Guerre 14-18 : Carnet de Poilu – Pages 22 et 23


Carnet tenu par Delesalle G., lors de la guerre 14-18.
page 22 et 23 sur 40

Note sur le mode de transcription :
– Pour plus de confidentialité, le nom des habitants est masqué (xxx)
– En fin de page, pour une bonne compréhension du texte, les phrases sont complétées.

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page 22-23

Page 22(gauche)Page 23 (droite)
La moitié de la compagnie
ne peut arrivé jusqu'à
l'endroit désigné. Nous rentrons le
lendemain à 5 h dans un état
pitoyable, jamais je n'ai autant
souffert que cette nuit là. Des
hommes sont tombés le long de la route et
l'on ni peut remédier, qu'elle triste
humanité. Pendant plusieurs nuits
nous continuons le même travail
et goutons d'un repos de 8 jours
à Gauchain le Gal.
Le 15 novembre, retour aux abris de
Lorette, jusqu'au 30 nous faisons du
travail de jour et du portage
la nuit.
Le 1er Décembre, nous sommes
dirigé en autobus à La Thiruloy
Village situé à 10 kilomètres de
Saint Pol, nous voyageons deux jours
et deux nuits pour être
débarqués à la gare de Lure à une
trentaine de kilomètres de Belfort
dans la haute Saône. Nous sommes
dirigé sur Froide-terre ou nous
continuons jusqu'au 19 décembre.
Logé chez le maire, très bon accueil.
Le 19 à 7 heures nous
quittons Froide Terre pour
partir dans la direction de
Belfort, cantonné à xxxx.
Le lendemain nous traversons
Belfort ville xxxx. Nous arrêtons
à Fais, village à 11 Km de Belfort, à
18 km de la frontière Suisse.

 

Guerre 14-18 : Carnet de Poilu – Pages 20 et 21


Carnet tenu par Delesalle G. lors de la guerre 14-18.
page 20 et 21 sur 40

Note sur le mode de transcription :
– Pour plus de confidentialité, le nom des habitants est masqué (xxx)
– En fin de page, pour une bonne compréhension du texte, les phrases sont complétées.

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page 20-21

Page 20(gauche)Page 21 (droite)
3 octobre 1915, départ pour occuper
les tranchées d'Aix Noulette
que nous traversons et qui est
détruit. Nous passons la nuit dans
les boyaux, sans abris, et il pleut.
Le 4 en réserve dans des abris de
seconde ligne. Le 5, en tranchée de
1ère ligne. Le 6 au soir, vive fusillade.
Le jour, de temps à autre, nous
sommes bombardés, pas d'incident.
Les tranchées manquent d'abris.
Les fatiguées sont insupportables, le
ravitaillement se fait très difficilement.
La nuit, tout est froid. Nous quittons
le 8 au soir pour loger
dans les abris à Aix Noulette
Le 9 Gauchin Légal, campe sous
la tente jusqu'au 16 Octobre.
Le 16 Octobre nous partons pour occuper
des tranchées près d'Albain St Nazaire,
tranchées que nous devons réfectionner et
occuper en cas d'attaque. Je profite de
visiter la sucrerie de Souchez, le château
de Carleuil, Souchez et son cimetière "le Cabaret
Rouge". Tout ca n'est plus
que ruine. Des cadavres francais et
allemands sont rencontrés dans tous
les coins. Pas une place n'existe sans
trous d'obus. Quelle ruine ! Je n'ai jamais
rien vu d'aussi triste. Nous restons
17 jours dans ces tranchées, le soir de
la descente nous sommes chargés
d'un travail de nuit près des 1ère ligne.
Il pleut depuis plusieurs jours, dans
certains boyaux nous avons de l'eau
jusqu'au bas ventre, des hommes
restent enlisés dans la boue

 

Guerre 14-18 : Carnet de Poilu – Pages 18 et 19


Carnet tenu par Delesalle G. lors de la guerre 14-18.
page 18 et 19 sur 40

Note sur le mode de transcription :
– Pour plus de confidentialité, le nom des habitants est masqué (xxx)
– En fin de page, pour une bonne compréhension du texte, les phrases sont complétées.

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page 18-19

Page 18(gauche)Page 19 (droite)
le 16 septembre retour aux tranchées
le 17 blessé par une balle
à l'épaule. Le 18 à 7 heures les
Allemands font sauter une
mine et xxxxx une attaque
sur la gauche. Pendant 2
heures nous sommes sous
l'impression que nous allons
être attaqué. C'est la première
fois que je constate un
bombardement aussi pénible, je ne
m'attendais pas à en sortir indem, enfin
tout se calme. La 8ème compagnie à
beaucoup souffert. Le 19, bombardements
violents sur notre droite. Le 21, nous
sommes remplacés par des anglais.
Nous quittons Proyard le 22 pour
Marcelcave, j'ai la bonne fortune
d'avoir un lit que je dois
abandonner à 3 heures du matin
pour prendre le train qu'à 8 h.
pour Frévent ou nous débarquons
pour aller cantonné à Leportel.
Départ en autobus pour Wanquetin.
Campé pendant deux jours dans
une pâture. Alerte à 3 heures du matin
pour se diriger sur Petit Servin
ou nous campons dans un bois.
Le 29, départ à 7 h. 30 pour
Béthonsart ou nous arrivons après
une marche très pénible
à 24 h. Le 2 octobre
campe à La Comté que nous quittons
à 15 h. pour Barlin. Ma section
et moi, nous dormons dans la salle
des machines de la fosse N°7.
J'ai la chance de prendre un bain.

 

L’histoire de la famille Garinand 3/3

Génération 7– François Marius (1872 – 1925) Saint Etienne 

François Marius est né le mercredi 2 octobre 1872 à Lorette (Loire). Durant son enfance, la famille se déplacera sur divers sites du département où son père sera employé dans les usines de métallurgie : Lorette, Terrenoire, Saint-Chamond.

N8427374_JPEG_26_26DMA 21 ans, habitant à Saint-Chamond avec ses parents, il effectuera son service militaire. Il sera affecté au 10ème régiment de chasseurs pour une durée de 3 ans de 1893 à 1896. (1) Après son service, on trouve sa trace à Montluçon puis à Marseille. Nous passons rapidement sur les condamnations qu’il a eues et qui ont fait l’objet d’un article spécial dans notre blog. (A lire ici)

Il revient à Saint-Chamond en 1901 et se marie avec Julie Joséphine Ager… le 27 juillet 1901. Ils partiront ensuite s’installer à Saint Etienne. Leurs deux enfants, Edmée et Stéphane naissent en 1902 et 1904. (2)

 

En 1911 on retrouve François Marius dans un recensement du canton sud Est de Saint Etienne. Il habite au N° 61 de la rue César Bertholon avec sa mère Marie et son fils Stéphane. Mais sa femme Joséphine Julie et sa fille Edmée ne sont pas citées. Est-ce une erreur ou sont-ils séparés ? Des recherches sont toujours en cours. A cette date, François Marius a 38 ans et exerce le métier de Fraiseur.

Recensement 1911 Saint Etienne

Recensement 1911 Saint Etienne – Source archive de Saint Etienne

Lorsque la guerre 14-18 éclate, il est rappelé dans le groupe territorial du 36ème d’artillerie. Mais le 12 janvier 1915, la commission de réforme de Saint Etienne le place dans le Service Auxiliaire (3). Il est alors muté dans les aciéries de la Marine. Le 4 juin 1917, alors que la guerre n’est pas terminée, il est renvoyé dans ses foyers et se retire à la Valla en Gier dans la Loire

Ensuite, on perd sa trace. Seul repère, en 1928, lors du mariage de son fils Stéphane, il est décédé. L’acte de mariage pourrait peut-être nous apporter quelques informations supplémentaires. Demande en cours.

 

Génération 8– Stéphane François (1904 – 1932) Saint Etienne 

Stéphane, le grand-père de Joane, est né à Saint Etienne, cours Fauriel, le 13 septembre 1904. Il décédera d’une Pneumonie en 1932 à l’âge de 28 ans.

Nous arrivons à une période ou les documents ne sont pas en ligne afin de protéger la vie privée des diverses personnes. Un Post lui sera consacré dès que j’aurai plus d’informations. 

Copyright Mai 2015 – Reproduction des textes et photos interdites sans autorisation – JCR

 

Informations complémentaire :

(1) A cette période le service national était de 3 ans mais la loi sur le recrutement du 15 juillet 1889 stipulait dans son article 37 :
« Tout Français reconnu propre au service militaire fait partie successivement :
  – De l’armée active pendant trois ans
  – De la réserve de l’armée active pendant dix ans
– D
e l’armée territoriale pendant six ans
  – De la réserve de l’armée territoriale pendant six ans. »
Soit un total de 25 ans ! 

(2) Stéphane est le Grand Père maternel de Joane. 

(3) Le service Auxiliaire :
Tout homme reconnu par le conseil de révision incapable de faire un bon service actif dans l’armée est classé dans le service auxiliaire. En cas de guerre, il est alors destiné à compléter les divers services de l’armée et peut, le cas échéant, être mis à la disposition de l’industrie privée pour l’exécution de travaux relatifs à l’armée.
Source : Page 81 de l’Extrait du Traité pratique du recrutement et de l’administration de l’armée française par A. Andréani – 1889

 

Guerre 14-18 : Carnet de Poilu – Pages 16 et 17

Carnet tenu par Delesalle Gustave, Joseph, lors de la guerre 14-18.
page 16 et 17 sur 40

Note sur le mode de transcription :
– Pour plus de confidentialité, le nom des habitants est masqué (xxx)
– En fin de page, pour une bonne compréhension du texte, les phrases sont complétées.

 Lien vers les pages 14 et 15  –  Lien vers les pages 18 et 19.

page 16-17

Page 16(gauche)Page 17 (droite)
malgré l'affolement je puis
le faire transporter au poste
de secours. J'ai appris depuis
que tous ???????
Le 10 Août, nouveau départ pour
6 jours aux tranchées, trois périscopes
de brisé aux mains des guetteur
pendant 2 nuits nous allons poser des
fil de fer et des piquets à 80 mètres
de la tranchée, je perd l'orientation
et manque de me diriger vers les
tranchées ennemis. Le 16 repos pour
6 jours à Proyard
22 Août retour aux tranchées, le
25 les allemands font
sauter une mine et en même temps
nous lance des torpilles et des obus
nous répondons, mes
hommes se réfugient aus abris
de bombardement, je reste avec les
guetteurs dans la tracnchée, pendant
3/4 heures c'est terrible, à tout
instant je m'attends à une attaque
impossible de voir à plus de 30
mètres, toutes la fumée est dense
enfin tout se calme, il n'y a pas
de perte chez nous. Le lendemain
nous renvoyons une trentaine de
torpilles, il ne réponde que
très peu. Repos 6jours à Proyart
J'ai l'occasion de rencontrer Charles
Glys mon neveu. Le 3.7 retour aux
tranchées, pluie et bombardements
5 septembre 1915, je suis nommé adjudant
à ma compagnie. Je conserve ma section

Document complémentaire :

Fiche du registre d’incorporation de Delesalle Gustave

Guerre 14-18 : Carnet de Poilu – Pages 14 et 15

Carnet tenu par Delesalle Gustave, Joseph, lors de la guerre 14-18.
page 14 et 15 sur 40

Note sur le mode de transcription :
– Pour plus de confidentialité, le nom des habitants est masqué (xxx)
– En fin de page, pour une bonne compréhension du texte, les phrases sont complétées.

 Lien vers les pages 12 et 13  –  Lien vers les pages 16 et 17.

page 14-15

Page 14(gauche)Page 15 (droite)
Enfin bien fatigué, j'arrive à la gare
de Guillaucourt à 7h30. Je couche
à Proyard. Le lendemain je me
dirige sur Chuygnolle ou ma compagnie
se trouve en réserve. Le 28 juillet,
à notre grande surprise, ordre nous
est donné de retourner aux
tranchées. A 2h30 du matin le
soldat xxxxx de ma section
tombe frappé d'une balle à la tête.
Combien de fois. Isolé, les larmes me
viennent aux yeux en songeant
à ma chère femme et à mon
fils, les reverrai-je un jour. Que
deviennent-ils pendant cette longue
séparation, les égoïstes et les gens
sans cœur sont bien heureux.
Il me serait impossible
de décrire dans ce recueuil toutes mes
angoisses et tous mes tourments,
qu'ils sachent seulement que ma
pensée ne les quitte jamais,
mon seul désir est de les retrouver
et goutter ensemble de longs
jours heureux que nous n'avons
jamais su apprécier avant
cette terrible guerre.
Le 29 juillet, un de nos 75 tire
trop court, un colonial blessé
se précipite dans mon gourbis
pour implorer secours. Je me précipite,
le tir continue, le soldat
xxxxx, lillois également, tombe
bléssé par un éclat au coté
le sang coule à flot

Document complémentaire :

Fiche du registre d’incorporation de Delesalle Gustave

Personnal Ausweis – Lille 1915

Descendance :

1- Bouderiez Blanche > 2- Delesalle Robert > 3- Delesalle Jean > 4- Joane

Une carte d’identité Allemande à Lille en 1915

Lille est un cas particulier. Déclarée ville ouverte, elle est peu défendue en octobre 1914 et subit une occupation militaire de près de quatre ans, avec ses privations, ses drames, sa résistance, ses fusillés…

La carte d’identité, Personnal Ausweis, est rendue obligatoire le 1er septembre 1915. Elle doit être présentée à toutes les réquisitions sous peine d’une amende de 30 marks. Avec le couvre‐feu et les laissez‐passer, la carte d’identité fait partie des mesures de contrôle strictes de la population.

Nous trouvons ici La carte d’identité de Blanche.
(voir le carnet de guerre 14-18 de son mari Gustave Delesalle)

Personal ausweis 2 LD

– Carte d’identité N° 31815 émise par la mairie de Lille
– Nom Prénom : Delesalle Blanche née Bouderiez
– Née le : 21 janvier 1877
– A : Lille
– Nationalité : Française
– Profession : Ménagère
– Domicile : Lille Faubourg des postes
– Jour d’arrivée : Depuis sa naissance
– Rue :  du Transval
– Dernier Domicile : Lille
– Taille : 1m53
– Cheveux : Chatain
– Yeux : Marron
– Nez : Moyen
– Barbe : Néant
– Signes particuliers : Néant

Personal ausweis 1 LD

  Document en langue Allemande, Flamande et Française 

Lille et sa banlieue sont placés sous l’autorité militaire d’un gouverneur général, qui administre la ville elle-même, assisté d’un gouverneur pour la banlieue. Von Heinrich occupe la fonction jusqu’en 1916 ; il est alors remplacé par le général von Graevenitz, jusqu’alors à la tête de la Kommandantur de banlieue.

L’essentiel du commandement militaire allemand est concentré dans le centre-ville, à proximité de l’hôtel de ville, dans l’immeuble actuellement occupé par le Crédit du Nord et dans la rue Jean-Roisin. Il est composé d’une intendance, d’un service de santé et d’un service vétérinaire, d’un service de presse, de la censure, de la justice, de la police et de la police secrète.

A la fin de la guerre

Rue de Paris

Dégâts, rue de Paris à Lille en 1919

En savoir plus: archive départementale du nord – Lille envahi

Guerre 14-18 : Carnet de Poilu – Pages 12 et 13

Carnet tenu par Delesalle Gustave, Joseph, lors de la guerre 14-18.
page 12 et 13 sur 40

Note sur le mode de transcription :
– Pour plus de confidentialité, le nom des habitants est masqué (xxx)
– En fin de page, pour une bonne compréhension du texte, les phrases sont complétées.

 Lien vers les pages 10 et 11  –  Lien vers les pages 14 et 15.

page 12-13

Page 12 (gauche)Page 13 (droite)
Le 9 juillet 1915? nous descendons de notre
service au tas de briques à 2h
du matin. A 6 h 1/2 les autobus
nous conduisent à Steene village
situé près de Bergues. Le 10 juillet
à 2H de l'après midi nous
embarquons à Dunkerque pour
Villers Bretonneux, petite ville des
environs d'Amiens. Nous y arrivons
à 4H du matin bien fatigué d'un
si long voyage, l'automne à Cachy.
Départ le 11 au matin pour
Proyard Village, situé dans la
Somme entre Albert et Mondidier.
Des combats y ont eu lieu vers le 20
Août, beaucoup d’Allemands et Français
y sont enterrés. Le 19 nous prenons
notre service de tranchée au bois Touffu
pour 4 jours. Le 21 à 9 heures
du matin je quitte les tranchées
pour partir en permission pour
Eu, y voir mon frère Louis et
René. Voyage très fatiguant
je suis dirigé sur Paris, j'y passe
2 heures, pour être dirigé sur
Rouen, 2 heures d'attente, Dieppe
2 heures d'attente, j'en profite pour
visiter un peu ces villes, enfin à
10h18 du matin, j'arrive à Eu
Les 4 jours passer en famille xxxxx
un peu mon courage. Le dimanche
25 juillet à 3h19 du soir je
reprend le train pour rejoindre
mon poste, je passe par Aleville
Saint Juste. J'y arrive à 4h28
du matin. Je suis obligé d'attendre
4h30 du soir pour repartir.

Document complémentaire :

Fiche du registre d’incorporation de Delesalle Gustave

L’histoire de la famille Caron 3/3

Descendance Caron
1-Louis Caron > 2-Antoine Caron > 3-Charles Antoine Caron > 4-Antoine Caron >
5-Simon Caron > 6-Marie Louise Caron > 7-Jean-Baptiste Adolphe Caron >
8-Jean-Baptiste Jules Désiré Caron>  9-Désiré Léon Caron >
10-Yvonne Henriette Léonie Caron > 11- Solange

 

Génération 8 – Jean-Baptiste Jules Desiré CARON (1840 – 1920) Les Essarts Le Roi

Jean-Baptiste est né le 28 décembre 1842 dans le hameau de Montenoy, commune de Saint Aubin dans la Somme (acte en ligne). Il aura un surnom : Clovis.

Depuis 1832, l’armée est constituée d’appelés et d’engagés. (1) Un service militaire de 7 ans a été mis en place avec recrutement et tirage au sort à l’age de 20 ans. (en savoir +)

Tirage au sort

Billet de conscription
Vive la Classe  – Honneur – Patrie – tirage au sort   [estampe source BNF]

Clovis sera donc soldat jusqu’en 1869. Durant ces sept années, il sera mis très souvent en congé et devra obtenir une autorisation de son général pour se marier, autorisation qu’il obtiendra en 1869. Cela explique les trois enfants qu’il aura, hors mariage, avec Marie Célina Lefeuvre. Ils se marieront (3) en 1869 et reconnaîtront leurs 3 enfants : Hector 4 ans, Edmond 3 ans, Désiré Léon 1 mois. Il résiderons ensuite à Bussy-lès-Poix, village de naissance de Marie Celina.

1 ans plus tard, Il participera probablement à la guerre contre les Prussiens (1870-71) ces derniers étant arrivés jusqu’en Picardie. Ils ont attaqué et pris Amiens le 27 novembre 1871.

En 1872 naîtra Marguerite.

En 1881, Clovis n’apparaît plus dans le recensement du village et en 1883 , une information (2) de divorce est notée sur les tables décennales à la date du 28 mai. En 1889, sur la fiche militaire du fils Désiré Léon, il est noté : “Domicile du père inconnu”

En 1897, on retrouve Clovis (Jean-Baptiste) sur l’acte de naissance de sa petite fille à Saint Hubert (commune les Essarts le Roi – Yvelines). Il a du arriver dans ce hameau quelques années plus tôt.

Plus tard, on a la surprise de retrouver dans les recensement 1901  et 1911 de Saint Hubert, Marie Célina et Jean-Baptiste, ensemble ! Ils étaient pourtant divorcés. (2)

Ils vivront à Saint Hubert jusqu’en 1911, date à laquelle on perd leurs traces. Les actes d’états civils, trop récents, ne sont pas encore disponibles

 

Génération 9 – Désiré Léon CARON (1870 – 1950) Les Essarts le Roi

Désiré Léon est né le 24 mars 1869 à Bussy-lès-Poix où il passera son enfance. A l’âge de 20 ans, après son recrutement militaire, il est affecté au 16ème bataillon de chasseur basé à Amiens. En septembre 1893, il est renvoyé en congé.

A cette date, Il s’installe à Salouël un petit village de la périphérie d’Amiens. Il y retrouve son frère Edmond et deviendra comme lui, ouvrier d’usine. C’est probablement dans la même usine qu’il rencontrera Christine Demarest, elle aussi ouvrière d’usine. Ils se marieront le 21 septembre 1895.(4)

L’année suivante, ils partiront rejoindre leurs parents dans le Hameau de Saint Hubert, commune Les Essarts Le Roi. Là, naîtront leur 4 enfants :

  1. Jeanne née en 1897 (la tante Jeanne)
  2. Marceau né en 1899
  3. Kléber né en 1900
  4. Yvonne née en 1903 (ma Grand-mère)

Recensement Saint hubert - 1906 -Caron Desmarest

Recensement 1906 des Essarts le Roi

En 1915, à 46 ans, il est rappelé dans l’armée territoriale. Il sera affecté au 12ème régiment d’infanterie territoriale qui interviendra en Belgique, défendra Calais et effectuera divers travaux comme la réfection de route.

Artillerie de campagne retouchée

Départ du régiment d’Artillerie de Versailles
(sources G. Chérau – argonnaute.u-paris10.fr)

Clovis sera ensuite muté au 22ème régiment d’artillerie de campagne qui est basé à Versailles et interviendra dans la bataille de Verdun. Début 1917, le régiment se restructure. Il est alors détaché comme ouvrier agricole à la préfecture de Versailles et sera affecté aux Essarts le Roi.

Désiré Léon décédera à Paris, 99 rue du faubourg Saint Denis, le 27 janvier 1953.

 

(1) En savoir plus sur le recrutement militaire à partir de 1832
(2) Une recherche pour obtenir le jugement du divorce est en cours.
(3) Acte de mariage de Jean-Baptiste et Marie Célina
(4) Acte de mariage de Désiré Léon et Christine Hortense

 

Guerre 14-18 : Carnet de Poilu – Pages 10 et 11

Carnet tenu par Delesalle Gustave, Joseph, lors de la guerre 14-18.
page 10 et 11 sur 40

Note sur le mode de transcription :
– Pour plus de confidentialité, le nom des habitants est masqué (xxx)
– En fin de page, pour une bonne compréhension du texte, les phrases sont complétées.

 Lien vers les pages 8 et 9  –  Lien vers les pages 12 et 13.

page 10-11

Page 10 (gauche)Page 11 (droite)
travail très dangereux, les
allemands ne cessent pas de tirer.
Toutes les balles passant au dessus
des tranchées viennent se perdre
à cet endroit, le regiment a
4 tués, 12 blessés. Le village
que nous occupons le jour est
infecté, à tout instant des obus
arrivent. Enfin, le 8 juin nous
sommes ramenés à Crochet en
otobus, heureusement, car la
chaleur est terrible et malgré
cela des hommes restent en route.
Le 16 juin présenté comme adjudant
au commandant qui veux
ajourné ses nominations
à cause des nombreuses absences à un
contre appel fait la nuit.
Le 26 juin nous partons à x----x
pour être dirigé vers Nieuport
Je couche dans un lit mais
impossible de dormir car depuis le mois
de mars, j'ai toujours couché sur la paille.
27 juin, arrivé à Coxyde
29 juin, je prend le commandement
du poste surnommé au tas de briques
ma section se trouve fractionnée
en 4 petits postes, installation tout
à fait confortable relativement aux
gourbis occupés jusqu'à ce jour.
Tout se passe d'une façon heureuse.
Le 5 juillet, après un repos de 4 jours
48 heures de service au tas de briques.
Le 9 juillet, à notre grande surprise
nous recevons l'ordre de quitter le
le secteur de Nieuport

Document complémentaire :

Fiche du registre d’incorporation de Delesalle Gustave

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