

L’ensemble des noms de famille secondaire (conjoints) sont :

Agnet, Bertauche, Bonnier, Bonsou, Boriau, Boucher, Bret,  Caillot, Cenat,  Cilloy, Coignot, Collin, Constant,  Cousin,  Coutault,  Crespeau, Croiset, Dauvergne,  Deshayes,   Fourquenay,  Galois, Geoffroy,  Guerard, Hottin,  Laborde,  Lambert,  Le Nevau,  Marot, Massart,  Michau,  Mory,  Piguet, Renard Rimat, Riolet,  Tapin, Thery, Violet,

Note : Compte tenu des difficultés de lecture des noms de famille, il convient de vérifier la bonne orthographe sur l’acte d’état civil.


Châtenay sur Seine - 1704 à 1725 - Ce tableau liste une grande partie des actes d'état civil relatifs au nom de Famille suivant : Bonodet, Desplat, Profit, Roux, Taveau, Aubert, Faille. . Le tableau peut contenir des erreurs. Il est nécessaire de vérifier ces données avec l'acte correspondant. Ces deniers sont téléchargeables, via un fichier au format zip à la fin de l'article
ActeJourMoisAnnèeFamilleCommentaires
Baptême12Septembre1707TaveauTaveau Elisabeth Fille de Pierre & Aubert Marie
Baptême12Septembre1704TaveauTaveau Geneviève Fille de Pierre & Riolet Geneviève
Décès22Septembre1719DesplatDesplat Marie Epouse Coignot Jacques
Décès21Septembre1719TaveauAubert Anne Epouse Taveau Nicolas
Décès28Septembre1708RouxRoux Nicolas Fils de Nicolas & Marguerite Bernard
Baptême5Septembre1708ProfitProfit Marie Anne Fille de Denis & Bertauche Marie
Baptême7Septembre1706TaveauTaveau Marie Fille de Nicolas & Fourquenay Anne
Décès30Septembre1704DesplatDesplat Marie Fille de Etienne & Taveau Charlotte
Décès11Septembre1705TaveauTaveau Nicolas Fils de Nicolas & Fourquenay Anne
Baptême27Septembre1724RouxRoux Jean Fils de Claude & Catherine Taveau
Baptême6Septembre1705RouxRoux Jean Fils de Jean & Caillot Marie
Décès18Septembre1713TaveauTaveau Elisab Epouse Dumas Francois
Décès29Septembre1720TaveauTaveau Louis Fils de Pierre et Hottin Louise
Baptême10Septembre1714TaveauTaveau Anne Fille de Pierre & Hottin Louise
Décès27Septembre1704TaveauTaveau Pierre Fils de Pierre & Riolet Geneviève
Décès22Octobre1722RouxBernard Margurerite Epouse Roux Nicolas
Décès14Octobre1713RouxLe Roux Claude Fils de Claude de & Taveau Catherine
Baptême16Octobre1712TaveauTaveau Marie Anne Fille de Pierre & Aubert Marie
Décès28Octobre1708RouxRoux Anne Fille de Simon & Bonnier marguer
Décès22Octobre1709RouxRoux Antoine Fils de Simon & Bonnier Marguer
Décès11Octobre1720RouxLe Roux Suzanne Epouse Antoine Bonsou
Décès18Octobre1708TaveauTaveau Elisabeth Fille de Pierre & Aubert Marie
Décès23Octobre1705RouxNicolas Roux Père de Philippe
Décès29Octobre1708ProfitProfit Magdelaine Fille de Profit & Bertauche Marie
Baptême15Octobre1721TaveauTaveau Anne Fille de Pierre et Hottin Louise
Baptême22Octobre1710TaveauTaveau Louis Fils de Claude de & Lambert Jeanne
Décès30Octobre1704TaveauTaveau Anne Fille de Pierre & Aubert Marie
Baptême4Novembre1718BonnodetBonodet Marie Anne & Creusy Fille de Pierre & M Anne Quenault
Mariage21Novembre1719TaveauTaveau Blaise & Michaut Marie
Baptême22Novembre1705TaveauTaveau Blaise Fils de Pierre & Riolet Geneviève
Baptême27Novembre1714RouxRoux Geneviève Fille de Claude & Taveau Catherine
Baptême24Novembre1715TaveauTaveau Marie Jeanne Fille de Claude & Lambert Jeanne
Baptême9Novembre1722TaveauTaveau Marie Fille de Blaise & Michaut Marie
Décès22Novembre1706TaveauTaveau Jeanne Epouse Collin
Mariage4 MNovembre1715Taveauagnet & Taveau Anne Fils de Jean & Riolet Geneviève
Mariage19Novembre1720RouxBertrand & Marguerite Le Roux. Fille de Nicolas & Marguer
Baptême10Novembre1710TaveauTaveau Catherineine Fils de Nicolas & Fourquenay Anne
Mariage23Novembre1706RouxBlanchard & Anne Taveau Fille de Jean & Deshay Jeanne
Baptême14Novembre1723ProfitProfit Etienne Fils de Etienne & Marot Anne
Décès8Novembre1723BonnodetBonnodet Fils de Jean & Mory Madeleine
Mariage10Novembre1721AubertDudognon Aubin & Taveau Anne Fille de Nicolas & Aubert
Mariage26Novembre1711RouxLambert Philippe & Isabelle Leroux Fils de Nicolas & Isab
Mariage24Novembre1711RouxRoux Claude & Taveau Catherineine
Mariage24Novembre1711RouxRoux Claude & Taveau Catherineine Fille de Jean & Deshay Jeanne
Mariage19Novembre1729RouxBertrand Francois & Marguerite Leroux
Baptême10Mars1705TaveauTaveau Jeanne Fille de Vincent & Marie Guerard
Décès6Mars1715TaveauTaveau Francois Fils de Louis & Boucher Geneviève
Baptême7Mars1718RouxRoux Claude Fils de Claude & Catherineine Taveau
Décès4Mars1715TaveauTaveau Anne Fille de Pierre & Hottin Louise
Décès3Mars1705DesplatDesplat Anne Fille de Nicolas & Marie
Ondoyé6Mars1720RouxRoux Philippe Fils Claude & Catherine Taveau
Décès18Mars1705TaveauTaveau Marie Fille de Taveau et Marie Guerard
Baptême6Mars1720RouxRoux Jeanne de Claude & Catherine Taveau
Décès24Mars1713TaveauTaveau Geneviève Fille de Pierre & Aubert Marie
Décès18Mars1723TaveauTaveau Pierre frère de Paul & Louis
Baptême5Mai1704BonnodetBonodet Jean Baptiste Fils de Pierre et Geneviève Fils Desplat
Baptême7Mai1721TaveauTaveau Blaise Fils de Blaise & Michaut Marie
Baptême20Mai1724TaveauTaveau Francoise Fille de Francois & Crespeau Francoise
Décès21Mai1704RouxRoux Anne Fille de Claude & Galois Anne
Décès22Juin1708ProfitProfit Denis Frère d'Estiienne
Mariage8Juin1723TaveauTaveau Francois & Crespeau Francoise
Baptême22Juin1706TaveauTaveau x Fille de Pierre et Aubert Marie
Baptême9Juin1716TaveauTaveau Pierre Fils de Pierre & Hottin Louise
Décès9Juin1722RouxRoux Elisab Epouse Lambert Philippe
Baptême22Juin1706TaveauTaveau Geneviève Fille de Pierre & Aubert Marie
Décès23Juin1706TaveauTaveau Fille de Pierre & Aubert Marie
Baptême4Juin1712TaveauTaveau Louis Fils de Louis & Boucher Geneviève
Baptême19Juillet1716BonnodetBonodet Marie Catherineine de Nicolas & Croizet Geneviève
Décès27Juillet1714BonnodetBonaudet Nicolas Fils de Nicolas & Coizet Jeanne
Baptême26Juillet1704ProfitProfit Jeanne Fille Profit & Michot Marguerite
Baptême9Juillet1762RouxRoux Marie Anne Fille de Simon & Profit Marie Anne
Décès28Janvier1704TaveauTaveau Fils de Claude de & Bonnier
Ondoyé3Janvier1722BonnodetBonnodet Fils de Pierre & Quinault
Baptême7Janvier1704DesplatDesplat Marie Fille de Estienne et Taveau Charlotte
Baptême7Janvier1707TaveauTaveau Marie Fille de Claude & Lambert Jeanne
Mariage14Janvier1721DesplatMassard & Marie Profit Fille de Etienne et Marie Desplats
Mariage21Janvier1721RouxGouby & Marguerite Benodet
Décès1Janvier1711TaveauTaveau Marie Epouse Geoffroy Jacques
Décès9Janvier1722RouxRoux Claude Epouse Gallois
Baptême20Janvier1717BonnodetBonodet Pierre Fils de Pierre & M Jeanne Quinault
Mariage3Février1711TaveauVallèe Nicolas & Taveau Jeanne Fille de Paul
Mariage8Février1724RouxRoux Etienne & Creusy Marie Fils de Claude de & Gallois
Baptême28Février1707FailleFaille Marie Fils de Faille & Gerard
Baptême13Février1719TaveauTaveau Louis Fils de Pierre & Hottin Louise
Baptême20Février1707ProfitProfit Fils Denis de Fils Denis & Bertauge
Mariage8Février1718DesplatCauby & Marguerite Desplat
Mariage9Février1723BonnodetBonodet Jean & Mory Madeleine
Baptême11Février1705ProfitProfit Fille d'Etienne & Michau Marguerite
Décès11Février1720DesplatDesplat Etienne Oncle de Blaise Taveau
Mariage20Février1719RouxRoux Claude Oncle de la marièe
Baptême17Février1710TaveauTaveau Marie Fille de Pierre & Aubert Marie
Décès21Février1705TaveauTaveau Marie Epouse de Jean taveau
Baptême16Février1708ProfitProfit Marie Fille de d'Estienne et Michot
Baptême30Décembre1724RouxRoux Claude Fils de Claude & Taveau
Décès9Décembre1717TaveauTaveau Louis Fils de Claude & Lambert Jeanne
Décès22Décembre1714TaveauTaveau Vincent Frère de Pierre Cousin de Nicolas
Décès14Décembre1712DesplatDesplat Charlotte Veuve Piguet Pierre
Décès31Décembre1721BonnodetBonnodet Fils de Pierre Fils de Pierre
Baptême14Décembre1708TaveauTaveau Nicolas Fils de Nicolas & Fourquenay Anne
Baptême24Décembre1714TaveauTaveau Francois Fils de Louis & Boucher Geneviève
Décès28Avril1707TaveauTaveau Marie de Taveau & Marie Renard
Décès5Avril1705TaveauFils de Vincent Taveau et Marie X
Décès27Avril1715TaveauTaveau Marie de Pierre & Aubert Marie
Baptême7Avril1716RouxRoux Philp Fils de Claude & Taveau Catherine
Mariage23Avril1722ProfitBachot & Profit Marie Veuve Massart
Décès1Avril1706TaveauTaveau Marie Fille de Taveau & Marie Boriau
Décès4Avril1720TaveauTaveau Claude Epouse de Jeanne
Décès27Avril1720TaveauTaveau Jeanne Fille de Jean & Deshay Jeanne
Décès4Avril1714TaveauTaveau Marie de Pierre & Hottin Louise
Baptême16Août1716ProfitProfit Jeanne Fils de Etienne & Michot Marguerite
Décès20Août1718RouxRoux Philppe Fils de Roux & Taveau Catherine
Baptême28Août1705ProfitProfit Marie Madeleine Fille de x & Bertauche Marie
Baptême17Août1712BonnodetBonodet Nicolas Fils de Nicolas & Croissette Geneviève
Mariage7Août1707TaveauGoffry & Marie Taveau
Décès25Août1704ProfitProfit Jeanne Fille de Denis & Desplat Geneviève
Baptême27Août1722RouxRoux Genevièvee Fille de Claude & Catherine Taveau
Baptême30Août1708TaveauTaveau Louis Fils de Claude & Lambert Jeanne

 

Châtenay sur Seine - 1704 à 1725 - Ce second tableau liste une grande partie des actes d'état civil relatifs au nom de famille cités ci-dessus .
Note : Le tableau peut contenir des erreurs. Il est nécessaire de vérifier ces données avec l'acte correspondant. Ces deniers sont téléchargeables, via un fichier au format zip à la fin de l'article.
ActeJourMois AnnéeFamilleCommentaires
Baptême3Septembre1682TaveauTaveau Jean Fils de Jean & Violet
Baptême15Septembre1691RouxRoux Simon Fils de Guillaume & Michau Simone
Mariage19Septembre1695DesplatDesplat Estienne & Taveau Charlotte
Mariage19Septembre1695DesplatDesplat Estienne veuf Lambert & Taveau Charlotte veuve de Obert Estienne
Décès16Septembre1699BonodetBonodet Jeanne Fille de Pierre et Desplats
Décès26Septembre1699DesplatDesplat Estienne Fils de Estienne & Taveau
Décès26Septembre1699DesplatDesplats Estienne Fils de Etienne & Desplat
Baptême28Septembre1690DesplatDesplat Marie Fille de Nicolas & Marie
Décès17Octobre1684RouxRoux Anne
Décès20Octobre1681BonodetBonodet Marie Epouse de Taveau Jean
Décès16Octobre1699BonodetBonodet Jeanne Fille de Pierre & Desplat
Décès2Octobre1694TaveauTaveau Estienne Fils de Claude
Baptême1Octobre1686BonodetBonodet Jean Fils de Pierre & Rimat
Baptême29Octobre1684TaveauTaveau G Fils de Jean & Desaye Jeanne
Baptême26Octobre1682TaveauTaveau Marie Fille de Jean & Dauvergne Marie
Baptême3Octobre1680TaveauTaveau Philippe Fils de Pierre & Constant Jeanne
Mariage27Novembre1703TaveauTaveau Vincent & Benard Marie
Baptême7Novembre1680RouxRoux Marie Fille de Simon & Marguerite
Mariage9Novembre1699TaveauTaveau Jean & B Marie
Décès24Novembre1700DesplatDesplat Marie Epouse Profit Estienne
Baptême18Novembre1700ProfitProfit Anne Fille de Estienne & Desplat
Baptême20Novembre1702ProfitProfit Jeanne Fille de Denis & Desplat Geneviève
Mariage5Novembre1686TaveauTaveau Charlotte Fille de Jean & Bonodet
Décès4Novembre1700TaveauTaveau Louise Fille de Pierre & Piquet Marie
Décès18Novembre1691TaveauTaveau Francois 30 ans frère de Jean & Etienne
Mariage19Novembre1686TaveauTaveau Nicolas & Lambert Anne
Baptême26Novembre1686TaveauTaveau Nicolas Fils de Pierre & Bonodet Marie
Décès6Novembre1694TaveauTaveau Catherine Fille de Antoine.& Cilloy Jeanne
Baptême16Novembre1686TaveauTaveau Jean Fils de Jean & Jeanne
Mariage23Novembre1678RouxRoux Simon & Bret
Baptême19Mars1688TaveauTaveau Anne Fille de Jean & Dauvergne Marie
Décès12Mars1700DesplatDesplat Anne Fille de Etienne & Taveau
Baptême16Mars1700TaveauTaveau Louise Fille de Pierre et Lambert.
Baptême25Mars1703TaveauTaveau Geneviève Fille de Pierre & Lambert
Baptême17Mars1695ProfitProfit Marie Fille de Estienne et Desplats
Baptême6Mars1682TaveauTaveau Louis Fils de Vincent & Thiery Vincente
Baptême3Mars1700DesplatDesplat Anne Fille de Estienne & Taveau
Baptême14Mars1703RouxRoux Estienne Fils de Simon & Bonnier
Baptême10Mars1684RouxRoux Simon Fils de Simon & Marguerite
Décès2Mars1700DesplatDesplat Anne Fille de Estienne & Taveau
Décès12Mars1682BonodetBonodet Claude Epouse Coutault Marie
Décès19Mai1678TaveauTaveau Nicolas 90 ans
Baptême10Mai1698RouxRoux Estienne Fils de Claude & Galois Anne
Baptême3Mai1698RouxRoux Marguerite Fille de Simon & Marguerite
Baptême14Mai1698DesplatDesplats Marguerite Fille de Estienne & Taveau
Baptême15Mai1693RouxRoux Claude Fils de Guillaume & Laborde Marguerite
Mariage10Mai1693BonodetBonodet Pierre & Desplat
Baptême28Juin1702ProfitProfit Madeleine Fille de Pierre & Michau Marguerite
Baptême21Juin1690TaveauTaveau Francois Fils de Francois & Bonodet Marie
Mariage15Juin1694ProfitProfit Etienne & Bonodet Marie
Mariage7Juin1689TaveauTaveau Claude & Bonodet Marie
Décès19Juillet1699TaveauTaveau Jean Fils de Jean & Desaye Jeanne
Décès5Juillet1700RouxRoux Loup fr ère de Claude et Nicolas
Mariage6Juillet1700TaveauGauthier & Taveau Suzanne Fille de Paul
Mariage6Juillet1700TaveauGauthier & Taveau Suzanne Fille de Paul
Baptême8Janvier1699RouxRoux Anne Fille de Simon & Bonnier
Baptême19Janvier1703TaveauTaveau Estienne Fils de Pierre & Riolet
Décès13Janvier1691BonodetBonodet Leonard 60 ans Père de Jean & Francois
Mariage10Janvier1680BonodetBonodet Pierre & x Croisat
Baptême1Février1694DesplatDesplats Angélique Fille de Nicolas et Desplats
Baptême1Février1691BonodetBonodet M Anne Fille de Jacques & Le Nevau
Mariage4Février1682TaveauTaveau Jean & Geneviève Riiolet
Décès7Février1703DesplatDeslplat Simon Fils de Simon & Bertauche
Baptême22Février1698BonodetBonodet Jeanne Fille de Pierre & Desplats
Mariage7Février1689RouxRoux Guillaume & Michau Simone
Baptême18Décembre1702TaveauTaveau Anne Fille de x & Fourquenoy
Décès4Décembre1700ProfitProfit Anne Fille de Estienne & Desplat Marie
Baptême14Décembre1701TaveauTaveau Marie Fille de Nicolas & Lambert
Décès8Décembre1703BonodetBonodet M Anne Fille de Nicolas & Lambert
Baptême12Décembre1701TaveauTaveau Louis Fils de Pierre & Riolet
Baptême4Décembre1682TaveauTaveau Anne Fille de Jean & x
Baptême28Avril1698TaveauTaveau Jeanne Fille de Pierre et Laubert
Baptême14Avril1699TaveauTaveau Nicolas Fils de Nicolas & Lambert
Décès29Avril1685BonodetBonodet Marie Epouse Taveau Jean
Baptême16Avril1691TaveauTaveau Jean & Deshayes Jeanne
Baptême9Avril1690BonodetBonodet Charles Fils de Pierre & Cenat
Baptême20Août1698DesplatDesplats Nicolas Fils de Nicolas & Taveau Marie
Décès13Août1699TaveauTaveau Fils de Nicolas & Lambert
Décès7Août1686TaveauCaillot Louise Epouse Taveau Pierre
Baptême6Août1699TaveauTaveau Pierre Fils de Pierre & Tapin Anne
Baptême16Août1690TaveauTaveau Nicolas Fils de Nicolas & Aubert
Baptême17Août1691TaveauTaveau Nicolas Fils de Jean et Violet
Baptême21Août1689TaveauTaveau Jeanne Fille de Nicolas & Aubert

Jean Claude

Août 2017
Sources : Archives Seine & Marne - Châtenay sur Seine.

Les fichiers à télécharger sont :

Ancêtre introuvable : l’occasion d’améliorer sa méthode de travail.

A la suite des recherches sur mon Sosa 666 (voir l’article précédent) je me suis aperçu que je n’avais aucune information sur Jean Gabriel (un ancêtre des Bonnet). J’ai donc décidé de remédier à ce manque, pensant trouver rapidement les actes absents. Mais les choses ne sont jamais très simples. Voici donc le résumé de mes recherches qui ont eu pour conséquence une importante amélioration de ma méthode de travail.

Etape 1 : Courcelles en Bassée

Au départ, je commence par rechercher l’origine des informations en ma possession. Jean Gabriel apparaît dans l’acte de mariage de sa fille Marie-Anne qui a lieu à Courcelles en Bassée en Janvier 1782. Il est noté comme défunt. La mère de Marie-Anne s’appelle Paule Gagnier (ou Gasnier, Garnier).

En considérant que Jean Gabriel et sa fille se sont mariés vers l’âge de 30 ans, on peux avoir une première approche des dates:

  • Naissance de Jean : 1782 – (2×30) = 1722. On peut considérer qu’il est né entre 1715 et 1730
  • Mariage de Jean : 1722 + 30 = 1752 On peut considérer qu’il s’est marié entre 1740 et 1760

Mes premières recherches se font sur le village de Courcelles en Bassée via 3 registres qui couvrent la période de 1620 à 1774 :
1/ Le premier registre 1753-1774 ne me donne que les données suivantes :

  • Le 7 octobre 1758 décès de Claude Gabriel 9 ans fils du défunt Jean Gabriel et Paule Garnier
  • Le 31 janvier 1761 remariage de Paule Garnier avec Claude Chiganne

2/ Le second registre 1731-1752 ne possède aucun acte contenant le nom de Gabriel
3/  Le troisième registre 1620-1731 est quasiment illisible

Le peu d’information sur la famille Gabriel / Garnier laisse penser que le couple vivait dans un autre village.

Etape 2 : Le point sur mes données

Avant de continuer mes recherches, je refais une mise à jour de mes données :

Jean Gabriel est marié à Paule Garnier. Ils ont deux enfants :

  1. Marie Anne qui se marie en 1782. Elle est majeure. La majorité étant à 25 ans, elle est donc né en 1757 ou avant.
  2. Claude qui décède en 1758 à l’age de 9 ans environ. Il est donc né vers 1749

Entre ces deux dates 1751-1757 ils ont forcement eu d’autres enfants.
Paule et Jean se sont mariés dans les années précédent 1750
Jean est né entre 1715 et 1730 et il est décédé entre 1750 et 1758.

Etape 3 : Châtenay sur Seine

Les recherches doivent donc se faire dans la plage 1715  – 1758.
Je continue avec Châtenay sur Seine, village le plus proche de Courcelles en Bassée en commençant par deux registres :

1. Le premier registre [5 MI 1402 – 1720 – 1725 – 195 pages] qui ne contiennent aucun acte sur les Gabriel.
2. Le second registre [5 MI 1403 -1736 à 1758 – 232 pages] dans lequel je trouve un seul acte. Jean Gabriel est témoin. dans l’acte de décès de Jean Baptiste Gagnier, (Avril 1750).

Jean Gabriel Témoins en 04 1750 retouch

Dans cet acte, Jean Gabriel apparaît comme témoin, une information qui semble secondaire. Pourtant, à y regarder de plus près, on voit qu’il a le statut de beau-frère, une indication essentielle. A la lecture de l’acte, on peut déduire qu’il a deux sœurs et par ailleurs trouver les noms des parents de sa femme. : Pierre Gagnier et Reine Turquin (orthographe incertaine)

De cet acte, il résulte plusieurs informations intéressantes décrites dans la légende de la photo

La famille Gabriel est donc importante. Le nombre d’actes d’état civil doit être conséquent. Ils doivent se trouver dans un registre, dans un village des alentours.

Etape 4 : Google et les autres outils

Avant de continuer les recherches sur les autres villages, je décide de consulter les sites en ligne. Ils apportent très souvent une solution au regard des recherches déjà effectuées par les généalogistes. Je vais utiliser les 4 sites principaux :

Moteur Google
Le mot clé que je vais utiliser est : [“Jean Gabriel” “Paule Gagnier”]
Le nom de Gagnier sera écrit avec les différentes variantes possibles : Gagnier, Ganier, Garnier, Gannier, etc. Pour Google, les guillemets sont des opérateurs et répondent au fonctionnement suivant :
“Si vous mettez des guillemets autour d’un mot ou d’une expression, les résultats n’incluent que les pages où ces mots s’affichent dans le même ordre. N’utilisez les guillemets que si vous souhaitez rechercher un mot ou une expression précise. Dans le cas contraire, vous risqueriez d’exclure des résultats de recherche utiles.”

Cette méthode donne de très bons résultats mais dans mon cas les recherches sont négatives.

Site Geneabank, Geneanet, Heredis : Aucun résultat

Etape 5 : Amélioration de ma méthode de travail.

Carte Chatenay sur seineIl me reste à regarder tous les registres des villages des alentours. J’utilise Google Maps pour établir la liste, soit au total 10 villages : Saint Germain Laval, Salins, La Tombe, Gravon, Balloy, Laval en Brie, Forges, Egligny, Montigny-Lencoup, Montereau Fault Yonne. La tache semble immense.

En généalogie, le principal problème à gérer est la prise de notes et la manière de les classer. La quantité de données que l’on consulte est très importante. Une information qui semble marginale lors d’une première lecture peu devenir très importante, plus tard. Il faut pouvoir la retrouver rapidement. Comment éviter alors le travail très fastidieux qui consiste à relire plusieurs fois le même registre. C’est pour cette raison que j’ai décidé d’améliorer sérieusement ma méthode.
Je vous la décris ci-dessous. Elle s’appuie sur trois principaux points :

  • Le logiciel Evernote,
  • Un logiciel de capture d’écran,
  • Un stockage local via un dossier et une architecture précise

Evernote
J’utilise beaucoup Evernote qui est devenu aujourd’hui la plate forme centrale de toutes mes recherches. Je reviendrai plus précisément sur ce logiciel dans un prochain article.
Ici, je l’utilise en créant des tableaux pour garder un historique précis de mes recherches. L’organigramme se présente de la manière suivante :

  1. Un carnet de note intitulé : Historique recherches registres
  2. Dans chaque carnet, une note par Département Français.
  3. Dans chaque note,
    1. Une entête avec le lien vers le site d’archives départementales
    2. Un tableau par village consulté. Dans une seule note, Il est possible d’avoir une succession de tableaux.
  4. Dans chaque tableau
    1. Une entête avec le nom du village, les années concernées par la recherche, Les noms de famille
    2. La colonne 1 : Numéro du registre
    3. La colonne 2 : Situation de la recherche : vu, à voir, en cours arrêt page XX
    4. La colonne 3 : Résultat de la recherche : lien vers le dossier interne contenant les actes copiés
    5. La colonne 4 : Lien vers le site d’archives départementales pour le village concerné.
Evernote 2

Evernote permet de créer des tableaux contenant des informations, des liens vers le web et des liens vers le stockage local. Il devient alors une véritable plateforme, point central de toutes les recherches

J’ai alors une vision très précise sur l’état de mes recherches.

Logiciel de capture d’écran
J’utilise le logiciel que l’on trouve dans les accessoires de Windows 10. Il en existe beaucoup d’autres. Ils permettent de copier rapidement un écran avec un cadrage adapté. Dès que je rencontre un acte qui peut (ou pourrait) m’intéresser, je le copie. Ce travail est très rapide, environ 20 secondes par acte. Je copie donc beaucoup d’actes. Dans la copie d’écran, j’intègre le numéro de la page ainsi que la référence du registre pour retrouver la source le cas échéant. Chaque fichier trouve sa place dans l’organigramme de dossier ci-dessous.

Stockage local  et organigramme des dossiers de stockage
L’organigramme des dossiers contenant les actes sauvegardés est exactement le même que l’organisation d’Evernote. Voici un exemple :

  • Historique Recherche Registre
    • Seine et Marne
      • Courcelles en Bassée
        • Registre 5 M I5 882 1753-1774
          • Claude Gabriel D1758 Fils de Jean et Paule Gannier
          • Paule Garnier M17611 & Claude Chiganne

Liste fichier registreLe principe est de classer les actes d’un même registre dans un dossier portant de celui-ci. Le nom de chaque fichier répond à un format précis :

[Prénom] [Nom] [Lettre N,D,M pour le type d’acte] [année] [Un complément d’information utile]

Régulièrement, je fais une pause dans l’examen du registre et j’analyse les actes sauvegardés afin d’extraire tous les indices utiles à la suite de mes investigations.

Cette méthode permet à tout moment de relire les actes sans devoir se connecter aux serveurs des archives qui sont souvent très lents.

Etape 6 : Résultats

Cette nouvelle méthode m’a permit de resserrer mes recherches de 1749 à 1758, période supposée du décès de Jean. J’ai pu ainsi contrôler rapidement l’existence de la famille dans un village.
Dans un premier temps, les registres de Saint Germain Laval et Salins, n’ont donnés aucun résultat.
Mais, Laval en Brie m’a apporté des informations. Page 86 du registre 5 MI 3412, je trouve l’acte de décès de Jean en date du 20 septembre 1752. Ensuite, dans les années qui précèdent ce décès, le registre me livrera les dates de naissances de 6 enfants. Le registre va jusqu’en 1737 mais ne me donnera pas l’acte de mariage. Pour ce Village, il n’y a plus de registre disponible.

Voici le récapitulatif des résultats de Jean Gabriel :

Jean Gabriel est marié à Paule Garnier (ou Gasnier). Il est décédé le 20 septembre 1752 à Laval en Brie à 35 ans, Il est donc né dans les année 1717
Ils ont cinq enfants connus :
– Paule Isabelle née à Laval en Brie le 8 février 1744
– Jean Baptiste né le 13 janvier 1746 décédé le 30 juin
– Angélique née le 3 Août 1747
– Claude né 18 juillet 1749 et décède en 1758 à l’age de 9 ans
– Marie Anne née le 8 février 1752 et qui se marie en 1782

Concernant le Mariage de Jean et Paule il y a deux solutions :

  1. Ils se sont mariés à Laval en Brie entre 1732 et 1737 mais n’y a pas de registre disponible pour les années précedents 1737
  2. Ils se sont mariés dans un autre village, entre 1732 et 1744. Il faudra se servir des recherches pour les autres familles pour trouver cet acte. Cet info est notée dans le tableau d’Evernote.

Jean-Claude

Copyright - Novembre 2016 -
Reproduction des textes et des photos interdites sans l'autorisation de l'auteur

Sources :
- Archives de la Seine et Marne : Etat civil
- Google : fonctionnements des opérateurs
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La ferme de la Briche – famille Beurois

Je reviens sur une période de la vie de la famille Beurois. Au 19ème siècle celle-ci a vécu dans plusieurs fermes. Vu le nombre de domestiques qui vivaient sous le même toit, on pouvait croire que Louise et Victor étaient de riches propriétaires. (voir l’article sur les Beurois)

La situation était bien différente. Toutes ces fermes faisaient partie d’un grand complexe, la Ferme de la Briche. Une exploitations qui a été conçue par Jean-François Cail, riche industriel. Elle était composée d’une ferme centrale et de 8 fermes satellites disséminées sur toute l’exploitation dont la surface avoisinait  presque 20 000 ha. C’est que Victor Beurois et sa famille vécurent avec des domestiques. Mais en réalité, tous étaient employés de Mr Cail.
Dessin de la ferme de la Briche

Dessin de la ferme de la Briche en 1867

Cette ferme était considérée comme la plus grande ferme de France, utilisant des moyens d’avant garde dont le concept était issue de l’industrie. Elle fut présentée à l’exposition universelle de Paris en 1867. De ce fait, il y a eu beaucoup d’écrits sur le sujet et on trouve bon nombre d’écrits.

La région

La ferme de la Briche révolutionna l’agriculture mais aussi l’existence des paysans de la région. Celle-ci n’est pas la belle Touraine mais une terre inculte. Deux articles de l’époque nous aident à mieux comprendre la vie à cet endroit.

Le premier est écrit en 1874 par M. Dubost  et parait sur la revue de la Société d’agriculture, de sciences, d’arts et de belles-lettres  En voici quelques passages :
—- La ferme de la Briche est une création de M, Cail le grand industriel, dans l’une des plus pauvres régions qui  soient en France. —– On y arrive sans trop de peine par la station de Langeais —- Aucun progrès agricole ne se manifestait sur ce plateau —– On y voit quelques plantations de pins maritimes ou de sapins ; mais les landes de bruyères ou  d’ajoncs occupent  encore la moitié du territoire :  le reste est soumis à une culture sans engrais et presque sans bétail —- La seule denrée d’exportation est la viande  de porc : c’est  avec ce produit que le prix de fermage se paye. Dans ce milieu arriéré M. Cail a fondé, dès 1837, le plus grand établissement de culture industrielle que nous ayons en  France.

Le second est un article de Ludovic, journaliste au journal “la sciences pittoresque”. Il nous offre un autre regard sur la région. Extrait du N° 26 du 28 octobre 1894 :
—- La route, en-quittant le bourg de Langeais, cesse bientôt de traverser un pays fertile pour s’avancer au milieu d’une forêt rabougrie entremêlée de sapins, qui deviennent plus nombreux et plus rabougris encore, plus on avance. L’aspect du sol est triste et souvent complètement privé de toute végétation; la surface prend la couleur d’un terrain sur lequel on aurait brûlé des broussailles et où seraient restées des cendres. Enfin, plus on s’approche de l’emplacement-des cultures de La Briche, et plus pays et paysans prennent un air triste et misérable. Il n’y a pas un grand nombre d’années encore, la presque totalité du terrain occupé par ces cultures n’offrait qu’une vaste surface plus que marécageuse —-u
 
La construction de la ferme de la Briche est donc pour les habitants une réelle chance de vivre un peu mieux.

L’infrastructure de la ferme de la Briche

Jean François Cail débuta les travaux en 1857 et mis des moyens considérables à la création de cette exploitation. Il souhaitait créer un modèle de ferme pour promouvoir la vente de ses équipements industriels.
Une étable de la fermes de la Briche

Les étables de la fermes de la Briche

D’une surface de 2 000 Ha, le domaine est divisé en 8 fermes distinctes qui servent essentiellement de logement. Il est équipé de  très grandes infrastructures :

  1. 10 km de routes macadamisées
  2. 2 km  de chemin de fer (ou plus selon certaines sources)
  3. 10 Km de canaux d’assainissements
  4. Une bergerie pour 4000 moutons,
  5. Trois étables pour 600 bœufs,
  6. Une grange d’un demi hectare,
  7. Une distillerie
  8. Des ateliers de toutes sortes
  9. L’eau et la lumière distribuées partout
  10. Des appareils de labourage à vapeur

La vie de Victor Beurois et de Louise Verneau

La ferme de la Briche employait plus de 300 personnes. Sa principale activité tournait autour de la culture de la betterave qui  lui permettait la fabrication et la vente d’alcool. Les pulpes de betterave issues de la distillerie générait une seconde activité en nourrissant un bétail d’élevage : environ 250 Bœufs et 3000 moutons. Ces deux activités constituaient les 3/4 du revenu de la ferme, le dernier 1/4 provenant essentiellement de la culture des céréales. Les diverses fermes du domaine étaient destinées à l’hébergement des familles et domestiques ainsi que des bœufs de labour.

En 1881,  Louise et Victor était à la Parmencelle, une de ces fermes satellites. Toutes les fermes étaient de construction identique : Des bâtiments contruits  en”U”, orientés vers le sud. La Parmencelle était placée au centre de 183 ha de terre à cultiver pour le compte de La Briche. 16 personnes vivaient là : le couple, leurs 7 enfants et 7 domestiques âgés de 16 à 22 ans. Caroline, mon arrière grand mère ne naitra que 4 années plus tard en 1885.
 
Louise et Victor  étaient  tous deux cultivateurs. Aidés de leurs enfants et de leurs 7 domestiques , ils avaient en charge diverses cultures :
  • Environ 50 ha de betterave
  • Environ 50 ha de blé
  • Environ 20 ha de seigle
  • Le reste des terres étant des prairies
Transport des récoltes vers la ferme centrale

Transport des récoltes vers la ferme centrale

La Ferme de la Briche fournissait les bœufs de labour. Il y en avait plus de 200 pour le domaine et Victor et Louise devaient en avoir une vingtaine. Mais Jean-François Cail fournissait aussi des engins à vapeur pour labourer. Le domaine devenait alors un immense “show-room”. La Parmencelle ne stockait aucune récolte ni engrais ou autres produits Tout était centralisé par la ferme de la Briche qui se chargeait de leur transformation et de leur vente. Les récoltes étaient transférées par une ligne de chemin de fer qui reliait La Parmencelle à La Briche. . Chaque année à la fin de la saison, vers fin septembre, tous les boeufs de labour étaient ramenés à la ferme centrale ou ils allaient passés l’hiver. Certains seraient engraissés pour être vendus l’année suivante.

De temps en temps, les Beurois devaient recevoir l’aide des “colons” ; 120 à 130 enfants de 12 à 18  ans qui résidaient à la Briche. Ils venaient de la Colonie Pénitentiaire de Mettray. lls étaient divisés en famille de 24 enfants et conduits par des chefs de famille, sorte de contremaitres. Ils se livraient aux travaux des champs ou tout autres activités de La Briche : Distillerie, Magasin au bois, Jardins, entretiens des chemins ou autres divers travaux. Les soirées d’hiver étaient consacrées à l’enseignement par les chefs de familles de la lecture, de l’écriture ou du calcul.

Un peu avant 1886, la famille Beurois partira vers une autre ferme La Fouverie, une ferme qui n’apparait pas dans les documents de la Briche. Mais le nombre de domestiques présents laisse penser qu’ils travaillaient ici aussi pour la ferme de la Briche. Louise et Victor finiront leur vie ici au service de Mme herbert qui est probablement la fille de Jean-Francois Cail.
Jean-Claude
Copyright - Avril 2016 -
Reproduction des textes et des photos interdites sans l'autorisation de l'auteur

Source :
Wikipédia :
- La Ferme de la Briche
BNF-Gallica :
Terre de la Briche - Jean François Cail
- La science Pittoresque N°26 du 28 octobre 1864 (page 306)
- Annales de la Société d'agriculture d'Indre-et-Loire. 1872 page 25
Divers
- La vie de Jean-François Cail - Patrimoine du Poitou Charente

Remerciements à Jean-Michel Guignon, 
lointain cousin de Touraine pour m'avoir mis sur la piste de La Briche.

Les Baudrier : une grande famille de meuniers.

Le moulin à eau Estampe réalisé par Jacques Callot graveur 1592 1635

Les Baudrier sont des ancêtres de mon grand-père Gaston Bonnet. Dans l’arbre généalogique, ils se situent dans la lignée de Caroline Beurois, sa mère. Ils ont vécu à Saint Symphorien les Ponceaux, un petit village de 80 habitants d’Indre et Loire situé à 40 km à l’ouest de Tours.

Les premiers documents que je possède permettent de remonter jusqu’en 1630*. C’est le point de départ de 6 générations de Baudrier qui vont se succéder jusqu’en  1836, lorsque Jeanne se marie avec Jean Verneau.

– Estampe Le moulin à eau réalisée par Jacques Callot graveur 1592 1635 – source Gallica-Bnf
– *Voir l’article sur les méthodes de recherches (ici)

Le métier de meunier

Estampe Le meunier par M. Schongauer 1450 1491 (source Gallica-bnf)

Estampe Le meunier par M. Schongauer 1450 1491 (Source Gallica-bnf)

Les Baudrier était une grande famille de meunier. Ce métier était très exigeant et contraignant. Il n’existait aucune formation et la relève était difficile à trouver. Pour cette raison, le savoir se transmettait très souvent de père en fils créant ainsi de grandes lignées de meuniers. Celle des Baudrier dura 170 ans.

Pour être bon meunier, Il fallait détenir certaines aptitudes : avoir une capacité d’observation au-dessus de la moyenne et être à l’affût de tous les éléments pour en tirer avantage.

Les meuniers étaient probablement très ouverts du point de vue intellectuel. Ils fabriquaient eux-mêmes toutes sortes d’inventions pour améliorer leur moulin. Ils n’avaient pas d’heure pour dormir, devant être toujours en éveil et être en permanence en communion avec le moulin.

Les moulins

Chaque village avait au moins un moulin pour alimenter la population locale car les habitants devaient se procurer de la farine sans avoir à parcourir une trop grande distance. Le meunier se contentait d’écraser les grains de blé sous la meule de son moulin et de les livrer ainsi écrasés aux ménages ou au boulanger qui se chargeaient de les bluter, c’est-à-dire de les tamiser, pour séparer la farine du son.

Moulin à eau dessiné par Bergeron (Source Gallica-bnf)

Moulin à eau dessiné par Bergeron (Source Gallica-bnf)

Plusieurs moulins à eau sont construits à proximité de Saint Symphorien les Ponceaux: les moulins de Raguin, de Parpin, de Gruais et le moulin Jeannot. Ils sont tous édifiés sur la Roumer, un affluent de la Loire.

Les moulins n’appartenaient pas aux meuniers. Le sujet est un peu complexe. Il se rattache à l’histoire des droits sur la propriété des cours d’eau, aux coutumes locales et à la solidarité d’une communauté d’habitants unis pour les mêmes besoins. Les moulins dont le coût d’exploitation est très important appartenaient soit à une seigneurie, soit une communauté d’habitants soit aux deux par indivision. En pratique ce sont toujours les communautés qui les administraient.

La lignée Baudrier

Dans la famille Baudrier, le premier meunier connu est Pierre, marié à Urbanne Marchand et né vers les années 1630. Ils se marieront dans les années 1660 et auront 6 enfants : Marie, Pierre, Alexandre, René, Louis, Anne et François.

Le meunier de la génération 2 sera Pierre né dans les années 1670. Il se mariera avec Renée Lambert le 1 juillet 1710. Ils auront 4 enfants : Jeanne, Pierre, François et René.

Le troisième sera Antoine. Il se mariera avec Madeleine Lebert le 21 février 1735. Ils auront trois enfants : Pierre-Jean, Antoine et Etienne.

Le quatrième sera Pierre-Jean. Il épousera Anne Porcher le 26 juin 1770. Ils auront 4 enfants : Anne, Michel, Marie et Catherine.

Le cinquième et dernier meunier de cette lignée sera Michel. Jeanne Lebert deviendra sa femme le 9 juin 1803. Une fois marié, Michel quittera le moulin pour devenir cultivateur à Rillé, un village de la région. Il auront 3 enfants : Auguste, Jeanne et Anne.

Jeanne sera la dernière Baudrier. Elle se mariera avec Jean Verneau le 23 novembre 1836. Jean et Jeanne étaient les arrière-grands-parents de mon grand-père Gaston.

Ces cinq générations de meuniers exerceront dans un des quatre moulins de Saint Symphorien ou Avrillé.

Jean-Claude

Copyright : Janvier 2016 – reproduction interdite des textes et photos interdite sans autorisation de l'auteur.

Source :

-Archive de l'Indre et Loire site internet
-Site internet de la meunerie française - histoire
-Site patrimoine Pointe Claire - Mission de recherche (pdf)
-Site les Moulin de Touraine - un moulin d'Avrille  
-La communauté des moulins et des fours au Moyen-âge par Paul Viollet(1840-1914) - Gallica Bnf

Méthodes de travail : Décrypter les textes des registres paroissiaux.

Dans une généalogie, lorsqu’on se trouve dans une situation de blocage sur une branche, il y a peu de solution. Les registres anciens comportent très souvent des textes difficiles à lire. Internet, la lecture sur écran, la qualité des documents et la forme de l’écriture sont autant d’éléments qui rendent les textes indéchiffrables. Comment alors extraire d’un registre des informations fiables pouvant faire avancer sa généalogie ?

Un exemple
Dans mon cas, le problème se pose avec les Baudrier* originaires d’Avrillé lès Ponceaux un petit village d’Indre et Loire. Mon dernier document est un acte de mariage de 1735 alors que le registre le plus ancien pour ce village couvre la période 1608 à 1699. Contient-il des informations intéressantes ? La seule solution est donc de le lire de bout en bout pour essayer d’extraire un maximum de données. Un travail qui sera bénéfique.

* Les Baudrier sont des ancêtres de Caroline Beurois, la mère de mon grand-père Gaston Bonnet.

Etape 1 : La liste des données

Voici la liste des données que ce travail peut rassembler :

Les noms de famille
Il est très souvent impossible d’en décrypter l’orthographe exacte. Heureusement, à cette époque il y avait peu de familles et toutes avaient de nombreux enfants. Les mêmes noms reviennent donc en permanence et il sera facile de retrouver l’orthographe exacte d’un nom.

Les doublons
Dans un registre, le nombre d’individus portant le même nom et prénom est très important. Parfois dans une même famille, le prénom d’un enfant décédé sera réutilisé pour le prochain. De ce point de vue, les actes de naissance sont les documents les plus intéressants car ils sont nombreux et permettent de recomposer la famille au fil du temps.

Déménagement vers un autre village
L’absence d’acte d’une famille n’est pas anodine. Soit elle montrera que la famille était originaire d’un autre village, soit qu’elle a déménagé. 

Les informations complémentaires
Les témoins de mariage, les parrains et marraines apportent aussi leur lot d’informations et ne doivent pas être négligés. On y trouvera souvent le métier et la paroisse où résidait la personne recherchée.

Quelques subtilités de langage
Au fil de la lecture, nous comprendrons mieux certaines subtilités. Prenons un exemple avec le nom de « Baudrier » que l’on trouve aussi écrit sous l’orthographe « Le Baudrier ». Au départ, on peut penser que ces deux orthographes sont une évolution naturelle du temps. En réalité, on s’apercevra à de multiples reprises que les deux écritures apparaissent dans le même acte. Le premier « Le Baudrier » est cité dans l’acte lui-même alors que le second « Baudrier » en est la signature. On peut en déduire que ce dernier est le nom officiel alors que celui qui est précédé de l’article correspond plus à un langage parlé, utilisé dans les actes.

La compréhension complète de l’acte
Les actes sont toujours rédigés de la même manière. Certains mots seront mieux écrits dans un texte plutôt que dans un autre. Au bout de plusieurs pages on aura décrypté la totalité de l’acte et il sera alors plus facile et rapide de lire le registre.

Etape 2 : Collecte de l’information

Au final, on récoltera une somme très importante d’information qu’il faudra trier plus tard. Dans notre exemple, sur un total d’environ 600 actes, on en trouvera une centaine concernant la famille Baudrier. Une solution est de noter sur papier, au fur et à mesure de la lecture.

Exemple de notes relevées sur un registre paroissial

Exemple de notes relevées sur un registre paroissial

Ces notes pourraient comprendre 5 points sous la forme d’un résumé très simple : 

1,2 etc.
Un numéro de ligne, important pour retrouver ses notes. 

95d
Le numéro de la page du registre suivi de la lettre « g » ou « d » pour préciser « gauche »ou « droite » afin de retrouver l’original de l’acte.

Type d’acte
Utiliser les sigles conventionnels pour désigner les actes d’état civil :

  • “o” pour l’acte de naissance
  • “x”   pour l’acte de mariage
  • “┼” pour l’acte de décès

La date
Indiquer la date, même partiellement s’il manque le jour ou le mois.

Informations et conventions sur la prise de notes
Pour éviter d’écrire des dizaines de fois un nom de famille identique, il convient d’adopter une convention d’écriture. Vous trouverez un exemple ci-dessous :

Marie fille de Pierre et Marie Marchand – Parrain : Urban Le baudrier.

  • Les prénoms soulignés portent tous le nom de la famille recherchée : ici « Baudrier ».
  • Si l’orthographe du nom est différente, il sera alors noté en clair.

Noter aussi toutes les informations incomplètes ou isolées qui pourraient être utiles, sans oublier que chaque nom devra être rattaché à une famille.

Synthèse d'une prise de notes d'un registre paroissial

Synthèse d’une prise de notes d’un registre paroissial

Etape 3 : La synthèse

Une fois le registre lu et les prises de notes effectuées, un dernier travail est à réaliser. Il nous permettra de reporter sur papier les relations entre les personnes que nous avons trouvé et ainsi de recomposer la famille pour les ajouter dans notre arbre généalogique.

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Etape 4 : Les résultats

Nous constaterons qu’il y a une absence de document entre 1610 et 1668 et que certain sont en double. Par ailleurs, beaucoup de pages sont mélangées, la chronologie n’est pas respectée. On le voit, seule une lecture complète du registre nous aura permit de mener à bien cette recherche.

Au total, elle nous aura permis d’effectuer une mise à jour des données pour 16 personnes, 10 enfants et 3 couples.

Acte de décès d'Urbanne Marchand du 12 juin 1681

Acte de décès d’Urbanne Marchand du 12 juin 1681

Le document le plus ancien devient l’acte de décès d’Urbanne Marchand du 7 juin 1681. Urbanne, femme de Pierre Baudrier était alors âgée de 50 ans. 1631 devient la date la plus ancienne pour cette famille. On apprend dans cet acte que Pierre Baudrier était meunier.

Par ailleurs nous avons trouvé des implexes c’est-à-dire une ascendance entremêlée. Jeanne Lebert et Michel Baudrier, qui se marient en 1803, étaient en fait de lointains cousins. Leurs arrière-grands-parents respectifs, Marie et Pierre nés en 1660 et 1670, étaient frère et sœur.

L’ensemble de ce travail aura duré un peu plus d’un mois.

Jean Claude

Copyright : Janvier 2016 – reproduction interdite des textes et photos interdite sans autorisation de l'auteur.

Source :

Archive de l'Indre et Loire : http://archives.cg37.fr//index_archive.php
registre référence 6NUM7/013/001 
Collection communale 
Baptêmes, mariages, sépultures, 1608-1699. 

 

 

Lignée Bonnet : L’histoire des Beurois.

Caroline Beurois (Période : 1880– 1940)

Caroline Beurois est mon arrière grand-mère. Elle était mariée à Louis Bonnet, mort à la guerre 14-18 (voir post ici)

Caroline est née le 4 janvier 1885 à Continvoir, un petit village de l’Anjou d’environ 800 habitants. Mais en réalité, elle passera toute son enfance à Hommes, un village voisin composé d’une cinquantaine de hameaux ou de fermes et entouré de grandes forêts.

Elle vivait à la “La Fourrerie”, un ancien fief relevant du duché de Château Lavalière , avec ses parents Victor et Louise, ses nombreux frères et sœurs ainsi que plusieurs domestiques*. Ses parents étaient cultivateurs.

En 1901, le recensement ne la cite plus avec ses parents. Elle a dû partir vers d’autre horizon, elle n’a pas 16 ans.

En 1905 elle vit à Paris où elle donne naissance le 3 Octobre à mon grand père, Gaston. Elle n’est pas encore mariée à Louis. Il est absent car il a dû partir faire son service militaire. Il sera incorporé à Verdun, quelques jours après la naissance de son fils, le 8 Octobre.

L’année suivante, le 16 octobre 1906, ils se marieront, Louis ayant été libéré un mois plus tôt. Elle est domestique, lui cordonnier et vivent à Paris au 17 de la rue Duvivier, dans le 7ème, pas très loin de la Tour Effel. En 1908, ils auront un deuxième enfant, André.

En 1917, Louis est tué « face à l’ennemi ». Caroline recevra alors une pension de 900 Frs + 600 Frs pour les enfants, ce qui correspond au salaire d’un ouvrier spécialisé. Gaston et André ont alors 12 et 9 ans. La famille habite Jouy en Josas et y restera une dizaine d’année.

Ensuite, il semble que Caroline ait suivi son fils Gaston, tout d’abord au Havre de 1930 à 1939, puis à l’Etang de Berre, près de Marseille.

En 1942, peu de temps avant l’invasion de la zone sud par les allemands qui eut lieu en novembre, mon grand-père est muté à l’usine Breguet de Toulouse. De mémoire familiale, l’arrivée des Allemands (rappelant la mort de son mari) causa à Caroline un chagrin tel qu’elle mourût quelques mois plus tard, le 25 mai 1943 à l’âge de 58 ans.
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Les parents de Caroline (Période : 1840 – 1920)

Victor Beurois et Louise Verneau sont nés tous les deux dans cette même région d’Anjou. Lui verra le jour le 2 décembre 1839 à Gizeux et elle, le 7 février, 1842 à Rillé. Ils se sont mariés le 28 mai 1866 à Continvoir et auront 11 enfants.

Après leur mariage, impossible de  pendant une dizaine d’année. Je les retrouve à Hommes en 1881. Ils sont cultivateurs et habitent une grande ferme “La Parmencelle”. Les terres sont d’une richesse assez moyenne dont une partie est encore en friche. Argileuse et tourbeuse elles sont difficiles  assainir.

7 enfants de 3 à 15 ans sont nés, 4 garçons (Victor, Théophile, Auguste, Louis) et 3 filles ( Marie, Victorine, Caroline). Ils ont aussi 9 domestiques* qu’ils hébergent. Sur le recensement de 1886 (page 29), Il est noté qu’ils habitent “La Fourrerie” avec tout autant de domestiques*. Caroline a alors 1 an. Ils y resteront jusqu’aux années 1900.

En 1901, presque tous les enfants sont partis. Ils ont changé de ferme et sont à “La Guérinerie”. Victor et Louise y vivent avec leurs deux derniers enfants et toujours 7 domestiques*. Quelques années plus tard, ils vendront (ou loueront) la ferme à Mme Herbert qui les emploiera encore quelques années comme journalier et cuisinière.

Après 1911, les documents sont introuvables. Je ne sais pas où ils sont décédés, probablement dans un village voisin, chez un de leurs enfants.
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René Beurois et Marie  Morisseau, les parents de Victor (Période : 1800 – 1880)

Les parents de Victor sont originaires du même secteur. Lui est né en 1801 à Gizeux et elle à Bourgeuil en 1799. C’est dans ce village qu’ils se marieront le 17 novembre 1823 à l’âge de 22 et 23 ans. Ils auront 12 enfants.

Ils passeront une grande partie de leur vie à Gizeux où lui-aussi sera cultivateur. Les recensements de 1836 et 1841 ne précisent pas l’adresse mais celui de 1846 indique le nom de “La Chaubruère”, ancien fief, relevant de la châtellenie de Gizeux et du Mur-au-Pieu.

15 ans plus tard, en 1861, ils déménagent et vont à Continvoir. Ils vivent à la ferme “Le Soucheau” avec leurs trois derniers enfants et 3 domestiques* âgés de 12 à 19 ans.

En 1866, René et Marie vivent seuls, propriétaire “au Bois Pincau” hameau de 14 habitants à Continvoir où Marie décèdera l’année suivante. Le recensement de 1872 cite René vivant seul “aux Bousseaux”, une ancienne propriété de la Chapelle des Ricordières.  Plus tard, il se remariera avec Silvine Gouas et passera la fin de ses jours à La Perrière, à Continvoir, ou vivent 17 habitants. Il décèdera le 27 mai 1877.
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François Beurois et Marie Vincelot, les parents de René (Période : 1760 – 1810)

J’ai assez peu de document sur François et Marie : l’acte de mariage ainsi que les actes de naissance et de décès de Marie.

L’acte de mariage nous apprend qu’ils se sont unis le 26 janvier 1790 à Parçay-les-Pins Il n’est pas précisé l’âge, seulement qu’elle était majeure et lui mineur. A cette époque la majorité était à 25 ans.

Paysans dans les champs estampe de Camille Pissarro, (1830-1903) Bibliothèque nationale de France, département Estampes et photographie,

Paysans dans les champs estampe de Camille Pissarro, (1830-1903)
Bibliothèque nationale de France, département Estampes et photographie,

Marie est née à Parçay-les-Pins, François à Gizeux. C’est dans ce village qu’ils ont vécu et exercé le métier de cultivateur au hameau de “La Guichardière” qui semble exister encore aujourd’hui. Ils sont morts jeunes tous les deux, François le premier puis Marie à l’âge de 46 ans le 27 septembre 1807.
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François Beurois et Ane Brosbeau, les parents de François (Période : 1730 –1810)

François et Ane, heureusement,  sont cités dans le mariage de leur fils François car je ne dispose que d’un seul document : l’acte de décès de François, le 30 octobre 1811, qui nous apporte les informations suivantes :
– François est âgé de 82 ans, ce qui place sa date de naissance en 1729.
– Ane est déjà décédée.
– Il habitait “La Guichardière”, un hameau de 30 habitants de Gizeux
– Ses parents sont nommés : François Beurois et Renée Lasnier.
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François Beurois et Renée Lagnier, les parents de François (Période : 1700 – 1750)

François et Renée sont les ancêtres les plus anciens de la famille Beurois. A ce jour, mes recherches ne m’ont pas permises de trouver de document. Ils apparaissent uniquement dans l’acte de décès de leur fils (cité ci-dessus). Je peux juste estimer leur naissance vers les années 1700.

A cette époque beaucoup de maisons sont faites de terre recouvertes de bardeaux ou de bruyère ou alors dans des caves creusées dans le tuffeau, une craie sablonneuse.

Ils ont du vivre cette affaire survenue dans les années 1693-94. Un animal féroce qui avait pour principal repaire les bois de Mouligeon et du Vau, causa de grands ravages dans les paroisses du secteur. Après avoir dévoré un grand nombre de bestiaux, elle finit par attaquer les  habitants.. Entre le 24 février 1693 et le 4 juin 1694, elle tua entre autres huit enfants, un jeune homme de dix-huit ans, et trois filles âgées de vingt et un à vingt-deux ans, dont les noms, avec l’indication de la cause de la mort, sont consignés les registres de l’état-civil.

*il y avait dans ces villages des assemblées annuelles pour la “location” de domestiques

Jean Claude

Copyright : septembre 2015 – reproduction des textes et photos interdites sans autorisation

 Sources :
– Wikipedia, l’encyclopédie libre.
– Bibliothèque Nationale de France.
– Dictionnaire géographique, historique et biographique – Carré de Busserolle, Jacques-Xavier (1823-1904).
– Géographie historique et descriptive de la vallée d’Anjou – M. A. Chauvigné 1897.
– Archives d’Indre et Loire, Haute Garonne
– Documents personnels

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Lignée Bonnet : les Ouizille, une famille de Vigneron à Breuillet

La famille Ouizille a fait partie de nos ancêtres durant 5 générations de 1630 à 1830. Elle vécu à Breuillet, un village d’Essonne situé à 35 km au sud de Paris, puis à Frotey-Les-Lure dans la Haute Saône, village distant de plus de 400 km.

Au XVIIIe siècle, Breuillet s’appelait Brouillet et comptait environ 700 habitants. C’était alors un très grand vignoble. Lorsqu’on parcourt les registres d’état civil de cette période, on trouve le métier de vigneron dans presque tous les actes. La vigne occupait la grande majorité de la population. D’ailleurs, aujourd’hui, une grappe de raisin orne le blason du village.

Louis Ouizille et Marie Mercelot sont les plus anciens ancêtres de cette lignée. Ils sont cités dans un premier document en date du 23 novembre 1682, période du roi Louis XIV. Il s’agit du mariage de leur fils, Jean Oisil et Elisabeth Pigeaut. Élément rare, le document est parfaitement conservé et très bien rédigé pour l’époque.

Transcription litterale de l'acte de Mariage Le vingt troisième jour de novembre 1682 furent mariées par devant moy Curé Pansart après xxx en fiancailles xxxxx dans ce lieu sans qu'il ce soit trouvé aucunne opposition, Jean Oisil fils de Louis Oisil et de défunte Marie Maerlotte et Elisabeth Pigeaut Fille de Lubin Pigeaut et défunte Louise Gredet. Je leur ay donné la benediction nuptiale en présence de leurs parents et amis. Le dit Oisil assisté de son père, de ses frères xxxx et Gilles Oisil et Miegel Pondgoni, son beau frère, de xxxx Palé son ami, et xxxxx Leduc, ses cousins xxx et germain, et gille Gendruille son parrain et pierre Hubert ami. Ladite Elisabeth Pigeaut assitée de son père, de denis Roger son oncle, Louis Mauneux son cousin germain, de Jean Masson son cousin,, de Jean Fauvau et xxxx famille xxxx lesquelles ont signé avec moy le xxxx xxxx

Transcription litterale de l’acte de Mariage
Le vingt troisième jour de novembre 1682 furent mariées par devant moy Curé Pansart après xxx en fiancailles xxxxx dans ce lieu sans qu’il ce soit trouvé aucunne opposition, Jean Oisil fils de Louis Oisil et de défunte Marie Maerlotte et Elisabeth Pigeaut Fille de Lubin Pigeaut et défunte Louise Gredet. Je leur ay donné la benediction nuptiale en présence de leurs parents et amis. Le dit Oisil assisté de son père, de ses frères xxxx et Gilles Oisil et Miegel Pondgoni, son beau frère, de xxxx Palé son ami, et xxxxx Leduc, ses cousins xxx et germain, et gille Gendruille son parrain et pierre Hubert ami. Ladite Elisabeth Pigeaut assitée de son père, de denis Roger son oncle, Louis Mauneux son cousin germain, de Jean Masson son cousin,, de Jean Fauvau et xxxx famille xxxx lesquelles ont signé avec moy le xxxx xxxx

Malheureusement aucune paroisse n’est citée. La solution a donc été de parcourir les pages des registres. Seule certitude, aucun Ouizille n’apparaît à Breuillet avant 1682. Les parents Louis et Marie n’étaient donc pas de ce village et n’y ont pas vécu. J’estime leur naissance vers les années 1630, probablement dans un village voisin.

C’est donc Jean qui est venu se marier à Breuillet, d’où Elisabeth était native. Il sera vigneron comme la plupart des habitants du village. Je trouve dans les registres trois enfants, Guillaume, Gilles et Jean, mais ils en auront probablement plus. Jean décédera à 64 ans le 14 septembre 1723.

Son Fils Guillaume est l’ancêtre suivant. il est né le 12 juillet 1702. Ses deux premières femmes, Simone Audenard et Jeanne Hubert, décéderont. Il se maria avec Catherine Poisson le 3 juillet 1747. Elle était native de Saint Sulpice de Favières, un village voisin. Ensemble ils auront Nicolas qui assurera la descendance vers les Bonnet.

Le grand Voyage

Nicolas est né à Breuillet le 3 août 1751. Il se maria le 12 septembre 1778 avec Marie-Claude Grondard qui était native de Bruyère le Châtel. Ensemble ils eurent 4 enfants, Marie-Claude, Guillaume, Marie Geneviève et Jean Baptiste. Jean-Louis ne vécu qu’un an.

Entre 1785 et 1789, Nicolas et Marie-Claude décidèrent de partir de Breuillet. Ils ont probablement emmené leurs enfants qui étaient âgés respectivement de 6, 5, 3 et 1 an.

On les retrouvera 4 ans plus tard à Frotey-les-Lure, village de la Haute Saône à plus de 400 km, ce qui pose une question : comment pouvait faire une famille pour effectuer un si grand périple au 18ème siècle.

Les voyages à la fin du XVIIIeme siècle

A cette époque,  il n’était pas rare qu’on se décide à entreprendre un long voyage pour aller chercher meilleure fortune ailleurs. Le transport des voyageurs, comme des marchandises  ne se faisait qu’avec des chevaux, la batellerie ne représentant qu’une très faible partie des transports. Celui des voyageurs était un privilège royal. L’état le sous-traitait à 8 fermiers particuliers et personne d’autre n’était autorisé à transporter des personnes. Le roulage ou transport de marchandises était libre et souvent pratiqué par les paysans comme complément de revenu.

Il existait très peu de cartes sur les chemins ou les routes de France. Les postes en ont créées à partir de 1771. Elles fournissaient une description détaillée de l’ensemble des voies de communication et seront très utilisées par le public. Pour Frotey-les-Lure, La route passait par Dijon (voir carte ci-dessous).

Carte à la fin du XVIIIe siècle

Carte à la fin du XVIIIe siècle

Pour voyager on pouvait choisir plusieurs sortes de voitures à des prix très différents. Le fourgon, la voiture du pauvre, lourde et inconfortable, conçue plutôt pour le roulage, coûtait 6 sous par lieue. La diligence ordinaire à 8 places tirée par 6 chevaux l’été et 8 l’hiver, plus rapide, coûtait 13 sous par lieue. Il y avait d’autres voitures encore plus chères et plus rapides.

Le salaire d’un journalier à ce moment là était de 6 à 8 sous par jour. Frotey-les-Lure étant distant d’une centaine de lieues, ce voyage a du coûter à la famille plus d’une année de salaire.

Toutes ces voitures voyageaient à jours fixes et suivaient un trajet invariable, en général les routes des postes. La rareté des départs était un inconvénient : 4 à 5 par semaine pour les grandes villes comme Lyon et 1 ou 2 pour les autres villes. La vitesse moyenne des voitures publiques ne semble pas avoir dépassé 3 ou 4 km/h à la fin du siècle.

Voyager en France au temps des chevaux est loin d’être une sinécure. Les routes devenaient plus impraticables au fur et mesure que l’on s’éloignait de Paris. Elles n’étaient pas suffisamment larges pour permettre le croisement de deux voitures. L’une ou l’autre devait quitter le pavé pour laisser le passage libre à l’autre. Il en résultait de continuels accidents. L’entretien des routes était une corvée pour les populations à qui l’intendant imposait un certain nombre de journées de travail.

On ne voyageait jamais de nuit par crainte des accidents ou mauvaises rencontres.

Le voyage de la famille a duré un ou deux ans, s’arrêtant probablement longtemps dans des villages étapes.

En effet, on trouve en septembre 1789, à Frotey-les-Lure, un acte de décès d’une petite fille, Marie-Jacqueline Ouizille, âgée d’environ 3 ans. Il n’y a aucun acte de naissance de ce nom à Breuillet. Marie Jacqueline est donc née dans une de ces villes étapes.

Ensuite, les choses ne vont pas bien se passer. 3 ans plus tard, Marie-Claude aura un accouchement très difficile, l’enfant sera mort-né. L’acte de décès de l’enfant parle d’un “accouchement laborieux”. Marie-Claude décédera 4 jours plus tard. en 1792, Nicolas a 41 ans et ses 4 enfants 13, 12, 10 et 7 ans. Lui se remariera un peu plus tard.

Marie-Claude, l’aînée des enfants retournera chez sa tante Marie-Anne Grognard qui vit à Saclay. Elle épousera ensuite Jean-Pierre Bonnet, Maçon, originaire de Rochefort en Yvelines, le père de l’arrière-grand-père de ma mère.

Nicolas a-t-il fait fortune à Frotey-les-lure? Peut-être, L’acte de consentement pour le mariage de sa fille, passé devant notaire précise qu’il est propriétaire.

Jean Claude

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Sources :
Nicolas Verdier : Penser le réseau au XVIIIe siècle et au début du XIXe sièclePatrick Marchand : Le Maître de poste et le messager, les transports publics en France au temps des chevaux
Letaconnoux : Le transport en France au XVIIIe siècle

 

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