Acte de Naissance de notre grand-père : Julien ROMON (+ méthode de traduction)

Julien ROMON est né en Espagne à Fontihoyuelo le 23 mars 1888.

J’ai obtenu l’acte de naissance via le site Familysearch. J’ai pu y commander le microfilm du registre de Fontihoyuelo puis le visualiser à Evry (91). Une fois copié, la difficulté a été de le traduire en respectant l’esprit du texte. La méthode utilisée a été décrite en deuxième partie de l’article.

 

N 18880323 Romon Bueno Julian 000008 LDcpr

L’acte de naissance
Transcription de l’acte de naissance en Espagnol

En la villa de Fontihoyuelo, diocecin de Leon, Prov de Valladolid a veinto y
ocho dias del mes de marso de mil ochocientos el ochenta por de ocho yo M Juan Perez
Párroco de la única del Salvador de ella, bauticé solemnemente a un niño que nació
el día 23 del mismo mes a las 3 de la tarde quien puse por nombre
Julián hijo legítimo de Máximo Romon y Remigia Bueno, vecinos de esta y
naturales él de la misma y ella de Villacidaler. Son sus abuelos paternos
Buenaventura Romon y Marcelina Alonso naturale y venido de esta, Materno
Julián Bueno y Julia Cacharro vecinos de Villacidaler. Fueron sus
padrinos Teodoro Bueno, tío del bautizado y la abuela materna. Solo tocó
el padrino a quien advertí el parentesco espiritual y demás obligaciones
contraídas. Fueron testigos Tomas Conde, Julián Conde
y otros feligreses. Y para que conste firmo la presente partida
Fecha ut supra

Traduction en Français

En la ville de Fontihoyuelo, Diocèse de Leon, Province de Valladolid, le vingt-
huit du mois de mars mille huit cent quatre vingt huit, moi, M Juan Perez
Curé de l’unique El Salvador (de cette ville), ai baptisé solennellement un enfant qui est né
le vingt trois du même mois, à 3 heures de l’après midi, qui pour nom
Julián, enfant légitime de Máximo Romon et de Remija Bueno, voisin et
habitant, lui de la même ville, elle de Villacidaler. Leurs aïeux paternels sont
Buenaventura Romon et Marcelina Alonso, habitants et venus de cette ville, Maternels
Julian Bueno y Juana Cacharro, venus de Villacidaler. Ils ont été ses
parrains Teodoro Bueno, Oncle du baptisé, et la grand mère maternelle. J’ai juste
prévenu le parrain de la parenté spirituelle et des autres
obligations. Ont été témoins, Tomas Condé, Julián Condé
et autres paroissiens. Et pour information, le présente document
à la date susmentionnée.

Méthode de traduction

Pour traduire ce texte, le problème majeur a été de transcrire l’acte dans la bonne orthographe. Certains passages étaient faciles mais d’autres totalement incompréhensibles. Dans un premier temps, j’ai essayé de trouver sur d’autres actes les mêmes mots plus faciles à lire, sans réel succès. Je me suis donc tourné vers les forums de généalogie espagnols de Yahoo.

Si j’avais demandé au forum une traduction de l’acte en français, je pense que je n’aurais eu que très peu de réponses car cela représente un certain travail et les bons bilingues doivent être rare. Mon problème principal n’était pas la traduction du texte (il existe de très bon outil) mais son orthographe. J’ai donc demandé au forum une transcription du texte en Espagnol. Afin d’alléger la tache, j’ai recadré le texte sur 4 ou 5 lignes en ne gardant que les parties que je ne comprenais pas. 45 minutes plus tard, j’ai reçu une réponse, Angel avait eu la gentillesse de me réécrire le texte correctement. En procédant ainsi, j’ai pu obtenir un document en Espagnol de très bonne qualité. J’ai pu effectuer sa traduction grâce aux outils disponibles sur le web. L’application la plus pratique que j’ai trouvée est sans conteste Reverso-Context.

Reverso context 2

Cette application propose la traduction d’une expression avec de multiples solutions qui tiennent compte du contexte de la phrase. Une bonne solution pour traduire des textes anciens.

Jean Claude

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Sources :

Site de traduction Reverso-Context : http://context.reverso.net/traduction
Site de Familysearch : https://familysearch.org/
Forum de Yahoo Espagne : https://es.groups.yahoo.com

Méthodes de travail : Comment nommer, organiser et stocker ses fichiers ?

Après 3 ans de recherche, je comptabilise plus de 750 copies d’actes état civil. C’est assez peu au regard de mes 1200 ancêtres, car en comptant 3 actes par personne (Naissance, Mariage, Décès), je devrais avoir 3600 fichiers.

Plus généralement, le potentiel d’une généalogie, sur 15 générations, est d’un peu moins de 100 000 fichiers.

Tous ces chiffres sont importants et il est donc nécessaire d’organiser correctement ses fichiers. L’objectif recherché est de pouvoir les retrouver rapidement en exploitant au mieux les capacités du moteur de recherche de son système d’exploitation (Windows, Mac OS X, Androïd etc…).

Sensibilisé aux méthodes d’organisation de travail via mon ancien métier de formateur, voici le détail de celle que j’ai mis en place :

Organigramme des dossiers

Les fichiers de ma généalogie s’organisent de la manière suivante :

  1. Au départ, elle se divise en 8 répertoires, 1 par arrière Grand-Parent.
  2. Ensuite, les dossiers sont répartis par nom de famille.
  3. Puis, pour chaque nom, 7 dossiers sont créés : Naissance, Baptême, Mariage, Décès, Sépulture, Armée et Recensement.
  4. Enfin chaque fichier sera nommé dans un format très précis.

Cette structure donne l’organigramme suivant :

  • Fichiers Sources
    • Montagne (Nom de famille d’un des 8 bisaïeux)
      • Gobert (Nom de famille d’une lignée)
      • Montagne (Nom de famille d’une lignée)
        • Naissance
          • N-18740121 MONTAGNE Alphonse 000026.jpg
          • N-19040116 MONTAGNE Gabrielle Marie – Soeur de 000013.jpg
        • Baptême
        • Mariage
        • Décès
          • D-18800621 MONTAGNE Henri 000052.jpg
          • D-18880211 MONTAGNE Pierre François 000104.jpg
          • D-18600429 MONTAGNE Pierre Louis Joseph 000210.jpg
        • Sépulture
        • Armée
        • Recensement

Nom du Fichier

Mes fichiers d’acte d’état civil sont nommés de deux manières, selon qu’il s’agit :

  1. D’un ancêtre direct, avec un N° de Sosa. Exemple : D-18880211 MONTAGNE Zélia 000105
  2. D’une personne secondaire comme un frère, une sœur ou autre, sans N° de Sosa : Exemple : N-19040116 MONTAGNE Gabrielle Marie – Soeur de 000013.jpg

Le nom est composé de 4 éléments :

  1. nom de fichier généLettre d’identification, elle correspond à la liste des dossiers cités plus haut et permet de connaitre la nature d’un document sans devoir l’ouvrir : N (naissance), B (baptême), M (mariage), D (décès), S (sépulture), A (armée), R (recensement).
  2. Date de l’acte. Elle est écrit dans le Format AAAAMMJJ. Ce format d’écriture est le seul moyen d’avoir un classement chronologique automatisé.
  3. Nom et Prénoms de l’ancêtre.
  4. N° Sosa. Dans le cas d’un frère, d’une sœur ou autre (qui ne possède pas de N° sosa) un texte explicatif comme “Frère de” ou “Divers” est ajouté. Ce numéro est très important afin de pouvoir ensuite trier ses fichiers par ancêtre.

Outils de Tri

Cette méthode pour nommer les fichiers nous apporte deux outils de tri supplémentaires très performants :

Numéro de sosa

En lançant une recherche dans le dossier racine “fichiers sources” avec un numéro de sosa, on obtient immédiatement tous les documents d’un ancêtre y compris ceux des frères et sœurs qui y sont rattachés Voir la copie d’écran ci dessous :

Recherche par sosa
Chronologie des fichiers

Le numéro de Sosa d’un père est toujours le double de celui du fils. Cette caractéristique nous permet de vérifier très rapidement si nous possédons l’ensemble des actes d’une lignée.
Dans l’exemple ci-dessous, les numéros de Sosa (000104, 000208, 000416) sont tous des multiples de 2 du précédent. Il est très facile de voir qu’il ne manque pas d’acte de décès dans cette lignée :

* D-18800621 MONTAGNE Henri 000052
* D-18880211 MONTAGNE Pierre François 000104
* D-18600429 MONTAGNE Pierre Louis Joseph 000208
* D-18400821 MONTAGNE Pierre Henri Joseph 000416

Sauvegarde

Un ordinateur peu subir des pannes de toutes sortes, matérielles, logicielles ou virales. C’est donc un outil très peu fiable. Or, il est primordial de pérenniser votre archivage et vous devez respecter deux règles de bases:

Première règle :
Il ne faut jamais stocker ses fichiers de travail directement sur un ordinateur mais sur un disque dur externe, y compris les répertoires des logiciels. Heredis, par exemple, fonctionne très bien avec un répertoire déporté sur un disque externe. Le plus simple sera un disque avec une connexion USB2 ou 3 plutôt qu’un disque réseau qui pourrait ralentir votre travail.

Deuxième règle :
Il faut mettre en place des sauvegardes automatisées. Un logiciel comme Syncbackfree permettra de faire ce travail. Il en existe beaucoup d’autre mais celui-ci est en français et facile d’utilisation. Il vous permettra de programmer des sauvegardes automatisées en tache de fond et selon une périodicité choisie.

Vous remarquerez que je recommande de faire une sauvegarde d’un disque externe vers un ordinateur et non l’inverse comme c’est souvent préconisé. La raison est simple. En cas de panne, le disque externe sera toujours à jour des dernières modifications et sera immédiatement exploitable par un autre ordinateur.
Ce ne sera pas le cas d’une sauvegarde car il manquera toujours les tous derniers fichiers, cette solution n’est donc pas totalement sûre.

Jean-Claude

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Sources : 
- Syncbackfree : http://www.2brightsparks.com/download-syncbackfree.html

Retour d’expérience : La ligne de vie, une autre vision de la généalogie.

Ligne de vie d’un nom de famille

Voila 3 ans que je fais des recherches généalogiques. Aujourd’hui mon logiciel contient 1200 ancêtres sur environ 13 générations. Durant cette période, toutes les résultats ont été reportés sur mon logiciel car il permettait ensuite de réaliser mon arbre généalogique. Mais très vite, j’ai rencontré des difficultés dans mes investigations. Elles étaient dues à une absence de vision générale de la situation et par voie de conséquence un manque d’indices pour continuer mes recherches. Il me manquait donc un document m’apportant une synthèse des résultats, me permettant de croiser les informations des ancêtres vivant au même moment.

La solution est arrivée avec la ligne de vie. Un document qui s’applique en général à la vie d’une personne seule ou d’un couple. Elle permet de placer les grandes dates de la vie, de la naissance au décès, en intégrant les domiciles, les professions et tout autre événement important. Partant de ce principe,  j’ai créé un document non pas pour une personne ou un couple mais pour l’ensemble d’un patronyme en y inscrivant tous les ancêtres d’un même nom de famille. Ce document présente un gros avantage : pour chaque situation, il permet d’avoir une vue instantanée sur l’âge des ancêtres car chacun d’entre eux dispose d’une colonne avec son âge. Le tableau met alors en évidence de nouveaux indices et ouvre de nouvelles pistes de recherche.

Ce document se réalise sur un tableur comme Excel. Il est conçu sur les principes suivants :

  • Le document est la liste d’ascendants pour un seul nom de famille, ici la famille Montagne. C’est la raison pour laquelle vous n’y trouverez que des prénoms. (Colonne 4 ).
  • Chaque ancêtre bénéficie d’une couleur précise. Cette couleur apparaît dès sa naissance, dans la colonne événement (colonne n°5). Point important, chaque ancêtre dispose d’une colonne spéciale pour le calcul de son âge.
  • Quelques événements historiques, locaux ou nationaux, sont ajoutés pour situer la vie de la famille dans le temps. (Bandeau Bleu).
Ldv

Ligne de vie : L’histoire d’un nom de famille (cliquez sur l’image pour l’agrandir)

Explication des colonnes

– Il y a : Permet de calculer automatiquement le nombre d’années depuis aujourd’hui.
– Année : Année de l’événement.
– Jour : Jour et mois de l’événement.
– Prénom : Prénom de l’ancêtre. Le nom n’est pas cité, celui-ci étant toujours le même. (ici Montagne)
– Événement : Événement, celui-ci pouvant être une naissance, un mariage, un décès, un domicile, un départ pour le service militaire ou la guerre, etc.
– Nomb. Enfants : Nombre d’enfants que la personne a eu, y compris durant plusieurs mariages. Le chiffre en gras correspond à la dernière naissance et comptabilise le nombre total d’enfants.
– Profession : Profession qui est notée dans les actes. Celle-ci peut évoluer dans le temps.
– Ville : Ville où s’est produit l’événement.
– Sce : Source du document ayant permit d’inscrire l’événement dans le tableau. Explication des abréviations :

-F : Document familial (livret de famille ou autre).
-M: Document Militaire.
-EC : Etat civil.
-TD : Table décennale.
-?? : Aucun document ou introuvable.

– Génération N° : Cette colonne répertorie,pour chaque événement, tous les ancêtres avec leurs âges . Le numéro situé au dessus du prénom correspond à la génération au départ de l’ancêtre racine.
– Observation : Cette colonne est importante car elle permet d’inscrire des détails importants, comme les adresses ou les noms et prénoms des conjoints.

Ce même document me sert ensuite à mettre à jour mon logiciel de généalogie.

Jean-Claude

Vous pouvez télécharger – ici – un modèle de fichier Excel.

 

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Sources : 
- Archives familiales
- Archives départementales du Nord : site 
- Archives Lilloises : site

 

Actes d’état civil en ligne : comment créer des documents de bonne qualité ?

Voir la totalité de l’article (avec le Tutorial)
Téléchargez le tutorial en pdf 

Un logiciel de retouche permet de réaliser des document de très bonne qualité

Un logiciel de retouche permet de réaliser des document de très bonne qualité

Accéder aux documents d’état civil lorsque l’on fait des recherches généalogiques est important. Mais pouvoir y revenir rapidement pour les relire et trouver un détail qui nous aurait échappé, l’est tout autant.

Pour permettre de relire rapidement un acte, quelques sites d’archives proposent des liens directs vers des pages de registre. C’est une bonne solution mais qui oblige d’avoir une connexion Internet. Se pose tout de même la question de la pérennité de ce lien sur une longue période.

D’autres sites proposent le téléchargement de l’acte. Malheureusement, il est très rare d’avoir un document exploitable, c’est à dire lisible. Le phénomène s’accentue avec la longueur du texte. Si ce dernier est long, comme un acte de mariage, il devient vraiment illisible dès qu’on l’agrandit.

Dans un logiciel comme Heredis, la procédure « saisir d’après un acte », si pratique, nécessite l’ajout d’une image d’après le disque dur.  Les services qui nous sont proposés en matière de téléchargement de document ne sont donc pas à la hauteur de nos attentes.

Une solution est donc de prendre en charge soi-même l’archivage avec un logiciel de retouche d’image.
Pour une page A4 avec la copie de 5 calques et leurs raccords, le travail m’a demandé environ 15 minutes. Un temps que je considère comme dérisoire comparé aux heures passées pour trouver un document. Mais au final, il permet de disposer d’un document de bonne qualité et parfois d’une meilleure lisibilité que le registre.

Comment procéder ?

La réponse à cette question va se faire en 4 points :

  1. Le logiciel à utiliser.
  2. Les grandes règles de la retouche d’image.
  3. Le tutorial.
  4. Le résultat comparatif.

Le logiciel

Le premier point est donc de trouver le logiciel de retouche photo qui convienne. Pour ce travail, il doit savoir gérer les 4 éléments suivants :

  1. Les calques (pour l’assemblage de plusieurs parties de l’acte)
  2. Les cadrages (pour les dimensions de l’acte et supprimer les marges)
  3. Les courbes (pour la gestion du contraste).
  4. La netteté (pour l’amélioration la lisibilité)

Personnellement, j’utilise depuis très longtemps Photoshop. Malheureusement, il faut une licence payante. J’ai donc recherché une application gratuite et fiable à vous conseiller. Après plusieurs tests, deux logiciels sortent du lot :

  • TheGimp 2.0 : une application plutôt professionnelle, concurrent gratuit de Photoshop. C’est un logiciel « open Source » très connu, mais peut-être un peu compliqué à utiliser. Il faut le télécharger sur le site officiel (https://www.gimp.org/) pour éviter de tomber sur une mauvaise version. L’application n’est pas très appréciée par Windows 10 qui la bloque car c’est un « open source ». Je suis passé outre sans problème et sans conséquence.
  • Paint.net 4 .09 : une application grand public, simple mais possédant toutes les fonctions nécessaires à notre tutorial. Ce logiciel a été développé avec le support de Microsoft (voir ici), ce qui est un gage de sécurité. Ici aussi, il faut préférer aller sur le site officiel : http://www.getpaint.net/index.html. Sur Windows 7, l’installation est plus longue car le système installe le composant Microsoft Framework.

Ces deux logiciels sont en français.

Aucun de ces deux programmes ne peut rivaliser avec Photoshop, qui reste un système, simple, rapide et performant. Gimp et Paint.net demanderont quelques manipulations supplémentaires, mais le résultat est tout à fait honorable. Le tutorial ci-dessous a été réalisé avec Paint.net 4.09, sous Windows 10.

Les grandes règles de la retouche d’image

Lorsqu’on utilise un logiciel de retouche d’image, il y a deux grandes règles qu’il faut respecter. Ce sont des règles simples et de bon sens, mais que l’on a souvent tendance à oublier :

Plus on modifie une image, plus elle se dégrade. De plus, le problème s’accentue si le fichier est petit. Ce qui est notre cas. Il faut donc éviter toutes les interventions inutiles comme par exemple : la rotation d’image, le changement de taille, trop d’intervention de retouche, l’enregistrement en Jpeg etc.… Gardez toujours le minimum d’intervention possible et sauvegardez une version dans le format du logiciel pour éviter toute compression qui obligerait de recommencer.

De bonnes conditions d’acquisition donneront toujours un résultat bien supérieur à toutes les retouches. Cela veut dire qu’il faut utiliser toutes les fonctions disponibles sur le visualiseur pour améliorer l’image avant de faire une copie d’écran :

  1. Tourner l’image dans le sens de lecture. Ne jamais placer un acte en position horizontale pour obtenir plus de texte. La rotation dans le logiciel de retouche dégradera la lisibilité.
  2. Agrandir le texte en largeur au maximum, même si ce dernier est coupé.
  3. Utiliser le contraste et la luminosité pour améliorer le texte
  4. Ne pas oublier de bloquer les réglages sur le visualiseur pour éviter de les perdre ensuite.


Le résultat comparatif

Vous pouvez comparer ci-dessous les différentes qualités des fichiers :
Le fichier d’origine, document en ligne : cliquez ici
Le fichier proposé au téléchargement par le site d’archive : cliquez ici
Le fichier que j’ai réalisé avec Paint.net : cliquez ici

Résumé du tutorial

  1. Ouvrir le visualiseur et préparer l’acte à copier.
  2. Ouvrir Paint.net et préparer l’application.
  3. Effectuer les copies d’écran et les copier sur Paint.net
  4. Recadrer l’image en ne gardant que l’acte.
  5. Agrandir la zone de travail pour le montage des calques.
  6. Déplacer les calques et effectuer le montage.
  7. Améliorer la lisibilité avec les outils courbes et netteté.

Le tutorial reprend ces 7 points, agrémenté de beaucoup d’explications, de conseils et de copies d’écran. L’ensemble donne un article très long. Vous pouvez accéder à ce tutorial ci-dessous, soit en ligne, soit par téléchargement au format Pdf.


Jean Claude

Copyright - Mars 2016 -
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Sources : 
- The Gimp : https://www.gimp.org/
- Paint.net : http://www.getpaint.net/index.html

Méthodes et conseils : Recherches généalogiques en Belgique

Première étape

La première étape d’une recherche en Belgique consiste à trouver le site d’archive en ligne de la ville. En ce qui me concerne, mes recherches portent sur la ville de Bevere qui fait partie de la commune d’Audenarde (Flandre-Orientale).

C’est le site des archives nationales qui regroupe l’ensemble des registres. Il se situe à l’adresse suivante:  http://search.arch.be/

Deux points sont importants pour utiliser ce site :

  1. Il faut créer un compte pour accéder aux registres. Dans le cas contraire on n’accède qu’au descriptif des documents.
  2. Il faut cliquer sur un des deux liens situés dans le bas de la page d’accueil, “aperçu des registres d’état civil” ou “aperçu des registres paroissiaux”.

La page s’ouvre ensuite sur la liste de toutes les provinces belges. Il suffit de les sélectionner pour accéder aux différentes villes. Ensuite, le site propose plusieurs liens pour sélectionner le type d’acte :

  • geboorteakten pour les actes de naissance
  • huwelijksakten pour les actes de mariages
  • overlijdensakten pour les actes de décès
Site d'archive de la Belgique -

Site d’archive de la Belgique –

Beaucoup de ces registres sont en flamand. Certains sont en français y compris en Flandre et notamment pour les actes écrits pendant les années républicaines (an V à an XIV), les neufs départements belges ayant été annexés à la France en 1795.

Les points positifs de ces registres sont :

  1. Une écriture lisible.
  2. Les noms et prénoms en marge de l’acte.
  3. Une numérotation fiable qui permet par un petit calcul de trouver immédiatement le début de l’année.

Coté négatif, on trouvera :

  1. Un serveur pas très rapide. Parfois les pages sont longues à s’afficher.
  2. Une organisation des types d’acte peu ou pas respectée. Par exemple pour les registres d’état civil de Bevere, tous les liens arrivent sur un seul et même registre.
  3. Dans un registre, pour retrouver facilement les années et les types d’acte, il est préférable de noter sur son carnet de travail la pagination pour chaque début d’année. Heureusement, la numérotation étant fiable, ce travail est très rapide si vous partez de la fin de registre.

Pour changer de période, vous devez refermez le registre en cours puis cliquer sur le lien qui commence par “Inventaris…” . Il se situe au dessus de la principale fenêtre. Dans le cas contraire, vous retournerez à la page d’accueil.

Plus on va avancer dans le temps plus la compréhension des textes en flamand va devenir difficile. Si les documents permettent de remonter jusqu’au 17ème siècle, il est peu probable que l’on puisse les exploiter, sauf à demander une aide extérieure.

Acte d'état civil en flamand

Acte d’état civil en flamand

Seconde étape

Si vous parlez pas le flamand il est indispensable de se constituer un mini dictionnaire pour avancer dans la recherche  Les actes étant tous écrits de manière identique, avec les mêmes mots, un dictionnaire avec la traduction de chacun d’eux ne sera pas très important: 100 ou 200 mots.

Pour vous aider, vous trouverez ci-dessous un tableau avec la traduction des principaux mots que l’on trouve dans les actes en Flamand.

– Etat civil en flamand –

Traduction des principaux mots flamands

(Téléchargez le tableau : Format Excel Format Pdf)

Mots flamandsTraduction FrancaiseMots flamandsTraduction Francaise
alhiericieen-teun - première
ambtenaar fonctionnairetwee-dedeux - deuxième
arrondissement arrondissementdrie-detrois - troisième
burgemeester mairevier-dequatre - quatrième
dochterfillevijf-decinq - cinquième
geboren naitrezes-desix - sixième
gemmeentecommunezeven-desept - septième
geslacht sexeacht-dehuit - huitième
heden aujourd'huinegen-deneuf - neuvième
huismaisontien-dedix - dixième
jaar année
landbruwer agriculteurelfonze - onzième
mannelik masculintwaalfdouze - douzième
morgens matindertientreize - treizième
namiddad après midiveertienquatorze - quatorzième
natchnuitvijftienquinze - quinzième
oort orientalzestienseize - seizième
oud agézeventiendix-sept - dix-septième
overledendécédéachttiendix-huit -dix-huitième
provincie provincenegentiendix-neuf - dix-neuvième
slachter boucher
vader pèretwintig-tevingt - vingtième
voorlezinglecturedertigtrente
voornaamprénomveertigQuarante
wijlendéfuntvijftigCinquante
woonachtigdomiciliézestigSoixante
zeventigSoixante dix
tachtigQuatre vingt
negentigQuatre vingt dix
JanuariJanvier
FebruariFévrierhonderdcent
MaartMarsduizendmille
AprilAvrilmiljoenmillion
MeiMai
JuniJuinMaandagLundi
JuliJuilletDinsdagMardi
AugustusAoûtWoensdagMercredi
SeptemberSeptembreDonderdagJeudi
OktoberOctobreVrijdagVendredi
NovemberNovembreZaterdagSamedi
DecemberDécembreZondagDimanche

Pour la suite, un dictionnaire Néerlandais / Français sera absolument nécessaire. Il vous permettra compléter ce tableau avec les nouveaux termes que vous trouverez et dont l’orthographe est incertaine.

Jean-Claude

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Les sources :
- Site des Archives Nationales de la Belgique : http://search.arch.be/

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Archives de Paris : Présentation de la nouvelle plate-forme en ligne

Archives de Paris - Prisde de vue réalisée par la Marie de Paris

Archives de Paris – © Prise de vue réalisée par la Mairie de Paris

Dans le cadre des Matins Malins organisés par la Revue Française de Généalogie, j’ai eu l’occasion d’assister à une présentation des nouveaux outils numériques des Archives de Paris. Cette cession qui a eu lieu le samedi 20 février était animée par un conservateur des Archives de Paris et son adjoint.

Il s’agissait en fait de nous présenter en avant première la nouvelle plate forme permettant la mise en ligne d’une grande quantité de fonds. Le site sera accessible par le grand-public dans environ 2 semaines soit vers le 10 mars 2016, une fois son référencement complètement terminé.

Première partie

La première partie de la cession a porté sur l’historique du projet et les choix techniques. Les intervenants ont ensuite décrit le système de recherche ainsi que les grandes thématiques de la plate-forme.

Le système de recherche

Celui-ci fonctionne soit avec des mots clés, soit par la sélection d’un thème.

Pour les mots clés, le site offre deux possibilités :

  1. Une recherche simple avec 1 seul champ
  2. Une recherche avancée avec 7 champs dont certains comportent une liste de thèmes préétablis.

Vous pouvez écrire des mots complets ou seulement une partie d’un mot. Ce mode pose problème car dans le cas d’un mot court, le moteur affichera aussi des mots très différents comme par exemple : Plan = Plante, Plancher, Planète, Planning, Plancton. Les développeurs du projet devront ajouter rapidement une case à cocher « mot exact ».

Concernant la thématique, l’organisation des fonds déjà en place aux Archives de Paris a été gardée ce qui donne l’architecture suivante :

    1. Généalogie
    2. Cartes et plans
    3. Archives judiciaires
    4. Archives départementales
    5. Archives communales
    6. Archives privées
    7. Publications officielles

Seconde partie

La seconde partie de la présentation a porté sur les documents mis en ligne. Ici aussi deux grandes parties, les notices et les fonds numérisés qui seront disponibles en ligne.

Les Notices.
Ils représentent l’ensemble des documents topographiques lié à l’urbanisme. La présentation propose une notice sommaire ainsi qu’un lien pour avoir la notice détaillée. Un Pdf est téléchargeable.

Il est possible d’effectuer des recherches topographiques sur les thèmes suivants :

  1. Calepins des propriétés bâties :19 et 20ème – classé par nom de rue – contient des informations sur les occupants de ces propriétés
  2. Permis de construire et de démolitions
  3. Fichier immobilier
  4. Casier sanitaire (Renseignements statistiques sur l’état sanitaire)
  5. Fonciers : historique des propriétaires

Vers la fin 2016, de nouveaux fonds viendront compléter cette liste. Ces documents sont à consulter aux Archives de Paris, soit boulevard Sérurier, soit à l’annexe de Villemoisson sur Orge.

Crédits photo Archives de Paris D1M9 111

Crédits photo : Archives de Paris.

Les fonds numérisés disponibles en ligne.
Dans le cadre du respect de la vie privée, la mise en ligne de ces documents est réglementée par la CNIL* qui exige le délai suivant :

  1. Naissance : Actes supérieurs à 100 ans
  2. Mariages : Actes supérieurs à 75 ans
  3. Décès : Actes supérieurs à 25 ans

Les documents disponibles aux Archives de Paris vont de l’année 1897 à 1974. Vous trouverez ci-dessous le détail de ces documents et leurs dates de mise en ligne :

  1. Tribunal civil
    – Les divers jugements et autres documents, de 1897 à 1915, seront disponibles vers mi 2016
  2. Etat civil – Tables annuelles et décennales
    – Les tables de 1897 à 1974 seront disponibles au démarrage du site. (Attention, certaines années ne disposent pas de table décennale mais uniquement de table annuelle )
  3. Etat Civil – Actes
    – Décès : 1ère tranche de 1897 à 1950 (courant 2016)
    – Décès : 2ème tranche de 1950 à 1974 (vers la fin 2016)
    – Naissance : de 1897 à 1915 ( courant 2017 )
    – Mariage de 1897 à 1940 (courant 2017
  4. Etat Civil reconstitué
    – 1ère tranche : uniquement la liste des noms (au démarrage du site)
    – 2ème tranche : Les actes ainsi que le dossier ayant servis à son établissement, c’est à dire les actes religieux, notariés ou les extraits d’actes antérieurs. (mise en ligne prévue pour 2017 – 2018)
  5. Matricule Militaire et dossier complet
    – Le dossier militaire complet du département de la Seine pour la période 1897-1921 devrait être en ligne avant le 11 nov 2018.

*Plus d’informations sur l’article 213-1 du code du patrimoine : cliquez ici

Jean Claude

 

Copyright : Février 2016 – reproduction interdite des textes et photos interdite sans autorisation de l'auteur.

Les adresses :

Archives de Paris
- 18 boulavard Sérurier, 75019 Paris - Tél. : 01.53.72.41.23
- 3 route de Corbeil, 91360 Villemoisson-sur-Orge - Tél. : 01.69.51.53.77

 

Méthodes de travail : Décrypter les textes des registres paroissiaux.

Dans une généalogie, lorsqu’on se trouve dans une situation de blocage sur une branche, il y a peu de solution. Les registres anciens comportent très souvent des textes difficiles à lire. Internet, la lecture sur écran, la qualité des documents et la forme de l’écriture sont autant d’éléments qui rendent les textes indéchiffrables. Comment alors extraire d’un registre des informations fiables pouvant faire avancer sa généalogie ?

Un exemple
Dans mon cas, le problème se pose avec les Baudrier* originaires d’Avrillé lès Ponceaux un petit village d’Indre et Loire. Mon dernier document est un acte de mariage de 1735 alors que le registre le plus ancien pour ce village couvre la période 1608 à 1699. Contient-il des informations intéressantes ? La seule solution est donc de le lire de bout en bout pour essayer d’extraire un maximum de données. Un travail qui sera bénéfique.

* Les Baudrier sont des ancêtres de Caroline Beurois, la mère de mon grand-père Gaston Bonnet.

Etape 1 : La liste des données

Voici la liste des données que ce travail peut rassembler :

Les noms de famille
Il est très souvent impossible d’en décrypter l’orthographe exacte. Heureusement, à cette époque il y avait peu de familles et toutes avaient de nombreux enfants. Les mêmes noms reviennent donc en permanence et il sera facile de retrouver l’orthographe exacte d’un nom.

Les doublons
Dans un registre, le nombre d’individus portant le même nom et prénom est très important. Parfois dans une même famille, le prénom d’un enfant décédé sera réutilisé pour le prochain. De ce point de vue, les actes de naissance sont les documents les plus intéressants car ils sont nombreux et permettent de recomposer la famille au fil du temps.

Déménagement vers un autre village
L’absence d’acte d’une famille n’est pas anodine. Soit elle montrera que la famille était originaire d’un autre village, soit qu’elle a déménagé. 

Les informations complémentaires
Les témoins de mariage, les parrains et marraines apportent aussi leur lot d’informations et ne doivent pas être négligés. On y trouvera souvent le métier et la paroisse où résidait la personne recherchée.

Quelques subtilités de langage
Au fil de la lecture, nous comprendrons mieux certaines subtilités. Prenons un exemple avec le nom de « Baudrier » que l’on trouve aussi écrit sous l’orthographe « Le Baudrier ». Au départ, on peut penser que ces deux orthographes sont une évolution naturelle du temps. En réalité, on s’apercevra à de multiples reprises que les deux écritures apparaissent dans le même acte. Le premier « Le Baudrier » est cité dans l’acte lui-même alors que le second « Baudrier » en est la signature. On peut en déduire que ce dernier est le nom officiel alors que celui qui est précédé de l’article correspond plus à un langage parlé, utilisé dans les actes.

La compréhension complète de l’acte
Les actes sont toujours rédigés de la même manière. Certains mots seront mieux écrits dans un texte plutôt que dans un autre. Au bout de plusieurs pages on aura décrypté la totalité de l’acte et il sera alors plus facile et rapide de lire le registre.

Etape 2 : Collecte de l’information

Au final, on récoltera une somme très importante d’information qu’il faudra trier plus tard. Dans notre exemple, sur un total d’environ 600 actes, on en trouvera une centaine concernant la famille Baudrier. Une solution est de noter sur papier, au fur et à mesure de la lecture.

Exemple de notes relevées sur un registre paroissial

Exemple de notes relevées sur un registre paroissial

Ces notes pourraient comprendre 5 points sous la forme d’un résumé très simple : 

1,2 etc.
Un numéro de ligne, important pour retrouver ses notes. 

95d
Le numéro de la page du registre suivi de la lettre « g » ou « d » pour préciser « gauche »ou « droite » afin de retrouver l’original de l’acte.

Type d’acte
Utiliser les sigles conventionnels pour désigner les actes d’état civil :

  • “o” pour l’acte de naissance
  • “x”   pour l’acte de mariage
  • “┼” pour l’acte de décès

La date
Indiquer la date, même partiellement s’il manque le jour ou le mois.

Informations et conventions sur la prise de notes
Pour éviter d’écrire des dizaines de fois un nom de famille identique, il convient d’adopter une convention d’écriture. Vous trouverez un exemple ci-dessous :

Marie fille de Pierre et Marie Marchand – Parrain : Urban Le baudrier.

  • Les prénoms soulignés portent tous le nom de la famille recherchée : ici « Baudrier ».
  • Si l’orthographe du nom est différente, il sera alors noté en clair.

Noter aussi toutes les informations incomplètes ou isolées qui pourraient être utiles, sans oublier que chaque nom devra être rattaché à une famille.

Synthèse d'une prise de notes d'un registre paroissial

Synthèse d’une prise de notes d’un registre paroissial

Etape 3 : La synthèse

Une fois le registre lu et les prises de notes effectuées, un dernier travail est à réaliser. Il nous permettra de reporter sur papier les relations entre les personnes que nous avons trouvé et ainsi de recomposer la famille pour les ajouter dans notre arbre généalogique.

.

Etape 4 : Les résultats

Nous constaterons qu’il y a une absence de document entre 1610 et 1668 et que certain sont en double. Par ailleurs, beaucoup de pages sont mélangées, la chronologie n’est pas respectée. On le voit, seule une lecture complète du registre nous aura permit de mener à bien cette recherche.

Au total, elle nous aura permis d’effectuer une mise à jour des données pour 16 personnes, 10 enfants et 3 couples.

Acte de décès d'Urbanne Marchand du 12 juin 1681

Acte de décès d’Urbanne Marchand du 12 juin 1681

Le document le plus ancien devient l’acte de décès d’Urbanne Marchand du 7 juin 1681. Urbanne, femme de Pierre Baudrier était alors âgée de 50 ans. 1631 devient la date la plus ancienne pour cette famille. On apprend dans cet acte que Pierre Baudrier était meunier.

Par ailleurs nous avons trouvé des implexes c’est-à-dire une ascendance entremêlée. Jeanne Lebert et Michel Baudrier, qui se marient en 1803, étaient en fait de lointains cousins. Leurs arrière-grands-parents respectifs, Marie et Pierre nés en 1660 et 1670, étaient frère et sœur.

L’ensemble de ce travail aura duré un peu plus d’un mois.

Jean Claude

Copyright : Janvier 2016 – reproduction interdite des textes et photos interdite sans autorisation de l'auteur.

Source :

Archive de l'Indre et Loire : http://archives.cg37.fr//index_archive.php
registre référence 6NUM7/013/001 
Collection communale 
Baptêmes, mariages, sépultures, 1608-1699. 

 

 

Méthode : Lignée Delesalle – Comment aller plus loin que 1746 ?

Introduction

Lille et ses paroisses possèdent un avantage important que beaucoup de régions pourraient lui envier : des tables alphabétiques pour toutes les décennies qui précédent 1790.

Ces tables vont me permettre de remonter facilement la lignée des Delesalle jusqu’au 9 Août 1763, mariage entre Jean-Baptiste Delesalle et Marie Barbe Rotru. Mais j’étais habitué à remonter très souvent jusqu’au XVIIème siècle. Comment aller plus loin ?

Les données de l’acte de mariage

Ma première étape sera de lire minutieusement cet acte de mariage et d’en écrire une transcription littérale :

Le neuf de Août mil sept cens soixante trois après publication d’un ban de mariage sans aucun empêchement et dispense obtenu par les deux autres entre Jean Baptiste Delesalle ouvrier maçon, de la paroisse de ste Catherine native de celle de Fives agé de trente quatre ans fils de feux Jean François et de Marie Jeanne Mahieu d’une part et Marie Barbe joseph Rotru de cette paroisse native de celle de Fives âgée de trente deux ans fille de feux Antoine et Marie Barbe Mulier d’autre part ayant les consentements requis de droit je Ssussigné pretre vicaire de cette paroisse ai par députation de me Jean Baptiste Blat prêtre pasteur de cette paroisse et doyen ai célébré leur mariage en présence de Pierre Gilguain beau frère du contractant Antoine Joseph Rotru frere de la contractante et Jean Baptiste Duthoit ???? aux contractant ????? Déclaré ne pas savoir écrire
Signature
Jean Baptiste Delesalle – Marie Barbe Rotru – Danicau de St sauveur – JB Duthoit


Une fois cette transcription terminée, il est facile de rédiger une synthèse des informations sous forme de liste. Cela facilitera la lecture des données de cet acte :

1- Date du mariage : le 9/8/1763
2- Jean Baptiste Delesalle (le marié) habite la paroisse de Sainte Catherine.
3- Jean Baptiste Delesalle (le marié) est ouvrier maçon.
4- Jean Baptiste Delesalle (le marié) est âgé de 34 ans et né à Fives.
5- Jean François Delesalle (le père) est déjà décédé.
6- Marie Jeanne Mahieu (la mère du marié) est déjà décédée.
7- Marie Barbe Rotru (la mariée) Habite la paroisse de Saint Sauveur.
8- Marie Barbe Rotru (la mariée) est âgée de 32 ans et née à Fives.
9- Antoine Rotru (le père de la mariée) est déjà décédé.
10- Marie Barbe Mulier (la mère de la mariée) est déjà décédée.
11- Pierre Gilguain est le beau frère de Jean Baptiste.
12- Antoine Joseph Rotru est le frère de la contractante.

Les diverses recherches possibles

Il est maintenant possible de tirer toutes les déductions de ces données et d’établir les diverses pistes :

1- Le marié est né à Fives en 1729 (1763-34ans).
2- La mariée est née à Fives en 1731 (1763-32 ans).
3- Les parents du marié se sont probablement mariés à Fives avant la naissance de Jean Baptiste soit avant 1729.
4- Les parents de la mariée se sont probablement mariés à Fives avant la naissance de Marie Barbe soit avant 1731.
5- Le père de la mariée est né à Fives entre 1680 et 1711 (je pars du principe qu’à la naissance de sa fille il avait entre 20 en 50 ans).
6- Le père du marié est décédé entre 1729 et 1763 (Période entre année de naissance et de mariage).
7- La mère du marié est décédée entre 1729 et 1763 (Période entre année de naissance et de mariage).
8- Le père de la mariée est décédé entre 1731 et 1763 (Période entre année de naissance et de mariage).
9- La mère de la mariée est décédée entre 1731 et 1763 (Période entre année de naissance et de mariage).
10- Pierre Gilguain beau frère de Jean Baptiste s’est marié avec une Sœur Delesalle avant l’année 1763 et donne la possibilité de reprendre le fil des recherche sur les parents.
11- Vérifier s’il existe dans les tables des naissances d’enfants Delesalle dont la mère est Mahieu afin de trouver des données sur les parents.
12- Vérifier s’il existe dans les tables des naissances d’enfants Rotru dont la mère est Mulier pour les même raisons.
13- Consulter les principales tables qui sont citées dans l’acte Fives, Sainte Catherine et Saint Sauveur.
14- Consulter les tables des 8 autres paroisses de Lille : Wazemmes, St Pierre, St Maurice, St André, Esquermes Les Moulins, St Etienne et La Madeleine.
15- Consulter les tables des 4 villages qui sont à proximité immédiate : Hellemmes, Lezennes, Faches Thumesnil et Villeneuve d’ascq.

Le résultat des recherches

Pistes 1 & 2 : Les Actes de baptême des mariés : Jean Baptiste Delesalle et Marie Barbe Rotru :

Nés en 1729 et 1731, ces années correspondent malheureusement à une période où les registres sont inexistants (1715 à 1737).

En recherchant ces actes de baptême, j’ai trouvé facilement les deux l’actes de décès des mariés mais ils ne donnent que très peu d’informations.

  • Jean Baptiste est décédé le 8 germinal an 9 (29 mars 1801). Le document nous apprend qu’il est décédé à l’âge de 72 ans à Fives.
  • Marie Barbe Rotru est décédée le 16 thermidor an 3 (3 août 1795) à Fives à l’âge de 64 ans sans autres informations supplémentaires.

Pistes 3 & 4 : Les actes de mariage des parents des mariés.

L’acte de mariage est un document très important car il contient beaucoup de données fondamentales pour la suite des recherches. Le mariage des parents s’est donc déroulé avant la naissance des enfants (ici les mariés) soit :

  • Avant 1729 pour Jean François Delesalle et Marie Jeanne Mahieu les parents du marié.
  • Avant 1731 pour Jean Antoine Rotru et Marie Barbe Mulier les parents de la mariée.

La probabilité que ces mariages aient eu lieu à Fives (lieu de naissance des mariés) est très importante. Malheureusement, ici aussi, les dates tombent dans la période où il n’y a pas de registres.

Mais les mariages peuvent avoir eu lieu dans les autres paroisses de Lille. Les recherches sont donc entreprises sur les tables de toutes les paroisses Lilloises et les 4 villages qui sont à proximité.

Toutes ces recherches n’ont rien donné.

Pistes 5 à 9 : Les Actes de baptême et de sépulture des parents des mariés

Les décès
Mieux vaut commencer à rechercher en premier les actes de sépulture car ils seront plus faciles à trouver. Trois actes sur quatre sont identifiés facilement :

D- Jean Francois Delesalle - 15 02 1754 5 Mi 044 R 347-241Acte de sépulture de Jean François Delesalle (père du marié)
décédé le 15 février 1754 à Fives à l’âge de 60 ans. Il était maçon.
—–

Dld- Rotru Antoine

Acte de sépulture de Jean Antoine Rotru (père de la mariée)
décédé le 20 9 1746 à Fives à l’âge de 64 ans Il était censier.
—–

Dld- Mulier Marie BarbeActe de sépulture de Marie Barbe Mulier (mère de la mariée)
décédée le 24 12 1759 à Fives à l’âge de 67 ans
——

Ces documents sont valides car ils contiennent tous une référence au conjoint qui est nommé dans le texte. Une erreur avec une autre personne du même nom est donc exclue.

Concernant l’acte de sépulture de Marie Jeanne Mahieu (mère du marié),  celui-ci est introuvable dans les tables de Fives. Comme l’indique l’acte de sépulture de son mari, elle est déjà décédée en 1754. Elle a donc disparue entre 1729 et 1754.

Les naissances
L’absence de registre pose toujours de gros problèmes. Il n’y en a pas avant 1694 et entre 1715 et 1737. Je ne peux tirer que des hypothèses sachant qu’il y a souvent des erreurs dans les âges des personnes.

  1. Jean François Delesalle est décédé à 60 ans en 1754. Il serait donc né en 1694. Comme il n’y a pas d’acte sur le registre cette année là, il a du naître avant cette date.
  2. Pour Marie Jeanne Mahieu, sans acte de sépulture et sans donnée sur les tables, c’est l’inconnu. Elle est probablement née comme son mari avant 1694.
  3. Jean Antoine Rotru est décédé à 64 ans en 1746. il serait donc né en 1682.
  4. Marie Barbe Mulier est décédé à 67 ans en 1759, elle serait donc née en 1682 comme son mari.

Pistes 10 à 15 : Les dernières solutions

Il reste encore quelques pistes :
Pierre Gilguain, beau frère de Jean Baptiste Delesalle, est marié avec une Delesalle. Via l’acte de mariage on peut trouver de nouvelles informations sur les parents.
Certaines tables donnent pour les naissances le nom des mères. On peut donc rechercher si des enfants Delesalle sont nées de mère s’appelant Mahieu. On peut aussi rechercher des enfants Rotru nées de mère Mulier.Les familles ayant pu bouger, les recherches doivent se faire sur les 11 paroisses de Lille ainsi et les 4 Villages situés à proximité.

Toutes ces recherches ne donnent rien.

Conclusion

Les recherches terminées, la lignée Delesalle s’arrête vers les années 1700, l’acte le plus ancien datant de 1746. Les calculs et les déductions permettent d’arriver jusqu’en 1682.

Ces recherches ont été longues et fastidieuses. Elle se sont révélées négatives dans la mesure où elle ne permettent pas d’avancer d’une génération supplémentaire. Il ressort que les Delesalle, Les Mahieu, Les Rotru, ont tous vécu à Fives et que l’absence des registres de 1715 à 1737 sont un réel manque pour trouver les actes d’état civil. Il aurait fallu trouver soit des actes de mariage, soit des actes de baptême et ce n’est pas le cas.

Seul espoir : que ces registres existent bien physiquement, qu’il puissent être numérisés et mis en ligne. Une demande a été faite via le forum des archives du nord pour en savoir plus sur l’état de ces documents

De nouvelles informations arriveront peut-être via les Forums, mais c’est très incertain. Dans ce cas une mise à jour de l’article sera faite.

Jean Claude

Copyright : décembre 2015 – reproduction des textes et photos interdites sans autorisation

 Sources :
 -  Archives du Nord (Lille Fives et autres paroisses Lilloises)

Mémo : Liste des résultats trouvés au départ de l’acte de mariage

Mariés
Date de Naissance de Jean Baptiste Delesalle : en 1729 à Fives
Date de Décès de Jean Baptiste Delesalle : 29 mars 1801 à Fives
Date de Naissance de Marie Barbe Rotru : en 1731 à Fives
Date de décès de Marie Barbe Rotru : 29 mars 1801 à Fives
Parents du marié
Date du mariage : avant 1729 à Fives
Date de naissance de Jean François Delesalle : vers 1694 à Fives
Date de décès de Jean François Delesalle : 15 février 1754 à Fives
Date de naissance de Marie Jeanne Mahieu : vers 1694 à Fives
Date de décès de Marie Jeanne Mahieu : avant 1754 à Fives
Parent de la mariée
Date du mariage : avant 1729 à Fives
Date de naissance de Antoine Rotru : vers 1682 à Fives
Date de décès de Jean Antoine Rotru : 20 septembre 1746 à Fives
Date de naissance de Marie Barbe Mulier : 17 septembre 1694 à Fives
Date de décès de Marie Barbe Mulier : 24 décembre 1759 à Fives

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Effectuer des recherches sur la presse espagnole

Il n’est pas toujours simple de trouver les bons mots clés pour obtenir les résultats attendus et encore moins dans une langue étrangère. En Espagne, pour trouver les sites de presses anciennes, il faut saisir les mots clés suivants :  “hemeroteca digital”

Le premier site qui arrive sur le moteur de recherche Google est la BNE : La Biblioteca Nacional de España qui possède une interface de recherche française. Vous trouverez le lien ci-dessous :

http://hemerotecadigital.bne.es/index.vm?lang=fr

L’interface permet de faire des tri par date, par région et par mots clés. Toute la presse numérisée à été indexé. On peut donc lancer les requêtes l’ensemble du contenu des journaux. Il ne faut pas oublier les apostrophes (” “) pour isoler une expression ou un nom composé. Il est donc possible de faire des recherches sur les noms de famille.

BNE

Le site propose plus de 1000 titres de journaux et divers annuaires. Vous en trouverez une liste complète ici.

Google propose ensuite une liste d’autres sites mais sans équivalence avec la BNE

Jean-Claude
Copyright : septembre 2015 – reproduction des textes et photos interdites sans autorisation

Le point sur mes recherches en Espagne – 1

Mis à jour le 9 sept 2015

Depuis plusieurs semaines, je me consacre aux recherches en Espagne. Elles se sont orientées sur plusieurs régions en fonction des lieux de naissances, décès ou domiciles connus à ce jour.

Voici le détail les informations en ma possession et les régions concernées :

Concernant mon grand-père Julien :

  • La province de Valladolid dont la capitale est Valladolid.
    1888 – Naissance de mon grand père Julien à Fontihoyuelo.
    1853 – Naissance de Alonso, le père de Julien, à Fontihoyuelo.
  • La province de Palencia  dont la capitale est Palencia.
    1914 – Domicile des parents de Julien à Boadilla de Rioseco.

Concernant ma grand-mère, Pilar :

  • La province de Burgos dont la capitale est Burgos.
    1897 – Naissance de ma grand-mère Pilar à Miranda de Ebro.
  • La province de Riojà dont la capitale est Lenogro.
    1860 – Naissance de Sébastianna, la mère de Pilar, à Tréviana.
    Les Parents de Sébastianna, Trifon et Dominica, sont aussi natifs de Tréviana.
  • La province de Valladolid dont la capitale est Valladolid.
    1904 Décès de Joseph, le père de Pilar, à Medina del Campo.
  • La province de Asturias dont la capitale est Ovedio.
    1860 – Naissance de José, le père de Pilar, à Sièro.
    Les parents de José, Bernardo et Maria, sont aussi natifs de Siero.

La province de Riojà (naissance de Sebastianna Canta..)

J’ai commencé les recherches par Tréviana car j’avais la date de naissance de Sebastianna (20-01-1862). L’objectif est de trouver des informations sur ses parents : T. Cantabrana et D. Molina. Les documents, datés d’avant 1870, sont archivés à Lenogro, aux « archivo diocesano » : http://www.iglesiaenlarioja.org/archivo/home.html

Province de  la Riojà - Source : Photo réalisée par TUBS - site Wikipédia

Province de la Riojà – Source : Photo réalisée par TUBS – site Wikipédia

Les recherches sont difficiles. Il n’existe aucun registre en ligne et il semble que les archives n’effectuent pas d’envoi par la poste. Par ailleurs, il n’est pas possible de photocopier les documents. La seule solution est de recopier les données et de les faire certifier par les archives pour une somme de 10 à 20 euros.

Grâce à un forum de la province de Riojà sur la généalogie, j’ai un contact pouvant effectuer des recherches sur place, aux archives d’Ovédio. Le délai de rendez-vous pour consulter les registres est plusieurs semaines. Soyons patient !

Jean-Claude
Copyright : septembre 2015 – reproduction des textes et photos interdites sans autorisation

*Note sur la confidentialité: dans l'espace public qu'est le blog, j'essaye de préserver dans les articles une certaine confidentialité ainsi que le respect de la vie privé. Pour cette raison, les noms et prénoms ne sont pas associés dans une même phrase.

 

Note : méthode pour réaliser des traductions en espagnol.

Aux difficultés de recherche citées plus haut, vient s’ajouter le problème de la traduction en espagnol des emails.  Si ceux-ci ne sont pas correctement rédigés, il n’y a aucune chance d’avoir une réponse. Pour ma part, ne parlant pas espagnol, j’utilise une méthode qui donne des bons résultats.

J’utilise le site www.Reverso.fr. La création d’un compte permet de ne pas avoir de limite dans la longueur des textes. 

  1. Je saisi mon texte en français, sans faute d’orthographe et avec des phrases courtes.
  2. Je lance la traduction automatique.
  3. Je sauvegarde ensuite les deux textes (français et espagnol) dans un fichier texte.
  4. Je relance la traduction automatique, mais cette fois ci en sens inverse (de l’espagnol vers le français).
  5. Je note tous les mots mal traduits (souvent des verbes à plusieurs sens) et je les reporte un par un dans la fonction « Context » du site.
  6. Cette fonction me permet de trouver la bonne expression en fonction des situations. Je change ensuite les mots et vérifie mon texte jusqu’à obtenir une bonne traduction en français. 

La méthode est un peu longue, mais c’est la seule solution pour obtenir une traduction convenable. Comptez 1 heure pour un texte d’une dizaine de lignes.

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