Guerre 14-18 : Carnet de Poilu – Pages 28 et 29

Carnet tenu par Delesalle G., lors de la guerre 14-18.
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Page 28(gauche)Page 29 (droite)
de se reposer un peu.
En novembre 1916 mon bataillon
est chargé du ravitaillement pendant
l'attaque pour la reprise du Fort
de Veaux près de Douaumont, ma Cie
perd 10 hommes plus une vingtaine
de blessés.
Le 13 je pars en permission de 7 jours
pour Eu, je passe une journée en
allant et en revenant à Paris
Je rentre le 24 novembre et reprend
mon service. Le 29 novembre j'ai
la grande joie de recevoir le portrait
de Blanche et Robert, Je trouve ma
femme bien changée. Cela me
produit une grande émotion dont
j'ai peine à me remettre. Aurais-je
le bonheur de les revoir un jour.
Je ne puis contempler ce portrait
sans pleuré, pauvre femme, pauvre
enfant, dire que je puis
rien faire pour les soulager.
Quand nous retrouverons nous
Ce bonheur que nous n'apprécions
qu'à présent. Où est-elle
notre vie d'autre fois, je n'aurais
jamais cru que l'on puisse
tant souffrir. Avons nous
mériter de telles épreuves,
je crois vivre un triste rêve.
Je compte les heures à xxx
ma peine à m'abrutir de
souffrances, à me demander
s'il ne vaudrais pas mieux
en finir de suite de cette vie
xxx et sans issue. une
seule chose me soutient l'espoir
de revoir un jour tous mes êtres chéris.

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Guerre 14-18 : Carnet de Poilu – Pages 26 et 27

Carnet tenu par Delesalle G., lors de la guerre 14-18.
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Page 26(gauche)Page 27 (droite)
et évacué par les habitants, tout
est pillé. Le 28, départ pour loger
une partie de la Cie dans un
ouvrage, aux environ du fort de
Moulins-ville. Le reste dans des
baraquements. Tous, nous sommes
éreintés, obligés de coucher sur le sol
sans un brin de paille. Il fait
froid et il pleut. Le 29 départ à 11h
du soir pour effectuer des travaux de nuits
dans la plaine de la Woëvre, à proximité
du village de moulins-ville. Les
premières nuits nous sommes tranquilles
pour creuser le boyau, mais par la
suite nous sommes à tout instant
marmité*. En outre les baraquements
ou nous logeons se trouve situé
à proximité des batteries. Et bien

*argot de bombardé
souvent les obus arrivent et font
des victimes. Le 21 mai, je suis mis
en subsistance à la Cie H.R,
adjoint au Capitaine J. Buigne,
pour l'organisation sanitaire
du camp de la Beholle.
le 27 juin, le Capitaine Bompain
m'envoie un mot m'annonçant que
3 hommes de ma section sont tués et
2 blessés. J'assiste à l'enterrement, triste
souvenir, une simple toile d'emballage
qui les entoure, pas de cercueil.
Pendant quelques jours, le camp de
la Beholle est bombardé, nous
sommes obligés de déménager les
baraquements. Je couche pendant
plusieurs jours dans un boyau
car il est autrement impossible
de se reposer un peu.

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Guerre 14-18 : Carnet de Poilu – Pages 24 et 25

Carnet tenu par Delesalle G., lors de la guerre 14-18.
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page 24-25

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Transcription du texte :

Page 24 (gauche)Page 25 (droite)
Nous le quittons le lendemain
pour être dirigé sur Hagenback
ou nous cantonnons
plusieurs jours. Nous passons
la nuit dans ce village.
Le 26 départ pour Danemarie
petite ville de 5000 habitants.
Le 1° janvier 1916, nous quittons
Danemarie pour Retzwiller
nous y effectuons différents
travaux. Le 4 mars j'apercois
les cigognes sur
l'usine de la tuilerie.
Le 5 Mars 1916, retour à Hagenback
Le 6 mars, je pars en permission
de 6 jours à Eu. Je passe à l'aller
et au retour une demi
journée à Paris, je rentre le 16.
Mars à 11h du matin à Hagenback
ou je retrouve ma Cie. Le 18, travail
aux tranchées de première ligne à
Hagenback, le bois et le village
se trouve bombardé à tout instant.
Le 15 mars 1916 à 6 heures du soir, départ
d'Hagenback pour cantonné à
Retzwiller que nous quittons le
24 pour Belfort. Marche très
fatiguante car il pleut. On nous loge
dans la caserne Bellemanie.
Le 25, embarquement à Belfort,
nous passons par Epinal et
Bar le Duc. Nous débarquons à 1h
du matin pour cantonné à Bussy
Le 27, départ en auto pour cantonné
à Ansemons, village situé aux
environs de Verdun, bombardé

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Les Delesalle durant l’histoire – 1ère Partie : le 18ème siècle

Lisle en Flandre telle qu'elle est fortifiée 1667 - Réalisé par Baulieu

Lisle en Flandre telle qu’elle est fortifiée 1667 – Réalisé par Baulieu

Tout commence en 1694 car c’est à cette date que nous trouvons notre premier ancêtre. Il habite Fives, un petit village tout proche de Lille. Contrairement à beaucoup de familles qui se déplacèrent à travers les régions françaises, les Delesalle sont toujours restés au même endroit.

Le nom de Delesalle est très ancien et très répandu dans la région. Il signifie le nom d’une personne originaire d’un lieu  qui s’appelle « la Salle ». Ce nom désigne une demeure fortifiée et le château de la Salle, première demeure des Comtes de Flandre, en est un exemple.

Le contexte historique

Lille était l’une des capitales de la Flandre qui s’étendait de la mer du Nord à Saint-Omer, Douai, Valenciennes, Bruxelles et Anvers. La Flandre a toujours été l’objet de convoitise de la part des diverses puissances. La richesse de son sol, son industrie, son goût pour les beaux-arts, rendait sa possession très avantageuse pour qui pouvait l’annexer à son royaume. Les rois de France, les comtes de Flandre, les ducs de Bourgogne, Charles-Quint, l’Autriche, l’Espagne en furent tour à tour les possesseurs soit par mariages soit par conquêtes.

Lille prise par Louis XIV en 1667

Le retour de Lille à la France se fit sous Louis XIV par le biais de son mariage avec l’infante Marie-Thérèse d’Espagne (1660) qui devait lui apporter en dot 500 000 écus d’or. A la mort du roi d’Espagne, n’ayant rien reçu Louis XIV réclama les provinces dont sa femme était héritière. Il rassembla une armée de 50 000 hommes  et partit faire la conquête de la Flandre. Le 9 août 1667, la ville de Lille se rendit. Depuis elle est restée française, sauf durant l’occupation hollandaise de 1708 à 1713.

Les premiers ancêtres

C’est dans ce contexte que l’on trouve les premières informations sur nos ancêtres Delesalle :

Jean-François DELESALLE est né vers 1693 à Fives. Il se maria en 1720 avec Marie-Jeanne MAHIEU, elle aussi née à Fives. Ils vivront dans ce village, où naîtra Jean Baptiste. Ils auront 2 enfants et peut-être beaucoup plus, l’absence de registre empêchant les investigations. Jean-François décédera à l’âge de 61 ans le 5 février 1754  A cette date Marie-Jeanne était déjà décédée.

Au milieu du 18ème siècle, Fives comptait environ 700 habitants. Le village était composé d’habitations bâties autour du prieuré ainsi que de plusieurs hameaux et deux faubourgs. La plaine de Fives est une terre fertile qui est limitrophe avec Lille. Elle remonte en pente douce jusqu’au pays de Barœul. Le territoire est donc exclusivement rural.

Leur fils Jean-Baptiste DELESALLE est né en 1729. Il se maria le 9 août 1763 avec Marie-Barbe Joseph ROTRU, native aussi de Fives. Le mariage a eu lieu à la paroisse de St Sauveur à Lille. Les parents des deux mariés étaient déjà tous décédés et les deux jeunes gens avaient quittés le domicile familial pour s’installer à Lille, ville fortifiée. Après leur mariage, ils resteront quelques temps dans ce quartier. Jean-Louis y naîtra le 13 juillet 1770. Plus tard, ils retourneront s’installer à Fives. Marie-Barbe décédera à 64 ans le 3 août 1795 à Fives et Jean-Baptiste à 72 ans, le 29 mars 1801.

Jean Baptiste et Jean François étaient maçons et devaient travailler principalement sur Lille, voire sur la construction des remparts. Au fil des siècles, cette enceinte aura été modifiée et agrandie de nombreuses fois depuis son origine en 1036.

Siège de la ville de LIlle en septembre 1792 par les Autrichiens

Siège de la ville de Lille

Lille était convoitée et très souvent assiégée. En septembre 1792, ce fût les Pays-Bas autrichiens qui bombardèrent la ville. La France leur avait déclaré la guerre quelques mois plus tôt. Mais à la suite de plusieurs victoires sur l’armée Française, les Autrichiens essayèrent de prendre Lille. Durant 8 jours, positionnés principalement dans le secteur de Fives, ils envoyèrent bombes et boulets sur le quartier St Sauveur. Le feu se déclara sur plus de 600 maisons. Mais Faute de munition, leur commandant Albert de Saxe, leva le Siège le 8 octobre, laissant derrière lui une région dévastée.

Siège de la ville de LIlle en 1792 par les Autrichiens

Siège de la ville de Lille en 1792 par les Autrichiens

Quelques mois plus tôt, le 17 avril 1792, le fils de Jean-Baptiste, Jean-Louis, s’était marié avec Marie-Catherine SAMIER. Le mariage eu lieu à la paroisse Saint-Maurice. Ils avaient respectivement 21 et 19 ans. 
Lui sera menuisier et i
ls vivront à Fives et auront 6 enfants, 4 filles et 2 garçons. Marie-Catherine décédera à 56 ans à Fives en 1830, Jean-Louis à 85 ans le 7 sept. 1855.

La vie à Lille à la fin de ce 18ème siècle ?

Voici le récit de Paul François Barbault Royer qui visita Lille en Mars 1799.

En arrivant à Lille par la route de Douai, la première chose qui nous frappe est le nombre très important de moulins à colsat. Avant de rentrer dans la ville, nous devons franchir un très large fossé. Nous empruntons plusieurs ponts. Ces fossés peuvent être remplis d’eau à tout moment grâce à des écluses qui retiennent l’eau de la Deûle. On ne voit que des murailles fortifiées.

Carte de Lille éditée en 1729 par Van Der Aa et Pieter Boudewyn, graveur et éditeur d'estampes. Fait partie de "La galerie agréeable du monde", document en plusieurs volumes - Bibliothèque nationale de France, département Estampes et photographie.

Partie d’une carte de Lille éditée en 1729 par Van Der Aa et Pieter Boudewyn, graveur et éditeur d’estampes. – Bibliothèque nationale de France. Voir le fichier source en HD sur la BNF : ici

Une fois passés l’enceinte, nous arrivons sur un pont de pierre de 12 arches qui se termine sur une très belle porte : La porte des Malades. (Aujourd’hui détruite et remplacée par la porte de Paris). La première rue qui s’offre à nous est la rue des malades (rue de Paris) qui nous amène jusqu’à la Grand Place.
Cette rue est longue, bien pavée et très propre. Du monde dans les rues et beaucoup de boutiques illuminées nous laisse imaginer un commerce florissant. Les maisons qui bordent la rue sont toutes construites sur le même plan, avec une architecture épaisse surchargée de festons. Elles sont habitées par les commerçants.
En réalité, tout cela cache une grande misère de la classe ouvrière. Sur la grand-place, les maisons, qui sont toutes à 2 ou 3 étages, ont des caves converties en logement. Ces caves ferment avec des portes à large battant qui sont toujours ouvertes ; on y voit tout ce qui se passe à l’intérieur. Ces familles ne vivent que grâce au travail de la dentelle. Le bois de chauffage est très cher, les Autrichiens ayant tout brûlé sur leur passage. Il faut le faire venir de très loin par canaux. On se chauffe plutôt avec du charbon ou de la houille.

La promenade sur les remparts est très agréable mais il n’y a jamais personne, probablement à cause du souvenir des diverses guerres que ces remparts véhiculent. Les Lillois préfèrent le quartier de Notre Dame avec ses nombreux jardins, auberges et guinguettes.

La vie est abondante et les marchés sont bien fournis. Les raies et soles viennent de Dunkerque ou de Blakenberg en Belgique. Les huîtres viennent de Calais ou Ostende. Les lillois boivent du vin car les bières ne sont pas très bonnes. Celle de Lille est d’un brun foncé et ne mousse pas. Le pain, dit de méteil, est composé de seigle et de froment. Il n’a pas très bel aspect mais a bon goût. On le sert sur les tables les plus riches. Le pain de France est plus blanc. On le sert en fin de repas pour faire des tartines beurrées, un usage universel que l’on retrouve dans toutes les classes sociales.

A l’extérieur des remparts, la terre est très grasse et fertile. On cultive beaucoup de colsat, une espèce de chou dont la graine fournit de l’huile. Cette culture alimente beaucoup de moulins locaux. On cultive aussi du lin, du blé et du tabac.

La ville compte entre 60 à 80 000 habitants, la plupart employés dans le commerce. Mais durant ce 18ème siècle, l’activité de Lille a beaucoup a beaucoup changé :

  • Le commerce avec les autres territoires de la Flandre était autrefois florissante, mais durant ce 18ème siècle,  Anvers a supplanté Lille en matière de commerce.
  • Coté industrie, Il se fabriquait autrefois plus de 300 000 pièces de textile. Beaucoup de manufactures sont partis vers Bruges et Gand, conséquence des impôts, du niveau de vie et des guerres.
  • Toutes les administrations importantes ont été déplacées vers Douai.
  • Enfin ces activités ont été compensées par un nombre très important de limonadiers, traiteurs et cabaretiers car il restait à Lille plusieurs milliers de soldats.

Tous ces changements ont eu pour conséquence un “dérèglement” des mœurs de la jeunesse. Fêtes et bals masqués étaient organisés. Les courtisanes fourmillaient. Avec la misère et la corruption, des femmes publiques envahissaient les quartiers au coucher du soleil.  A cette période, il naissait parfois plus de 300 enfants dans le mois. La majeure partie était illégitime.

A la suite de ces soirées, beaucoup de bonnes familles se sont trouvées déshonorées. Jean-Baptiste et Marie-Catherine n’ont pas échappé à la règle. Leur fille Marie-Louise, arrière grand-mère de Gustave (Gustave est le grand-père de Jean) donna naissance Louis-Joseph dont le père fut déclaré inconnu. Elle n’avait que 18 ans.

Jean-Claude

Copyright : décembre 2015 – reproduction des textes et photos interdites sans autorisation

Sources Bibliothèque nationale de France :
- Plans anciens et modernes de la ville de Lille par L. Quarré-Reybourbon 1901.
- Guide des étrangers à Lille, ou description de la ville et de ses environs 1772.
- Histoire de Lille depuis son origine jusqu'en 1830, par M. Lucien de Rosny 1838.
- Voyage dans les départements du Nord, de la Lys, de l'Escaut, Paul François Barbault Royer 1798 - 1799
- Petites histoires des pays de Flandre et d'Artois  Romain-Hippolyte Duthilloeul 1835
- "La galerie agréable du monde", document en plusieurs volumes - éditée en 1729 par Van Der Aa et Pieter Boudewyn, graveur et éditeur d'estampes

Méthode : Lignée Delesalle – Comment aller plus loin que 1746 ?

Introduction

Lille et ses paroisses possèdent un avantage important que beaucoup de régions pourraient lui envier : des tables alphabétiques pour toutes les décennies qui précédent 1790.

Ces tables vont me permettre de remonter facilement la lignée des Delesalle jusqu’au 9 Août 1763, mariage entre Jean-Baptiste Delesalle et Marie Barbe Rotru. Mais j’étais habitué à remonter très souvent jusqu’au XVIIème siècle. Comment aller plus loin ?

Les données de l’acte de mariage

Ma première étape sera de lire minutieusement cet acte de mariage et d’en écrire une transcription littérale :

Le neuf de Août mil sept cens soixante trois après publication d’un ban de mariage sans aucun empêchement et dispense obtenu par les deux autres entre Jean Baptiste Delesalle ouvrier maçon, de la paroisse de ste Catherine native de celle de Fives agé de trente quatre ans fils de feux Jean François et de Marie Jeanne Mahieu d’une part et Marie Barbe joseph Rotru de cette paroisse native de celle de Fives âgée de trente deux ans fille de feux Antoine et Marie Barbe Mulier d’autre part ayant les consentements requis de droit je Ssussigné pretre vicaire de cette paroisse ai par députation de me Jean Baptiste Blat prêtre pasteur de cette paroisse et doyen ai célébré leur mariage en présence de Pierre Gilguain beau frère du contractant Antoine Joseph Rotru frere de la contractante et Jean Baptiste Duthoit ???? aux contractant ????? Déclaré ne pas savoir écrire
Signature
Jean Baptiste Delesalle – Marie Barbe Rotru – Danicau de St sauveur – JB Duthoit


Une fois cette transcription terminée, il est facile de rédiger une synthèse des informations sous forme de liste. Cela facilitera la lecture des données de cet acte :

1- Date du mariage : le 9/8/1763
2- Jean Baptiste Delesalle (le marié) habite la paroisse de Sainte Catherine.
3- Jean Baptiste Delesalle (le marié) est ouvrier maçon.
4- Jean Baptiste Delesalle (le marié) est âgé de 34 ans et né à Fives.
5- Jean François Delesalle (le père) est déjà décédé.
6- Marie Jeanne Mahieu (la mère du marié) est déjà décédée.
7- Marie Barbe Rotru (la mariée) Habite la paroisse de Saint Sauveur.
8- Marie Barbe Rotru (la mariée) est âgée de 32 ans et née à Fives.
9- Antoine Rotru (le père de la mariée) est déjà décédé.
10- Marie Barbe Mulier (la mère de la mariée) est déjà décédée.
11- Pierre Gilguain est le beau frère de Jean Baptiste.
12- Antoine Joseph Rotru est le frère de la contractante.

Les diverses recherches possibles

Il est maintenant possible de tirer toutes les déductions de ces données et d’établir les diverses pistes :

1- Le marié est né à Fives en 1729 (1763-34ans).
2- La mariée est née à Fives en 1731 (1763-32 ans).
3- Les parents du marié se sont probablement mariés à Fives avant la naissance de Jean Baptiste soit avant 1729.
4- Les parents de la mariée se sont probablement mariés à Fives avant la naissance de Marie Barbe soit avant 1731.
5- Le père de la mariée est né à Fives entre 1680 et 1711 (je pars du principe qu’à la naissance de sa fille il avait entre 20 en 50 ans).
6- Le père du marié est décédé entre 1729 et 1763 (Période entre année de naissance et de mariage).
7- La mère du marié est décédée entre 1729 et 1763 (Période entre année de naissance et de mariage).
8- Le père de la mariée est décédé entre 1731 et 1763 (Période entre année de naissance et de mariage).
9- La mère de la mariée est décédée entre 1731 et 1763 (Période entre année de naissance et de mariage).
10- Pierre Gilguain beau frère de Jean Baptiste s’est marié avec une Sœur Delesalle avant l’année 1763 et donne la possibilité de reprendre le fil des recherche sur les parents.
11- Vérifier s’il existe dans les tables des naissances d’enfants Delesalle dont la mère est Mahieu afin de trouver des données sur les parents.
12- Vérifier s’il existe dans les tables des naissances d’enfants Rotru dont la mère est Mulier pour les même raisons.
13- Consulter les principales tables qui sont citées dans l’acte Fives, Sainte Catherine et Saint Sauveur.
14- Consulter les tables des 8 autres paroisses de Lille : Wazemmes, St Pierre, St Maurice, St André, Esquermes Les Moulins, St Etienne et La Madeleine.
15- Consulter les tables des 4 villages qui sont à proximité immédiate : Hellemmes, Lezennes, Faches Thumesnil et Villeneuve d’ascq.

Le résultat des recherches

Pistes 1 & 2 : Les Actes de baptême des mariés : Jean Baptiste Delesalle et Marie Barbe Rotru :

Nés en 1729 et 1731, ces années correspondent malheureusement à une période où les registres sont inexistants (1715 à 1737).

En recherchant ces actes de baptême, j’ai trouvé facilement les deux l’actes de décès des mariés mais ils ne donnent que très peu d’informations.

  • Jean Baptiste est décédé le 8 germinal an 9 (29 mars 1801). Le document nous apprend qu’il est décédé à l’âge de 72 ans à Fives.
  • Marie Barbe Rotru est décédée le 16 thermidor an 3 (3 août 1795) à Fives à l’âge de 64 ans sans autres informations supplémentaires.

Pistes 3 & 4 : Les actes de mariage des parents des mariés.

L’acte de mariage est un document très important car il contient beaucoup de données fondamentales pour la suite des recherches. Le mariage des parents s’est donc déroulé avant la naissance des enfants (ici les mariés) soit :

  • Avant 1729 pour Jean François Delesalle et Marie Jeanne Mahieu les parents du marié.
  • Avant 1731 pour Jean Antoine Rotru et Marie Barbe Mulier les parents de la mariée.

La probabilité que ces mariages aient eu lieu à Fives (lieu de naissance des mariés) est très importante. Malheureusement, ici aussi, les dates tombent dans la période où il n’y a pas de registres.

Mais les mariages peuvent avoir eu lieu dans les autres paroisses de Lille. Les recherches sont donc entreprises sur les tables de toutes les paroisses Lilloises et les 4 villages qui sont à proximité.

Toutes ces recherches n’ont rien donné.

Pistes 5 à 9 : Les Actes de baptême et de sépulture des parents des mariés

Les décès
Mieux vaut commencer à rechercher en premier les actes de sépulture car ils seront plus faciles à trouver. Trois actes sur quatre sont identifiés facilement :

D- Jean Francois Delesalle - 15 02 1754 5 Mi 044 R 347-241Acte de sépulture de Jean François Delesalle (père du marié)
décédé le 15 février 1754 à Fives à l’âge de 60 ans. Il était maçon.
—–

Dld- Rotru Antoine

Acte de sépulture de Jean Antoine Rotru (père de la mariée)
décédé le 20 9 1746 à Fives à l’âge de 64 ans Il était censier.
—–

Dld- Mulier Marie BarbeActe de sépulture de Marie Barbe Mulier (mère de la mariée)
décédée le 24 12 1759 à Fives à l’âge de 67 ans
——

Ces documents sont valides car ils contiennent tous une référence au conjoint qui est nommé dans le texte. Une erreur avec une autre personne du même nom est donc exclue.

Concernant l’acte de sépulture de Marie Jeanne Mahieu (mère du marié),  celui-ci est introuvable dans les tables de Fives. Comme l’indique l’acte de sépulture de son mari, elle est déjà décédée en 1754. Elle a donc disparue entre 1729 et 1754.

Les naissances
L’absence de registre pose toujours de gros problèmes. Il n’y en a pas avant 1694 et entre 1715 et 1737. Je ne peux tirer que des hypothèses sachant qu’il y a souvent des erreurs dans les âges des personnes.

  1. Jean François Delesalle est décédé à 60 ans en 1754. Il serait donc né en 1694. Comme il n’y a pas d’acte sur le registre cette année là, il a du naître avant cette date.
  2. Pour Marie Jeanne Mahieu, sans acte de sépulture et sans donnée sur les tables, c’est l’inconnu. Elle est probablement née comme son mari avant 1694.
  3. Jean Antoine Rotru est décédé à 64 ans en 1746. il serait donc né en 1682.
  4. Marie Barbe Mulier est décédé à 67 ans en 1759, elle serait donc née en 1682 comme son mari.

Pistes 10 à 15 : Les dernières solutions

Il reste encore quelques pistes :
Pierre Gilguain, beau frère de Jean Baptiste Delesalle, est marié avec une Delesalle. Via l’acte de mariage on peut trouver de nouvelles informations sur les parents.
Certaines tables donnent pour les naissances le nom des mères. On peut donc rechercher si des enfants Delesalle sont nées de mère s’appelant Mahieu. On peut aussi rechercher des enfants Rotru nées de mère Mulier.Les familles ayant pu bouger, les recherches doivent se faire sur les 11 paroisses de Lille ainsi et les 4 Villages situés à proximité.

Toutes ces recherches ne donnent rien.

Conclusion

Les recherches terminées, la lignée Delesalle s’arrête vers les années 1700, l’acte le plus ancien datant de 1746. Les calculs et les déductions permettent d’arriver jusqu’en 1682.

Ces recherches ont été longues et fastidieuses. Elle se sont révélées négatives dans la mesure où elle ne permettent pas d’avancer d’une génération supplémentaire. Il ressort que les Delesalle, Les Mahieu, Les Rotru, ont tous vécu à Fives et que l’absence des registres de 1715 à 1737 sont un réel manque pour trouver les actes d’état civil. Il aurait fallu trouver soit des actes de mariage, soit des actes de baptême et ce n’est pas le cas.

Seul espoir : que ces registres existent bien physiquement, qu’il puissent être numérisés et mis en ligne. Une demande a été faite via le forum des archives du nord pour en savoir plus sur l’état de ces documents

De nouvelles informations arriveront peut-être via les Forums, mais c’est très incertain. Dans ce cas une mise à jour de l’article sera faite.

Jean Claude

Copyright : décembre 2015 – reproduction des textes et photos interdites sans autorisation

 Sources :
 -  Archives du Nord (Lille Fives et autres paroisses Lilloises)

Mémo : Liste des résultats trouvés au départ de l’acte de mariage

Mariés
Date de Naissance de Jean Baptiste Delesalle : en 1729 à Fives
Date de Décès de Jean Baptiste Delesalle : 29 mars 1801 à Fives
Date de Naissance de Marie Barbe Rotru : en 1731 à Fives
Date de décès de Marie Barbe Rotru : 29 mars 1801 à Fives
Parents du marié
Date du mariage : avant 1729 à Fives
Date de naissance de Jean François Delesalle : vers 1694 à Fives
Date de décès de Jean François Delesalle : 15 février 1754 à Fives
Date de naissance de Marie Jeanne Mahieu : vers 1694 à Fives
Date de décès de Marie Jeanne Mahieu : avant 1754 à Fives
Parent de la mariée
Date du mariage : avant 1729 à Fives
Date de naissance de Antoine Rotru : vers 1682 à Fives
Date de décès de Jean Antoine Rotru : 20 septembre 1746 à Fives
Date de naissance de Marie Barbe Mulier : 17 septembre 1694 à Fives
Date de décès de Marie Barbe Mulier : 24 décembre 1759 à Fives

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Guerre 14-18 : Carnet de Poilu – Pages 22 et 23


Carnet tenu par Delesalle G., lors de la guerre 14-18.
page 22 et 23 sur 40

Note sur le mode de transcription :
– Pour plus de confidentialité, le nom des habitants est masqué (xxx)
– En fin de page, pour une bonne compréhension du texte, les phrases sont complétées.

 Lien vers les pages 20 et 21  –  Lien vers les pages 24 et 25.
page 22-23

Page 22(gauche)Page 23 (droite)
La moitié de la compagnie
ne peut arrivé jusqu'à
l'endroit désigné. Nous rentrons le
lendemain à 5 h dans un état
pitoyable, jamais je n'ai autant
souffert que cette nuit là. Des
hommes sont tombés le long de la route et
l'on ni peut remédier, qu'elle triste
humanité. Pendant plusieurs nuits
nous continuons le même travail
et goutons d'un repos de 8 jours
à Gauchain le Gal.
Le 15 novembre, retour aux abris de
Lorette, jusqu'au 30 nous faisons du
travail de jour et du portage
la nuit.
Le 1er Décembre, nous sommes
dirigé en autobus à La Thiruloy
Village situé à 10 kilomètres de
Saint Pol, nous voyageons deux jours
et deux nuits pour être
débarqués à la gare de Lure à une
trentaine de kilomètres de Belfort
dans la haute Saône. Nous sommes
dirigé sur Froide-terre ou nous
continuons jusqu'au 19 décembre.
Logé chez le maire, très bon accueil.
Le 19 à 7 heures nous
quittons Froide Terre pour
partir dans la direction de
Belfort, cantonné à xxxx.
Le lendemain nous traversons
Belfort ville xxxx. Nous arrêtons
à Fais, village à 11 Km de Belfort, à
18 km de la frontière Suisse.

 

Guerre 14-18 : Carnet de Poilu – Pages 20 et 21


Carnet tenu par Delesalle G. lors de la guerre 14-18.
page 20 et 21 sur 40

Note sur le mode de transcription :
– Pour plus de confidentialité, le nom des habitants est masqué (xxx)
– En fin de page, pour une bonne compréhension du texte, les phrases sont complétées.

 Lien vers les pages 18 et 19 –  Lien vers les pages 22 et 23.

page 20-21

Page 20(gauche)Page 21 (droite)
3 octobre 1915, départ pour occuper
les tranchées d'Aix Noulette
que nous traversons et qui est
détruit. Nous passons la nuit dans
les boyaux, sans abris, et il pleut.
Le 4 en réserve dans des abris de
seconde ligne. Le 5, en tranchée de
1ère ligne. Le 6 au soir, vive fusillade.
Le jour, de temps à autre, nous
sommes bombardés, pas d'incident.
Les tranchées manquent d'abris.
Les fatiguées sont insupportables, le
ravitaillement se fait très difficilement.
La nuit, tout est froid. Nous quittons
le 8 au soir pour loger
dans les abris à Aix Noulette
Le 9 Gauchin Légal, campe sous
la tente jusqu'au 16 Octobre.
Le 16 Octobre nous partons pour occuper
des tranchées près d'Albain St Nazaire,
tranchées que nous devons réfectionner et
occuper en cas d'attaque. Je profite de
visiter la sucrerie de Souchez, le château
de Carleuil, Souchez et son cimetière "le Cabaret
Rouge". Tout ca n'est plus
que ruine. Des cadavres francais et
allemands sont rencontrés dans tous
les coins. Pas une place n'existe sans
trous d'obus. Quelle ruine ! Je n'ai jamais
rien vu d'aussi triste. Nous restons
17 jours dans ces tranchées, le soir de
la descente nous sommes chargés
d'un travail de nuit près des 1ère ligne.
Il pleut depuis plusieurs jours, dans
certains boyaux nous avons de l'eau
jusqu'au bas ventre, des hommes
restent enlisés dans la boue

 

Guerre 14-18 : Carnet de Poilu – Pages 18 et 19


Carnet tenu par Delesalle G. lors de la guerre 14-18.
page 18 et 19 sur 40

Note sur le mode de transcription :
– Pour plus de confidentialité, le nom des habitants est masqué (xxx)
– En fin de page, pour une bonne compréhension du texte, les phrases sont complétées.

 Lien vers les pages 16 et 17  –  Lien vers les pages 20 et 21.

page 18-19

Page 18(gauche)Page 19 (droite)
le 16 septembre retour aux tranchées
le 17 blessé par une balle
à l'épaule. Le 18 à 7 heures les
Allemands font sauter une
mine et xxxxx une attaque
sur la gauche. Pendant 2
heures nous sommes sous
l'impression que nous allons
être attaqué. C'est la première
fois que je constate un
bombardement aussi pénible, je ne
m'attendais pas à en sortir indem, enfin
tout se calme. La 8ème compagnie à
beaucoup souffert. Le 19, bombardements
violents sur notre droite. Le 21, nous
sommes remplacés par des anglais.
Nous quittons Proyard le 22 pour
Marcelcave, j'ai la bonne fortune
d'avoir un lit que je dois
abandonner à 3 heures du matin
pour prendre le train qu'à 8 h.
pour Frévent ou nous débarquons
pour aller cantonné à Leportel.
Départ en autobus pour Wanquetin.
Campé pendant deux jours dans
une pâture. Alerte à 3 heures du matin
pour se diriger sur Petit Servin
ou nous campons dans un bois.
Le 29, départ à 7 h. 30 pour
Béthonsart ou nous arrivons après
une marche très pénible
à 24 h. Le 2 octobre
campe à La Comté que nous quittons
à 15 h. pour Barlin. Ma section
et moi, nous dormons dans la salle
des machines de la fosse N°7.
J'ai la chance de prendre un bain.

 

Guerre 14-18 : Carnet de Poilu – Pages 16 et 17

Carnet tenu par Delesalle Gustave, Joseph, lors de la guerre 14-18.
page 16 et 17 sur 40

Note sur le mode de transcription :
– Pour plus de confidentialité, le nom des habitants est masqué (xxx)
– En fin de page, pour une bonne compréhension du texte, les phrases sont complétées.

 Lien vers les pages 14 et 15  –  Lien vers les pages 18 et 19.

page 16-17

Page 16(gauche)Page 17 (droite)
malgré l'affolement je puis
le faire transporter au poste
de secours. J'ai appris depuis
que tous ???????
Le 10 Août, nouveau départ pour
6 jours aux tranchées, trois périscopes
de brisé aux mains des guetteur
pendant 2 nuits nous allons poser des
fil de fer et des piquets à 80 mètres
de la tranchée, je perd l'orientation
et manque de me diriger vers les
tranchées ennemis. Le 16 repos pour
6 jours à Proyard
22 Août retour aux tranchées, le
25 les allemands font
sauter une mine et en même temps
nous lance des torpilles et des obus
nous répondons, mes
hommes se réfugient aus abris
de bombardement, je reste avec les
guetteurs dans la tracnchée, pendant
3/4 heures c'est terrible, à tout
instant je m'attends à une attaque
impossible de voir à plus de 30
mètres, toutes la fumée est dense
enfin tout se calme, il n'y a pas
de perte chez nous. Le lendemain
nous renvoyons une trentaine de
torpilles, il ne réponde que
très peu. Repos 6jours à Proyart
J'ai l'occasion de rencontrer Charles
Glys mon neveu. Le 3.7 retour aux
tranchées, pluie et bombardements
5 septembre 1915, je suis nommé adjudant
à ma compagnie. Je conserve ma section

Document complémentaire :

Fiche du registre d’incorporation de Delesalle Gustave

Guerre 14-18 : Carnet de Poilu – Pages 14 et 15

Carnet tenu par Delesalle Gustave, Joseph, lors de la guerre 14-18.
page 14 et 15 sur 40

Note sur le mode de transcription :
– Pour plus de confidentialité, le nom des habitants est masqué (xxx)
– En fin de page, pour une bonne compréhension du texte, les phrases sont complétées.

 Lien vers les pages 12 et 13  –  Lien vers les pages 16 et 17.

page 14-15

Page 14(gauche)Page 15 (droite)
Enfin bien fatigué, j'arrive à la gare
de Guillaucourt à 7h30. Je couche
à Proyard. Le lendemain je me
dirige sur Chuygnolle ou ma compagnie
se trouve en réserve. Le 28 juillet,
à notre grande surprise, ordre nous
est donné de retourner aux
tranchées. A 2h30 du matin le
soldat xxxxx de ma section
tombe frappé d'une balle à la tête.
Combien de fois. Isolé, les larmes me
viennent aux yeux en songeant
à ma chère femme et à mon
fils, les reverrai-je un jour. Que
deviennent-ils pendant cette longue
séparation, les égoïstes et les gens
sans cœur sont bien heureux.
Il me serait impossible
de décrire dans ce recueuil toutes mes
angoisses et tous mes tourments,
qu'ils sachent seulement que ma
pensée ne les quitte jamais,
mon seul désir est de les retrouver
et goutter ensemble de longs
jours heureux que nous n'avons
jamais su apprécier avant
cette terrible guerre.
Le 29 juillet, un de nos 75 tire
trop court, un colonial blessé
se précipite dans mon gourbis
pour implorer secours. Je me précipite,
le tir continue, le soldat
xxxxx, lillois également, tombe
bléssé par un éclat au coté
le sang coule à flot

Document complémentaire :

Fiche du registre d’incorporation de Delesalle Gustave

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