L’histoire de la famille Caron 2/3

Descendance Caron
1-Louis Caron > 2-Antoine Caron > 3-Charles Antoine Caron > 4-Antoine Caron >
5-Simon Caron > 6-Marie Louise Caron > 7-Jean-Baptiste Adolphe Caron >
8-Jean-Baptiste Jules Désiré Caron>  9-Désiré Léon Caron >
10-Yvonne Henriette Léonie Caron > 11- Solange

 

Génération 4 – Antoine Caron (1720 – 1760) – Bougainville (Somme) 
Antoine est né en 1718. Ses parents, Charles Antoine et Antoinette Desaint habitent toujours Bougainville qui compte alors 190 familles. Antoine se marie à 26 ans avec Marie Louise De Vallencourt, le 10 Novembre 1744.

Marie Louise est né, elle aussi, à Bougainville. Son père est menuisier tout comme celui d’Antoine. Ils ont peut-être travaillé ensemble.
Après leur mariage, Simon et Marie Louise resteront à Bougainville ou naîtra Simon Caron le 21 mai 1748.

Antoine ne prend pas le métier de son père, menuisier, mais celui de son grand père: Houppier.  Est-ce un choix? Les houppiers forment sur Amiens une grande communauté qui semble puissante ce qui n’est pas le cas pour les menuisiers. Il est aussi possible qu’un de ses frères ait repris le métier de son père.

 

Génération 5 – Antoine Caron (1750 – 1790) –  Bougainville (Somme)
Simon se marie avec Marie Rose Cocu le 30 mars 1766. Il a 17 ans, un âge très jeune pour l’époque. Marie Rose a 22 ans. Eux aussi vont continuer à vivre à Bougainville et comme son père, il sera Houppier.

Il ont 5 enfants et la dernière, Marie Louise, va naître le 9 juin 1787.
En 1793, Simon décède, chez lui, à 1 heure du matin. Marie Louise a alors 5 ans.

 

Génération 6 – Marie Louise CARON (1790 – 1840) – Bougainville (Somme)
Marie Louise a 17 ans lorsque sa mère, Marie Rose, décède. Elle est recueillie par son frère Simon qui réside rue Saint Aubin à Bougainville.
A 22 ans, elle accouche d’un enfant naturel. Un petit garçon auquel elle donnera les prénoms de Jean-Baptiste Adolphe.

Fileuse

Elle se marie ensuite avec Louis Vasseur et fonde une autre famille. elle est fileuse de laine.

Comme beaucoup de d’ouvrières employées par les manufactures d’Amiens, elle travaille chez elle. On lui porte des paquets de 13 ou 14 livres qu’elle doit filer sur un rouet. Les « couverturiers » et les « drapiers » qui emploient ces ouvrières exigent qu’elles filent plus ou moins fin suivant l’emploi qu’ils veulent en faire.

Elle décède à l’age de 50 ans le 30 novembre 1837.

 Source photo: La servante du curé de jean Jacques Lequeu (1757-1825) – BNF

 

Génération 7 – Jean-Baptiste Adolphe CARON ( 1810 – 1880) –  Saint-Aubin Montenoy (Somme) 
Jean Baptiste est donc né de père inconnu, le 3 mai 1809. Il va être le premier à quitter Bougainville.
Il se marie avec Marie Anne Divine Vacassin. Ils ont respectivement 21 et 24 ans. Marie Anne est de Saint-Aubin-Montenoy, un petit village voisin. C’est donc là que le mariage se déroule le le 17 août 1830. C’est aussi dans ce village qu’ils s’établiront. Jean-Baptiste Jules Desiré  va naitre le 28 décembre 1842.

Dans un premier temps, Jean-Baptiste est valet de charrue, c’est à dire qu’il est employé à la journée, au mois ou à l’année par les cultivateurs du village.
Plus tard il achetera quelques arpents de terre et l’exploitera comme « ménager ».
Sur les dernières années de sa vie, il sera berger et gardera toutes sortes d’animaux de la ferme.

Il décédera à 67 ans le 6 décembre 1876.

 

Sources de l’article :

1-Acte de mariage de d’Antoine Caron et Antoinette Desaint

2-Acte de mariage de de Simon Caron et Marie Rose Cocu

3-Acte de naissance de Jean Baptiste Caron

4-Acte de mariage de Jean Baptiste Caron et Marie Anne Divine Vacassin

L’histoire de la famille Caron 1/3

Descendance Caron
1-Louis Caron > 2-Antoine Caron > 3-Charles Antoine Caron >
4-Antoine Caron >
5-Simon Caron > 6-Marie Louise Caron > 7-Jean-Baptiste Adolphe Caron >
8-Jean-Baptiste Jules Désiré Caron>  9-Désiré Léon Caron >
10-Yvonne Henriette Léonie Caron > 11- Solange

 

Génération 1 – Louis Caron (1630 -1700)
Chez les Caron, l’ancêtre le plus lointain s’appelle Louis. Son nom apparaît le 26 novembre 1680 dans l’acte de mariage de son fils Antoine, sans aucune autre information. Le registre d’actes civils de Bougainville (Somme) démarre en 1600 mais il est difficilement lisible jusqu’en 1680. A cette date, On peut estimer l’âge de Louis à environ 50 ans et sa naissance vers les années 1630. Il est marié à une certaine Dubois, (vu sur l’acte de naissance du frère d’Antoine : Honoré)

M- Caron Antoine & Dumeige Marie

Registre d’état civil de Bougainville 5MI-D298 page 46

En 1648, il a probablement connu la ruine de son village avec le passage et l’hébergement répétés des troupes face à la guerre contre les Espagnols, sur le front des Flandres. Malgré la destruction des fermes, ils durent cette année-là remettre aux receveurs la presque totalité de leurs redevances des tailles et de la gabelle. Il ne leur resta pratiquement plus rien pour vivre. (1)

 

Génération 2 – Antoine Caron (1680 – 1740)
A cette période, 150 familles vivent à Bougainville. Le fils Antoine se marie le 26 novembre 1680 avec Marie Dumeige, née également dans ce village. Le couple vivra à Bougainville et son fils, Charles Antoine, naîtra le 1er juillet 1683.

Antoine est houppier. C’est le nom donné aux peigneurs de laine de la région d’Amiens qui travaillent pour les industries lainières. Ils interviennent dans le cadre de la préparation d’une laine qui permettra ensuite de fabriquer  un fil très fin et des étoffes légères. Le peignage se fait à la main et chez les ouvriers eux-mêmes. Les instruments sont deux peignes en acier qui sont chauffés grâce à un petit poêle à charbon de bois. Tantôt debout, tantôt assis, le houppier dépose quelques gouttes d’huile sur la laine et fait jouer ses peignes chauds pour la démêler. Les bouchons, les nœuds, sont enlevés avec les lèvres. Cette partie du travail est souvent faite par ses enfants ou par sa femme.(2)

Antoine  décédera le 16 mai 1741 à l’age de 82 ans

 

Génération 3 – Charles Antoine Caron (1683 – vers 1770)
Bougainville compte maintenant 180 familles. 
Charles Antoine se marie à 28 ans, le 19 juillet 1711 avec Antoinette Desaint. Le mariage a lieu à Briquemesnil-Floxicourt, distant de 5 km et où vivait Antoinette. Eux aussi habiteront Bougainville .

 

Menuisier 2

Source :  Wentzel, Jean Frédéric (1807-1869)
Bibliothèque nationale et universitaire de Strasbourg

 

Charles était menuisier, métier qu’il exerça après un apprentissage et l’obtention d’une maîtrise. Sous le règne de Louis XV, les ébénistes n’existaient pas et les menuisiers réalisaient aussi bien des meubles que des menuiseries pour le bâtiment.

En 1702, L’Etat fût très endetté  par suite des grandes dépenses occasionnées par la guerre. Louis XIV dut inventer de nouveaux impôts. La communauté des menuisiers dut en supporter une partie à hauteur 38 500 livres. Ils furent obligés d’hypothéquer leurs biens. (3)

 

Les sources :

(1)
Histoire de l’abbaye de Saint-Acheul-lez-Amiens  par M. Joseph Roux – BNF
-Louis XIV Wikipedia

(2)Tableau de l’état physique et moral des ouvriers employés dans les manufactures de laine par M. Villermé,…. 1840 – BNF

(3) Artisans français : étude historique sur les menuisisers par François Husson – BNF

Les autres villages de la Somme

8Ce post concerne les ancêtres de notre famille qui ont vécu dans le département de la Somme pendant 7 générations, entre 1570 et 1850.

En l’état actuel de mes recherches, 162 (1)  de ces ancêtres (sur un total de 1039) viennent de ce département, ce qui représente peu plus de 15% et place ce département comme étant une région importante dans l’histoire de notre famille.

Une dizaine de villages sont concernés et on peut diviser les plus intéressants en deux groupes  :

  1. Le premier, la vallée de la Haute Somme, dans lequel on comptabilisera 103 naissances. (2)
  2. Le second groupe, le centre du département, donnera une liste de 59 naissances.

Carte vallée de la somme

Carte Cassini (1756 – 1789) – Groupe 1 – Vallée de la Somme entre Amiens et Abbeville – source geoportail.org

Ci-dessous, vous trouverez la liste des principaux villages classés par groupe avec comme informatons :

  1. Le nombre de naissances
  2. Le nombre de générations,
  3. La date la plus ancienne
  4. Le nom des familles

Dans la vallée de la haute Somme, entre Amiens et Abbeville

  • Bouchon                     53 naissances – 8 générations (3)
    à partir de 1623 –  (Familles : Auger, Bonnaud, Brailly, Devauchelle, Leclercq, Nortier, Sainte, Tillier, Vignon, Vincheneux)
  • Long                           28 naissances – 9 générations
    à partir de 1570 –  (Familles : Daussy, Delassus, Desmarest, Dieu, Gamain, Garder, Legrand, L’Heureux, Marguerie, Masse, Meruque, Morel, Papin, Pruvost, Tillier)
  • L’étoile                        16 naissances – 6 générations
    à partie de 1650 (Familles : Cagé, Ducrotoy, Leroy, Vasseur)
  • Fontaine sur Somme   6 naissances  – 5 générations
    à partir de 1731 –  (Familles : Delassus, Démarest, Garder)

Les autres villages (tous situés dans le centre du département)

  • Bougainville                 30 naissances – 5 générations (3)
    à partir de 1648 –  ( Familles : Caron, Cocu, Cressent, De Vallencourt, Ducoutre, Dumeige, Jazet, Morel, Triquet)
  • Bussy les Poix               5 naissances – 4 générations
    à partir de 1751 –  ( Familles : Caron, Lefevre, Normand)
  • Namps-Maisnil             10 naissances – 5 Générations
    à partir de 1674 –  ( Familles : De Moyencourt, Lefevre, Petit, Retourné)
  • Saint Aubin Montenoy    3 naissances – 3 Génératons
    à partir de 1779 –  (Familles : Baut, Caron, Vacassin)

On peut considérer que les 4 villages de la vallée de la Haute Somme entre Amiens et Abbeville et plus particulièrement le petit village de Bouchon (voir le post sur ce village) constituent une des origines les plus importantes de notre famille. Les prochains messages traiteront des aspects historiques de cette règion.

 

Nota :
1- Dans cette présentation, seules les naissances ont été prises en comptes, ceci afin d’éviter les doublons avec une personne qui serait née dans un village et décédée dans un autre. Cela peut expliquer les différences avec d’autres billets.
2- Ne sont comptabilisés que les ancêtres directs. Les frères et soeurs n’entrent pas dans le décompte.
3- Le nombre de générations se comptabilise par famille d’ancêtres ayant vécu dans le village

 

Le Village de Bouchon en Picardie.

Bouchon est un petit village situé à mi-chemin entre Amiens et Abbeville, proche de la Somme.  C’est un village très ancien, des archéologues ayant trouvés des traces de vie datant de la préhistoire. Il a la particularité d’avoir vu vivre une grande partie de nos ancêtres, dans la lignée  «Bonnet». Dans l’état actuel de mes recherches, on peut décompter 61 personnes ayant vécues dans ce village entre 1630 et 1883.

carte bouchon


N’existant pas de document au delà de l’année 1599 et jusqu’en 1668 les actes étant en latin et difficilement déchiffrables , mes recherches s’arrêteront cette dernière année-là.

Nos Ancêtres vivaient dans plusieurs villages du secteur. Bouchon est intéressant pour notre généalogie car en 1698 il ne comptait que 198 habitants, ce qui est assez peu. Si l’on compare la liste des noms de familles du village (2) avec celle de notre généalogie (3) on voit que plus de 50% des habitants de ce village étaient des ancêtres de notre famille.

Ayant tous vécus au même endroit pendant 250 ans, de 1630 à 1883, et compte tenu du faible déplacement des  personnes à ces époques, on peut penser que ces familles étaient là depuis fort longtemps. L’histoire de Bouchon est donc étroitement lié à l’histoire de notre famille.

 

Le premier d’entre eux.

Le premier d’entre eux s’appelle Sébastien Tellier. Il serait né en 1630 (4). Son nom apparaît pour la première fois le 26 septembre 1687 sur l’acte de sépulture de son  fils Jacques, décédé a environ 33 ans. Il s’était marié dans le village voisin de Long, le 1er août 1682 avec Marguerite Gamin et était tisserand. 

Décès- Tillier Jacques

  Transcription du document :

Le 26 septembre 1687 Jacques Tellier est mort tisserand
et âgé d’environ trente trois ou trente 4 ans et le 27 enterré
dans le cimetière du dit lieu assisté au convoi de Sébastien
Tellier son père et Marguerite Gamin sa femme lesquels ont signés
Marque de Sébastien Tellier – Marque de Marguerite Gamin

Celle qui quitta Bouchon

Ce fut Noémie Devauchelle qui après son mariage avec Emile Desmarest quitta le village en 1867 pour vivre à Pont-Rémy, un village distant d’une dizaine de Km. Ensuite, Christine Desmarest, leur fille, se maria avec Désiré Caron. Ils se déplaceront vers Les Essart-Le-Roi dans les Yvelines vers 1897. Là ou est née ma grand-mère.

Bouchon est un lieu chargé d’histoire. La préhistoire, les romains (avec le Camp César), la guerre de 100 ans, la révolution, le tout avec des faits historique précis, (archives de la BNF), vécus par notre famille.

 

(2)  Liste des 11 noms des principales familles vivant à Bouchon entre 1668 et 1678 : Auger, Bertoux, Bonnard, Bouchet, Cailly, Duvauchelle, Leclercq, Magnier, Rozes, Tellier, Vincheneux. Cette liste a été relevé sur les registres d’état civil de Bouchon

(3)  Les 6 familles des Ancêtres vivant à Bouchon jusqu’en 1678 : Auger, Bonnard, Duvauchelle, Leclercq, Tellier, Vincheneux

(4) D’après mon estimation Sébastien Tellier serait né vers 1630. Son fils ayant environ 33 ans en 1687, lui serait né en 1654. Cette année là, son père, Sébastien, devait avoir entre 25 et 30 ans, ce qui lui donne 1630 comme estimation pour son année de naissance.