Comment reconstruire une famille avec des actes en latin ?

Les actes en latin posent de réels problèmes à presque tous les généalogistes. Ces documents que l’on trouve au 17 et 18e siècle sont très difficiles à lire et ne donnent que très peu d’information. Les parents sont essentiellement cités sur les actes de naissance, les mariages ou les décès donnant très rarement ce renseignement.

Ils posent un autre problème, celui de l’exactitude de l’information car les doublons (même nom et prénom) sont très fréquents. Le croisement des informations entre plusieurs actes est donc primordial pour reconstruire les familles.

Photo 1 – La copie systématique de tous les actes d’un même patronyme
facilite ensuite la reconstruction des familles.

 

Au fil de mes recherches, j’ai pu améliorer ma technique. Le dernier registre en latin que j’ai consulté comportait environ 500 pages. Ce travail s’est fait plus facilement qu’auparavant, avec au final de très bons résultats. Je vous décris ici cette méthode :

Première étape : la copie des actes
  • Je commence par identifier les patronymes de tous les ancêtres qui pourraient être présent sur le registre que je vais consulter.
  • Ensuite au départ d’une date valide*, je parcours le document en allant vers les actes les plus anciens.
  • J’effectue une copie d’écran* systématique de tous les actes portant un des patronymes recherchés.
  • Afin d’éviter toute perte de temps (il n’est pas sûr que le document aura un intérêt), je nomme les fichiers uniquement avec le nom de famille suivi du N° page du registre et éventuellement l’année. L’ensemble est rassemblé dans un répertoire portant le nom du registre.
  • Cette méthode va me permettre de reconstruire les familles dans de meilleures conditions, grâce mode off-line.

*Pour moi, une date valide est une date dont la certitude est établie. Afin d’inclure toutes les possibilités, j’y ajoute une période de 30 ans. Par exemple au départ d’une date de naissance ayant eu lieu en 1706, je commence mes recherches à partir de 1736.
**Pour effectuer les copies, j’utilise une application qui permet de sélectionner une zone sur l’écran afin d’obtenir uniquement le texte de l’acte. L’outil de capture d’écran disponible à partir de Windows 7 convient parfaitement.



Deuxième étape : Décrypter le texte en latin

Dans un registre, les actes d’état civil en latin ont un avantage, ils sont tous écrits avec les mêmes règles. Ces dernières peuvent changer en fonction de la période ou de la région, mais dans un registre, le format d’écriture reste très souvent identique.

Pour décrypter un acte, je me base sur des mots clés, très facilement identifiables car cette méthode accélère notablement la vitesse de lecture.

Dans l’exemple ci-dessous qui provient des archives du Nord, le mot clé est « Filius » (pour une fille ce serait « Filia ») surligné en jaune sur le document ci-dessous.

– 2 – Les actes en latin ont très souvent la même structure. (archive du Nord)

Le mot « Filius » définit instantanément :

  1. Le type d’acte, ici un baptême
  2. Le sexe de l’enfant : un garcon
  3. La zone d’informations contenant les noms et prénoms :
    • A gauche de filius se trouve le nom de famille précédé du prénom (vert)
    • A droite de filius on trouve les prénoms du père (rouge) puis le prénom et le nom de la mère. (bleu)
    • Si le prénom de l’enfant est illisible, on peut se reporter au prénom du parrain ou de la marraine qui en principe est le même (marron)

Troisième étape : renommer les fichiers

Une fois l’acte décrypté, il est nécessaire de le renommer afin d’avoir une liste de fichiers dont les noms correspondent précisément à son contenu. Pour faire cela, j’utilise la visionneuse Windows et le clic droit « Propriétés ».

L’application permet de nommer le fichier en utilisant les informations affichées à l’écran.

La méthode a un avantage important. Elle permet de renommer un fichier alors que celui-ci est ouvert, ce qui n’est pas possible avec une autre application. (Il faut créer un second fichier). De plus la visionneuse permet d’agrandir le document pour une meilleure lecture.

Personnellement, pour un baptême, je renomme les fichiers de la manière suivante : B- 1727 08 10 – Godin Ludovic fils d’Adrien & Marie Anne  Desrousseaux – Lille Esquermes.

  • B = Baptême
  • 1727 08 10 = Date au format anglais afin d’avoir un classement chronologique

Si le texte n’est pas lisible, je le nomme au mieux sans m’occuper d’éventuelles erreurs.

Le fait de copier tous les actes puis de les renommer comme expliqué ci-dessus va faciliter grandement la comparaison, le décryptage des orthographes et la reconstruction des familles.

 

Quatrième étape – Reconstruire les familles

Les fichiers étant maintenant tous nommés, ils apparaissent sous forme de liste dans l’explorateur de Windows, comme présenté ci dessous. Ils sont classés par actes puis par ordre chronologique.

Une fois tous les fichiers renommés, reconstruire les familles est un jeu d’enfant

La liste permet de repérer immédiatement les erreurs de transcription et de pouvoir les corriger, au besoin en réouvrant le fichier.

De plus, les dates constituent un ultime contrôle dans la cohérence du regroupement familial. Les baptêmes de frères et sœurs trop proches ou trop éloignés doivent être considérés avec méfiance.

La reconstruction des familles devient alors très facile à faire.

Chaque individu à sa propre méthode. Celle-ci n’entend pas se substituer à la vôtre, mais peut-être pourrez-vous y trouver une ou deux idées qui amélioreront la votre.

Jean-Claude

 

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Source :
- Les archives du Nord

 

 

 

Comment afficher plus rapidement les pages de registre ?

Post mis à jour le 22 avril 2017 (a été ajouté le texte en vert)

Introduction

Tous les généalogistes ont vécu à un moment ou à un autre des problèmes d’affichage avec des pages de registres qui mettent plusieurs secondes à apparaître, y compris ceux qui ont une connexion Adsl très haut débit.

Ce problème vient de la bande passante qui est saturée à un endroit précis du réseau. Les causes sont multiples, chez vous sur le réseau domestique ou plus largement sur Internet. Essayons de les répertorier :

Chez vous :

  1. Le Wifi : Ce n’est pas la meilleure connexion pour la recherche en généalogie car la vitesse se partage entre tous les utilisateurs de téléphones, tablettes et autres ordinateurs. De plus le signal diminue avec la distance. Il vaut mieux avoir une connexion filaire avec un câble RJ45 dernière génération, connecté directement sur la box.
  2. La connexion RJ45 : La vitesse de cette connexion dépend de la vitesse de votre accès Internet : Adsl standard, Adsl haut débit, Fibre optique ou Satellite. En cas de problème de vitesse, vérifier que les mises à jour de Windows ne sont pas en mode automatique. Ces dernières sont souvent la source de ralentissement important du débit. Une fois lancé, il n’y a pas d’autre solution que d’attendre que le téléchargement se termine
  • Sur Windows 7, vous pouvez éviter le téléchargement automatique en allant dans le Panneau de configuration > Windows update.
  • Sur Windows 10, ce n’est pas possible. La seule solution est d’anticiper le problème avec une version de Windows à jour. Allez dans le menu démarrer > paramètres > mise à jour et lancer la recherche de mise à jour afin d’éviter qu’elle ne se fasse à un moment inopportun.

Vérifiez, sur les téléphones ou tablettes, les mises à jour des applications et des jeux. Rien ne doit surcharger votre réseau durant vos recherches car si votre réseau domestique est saturé, toute connexion vers l’extérieur devient très difficile.

A l’extérieur (Internet)

  1. La section entre votre domicile et le répartiteur est saturée. C’est problème que je rencontre. A la campagne, équipé d’un Adsl d’à peine 1Mbit/s, le dimanche soir à 17h ou les jours de pluie, le réseau devient extrêmement lent.
  2. Le réseau Internet : Le réseau étant une toile (comme une toile d’araignée), la connexion peut prendre de multiples chemins pour arriver au serveur. Il peut arriver que lors d’importants échanges un nœud de raccordement soit saturé, ce qui va ralentir votre connexion. Dans ce cas, une pression sur la touche F5 initialise la demande de connexion qui pourra prendre un autre chemin.
  3. Le serveur: Enfin tout dépend du serveur (ordinateur) auquel vous vous connectez et des choix de l’administrateur du site en terme de coût financier. Un peu comme on le voit lors des actes de piratage avec des attaques de type « déni de service », trop de connexions sur un serveur ralentissent le débit, voire le mette hors d’utilisation.

Quel que soit le niveau d’équipement dont vous disposer, un ralentissement est toujours possible. Dans ce cas, il vous reste la méthode que je décris ci-dessous.

Méthode pour accélérer l’affichage des pages

Elle consiste à pré charger plusieurs dizaines de pages en utilisant les vignettes. Le principe est simple, en cliquant sur une vignette, vous lancez le téléchargement* de la page puis sans attendre que celle-ci s’affiche sur votre écran, vous cliquez sur la vignette suivante. De cette manière tous les ordres d’affichage sont lancés et les pages vont se stocker dans le cache (mémoire virtuelle) de votre ordinateur. Cela fonctionne très bien sur l’interface Mnesys, pour les autres systèmes, il y a lieu de faire un test.

*Vous avez peut-être remarqué que toutes pages ne s’affichaient à la même vitesse. Cela vient du fait que les pages arrivent par des chemins réseau très divers. Certains sont encombrés, d’autres non.

1- Cliquez sur la vignette de droite ou de gauche pour lancer le chargement de la page
2- Attendez que la vignette se déplace au centre
3-Cliquez sur la vignette suivante et ainsi de suite.

Procédez de la manière suivante :

  • Pré chargez un ensemble de pages homogènes : 30 ou 50 pages ou une année complète, mais jamais plus de 50 pages.
  • Agrandir la page à la dimension voulue puis verrouiller le zoom.
  • Cliquez sur la vignette pour charger la page.
  • Attendez 1 seconde environ (ou moins) que la vignette se déplace au centre.
  • Cliquez sur la vignette suivante et ainsi de suite pour l’ensemble des pages à visualiser.
  • Une fois terminé, toutes les pages s’affichent instantanément

Notes :
– Attendre que la vignette se soit déplacée au centre avant de cliquer sur la suivante, sinon le chargement de la page n’est pas lancé.
– La valeur zoom ne doit pas être modifiée. Le pré chargement ne prend en compte que ce qui apparaît à l’écran.

 

Les résultats sont intéressants :
En, ce qui me concerne, avec une connexion de 1 Mbit/s, les pages d’un registre mettent environ 3 secondes pour s’afficher et devenir lisibles, ce qui donne un temps d’affichage de 19 pages / minute.
En pré chargeant les pages, j’obtiens 32 pages / minute soit une augmentation de 70%.

Ces chiffres ne comprennent pas le temps de lecture qui par définition est propre à chacun.

Dernier conseil :

Pour augmenter la lisibilité du document,  on a tendance à agrandir ou déplacer la page, cela fait perdre beaucoup de temps. J’effectue un zoom maximal de manière à diviser en deux la hauteur de la page puis je le verrouille. Ensuite, j’effectue une lecture de la partie basse de toutes les pages, puis une lecture de la partie haute sans jamais agrandir ou déplacer une page. Les pages pré chargées s’affichant instantanément, le gain de temps est immense.

Jean-Claude

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Une idée pour relancer sa généalogie : Les anniversaires

Après plusieurs années de recherche et 1200 ancêtres trouvés sur 18 générations, les investigations sont devenues difficiles, beaucoup de temps passé et peu de résultats. Une perte de motivation s’étant installée, j’ai donc décidé de faire un break de quelques mois.

Ensuite, le problème a été de relancer les recherches. Je souhaitais utiliser une nouvelle approche car j’avais un peu tendance à rester toujours sur les mêmes branches de mon arbre généalogique, oubliant les autres. Avec une base de plusieurs centaines d’ancêtres,  des questions se posaient :

  1. De quel ancêtre repartir? Lequel choisir
  2. A partir de quelle génération ?
  3. Quel est la dernière génération d’une lignée disposant d’acte d’état civil ?

Le choix n’est pas toujours simple, La solution est arrivée avec le n° 229 de la Revue française de généalogie. Parmi les idées proposées, celle qui consiste à faire une édition des anniversaires pour le mois en cours m’a séduit.

Dans ma généalogie, je dénombre :

  1. 357 ancêtres avec une date de naissance
  2. 489 ancêtres avec une année de naissance
  3. 348 ancêtre sans aucune date

Pour le mois d’avril, je recense à peine une vingtaine d’individus, une preuve qu’il reste encore beaucoup de travail.

L’avantage de la méthode

Elle crée une sorte de filtre en éditant une liste dont le nombre d’ancêtres est limité. Je vais pouvoir relancer de nouvelles recherches en partant d’une de ces 20 personnes.

Mon choix se porte sur Barbe THUMERELLE car j’ai assez peu d’informations sur elle :

Barbe Thumerelle est une ancêtre (génération 8) des Delesalle.
Elle est née le 2 avril 1778 à Douai de Louis THUMERELLE & Brigitte Joseph FAILLE
Elle s’est mariée à Lille le 6 avril 1807 avec Casimir Joseph TONNELLE.

Ils ont eu un enfant ( et surement plusieurs)

Auguste Pierre Joseph Menuisier
né le 12 juillet 1807 à Lille (59000)
décédé 19 décembre 1868 – Lille (59000)

Je n’ai qu’un seul document, l’acte de mariage. Je vais repartir de ce document pour continuer les recherches.

Le mois prochain, je prendrai quelqu’un née en Mai.

Jean Claude

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Acte de mariage de  Barbe Thumerelle avec Casimir Joseph TONNELLE.

 

 

Les anniversaires du mois d’avril

Sur mes 1160 ancêtres, beaucoup de personnes n’ont pas de date de naissance complète. On ne peut donc fêter un anniversaire ce mois-ci que pour 20 d’entre eux.

 

LignéeGénérationNom prénomNaissanceCPVille de naissancePrénom pèreNom mèreDécèsAge 
Bonnet11Charlotte DUCOUTRE1 avril 167880540BougainvilleFrancoisMorel
Delesalle8Barbe THUMERELLE2 avril 177859500DouaiLouisFaille
Bonnet10Charles DEVAUCHELLE2 avril 171080830BouchonPierrePecquez22 02 178474
Bonnet12Urbanne DOLBEAU4 avril 164772800Savigné-sous-le-LudeJeanGirardeau
Delesalle6Josephine TONNELLE7 avril 184859000Lille MoulinsAugusteDecottignie
Montagne8Pierre MONTAGNE7 avril 178159000Lille EsquermesPierre AntoineDerouler29. 04 186079
Bonnet11Pierre MOREAU7 avril 169149490BreilPierreMabileau16 06 174958
Montagne13Guillaume LALOY9 avril 161459000Lille EsquermesLouisLegrand
Bonnet11Renée BOUCHENOIRE9 avril 166972510MansignéPierreLamy
Bonnet10Renée DELAUNAY12 avril 170672800Savigné-sous-le-LudeRenéLudeau
Delesalle8Apoline DUHOMEZ13 avril 180262840LorgiesJean BaptisteLemaire05 01 188886
Bonnet10Geneviève LECLERCQ13 avril 172680830BouchonJean Brailly15 01 177043
Delesalle3Roseline CUVELIER14 avril 182259000LilleLouisBarbion20 03-1952
Bonnet7Francoise L'HEUREUX15 avril 181680510LongJacquesDaussy25 08 187862
Bonnet8Jeanne LEBERT19 avril 178280510LongJacquesMaucler13 01 182240
Bonnet7Marie ROUX19 avril 182077126Courcelles-en-BasséeJeanBrette07 02 186949
Bonnet7Victoire PAILLERET23 avril 181989190Villeneuve-L'ArchevèqueJeanPaullard16 08 186950
Montagne6Angélique DELETOMBE26 avril 183959133PhalempinJean BaptisteBrunet
Bonnet11Marie DUDOGNON27 avril 169077126Châtenay-sur-SeinePhilippeGirard09 04 175262
Bonnet8Martin MORISSEAU27 avril 176437140BourgeuilJacquesGirard16 11 183470

Comment numériser des négatifs Noir et Blanc avec une tablette

Comme moi, vous détenez de vieux négatifs noir et blanc et vous aimeriez que ces vieux souvenirs soient vote logiciel de généalogie plutôt que dans une boite à chaussures. Partant du constat que, mise à part les films 135, il n’y a pratiquement aucune solution pour numériser soi-même ces négatifs, il m’est venu une idée simple : une tablette peut-elle transformer un simple scanner à plat en scanner négatif ?

L’idée est intéressante et la procédure serait assez simple: utiliser une tablette comme boite à lumière pour éclairer le négatif durant le scan. En m’appuyant sur les techniques de reproduction utilisées en laboratoire, j’effectue les premiers tests. Ils montrent que cette solution est viable. Il y a juste quelques points techniques à régler : la luminosité de la tablette, le temps de pose, le contraste et la lumière parasite.

Lire la suite sur mon blog : Techniques photo pour tous

 

Jean-Claude

Evernote : Un outil gratuit réellement incontournable pour le généalogiste

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Voila 8 mois que j’utilise Evernote et aujourd’hui encore, je me demande comment je pouvais faire avant.

Mes Anciennes méthodes

J’ai commencé ma généalogie en mars 2013 et rapidement s’est posé le problème du stockage des diverses informations trouvées. Pendant 3 ans, j’ai cherché la meilleure méthode. J’ai tout essayé, le carnet de notes, Excel, Word, le Bloc-note et bien d’autres méthodes. J’avais fini par intégrer le résultat de mes recherches dans Hérédis, le logiciel de Généalogie que j’utilise. C’était la meilleure solution que j’avais trouvé. Pour chaque ancêtre, je créais dans la rubrique « Evènement » une ligne intitulée « Notes sur recherche » puis j’y inscrivais le résultat des investigations.

Mais au final, vu la masse d’informations trouvées, je retombais toujours sur la même problématique :

  • Comment se souvenir des notes que l’on a pris ?
  • Comment les retrouver ?
  • Comment éviter de faire deux fois les mêmes recherches ?

Mes notes dormaient dans un calepin ou dans un fichier. Elle ne me servaient à rien. De plus, si un élément intéressait plusieurs ancêtres, comment faire ? Il aurait fallu que je crée un index, mon problème était donc pratiquement insoluble.

Découverte d’Evernote

Et puis j’ai essayé Evernote. Ce puissant logiciel a réglé tous mes problèmes et m’a donné un réel confort de travail. Il est devenu l’élément central de ma généalogie, une vrai plate forme de travail.

 

 

Schéma N°1 – Mon interface Evernote – Double cliquez sur l’image pour l’agrandir

Evernote permet de créer des notes pouvant intégrer des textes, des tableaux, des liens, des photos ,des Pdf et bien plus encore.
– Une famille de notes peut être rassemblée dans un carnet.
– Une famille de carnets peut être rassemblée dans une « Pile », terme utilisé par Evernote pour nommer un ensemble de carnets.
– Enfin, chaque note peut disposer de plusieurs mots clé, cette dernière fonction étant le point fondamental du système.
La capacité générale est de 250 carnets, 100 000 notes et 100 étiquettes par notes.

Je peux donc faire une note par ancêtre sur 16 générations, chacune rassemblant tout l’historique d’une recherche. L’intégration des divers liens dans ce document permettra d’accéder :

  • Aux dossiers ou fichiers stockés en local ou sur le Cloud.
  • Aux pages des divers registres situées sur le net.
  • A des sites web.
  • Aux autres notes du logiciel, c’est à dire en lien avec un autre ancêtre.
  • Aux diverses photos.
  • Aux Pdf.
  • Etc.

Le schéma N°2 montre la puissance de la plate forme. Au centre, se trouve le tableau de recherche classé par ville. Sur chaque ligne j’ai inscris la référence du registre sur lequel j’ai travaillé, un lien vers le dossier local qui contient la copie des actes trouvés et un lien vers les archives départementales

Mon Organisation

Voici quelques exemples de notes que j’ai mis en place:

  1. Un document de recherche sur un ancêtre contenant avec les liens menant à toutes les ressources dispersées sur le web ou sur le disque dur local.
  2. La même chose pour un patronyme si la masse d’informations de cette lignée n’est pas importante.
  3. Un historique de recherche sur un département. Un tableau par ville ou village me permet de lister tous les registres consultés avec un lien vers le dossier contenant tous les actes trouvés. (voir schéma N°2 ci dessus)
  4. Les lignes de vie par ancêtre reprenant tous les événements qui ont eu lieu durant sa vie.
  5. Une « Pile » de Carnet pour chacun des patronyme de mes 8 arrière-grands parents. Cette méthode me permet de diviser par 8 ma généalogie.
    1. Chaque pile contient un carnet par patronyme de cette lignée.
    2. Chaque carnet contient des notes sur chacun des ancêtres comme expliqué plus haut.
  6. La liste des sites web que j’utilise. J’effectue des copies de pages complètes avec l’outil Web Clipper. Tous les liens de la page sont actifs et peuvent être utilisés.
  7. Un carnet « Mail » dans lequel sont copiés tous les courriers échangés.
  8. Un Carnet « Presse » dans lequel sont répertoriés toutes les versions numériques de la Revue Française de Généalogie ainsi que divers articles.
  9. Une pile de carnets dans laquelle je stocke toutes les données générales. (Histoire, Traduction, Technique, Forum etc)
  10. Une pile de carnets  » Etats civils  » dans laquelle je stocke des copies d’actes secondaire nécessitant un commentaire particulier.
  11. Une pile de carnets pour la préparation de mes articles pour mon blog.
Les étiquettes

Les étiquettes sont le point essentiel de tout ce système. Pour que l’outil de recherche soit performant et que l’information soit immédiatement disponible, il faut mettre en place un minimum de quatre étiquettes par note. Par exemple, pour un acte notarial qui retrace la vente de biens, les étiquettes peuvent être : Notarial – Vente de bien – Patronyme 1 – Patronyme 2 – XVIII ème siècle – Lille – Archives du Nord.

Il est primordial de prendre le temps de renseigner ces étiquettes. La Plate forme est alors indexée, l’outil devient d’une efficacité redoutable.

Aujourd’hui

Je travaille maintenant sur 3 logiciels. Evernote, Hérédis et Word-Press.

  1. Evernote est l’élément central. Il reçoit toutes les informations que je récolte au fil de mes recherches, qu’elles soient avérées ou non.
  2. Heredis reçoit les informations vérifiés et incontestables.
  3. Word-Press reçoit mes articles et gère mon blog sur mon serveur.

Vous le voyez, en huit mois, ma plate-forme est déjà importante. Elle comprend 10 Piles de carnets, 41 carnets, 294 notes et 71 Étiquettes.

La version gratuite me convient parfaitement. Avec 250 carnets possibles, la capacité est inférieure à ma base Heredis qui en comporte 300. Mais beaucoup de ces noms de famille ne représentent qu’une personne et ne justifieront pas la création d’un carnet. Avec 100 000 notes, le logiciel peut stocker la totalité des mes ancêtres sur 17 générations. J’ai beaucoup de marge car ma base Héredis ne compte actuellement que 1200 personnes et environ 300 noms de famille.

Les points négatifs

Tout n’étant pas parfait, le logiciel me pose un problème « sérieux » lié à la perte malencontreuse de données. Deux situations peuvent provoquer des dégâts irréversibles :

  1. * Une erreur de frappe sur le clavier qui n’a pas été immédiatement annulé par Ctrl + Z (un texte surligné et effacé)
  2. Parfois un conflit sur deux copies d’une même note peut se produire lorsque, comme moi, on utilise deux postes, un portable et une station. Si une note est modifiée avant que la synchronisation n’ai été effectuée, il y a conflit entre les deux versions (1 version par PC) et souvent perte de données.

Pour éviter ce problème, Evernote propose l’option Premium, une version payante qui propose un historique de saisie de la note. Pour ma part, j’ai trouvé une autre solution. Une fois que j’ai travaillé sur une note importante, avant de fermer l’application, je crée une copie.

Jean-Claude

 

Copyright - Décembre 2016 -
Reproduction des textes et des photos interdites sans l'autorisation de l'auteur

Sources :
- Evernote : https://evernote.com/intl/fr/
- Heredis : https://www.heredis.com/
- Word Press : https://fr.wordpress.com/create/

Filae, gratuit jusqu’au 13 Décembre, une offre à ne pas manquer.

Dans le cadre de son lancement, Filae, le nouveau moteur de recherche de généalogie.com propose un accès gratuit** à l’ensemble de ses documents jusqu’au 13 décembre 2016.

Filae ayant indexé l’ensemble des actes, la recherche s’effectue via un formulaire en saisissant les nom & prénom de l’ancêtre auquel on peut ajouter le nom du conjoint.

Pour l’avoir testé, le système est simple, rapide et efficace. Le « reader » d’acte sur les registres est beaucoup plus rapide que celui des archives départementales.

Il reste quelques jours pour profiter de cette offre gratuite**, au-delà ce sera payant. Profitez-en !

Accès au moteur de recherche : http://www.filae.com/v4/genealogie/SearchApi.mvc/Search

 

Jean Claude

 

** note : ne sont accessibles gratuitement que les actes d’état civil issus des archives départementales

Filae copie d'écran final

Filae, le nouveau moteur de recherche de Généalogie.com

 

 

 

Ancêtre introuvable : l’occasion d’améliorer sa méthode de travail.

A la suite des recherches sur mon Sosa 666 (voir l’article précédent) je me suis aperçu que je n’avais aucune information sur Jean Gabriel (un ancêtre des Bonnet). J’ai donc décidé de remédier à ce manque, pensant trouver rapidement les actes absents. Mais les choses ne sont jamais très simples. Voici donc le résumé de mes recherches qui ont eu pour conséquence une importante amélioration de ma méthode de travail.

Etape 1 : Courcelles en Bassée

Au départ, je commence par rechercher l’origine des informations en ma possession. Jean Gabriel apparaît dans l’acte de mariage de sa fille Marie-Anne qui a lieu à Courcelles en Bassée en Janvier 1782. Il est noté comme défunt. La mère de Marie-Anne s’appelle Paule Gagnier (ou Gasnier, Garnier).

En considérant que Jean Gabriel et sa fille se sont mariés vers l’âge de 30 ans, on peux avoir une première approche des dates:

  • Naissance de Jean : 1782 – (2×30) = 1722. On peut considérer qu’il est né entre 1715 et 1730
  • Mariage de Jean : 1722 + 30 = 1752 On peut considérer qu’il s’est marié entre 1740 et 1760

Mes premières recherches se font sur le village de Courcelles en Bassée via 3 registres qui couvrent la période de 1620 à 1774 :
1/ Le premier registre 1753-1774 ne me donne que les données suivantes :

  • Le 7 octobre 1758 décès de Claude Gabriel 9 ans fils du défunt Jean Gabriel et Paule Garnier
  • Le 31 janvier 1761 remariage de Paule Garnier avec Claude Chiganne

2/ Le second registre 1731-1752 ne possède aucun acte contenant le nom de Gabriel
3/  Le troisième registre 1620-1731 est quasiment illisible

Le peu d’information sur la famille Gabriel / Garnier laisse penser que le couple vivait dans un autre village.

Etape 2 : Le point sur mes données

Avant de continuer mes recherches, je refais une mise à jour de mes données :

Jean Gabriel est marié à Paule Garnier. Ils ont deux enfants :

  1. Marie Anne qui se marie en 1782. Elle est majeure. La majorité étant à 25 ans, elle est donc né en 1757 ou avant.
  2. Claude qui décède en 1758 à l’age de 9 ans environ. Il est donc né vers 1749

Entre ces deux dates 1751-1757 ils ont forcement eu d’autres enfants.
Paule et Jean se sont mariés dans les années précédent 1750
Jean est né entre 1715 et 1730 et il est décédé entre 1750 et 1758.

Etape 3 : Châtenay sur Seine

Les recherches doivent donc se faire dans la plage 1715  – 1758.
Je continue avec Châtenay sur Seine, village le plus proche de Courcelles en Bassée en commençant par deux registres :

1. Le premier registre [5 MI 1402 – 1720 – 1725 – 195 pages] qui ne contiennent aucun acte sur les Gabriel.
2. Le second registre [5 MI 1403 -1736 à 1758 – 232 pages] dans lequel je trouve un seul acte. Jean Gabriel est témoin. dans l’acte de décès de Jean Baptiste Gagnier, (Avril 1750).

Jean Gabriel Témoins en 04 1750 retouch

Dans cet acte, Jean Gabriel apparaît comme témoin, une information qui semble secondaire. Pourtant, à y regarder de plus près, on voit qu’il a le statut de beau-frère, une indication essentielle. A la lecture de l’acte, on peut déduire qu’il a deux sœurs et par ailleurs trouver les noms des parents de sa femme. : Pierre Gagnier et Reine Turquin (orthographe incertaine)

De cet acte, il résulte plusieurs informations intéressantes décrites dans la légende de la photo

La famille Gabriel est donc importante. Le nombre d’actes d’état civil doit être conséquent. Ils doivent se trouver dans un registre, dans un village des alentours.

Etape 4 : Google et les autres outils

Avant de continuer les recherches sur les autres villages, je décide de consulter les sites en ligne. Ils apportent très souvent une solution au regard des recherches déjà effectuées par les généalogistes. Je vais utiliser les 4 sites principaux :

Moteur Google
Le mot clé que je vais utiliser est : [« Jean Gabriel » « Paule Gagnier »]
Le nom de Gagnier sera écrit avec les différentes variantes possibles : Gagnier, Ganier, Garnier, Gannier, etc. Pour Google, les guillemets sont des opérateurs et répondent au fonctionnement suivant :
« Si vous mettez des guillemets autour d’un mot ou d’une expression, les résultats n’incluent que les pages où ces mots s’affichent dans le même ordre. N’utilisez les guillemets que si vous souhaitez rechercher un mot ou une expression précise. Dans le cas contraire, vous risqueriez d’exclure des résultats de recherche utiles. »

Cette méthode donne de très bons résultats mais dans mon cas les recherches sont négatives.

Site Geneabank, Geneanet, Heredis : Aucun résultat

Etape 5 : Amélioration de ma méthode de travail.

Carte Chatenay sur seineIl me reste à regarder tous les registres des villages des alentours. J’utilise Google Maps pour établir la liste, soit au total 10 villages : Saint Germain Laval, Salins, La Tombe, Gravon, Balloy, Laval en Brie, Forges, Egligny, Montigny-Lencoup, Montereau Fault Yonne. La tache semble immense.

En généalogie, le principal problème à gérer est la prise de notes et la manière de les classer. La quantité de données que l’on consulte est très importante. Une information qui semble marginale lors d’une première lecture peu devenir très importante, plus tard. Il faut pouvoir la retrouver rapidement. Comment éviter alors le travail très fastidieux qui consiste à relire plusieurs fois le même registre. C’est pour cette raison que j’ai décidé d’améliorer sérieusement ma méthode.
Je vous la décris ci-dessous. Elle s’appuie sur trois principaux points :

  • Le logiciel Evernote,
  • Un logiciel de capture d’écran,
  • Un stockage local via un dossier et une architecture précise

Evernote
J’utilise beaucoup Evernote qui est devenu aujourd’hui la plate forme centrale de toutes mes recherches. Je reviendrai plus précisément sur ce logiciel dans un prochain article.
Ici, je l’utilise en créant des tableaux pour garder un historique précis de mes recherches. L’organigramme se présente de la manière suivante :

  1. Un carnet de note intitulé : Historique recherches registres
  2. Dans chaque carnet, une note par Département Français.
  3. Dans chaque note,
    1. Une entête avec le lien vers le site d’archives départementales
    2. Un tableau par village consulté. Dans une seule note, Il est possible d’avoir une succession de tableaux.
  4. Dans chaque tableau
    1. Une entête avec le nom du village, les années concernées par la recherche, Les noms de famille
    2. La colonne 1 : Numéro du registre
    3. La colonne 2 : Situation de la recherche : vu, à voir, en cours arrêt page XX
    4. La colonne 3 : Résultat de la recherche : lien vers le dossier interne contenant les actes copiés
    5. La colonne 4 : Lien vers le site d’archives départementales pour le village concerné.
Evernote 2

Evernote permet de créer des tableaux contenant des informations, des liens vers le web et des liens vers le stockage local. Il devient alors une véritable plateforme, point central de toutes les recherches

J’ai alors une vision très précise sur l’état de mes recherches.

Logiciel de capture d’écran
J’utilise le logiciel que l’on trouve dans les accessoires de Windows 10. Il en existe beaucoup d’autres. Ils permettent de copier rapidement un écran avec un cadrage adapté. Dès que je rencontre un acte qui peut (ou pourrait) m’intéresser, je le copie. Ce travail est très rapide, environ 20 secondes par acte. Je copie donc beaucoup d’actes. Dans la copie d’écran, j’intègre le numéro de la page ainsi que la référence du registre pour retrouver la source le cas échéant. Chaque fichier trouve sa place dans l’organigramme de dossier ci-dessous.

Stockage local  et organigramme des dossiers de stockage
L’organigramme des dossiers contenant les actes sauvegardés est exactement le même que l’organisation d’Evernote. Voici un exemple :

  • Historique Recherche Registre
    • Seine et Marne
      • Courcelles en Bassée
        • Registre 5 M I5 882 1753-1774
          • Claude Gabriel D1758 Fils de Jean et Paule Gannier
          • Paule Garnier M17611 & Claude Chiganne

Liste fichier registreLe principe est de classer les actes d’un même registre dans un dossier portant de celui-ci. Le nom de chaque fichier répond à un format précis :

[Prénom] [Nom] [Lettre N,D,M pour le type d’acte] [année] [Un complément d’information utile]

Régulièrement, je fais une pause dans l’examen du registre et j’analyse les actes sauvegardés afin d’extraire tous les indices utiles à la suite de mes investigations.

Cette méthode permet à tout moment de relire les actes sans devoir se connecter aux serveurs des archives qui sont souvent très lents.

Etape 6 : Résultats

Cette nouvelle méthode m’a permit de resserrer mes recherches de 1749 à 1758, période supposée du décès de Jean. J’ai pu ainsi contrôler rapidement l’existence de la famille dans un village.
Dans un premier temps, les registres de Saint Germain Laval et Salins, n’ont donnés aucun résultat.
Mais, Laval en Brie m’a apporté des informations. Page 86 du registre 5 MI 3412, je trouve l’acte de décès de Jean en date du 20 septembre 1752. Ensuite, dans les années qui précèdent ce décès, le registre me livrera les dates de naissances de 6 enfants. Le registre va jusqu’en 1737 mais ne me donnera pas l’acte de mariage. Pour ce Village, il n’y a plus de registre disponible.

Voici le récapitulatif des résultats de Jean Gabriel :

Jean Gabriel est marié à Paule Garnier (ou Gasnier). Il est décédé le 20 septembre 1752 à Laval en Brie à 35 ans, Il est donc né dans les année 1717
Ils ont cinq enfants connus :
– Paule Isabelle née à Laval en Brie le 8 février 1744
– Jean Baptiste né le 13 janvier 1746 décédé le 30 juin
– Angélique née le 3 Août 1747
– Claude né 18 juillet 1749 et décède en 1758 à l’age de 9 ans
– Marie Anne née le 8 février 1752 et qui se marie en 1782

Concernant le Mariage de Jean et Paule il y a deux solutions :

  1. Ils se sont mariés à Laval en Brie entre 1732 et 1737 mais n’y a pas de registre disponible pour les années précedents 1737
  2. Ils se sont mariés dans un autre village, entre 1732 et 1744. Il faudra se servir des recherches pour les autres familles pour trouver cet acte. Cet info est notée dans le tableau d’Evernote.

Jean-Claude

Copyright - Novembre 2016 -
Reproduction des textes et des photos interdites sans l'autorisation de l'auteur

Sources :
- Archives de la Seine et Marne : Etat civil
- Google : fonctionnements des opérateurs
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Retour d’expérience : ma visite chez les Mormons (Familysearch)

Dernièrement, je me suis rendu dans un centre de l’Eglise de Jésus-Christ des saints des derniers jours pour y consulter un microfilm sur les registres d’état-civil du village espagnol de mon grand-père  J’y ai été particulièrement bien accueilli.

Ce type de démarche permet d’accéder facilement à des documents sources de pays étrangers. Ceux-ci peuvent contenir des informations qui ne figurent pas dans les données indexés par le site Familysearch. Dans mon cas, j’ y ai trouvé un élément clé pour la suite de mes recherches  : le nom du village d’où était originaire mon arrière grand-mère.

Le déplacement a donc été très fructueux. J’ai ramené les copies des actes de naissances de mon grand-père et de quelques-uns de ses frères.

Comment commander le microfilm ?

La commande est assez simple à effectuer. Allez sur le site FamilySearch.com, à la rubrique  » Rechercher / Catalogue » puis effectuez une recherche sur la ville concernée. Le moteur de recherche listera alors tous les microfilms disponibles. Dans les options, le site permet d’accéder aux informations contenues dans ces actes car les principaux éléments de ces derniers ont été indexées.

Copie d’écran du site FamilySearch – Rubrique Recherche / Catalogue

Pour valider la commande, il est nécessaire de créer un compte puis de choisir un centre parmi la liste proposée. Le coût de la visualisation de ce microfilm est très accessible. J’ai payé 8,00 € par Carte Bancaire.

Ensuite l’attente a été très longue, environ 8 mois. La principale raison qui m’a été fournie par Familysearch était que le microfilm était endommagé et qu’il devait être réédité aux Etats-Unis. Cela à pris environ 6 mois. Jouant toujours de malchance, le centre que j’avais choisi pour le visualiser a entre-temps fermé pour travaux et le microfilm s’est perdu lors du transfert. Il faudra 2 mois de plus pour changer de centre et le retrouver le document. Ceci étant, il faut dire que Familysearch a toujours répondu à mes mails dans les 24 h.

Enfin, au bout de 8 mois, une personne me contacte et nous fixons ensemble le rendez-vous. Seule contrainte, la visualisation n’est possible que le mardi. Heureusement, je suis à la retraite.

Visualisation et copie des actes

L’accueil au centre a été très cordial. J’ai été installé dans une pièce dédiée à la visualisation des microfilms et équipée de deux lecteurs. La personne que j’ai eu au téléphone a procédé au démarrage du matériel, à l’installation du microfilm et aux réglages du zoom et de la netteté. Le microfilm contient des registres de plusieurs villages. 4 registres d’entre eux proviennent du village de mon Grand-père, Fontihoyuelo en Espagne.

Les actes sont lisibles mais pas d’une grande netteté car La technologie du microfilm est ancienne. Il me faudra environ 1 heure pour parcourir 1 registre. Les actes sont en Espagnol mais on repère facilement les noms et prénoms.

J’ai prévu de venir deux fois au centre, la seconde me permettant de vérifier des pistes mis en lumière la première fois. Le microfilm reste disponible pendant un temps limité, il sera ensuite réexpédié, sauf à payer un prolongement de la location.

Le système ne dispose pas d’imprimante mais j’avais pris mon appareil photo. Réaliser des photos d’écran n’est pas toujours facile surtout si on veut obtenir la meilleure lisibilité. Pour les réussir, il est important de respecter un certain nombre de critères:

  1. Tout d’abord bannir absolument le flash, complètement incompatible avec une photo d’écran. Veuillez à ce qu’il soit complètement coupé.
  2. Vous devez utiliser le mode d’exposition manuel et ceci pour deux raisons :
    1.  En mode Exposition Auto, le temps d’exposition va varier en fonction de la luminosité du microfilm avec pour conséquence des images soit trop denses soit trop claires. Or en réalité la source de lumière, c’est à dire l’écran, est fixe et il n’y a pas lieu de changer le temps d’exposition. Faites quelques essais pour trouver votre meilleure exposition et préférez des images légèrement plus denses.
    2.  Certains écrans ont des balayages. Dans ce cas, vous devez choisir la bonne vitesse pour éviter ce phénomène.
  3. Les systèmes d’autofocus ayant toujours un peu de mal à effectuer une mise au point sur un écran, n’hésitez pas à doubler ou tripler vos photos.

Mais est-ce réellement la meilleure solution ?

La démarche est intéressante, elle permet d’accéder à des fichiers sources sans grande dépense. Malheureusement la technologie étant ancienne, la qualité des documents n’est pas toujours au rendez-vous, d’autant plus que se pose le problème que la qualité des prises de vue écran. Il existe parfois des alternatives plus performantes avec des résultats de bien meilleures qualités.

La qualité d’une prise de vue d’un acte est nettement supérieure à celle d’un microfilm. Ce dernier comporte parfois des zones d’ombre, plus difficile à lire. Par ailleurs, la résolution d’une Pdv écran est faible et ne permet pas de zoomer pour avoir le détail d’un mot.

Pour l’Espagne, il est assez facile de trouver via les forums espagnols de généalogie Yahoo des personnes qui se chargent d’aller compulser les registres aux archives et de réaliser des photos des actes.
Dans mon cas et compte tenu du délai d’attente du microfilm, j’ai accepté l’offre de Victor qui se proposait d’aller aux archives et photographier les actes qu’il trouverait sur ma famille. Au final, il m’a envoyé 26 photos et surtout des actes de mariage importants, issues de registres abîmés et qui n’avaient pas été numérisés par les Mormons. La qualité des photos est nettement supérieure aux copies d’écran du microfilm.

En conclusion : Compte tenu de la qualité des résultats et des contraintes d’organisations (délai d’acheminement et disponibilité du centre 1 jour par semaine), je conseillerais ce moyen d’investigation une fois épuisé toutes les autres possibilités.

Jean Claude

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Acte de Naissance de notre grand-père : Julien ROMON (+ méthode de traduction)

Julien ROMON est né en Espagne à Fontihoyuelo le 23 mars 1888.

J’ai obtenu l’acte de naissance via le site Familysearch. J’ai pu y commander le microfilm du registre de Fontihoyuelo puis le visualiser à Evry (91). Une fois copié, la difficulté a été de le traduire en respectant l’esprit du texte. La méthode utilisée a été décrite en deuxième partie de l’article.

 

N 18880323 Romon Bueno Julian 000008 LDcpr

L’acte de naissance
Transcription de l’acte de naissance en Espagnol

En la villa de Fontihoyuelo, diocecin de Leon, Prov de Valladolid a veinto y
ocho dias del mes de marso de mil ochocientos el ochenta por de ocho yo M Juan Perez
Párroco de la única del Salvador de ella, bauticé solemnemente a un niño que nació
el día 23 del mismo mes a las 3 de la tarde quien puse por nombre
Julián hijo legítimo de Máximo Romon y Remigia Bueno, vecinos de esta y
naturales él de la misma y ella de Villacidaler. Son sus abuelos paternos
Buenaventura Romon y Marcelina Alonso naturale y venido de esta, Materno
Julián Bueno y Julia Cacharro vecinos de Villacidaler. Fueron sus
padrinos Teodoro Bueno, tío del bautizado y la abuela materna. Solo tocó
el padrino a quien advertí el parentesco espiritual y demás obligaciones
contraídas. Fueron testigos Tomas Conde, Julián Conde
y otros feligreses. Y para que conste firmo la presente partida
Fecha ut supra

Traduction en Français

En la ville de Fontihoyuelo, Diocèse de Leon, Province de Valladolid, le vingt-
huit du mois de mars mille huit cent quatre vingt huit, moi, M Juan Perez
Curé de l’unique El Salvador (de cette ville), ai baptisé solennellement un enfant qui est né
le vingt trois du même mois, à 3 heures de l’après midi, qui pour nom
Julián, enfant légitime de Máximo Romon et de Remija Bueno, voisin et
habitant, lui de la même ville, elle de Villacidaler. Leurs aïeux paternels sont
Buenaventura Romon et Marcelina Alonso, habitants et venus de cette ville, Maternels
Julian Bueno y Juana Cacharro, venus de Villacidaler. Ils ont été ses
parrains Teodoro Bueno, Oncle du baptisé, et la grand mère maternelle. J’ai juste
prévenu le parrain de la parenté spirituelle et des autres
obligations. Ont été témoins, Tomas Condé, Julián Condé
et autres paroissiens. Et pour information, le présente document
à la date susmentionnée.

Méthode de traduction

Pour traduire ce texte, le problème majeur a été de transcrire l’acte dans la bonne orthographe. Certains passages étaient faciles mais d’autres totalement incompréhensibles. Dans un premier temps, j’ai essayé de trouver sur d’autres actes les mêmes mots plus faciles à lire, sans réel succès. Je me suis donc tourné vers les forums de généalogie espagnols de Yahoo.

Si j’avais demandé au forum une traduction de l’acte en français, je pense que je n’aurais eu que très peu de réponses car cela représente un certain travail et les bons bilingues doivent être rare. Mon problème principal n’était pas la traduction du texte (il existe de très bon outil) mais son orthographe. J’ai donc demandé au forum une transcription du texte en Espagnol. Afin d’alléger la tache, j’ai recadré le texte sur 4 ou 5 lignes en ne gardant que les parties que je ne comprenais pas. 45 minutes plus tard, j’ai reçu une réponse, Angel avait eu la gentillesse de me réécrire le texte correctement. En procédant ainsi, j’ai pu obtenir un document en Espagnol de très bonne qualité. J’ai pu effectuer sa traduction grâce aux outils disponibles sur le web. L’application la plus pratique que j’ai trouvée est sans conteste Reverso-Context.

Reverso context 2

Cette application propose la traduction d’une expression avec de multiples solutions qui tiennent compte du contexte de la phrase. Une bonne solution pour traduire des textes anciens.

Jean Claude

Copyright - Juin 2016 -
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Sources :

Site de traduction Reverso-Context : http://context.reverso.net/traduction
Site de Familysearch : https://familysearch.org/
Forum de Yahoo Espagne : https://es.groups.yahoo.com

Méthodes de travail : Comment nommer, organiser et stocker ses fichiers ?

Après 3 ans de recherche, je comptabilise plus de 750 copies d’actes état civil. C’est assez peu au regard de mes 1200 ancêtres, car en comptant 3 actes par personne (Naissance, Mariage, Décès), je devrais avoir 3600 fichiers.

Plus généralement, le potentiel d’une généalogie, sur 15 générations, est d’un peu moins de 100 000 fichiers.

Tous ces chiffres sont importants et il est donc nécessaire d’organiser correctement ses fichiers. L’objectif recherché est de pouvoir les retrouver rapidement en exploitant au mieux les capacités du moteur de recherche de son système d’exploitation (Windows, Mac OS X, Androïd etc…).

Sensibilisé aux méthodes d’organisation de travail via mon ancien métier de formateur, voici le détail de celle que j’ai mis en place :

Organigramme des dossiers

Les fichiers de ma généalogie s’organisent de la manière suivante :

  1. Au départ, elle se divise en 8 répertoires, 1 par arrière Grand-Parent.
  2. Ensuite, les dossiers sont répartis par nom de famille.
  3. Puis, pour chaque nom, 7 dossiers sont créés : Naissance, Baptême, Mariage, Décès, Sépulture, Armée et Recensement.
  4. Enfin chaque fichier sera nommé dans un format très précis.

Cette structure donne l’organigramme suivant :

  • Fichiers Sources
    • Montagne (Nom de famille d’un des 8 bisaïeux)
      • Gobert (Nom de famille d’une lignée)
      • Montagne (Nom de famille d’une lignée)
        • Naissance
          • N-18740121 MONTAGNE Alphonse 000026.jpg
          • N-19040116 MONTAGNE Gabrielle Marie – Soeur de 000013.jpg
        • Baptême
        • Mariage
        • Décès
          • D-18800621 MONTAGNE Henri 000052.jpg
          • D-18880211 MONTAGNE Pierre François 000104.jpg
          • D-18600429 MONTAGNE Pierre Louis Joseph 000210.jpg
        • Sépulture
        • Armée
        • Recensement

Nom du Fichier

Mes fichiers d’acte d’état civil sont nommés de deux manières, selon qu’il s’agit :

  1. D’un ancêtre direct, avec un N° de Sosa. Exemple : D-18880211 MONTAGNE Zélia 000105
  2. D’une personne secondaire comme un frère, une sœur ou autre, sans N° de Sosa : Exemple : N-19040116 MONTAGNE Gabrielle Marie – Soeur de 000013.jpg

Le nom est composé de 4 éléments :

  1. nom de fichier généLettre d’identification, elle correspond à la liste des dossiers cités plus haut et permet de connaitre la nature d’un document sans devoir l’ouvrir : N (naissance), B (baptême), M (mariage), D (décès), S (sépulture), A (armée), R (recensement).
  2. Date de l’acte. Elle est écrit dans le Format AAAAMMJJ. Ce format d’écriture est le seul moyen d’avoir un classement chronologique automatisé.
  3. Nom et Prénoms de l’ancêtre.
  4. N° Sosa. Dans le cas d’un frère, d’une sœur ou autre (qui ne possède pas de N° sosa) un texte explicatif comme « Frère de » ou « Divers » est ajouté. Ce numéro est très important afin de pouvoir ensuite trier ses fichiers par ancêtre.

Outils de Tri

Cette méthode pour nommer les fichiers nous apporte deux outils de tri supplémentaires très performants :

Numéro de sosa

En lançant une recherche dans le dossier racine « fichiers sources » avec un numéro de sosa, on obtient immédiatement tous les documents d’un ancêtre y compris ceux des frères et sœurs qui y sont rattachés Voir la copie d’écran ci dessous :

Recherche par sosa
Chronologie des fichiers

Le numéro de Sosa d’un père est toujours le double de celui du fils. Cette caractéristique nous permet de vérifier très rapidement si nous possédons l’ensemble des actes d’une lignée.
Dans l’exemple ci-dessous, les numéros de Sosa (000104, 000208, 000416) sont tous des multiples de 2 du précédent. Il est très facile de voir qu’il ne manque pas d’acte de décès dans cette lignée :

* D-18800621 MONTAGNE Henri 000052
* D-18880211 MONTAGNE Pierre François 000104
* D-18600429 MONTAGNE Pierre Louis Joseph 000208
* D-18400821 MONTAGNE Pierre Henri Joseph 000416

Sauvegarde

Un ordinateur peu subir des pannes de toutes sortes, matérielles, logicielles ou virales. C’est donc un outil très peu fiable. Or, il est primordial de pérenniser votre archivage et vous devez respecter deux règles de bases:

Première règle :
Il ne faut jamais stocker ses fichiers de travail directement sur un ordinateur mais sur un disque dur externe, y compris les répertoires des logiciels. Heredis, par exemple, fonctionne très bien avec un répertoire déporté sur un disque externe. Le plus simple sera un disque avec une connexion USB2 ou 3 plutôt qu’un disque réseau qui pourrait ralentir votre travail.

Deuxième règle :
Il faut mettre en place des sauvegardes automatisées. Un logiciel comme Syncbackfree permettra de faire ce travail. Il en existe beaucoup d’autre mais celui-ci est en français et facile d’utilisation. Il vous permettra de programmer des sauvegardes automatisées en tache de fond et selon une périodicité choisie.

Vous remarquerez que je recommande de faire une sauvegarde d’un disque externe vers un ordinateur et non l’inverse comme c’est souvent préconisé. La raison est simple. En cas de panne, le disque externe sera toujours à jour des dernières modifications et sera immédiatement exploitable par un autre ordinateur.
Ce ne sera pas le cas d’une sauvegarde car il manquera toujours les tous derniers fichiers, cette solution n’est donc pas totalement sûre.

Jean-Claude

Copyright - Mai 2016 -
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Sources : 
- Syncbackfree : http://www.2brightsparks.com/download-syncbackfree.html
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