Comment reconstruire une famille avec des actes en latin ?

Les actes en latin posent de réels problèmes à presque tous les généalogistes. Ces documents que l’on trouve au 17 et 18e siècle sont très difficiles à lire et ne donnent que très peu d’information. Les parents sont essentiellement cités sur les actes de naissance, les mariages ou les décès donnant très rarement ce renseignement.

Ils posent un autre problème, celui de l’exactitude de l’information car les doublons (même nom et prénom) sont très fréquents. Le croisement des informations entre plusieurs actes est donc primordial pour reconstruire les familles.

Photo 1 – La copie systématique de tous les actes d’un même patronyme
facilite ensuite la reconstruction des familles.

 

Au fil de mes recherches, j’ai pu améliorer ma technique. Le dernier registre en latin que j’ai consulté comportait environ 500 pages. Ce travail s’est fait plus facilement qu’auparavant, avec au final de très bons résultats. Je vous décris ici cette méthode :

Première étape : la copie des actes
  • Je commence par identifier les patronymes de tous les ancêtres qui pourraient être présent sur le registre que je vais consulter.
  • Ensuite au départ d’une date valide*, je parcours le document en allant vers les actes les plus anciens.
  • J’effectue une copie d’écran* systématique de tous les actes portant un des patronymes recherchés.
  • Afin d’éviter toute perte de temps (il n’est pas sûr que le document aura un intérêt), je nomme les fichiers uniquement avec le nom de famille suivi du N° page du registre et éventuellement l’année. L’ensemble est rassemblé dans un répertoire portant le nom du registre.
  • Cette méthode va me permettre de reconstruire les familles dans de meilleures conditions, grâce mode off-line.

*Pour moi, une date valide est une date dont la certitude est établie. Afin d’inclure toutes les possibilités, j’y ajoute une période de 30 ans. Par exemple au départ d’une date de naissance ayant eu lieu en 1706, je commence mes recherches à partir de 1736.
**Pour effectuer les copies, j’utilise une application qui permet de sélectionner une zone sur l’écran afin d’obtenir uniquement le texte de l’acte. L’outil de capture d’écran disponible à partir de Windows 7 convient parfaitement.



Deuxième étape : Décrypter le texte en latin

Dans un registre, les actes d’état civil en latin ont un avantage, ils sont tous écrits avec les mêmes règles. Ces dernières peuvent changer en fonction de la période ou de la région, mais dans un registre, le format d’écriture reste très souvent identique.

Pour décrypter un acte, je me base sur des mots clés, très facilement identifiables car cette méthode accélère notablement la vitesse de lecture.

Dans l’exemple ci-dessous qui provient des archives du Nord, le mot clé est « Filius » (pour une fille ce serait « Filia ») surligné en jaune sur le document ci-dessous.

– 2 – Les actes en latin ont très souvent la même structure. (archive du Nord)

Le mot « Filius » définit instantanément :

  1. Le type d’acte, ici un baptême
  2. Le sexe de l’enfant : un garcon
  3. La zone d’informations contenant les noms et prénoms :
    • A gauche de filius se trouve le nom de famille précédé du prénom (vert)
    • A droite de filius on trouve les prénoms du père (rouge) puis le prénom et le nom de la mère. (bleu)
    • Si le prénom de l’enfant est illisible, on peut se reporter au prénom du parrain ou de la marraine qui en principe est le même (marron)

Troisième étape : renommer les fichiers

Une fois l’acte décrypté, il est nécessaire de le renommer afin d’avoir une liste de fichiers dont les noms correspondent précisément à son contenu. Pour faire cela, j’utilise la visionneuse Windows et le clic droit « Propriétés ».

L’application permet de nommer le fichier en utilisant les informations affichées à l’écran.

La méthode a un avantage important. Elle permet de renommer un fichier alors que celui-ci est ouvert, ce qui n’est pas possible avec une autre application. (Il faut créer un second fichier). De plus la visionneuse permet d’agrandir le document pour une meilleure lecture.

Personnellement, pour un baptême, je renomme les fichiers de la manière suivante : B- 1727 08 10 – Godin Ludovic fils d’Adrien & Marie Anne  Desrousseaux – Lille Esquermes.

  • B = Baptême
  • 1727 08 10 = Date au format anglais afin d’avoir un classement chronologique

Si le texte n’est pas lisible, je le nomme au mieux sans m’occuper d’éventuelles erreurs.

Le fait de copier tous les actes puis de les renommer comme expliqué ci-dessus va faciliter grandement la comparaison, le décryptage des orthographes et la reconstruction des familles.

 

Quatrième étape – Reconstruire les familles

Les fichiers étant maintenant tous nommés, ils apparaissent sous forme de liste dans l’explorateur de Windows, comme présenté ci dessous. Ils sont classés par actes puis par ordre chronologique.

Une fois tous les fichiers renommés, reconstruire les familles est un jeu d’enfant

La liste permet de repérer immédiatement les erreurs de transcription et de pouvoir les corriger, au besoin en réouvrant le fichier.

De plus, les dates constituent un ultime contrôle dans la cohérence du regroupement familial. Les baptêmes de frères et sœurs trop proches ou trop éloignés doivent être considérés avec méfiance.

La reconstruction des familles devient alors très facile à faire.

Chaque individu à sa propre méthode. Celle-ci n’entend pas se substituer à la vôtre, mais peut-être pourrez-vous y trouver une ou deux idées qui amélioreront la votre.

Jean-Claude

 

Copyright - Mai 2017 -
Reproduction des textes et des photos interdites sans l'autorisation de l'auteur

Source :
- Les archives du Nord

 

 

 

Comment afficher plus rapidement les pages de registre ?

Post mis à jour le 22 avril 2017 (a été ajouté le texte en vert)

Introduction

Tous les généalogistes ont vécu à un moment ou à un autre des problèmes d’affichage avec des pages de registres qui mettent plusieurs secondes à apparaître, y compris ceux qui ont une connexion Adsl très haut débit.

Ce problème vient de la bande passante qui est saturée à un endroit précis du réseau. Les causes sont multiples, chez vous sur le réseau domestique ou plus largement sur Internet. Essayons de les répertorier :

Chez vous :

  1. Le Wifi : Ce n’est pas la meilleure connexion pour la recherche en généalogie car la vitesse se partage entre tous les utilisateurs de téléphones, tablettes et autres ordinateurs. De plus le signal diminue avec la distance. Il vaut mieux avoir une connexion filaire avec un câble RJ45 dernière génération, connecté directement sur la box.
  2. La connexion RJ45 : La vitesse de cette connexion dépend de la vitesse de votre accès Internet : Adsl standard, Adsl haut débit, Fibre optique ou Satellite. En cas de problème de vitesse, vérifier que les mises à jour de Windows ne sont pas en mode automatique. Ces dernières sont souvent la source de ralentissement important du débit. Une fois lancé, il n’y a pas d’autre solution que d’attendre que le téléchargement se termine
  • Sur Windows 7, vous pouvez éviter le téléchargement automatique en allant dans le Panneau de configuration > Windows update.
  • Sur Windows 10, ce n’est pas possible. La seule solution est d’anticiper le problème avec une version de Windows à jour. Allez dans le menu démarrer > paramètres > mise à jour et lancer la recherche de mise à jour afin d’éviter qu’elle ne se fasse à un moment inopportun.

Vérifiez, sur les téléphones ou tablettes, les mises à jour des applications et des jeux. Rien ne doit surcharger votre réseau durant vos recherches car si votre réseau domestique est saturé, toute connexion vers l’extérieur devient très difficile.

A l’extérieur (Internet)

  1. La section entre votre domicile et le répartiteur est saturée. C’est problème que je rencontre. A la campagne, équipé d’un Adsl d’à peine 1Mbit/s, le dimanche soir à 17h ou les jours de pluie, le réseau devient extrêmement lent.
  2. Le réseau Internet : Le réseau étant une toile (comme une toile d’araignée), la connexion peut prendre de multiples chemins pour arriver au serveur. Il peut arriver que lors d’importants échanges un nœud de raccordement soit saturé, ce qui va ralentir votre connexion. Dans ce cas, une pression sur la touche F5 initialise la demande de connexion qui pourra prendre un autre chemin.
  3. Le serveur: Enfin tout dépend du serveur (ordinateur) auquel vous vous connectez et des choix de l’administrateur du site en terme de coût financier. Un peu comme on le voit lors des actes de piratage avec des attaques de type « déni de service », trop de connexions sur un serveur ralentissent le débit, voire le mette hors d’utilisation.

Quel que soit le niveau d’équipement dont vous disposer, un ralentissement est toujours possible. Dans ce cas, il vous reste la méthode que je décris ci-dessous.

Méthode pour accélérer l’affichage des pages

Elle consiste à pré charger plusieurs dizaines de pages en utilisant les vignettes. Le principe est simple, en cliquant sur une vignette, vous lancez le téléchargement* de la page puis sans attendre que celle-ci s’affiche sur votre écran, vous cliquez sur la vignette suivante. De cette manière tous les ordres d’affichage sont lancés et les pages vont se stocker dans le cache (mémoire virtuelle) de votre ordinateur. Cela fonctionne très bien sur l’interface Mnesys, pour les autres systèmes, il y a lieu de faire un test.

*Vous avez peut-être remarqué que toutes pages ne s’affichaient à la même vitesse. Cela vient du fait que les pages arrivent par des chemins réseau très divers. Certains sont encombrés, d’autres non.

1- Cliquez sur la vignette de droite ou de gauche pour lancer le chargement de la page
2- Attendez que la vignette se déplace au centre
3-Cliquez sur la vignette suivante et ainsi de suite.

Procédez de la manière suivante :

  • Pré chargez un ensemble de pages homogènes : 30 ou 50 pages ou une année complète, mais jamais plus de 50 pages.
  • Agrandir la page à la dimension voulue puis verrouiller le zoom.
  • Cliquez sur la vignette pour charger la page.
  • Attendez 1 seconde environ (ou moins) que la vignette se déplace au centre.
  • Cliquez sur la vignette suivante et ainsi de suite pour l’ensemble des pages à visualiser.
  • Une fois terminé, toutes les pages s’affichent instantanément

Notes :
– Attendre que la vignette se soit déplacée au centre avant de cliquer sur la suivante, sinon le chargement de la page n’est pas lancé.
– La valeur zoom ne doit pas être modifiée. Le pré chargement ne prend en compte que ce qui apparaît à l’écran.

 

Les résultats sont intéressants :
En, ce qui me concerne, avec une connexion de 1 Mbit/s, les pages d’un registre mettent environ 3 secondes pour s’afficher et devenir lisibles, ce qui donne un temps d’affichage de 19 pages / minute.
En pré chargeant les pages, j’obtiens 32 pages / minute soit une augmentation de 70%.

Ces chiffres ne comprennent pas le temps de lecture qui par définition est propre à chacun.

Dernier conseil :

Pour augmenter la lisibilité du document,  on a tendance à agrandir ou déplacer la page, cela fait perdre beaucoup de temps. J’effectue un zoom maximal de manière à diviser en deux la hauteur de la page puis je le verrouille. Ensuite, j’effectue une lecture de la partie basse de toutes les pages, puis une lecture de la partie haute sans jamais agrandir ou déplacer une page. Les pages pré chargées s’affichant instantanément, le gain de temps est immense.

Jean-Claude

Copyright - avril 2017 -
Reproduction des textes et des photos interdites sans l'autorisation de l'auteur

Comment numériser des négatifs Noir et Blanc avec une tablette

Comme moi, vous détenez de vieux négatifs noir et blanc et vous aimeriez que ces vieux souvenirs soient vote logiciel de généalogie plutôt que dans une boite à chaussures. Partant du constat que, mise à part les films 135, il n’y a pratiquement aucune solution pour numériser soi-même ces négatifs, il m’est venu une idée simple : une tablette peut-elle transformer un simple scanner à plat en scanner négatif ?

L’idée est intéressante et la procédure serait assez simple: utiliser une tablette comme boite à lumière pour éclairer le négatif durant le scan. En m’appuyant sur les techniques de reproduction utilisées en laboratoire, j’effectue les premiers tests. Ils montrent que cette solution est viable. Il y a juste quelques points techniques à régler : la luminosité de la tablette, le temps de pose, le contraste et la lumière parasite.

Lire la suite sur mon blog : Techniques photo pour tous

 

Jean-Claude

Evernote : Un outil gratuit réellement incontournable pour le généalogiste

Cette page a été vue 4535 fois depuis le 21 déc. 2016

Voila 8 mois que j’utilise Evernote et aujourd’hui encore, je me demande comment je pouvais faire avant.

Mes Anciennes méthodes

J’ai commencé ma généalogie en mars 2013 et rapidement s’est posé le problème du stockage des diverses informations trouvées. Pendant 3 ans, j’ai cherché la meilleure méthode. J’ai tout essayé, le carnet de notes, Excel, Word, le Bloc-note et bien d’autres méthodes. J’avais fini par intégrer le résultat de mes recherches dans Hérédis, le logiciel de Généalogie que j’utilise. C’était la meilleure solution que j’avais trouvé. Pour chaque ancêtre, je créais dans la rubrique « Evènement » une ligne intitulée « Notes sur recherche » puis j’y inscrivais le résultat des investigations.

Mais au final, vu la masse d’informations trouvées, je retombais toujours sur la même problématique :

  • Comment se souvenir des notes que l’on a pris ?
  • Comment les retrouver ?
  • Comment éviter de faire deux fois les mêmes recherches ?

Mes notes dormaient dans un calepin ou dans un fichier. Elle ne me servaient à rien. De plus, si un élément intéressait plusieurs ancêtres, comment faire ? Il aurait fallu que je crée un index, mon problème était donc pratiquement insoluble.

Découverte d’Evernote

Et puis j’ai essayé Evernote. Ce puissant logiciel a réglé tous mes problèmes et m’a donné un réel confort de travail. Il est devenu l’élément central de ma généalogie, une vrai plate forme de travail.

 

 

Schéma N°1 – Mon interface Evernote – Double cliquez sur l’image pour l’agrandir

Evernote permet de créer des notes pouvant intégrer des textes, des tableaux, des liens, des photos ,des Pdf et bien plus encore.
– Une famille de notes peut être rassemblée dans un carnet.
– Une famille de carnets peut être rassemblée dans une « Pile », terme utilisé par Evernote pour nommer un ensemble de carnets.
– Enfin, chaque note peut disposer de plusieurs mots clé, cette dernière fonction étant le point fondamental du système.
La capacité générale est de 250 carnets, 100 000 notes et 100 étiquettes par notes.

Je peux donc faire une note par ancêtre sur 16 générations, chacune rassemblant tout l’historique d’une recherche. L’intégration des divers liens dans ce document permettra d’accéder :

  • Aux dossiers ou fichiers stockés en local ou sur le Cloud.
  • Aux pages des divers registres situées sur le net.
  • A des sites web.
  • Aux autres notes du logiciel, c’est à dire en lien avec un autre ancêtre.
  • Aux diverses photos.
  • Aux Pdf.
  • Etc.

Le schéma N°2 montre la puissance de la plate forme. Au centre, se trouve le tableau de recherche classé par ville. Sur chaque ligne j’ai inscris la référence du registre sur lequel j’ai travaillé, un lien vers le dossier local qui contient la copie des actes trouvés et un lien vers les archives départementales

Mon Organisation

Voici quelques exemples de notes que j’ai mis en place:

  1. Un document de recherche sur un ancêtre contenant avec les liens menant à toutes les ressources dispersées sur le web ou sur le disque dur local.
  2. La même chose pour un patronyme si la masse d’informations de cette lignée n’est pas importante.
  3. Un historique de recherche sur un département. Un tableau par ville ou village me permet de lister tous les registres consultés avec un lien vers le dossier contenant tous les actes trouvés. (voir schéma N°2 ci dessus)
  4. Les lignes de vie par ancêtre reprenant tous les événements qui ont eu lieu durant sa vie.
  5. Une « Pile » de Carnet pour chacun des patronyme de mes 8 arrière-grands parents. Cette méthode me permet de diviser par 8 ma généalogie.
    1. Chaque pile contient un carnet par patronyme de cette lignée.
    2. Chaque carnet contient des notes sur chacun des ancêtres comme expliqué plus haut.
  6. La liste des sites web que j’utilise. J’effectue des copies de pages complètes avec l’outil Web Clipper. Tous les liens de la page sont actifs et peuvent être utilisés.
  7. Un carnet « Mail » dans lequel sont copiés tous les courriers échangés.
  8. Un Carnet « Presse » dans lequel sont répertoriés toutes les versions numériques de la Revue Française de Généalogie ainsi que divers articles.
  9. Une pile de carnets dans laquelle je stocke toutes les données générales. (Histoire, Traduction, Technique, Forum etc)
  10. Une pile de carnets  » Etats civils  » dans laquelle je stocke des copies d’actes secondaire nécessitant un commentaire particulier.
  11. Une pile de carnets pour la préparation de mes articles pour mon blog.
Les étiquettes

Les étiquettes sont le point essentiel de tout ce système. Pour que l’outil de recherche soit performant et que l’information soit immédiatement disponible, il faut mettre en place un minimum de quatre étiquettes par note. Par exemple, pour un acte notarial qui retrace la vente de biens, les étiquettes peuvent être : Notarial – Vente de bien – Patronyme 1 – Patronyme 2 – XVIII ème siècle – Lille – Archives du Nord.

Il est primordial de prendre le temps de renseigner ces étiquettes. La Plate forme est alors indexée, l’outil devient d’une efficacité redoutable.

Aujourd’hui

Je travaille maintenant sur 3 logiciels. Evernote, Hérédis et Word-Press.

  1. Evernote est l’élément central. Il reçoit toutes les informations que je récolte au fil de mes recherches, qu’elles soient avérées ou non.
  2. Heredis reçoit les informations vérifiés et incontestables.
  3. Word-Press reçoit mes articles et gère mon blog sur mon serveur.

Vous le voyez, en huit mois, ma plate-forme est déjà importante. Elle comprend 10 Piles de carnets, 41 carnets, 294 notes et 71 Étiquettes.

La version gratuite me convient parfaitement. Avec 250 carnets possibles, la capacité est inférieure à ma base Heredis qui en comporte 300. Mais beaucoup de ces noms de famille ne représentent qu’une personne et ne justifieront pas la création d’un carnet. Avec 100 000 notes, le logiciel peut stocker la totalité des mes ancêtres sur 17 générations. J’ai beaucoup de marge car ma base Héredis ne compte actuellement que 1200 personnes et environ 300 noms de famille.

Les points négatifs

Tout n’étant pas parfait, le logiciel me pose un problème « sérieux » lié à la perte malencontreuse de données. Deux situations peuvent provoquer des dégâts irréversibles :

  1. * Une erreur de frappe sur le clavier qui n’a pas été immédiatement annulé par Ctrl + Z (un texte surligné et effacé)
  2. Parfois un conflit sur deux copies d’une même note peut se produire lorsque, comme moi, on utilise deux postes, un portable et une station. Si une note est modifiée avant que la synchronisation n’ai été effectuée, il y a conflit entre les deux versions (1 version par PC) et souvent perte de données.

Pour éviter ce problème, Evernote propose l’option Premium, une version payante qui propose un historique de saisie de la note. Pour ma part, j’ai trouvé une autre solution. Une fois que j’ai travaillé sur une note importante, avant de fermer l’application, je crée une copie.

Jean-Claude

 

Copyright - Décembre 2016 -
Reproduction des textes et des photos interdites sans l'autorisation de l'auteur

Sources :
- Evernote : https://evernote.com/intl/fr/
- Heredis : https://www.heredis.com/
- Word Press : https://fr.wordpress.com/create/

Méthodes de travail : Comment nommer, organiser et stocker ses fichiers ?

Après 3 ans de recherche, je comptabilise plus de 750 copies d’actes état civil. C’est assez peu au regard de mes 1200 ancêtres, car en comptant 3 actes par personne (Naissance, Mariage, Décès), je devrais avoir 3600 fichiers.

Plus généralement, le potentiel d’une généalogie, sur 15 générations, est d’un peu moins de 100 000 fichiers.

Tous ces chiffres sont importants et il est donc nécessaire d’organiser correctement ses fichiers. L’objectif recherché est de pouvoir les retrouver rapidement en exploitant au mieux les capacités du moteur de recherche de son système d’exploitation (Windows, Mac OS X, Androïd etc…).

Sensibilisé aux méthodes d’organisation de travail via mon ancien métier de formateur, voici le détail de celle que j’ai mis en place :

Organigramme des dossiers

Les fichiers de ma généalogie s’organisent de la manière suivante :

  1. Au départ, elle se divise en 8 répertoires, 1 par arrière Grand-Parent.
  2. Ensuite, les dossiers sont répartis par nom de famille.
  3. Puis, pour chaque nom, 7 dossiers sont créés : Naissance, Baptême, Mariage, Décès, Sépulture, Armée et Recensement.
  4. Enfin chaque fichier sera nommé dans un format très précis.

Cette structure donne l’organigramme suivant :

  • Fichiers Sources
    • Montagne (Nom de famille d’un des 8 bisaïeux)
      • Gobert (Nom de famille d’une lignée)
      • Montagne (Nom de famille d’une lignée)
        • Naissance
          • N-18740121 MONTAGNE Alphonse 000026.jpg
          • N-19040116 MONTAGNE Gabrielle Marie – Soeur de 000013.jpg
        • Baptême
        • Mariage
        • Décès
          • D-18800621 MONTAGNE Henri 000052.jpg
          • D-18880211 MONTAGNE Pierre François 000104.jpg
          • D-18600429 MONTAGNE Pierre Louis Joseph 000210.jpg
        • Sépulture
        • Armée
        • Recensement

Nom du Fichier

Mes fichiers d’acte d’état civil sont nommés de deux manières, selon qu’il s’agit :

  1. D’un ancêtre direct, avec un N° de Sosa. Exemple : D-18880211 MONTAGNE Zélia 000105
  2. D’une personne secondaire comme un frère, une sœur ou autre, sans N° de Sosa : Exemple : N-19040116 MONTAGNE Gabrielle Marie – Soeur de 000013.jpg

Le nom est composé de 4 éléments :

  1. nom de fichier généLettre d’identification, elle correspond à la liste des dossiers cités plus haut et permet de connaitre la nature d’un document sans devoir l’ouvrir : N (naissance), B (baptême), M (mariage), D (décès), S (sépulture), A (armée), R (recensement).
  2. Date de l’acte. Elle est écrit dans le Format AAAAMMJJ. Ce format d’écriture est le seul moyen d’avoir un classement chronologique automatisé.
  3. Nom et Prénoms de l’ancêtre.
  4. N° Sosa. Dans le cas d’un frère, d’une sœur ou autre (qui ne possède pas de N° sosa) un texte explicatif comme « Frère de » ou « Divers » est ajouté. Ce numéro est très important afin de pouvoir ensuite trier ses fichiers par ancêtre.

Outils de Tri

Cette méthode pour nommer les fichiers nous apporte deux outils de tri supplémentaires très performants :

Numéro de sosa

En lançant une recherche dans le dossier racine « fichiers sources » avec un numéro de sosa, on obtient immédiatement tous les documents d’un ancêtre y compris ceux des frères et sœurs qui y sont rattachés Voir la copie d’écran ci dessous :

Recherche par sosa
Chronologie des fichiers

Le numéro de Sosa d’un père est toujours le double de celui du fils. Cette caractéristique nous permet de vérifier très rapidement si nous possédons l’ensemble des actes d’une lignée.
Dans l’exemple ci-dessous, les numéros de Sosa (000104, 000208, 000416) sont tous des multiples de 2 du précédent. Il est très facile de voir qu’il ne manque pas d’acte de décès dans cette lignée :

* D-18800621 MONTAGNE Henri 000052
* D-18880211 MONTAGNE Pierre François 000104
* D-18600429 MONTAGNE Pierre Louis Joseph 000208
* D-18400821 MONTAGNE Pierre Henri Joseph 000416

Sauvegarde

Un ordinateur peu subir des pannes de toutes sortes, matérielles, logicielles ou virales. C’est donc un outil très peu fiable. Or, il est primordial de pérenniser votre archivage et vous devez respecter deux règles de bases:

Première règle :
Il ne faut jamais stocker ses fichiers de travail directement sur un ordinateur mais sur un disque dur externe, y compris les répertoires des logiciels. Heredis, par exemple, fonctionne très bien avec un répertoire déporté sur un disque externe. Le plus simple sera un disque avec une connexion USB2 ou 3 plutôt qu’un disque réseau qui pourrait ralentir votre travail.

Deuxième règle :
Il faut mettre en place des sauvegardes automatisées. Un logiciel comme Syncbackfree permettra de faire ce travail. Il en existe beaucoup d’autre mais celui-ci est en français et facile d’utilisation. Il vous permettra de programmer des sauvegardes automatisées en tache de fond et selon une périodicité choisie.

Vous remarquerez que je recommande de faire une sauvegarde d’un disque externe vers un ordinateur et non l’inverse comme c’est souvent préconisé. La raison est simple. En cas de panne, le disque externe sera toujours à jour des dernières modifications et sera immédiatement exploitable par un autre ordinateur.
Ce ne sera pas le cas d’une sauvegarde car il manquera toujours les tous derniers fichiers, cette solution n’est donc pas totalement sûre.

Jean-Claude

Copyright - Mai 2016 -
Reproduction des textes et des photos interdites sans l'autorisation de l'auteur

Sources : 
- Syncbackfree : http://www.2brightsparks.com/download-syncbackfree.html

Actes d’état civil en ligne : comment créer des documents de bonne qualité ?

Voir la totalité de l’article (avec le Tutorial)
Téléchargez le tutorial en pdf 

Un logiciel de retouche permet de réaliser des document de très bonne qualité

Un logiciel de retouche permet de réaliser des document de très bonne qualité

Accéder aux documents d’état civil lorsque l’on fait des recherches généalogiques est important. Mais pouvoir y revenir rapidement pour les relire et trouver un détail qui nous aurait échappé, l’est tout autant.

Pour permettre de relire rapidement un acte, quelques sites d’archives proposent des liens directs vers des pages de registre. C’est une bonne solution mais qui oblige d’avoir une connexion Internet. Se pose tout de même la question de la pérennité de ce lien sur une longue période.

D’autres sites proposent le téléchargement de l’acte. Malheureusement, il est très rare d’avoir un document exploitable, c’est à dire lisible. Le phénomène s’accentue avec la longueur du texte. Si ce dernier est long, comme un acte de mariage, il devient vraiment illisible dès qu’on l’agrandit.

Dans un logiciel comme Heredis, la procédure « saisir d’après un acte », si pratique, nécessite l’ajout d’une image d’après le disque dur.  Les services qui nous sont proposés en matière de téléchargement de document ne sont donc pas à la hauteur de nos attentes.

Une solution est donc de prendre en charge soi-même l’archivage avec un logiciel de retouche d’image.
Pour une page A4 avec la copie de 5 calques et leurs raccords, le travail m’a demandé environ 15 minutes. Un temps que je considère comme dérisoire comparé aux heures passées pour trouver un document. Mais au final, il permet de disposer d’un document de bonne qualité et parfois d’une meilleure lisibilité que le registre.

Comment procéder ?

La réponse à cette question va se faire en 4 points :

  1. Le logiciel à utiliser.
  2. Les grandes règles de la retouche d’image.
  3. Le tutorial.
  4. Le résultat comparatif.

Le logiciel

Le premier point est donc de trouver le logiciel de retouche photo qui convienne. Pour ce travail, il doit savoir gérer les 4 éléments suivants :

  1. Les calques (pour l’assemblage de plusieurs parties de l’acte)
  2. Les cadrages (pour les dimensions de l’acte et supprimer les marges)
  3. Les courbes (pour la gestion du contraste).
  4. La netteté (pour l’amélioration la lisibilité)

Personnellement, j’utilise depuis très longtemps Photoshop. Malheureusement, il faut une licence payante. J’ai donc recherché une application gratuite et fiable à vous conseiller. Après plusieurs tests, deux logiciels sortent du lot :

  • TheGimp 2.0 : une application plutôt professionnelle, concurrent gratuit de Photoshop. C’est un logiciel « open Source » très connu, mais peut-être un peu compliqué à utiliser. Il faut le télécharger sur le site officiel (https://www.gimp.org/) pour éviter de tomber sur une mauvaise version. L’application n’est pas très appréciée par Windows 10 qui la bloque car c’est un « open source ». Je suis passé outre sans problème et sans conséquence.
  • Paint.net 4 .09 : une application grand public, simple mais possédant toutes les fonctions nécessaires à notre tutorial. Ce logiciel a été développé avec le support de Microsoft (voir ici), ce qui est un gage de sécurité. Ici aussi, il faut préférer aller sur le site officiel : http://www.getpaint.net/index.html. Sur Windows 7, l’installation est plus longue car le système installe le composant Microsoft Framework.

Ces deux logiciels sont en français.

Aucun de ces deux programmes ne peut rivaliser avec Photoshop, qui reste un système, simple, rapide et performant. Gimp et Paint.net demanderont quelques manipulations supplémentaires, mais le résultat est tout à fait honorable. Le tutorial ci-dessous a été réalisé avec Paint.net 4.09, sous Windows 10.

Les grandes règles de la retouche d’image

Lorsqu’on utilise un logiciel de retouche d’image, il y a deux grandes règles qu’il faut respecter. Ce sont des règles simples et de bon sens, mais que l’on a souvent tendance à oublier :

Plus on modifie une image, plus elle se dégrade. De plus, le problème s’accentue si le fichier est petit. Ce qui est notre cas. Il faut donc éviter toutes les interventions inutiles comme par exemple : la rotation d’image, le changement de taille, trop d’intervention de retouche, l’enregistrement en Jpeg etc.… Gardez toujours le minimum d’intervention possible et sauvegardez une version dans le format du logiciel pour éviter toute compression qui obligerait de recommencer.

De bonnes conditions d’acquisition donneront toujours un résultat bien supérieur à toutes les retouches. Cela veut dire qu’il faut utiliser toutes les fonctions disponibles sur le visualiseur pour améliorer l’image avant de faire une copie d’écran :

  1. Tourner l’image dans le sens de lecture. Ne jamais placer un acte en position horizontale pour obtenir plus de texte. La rotation dans le logiciel de retouche dégradera la lisibilité.
  2. Agrandir le texte en largeur au maximum, même si ce dernier est coupé.
  3. Utiliser le contraste et la luminosité pour améliorer le texte
  4. Ne pas oublier de bloquer les réglages sur le visualiseur pour éviter de les perdre ensuite.


Le résultat comparatif

Vous pouvez comparer ci-dessous les différentes qualités des fichiers :
Le fichier d’origine, document en ligne : cliquez ici
Le fichier proposé au téléchargement par le site d’archive : cliquez ici
Le fichier que j’ai réalisé avec Paint.net : cliquez ici

Résumé du tutorial

  1. Ouvrir le visualiseur et préparer l’acte à copier.
  2. Ouvrir Paint.net et préparer l’application.
  3. Effectuer les copies d’écran et les copier sur Paint.net
  4. Recadrer l’image en ne gardant que l’acte.
  5. Agrandir la zone de travail pour le montage des calques.
  6. Déplacer les calques et effectuer le montage.
  7. Améliorer la lisibilité avec les outils courbes et netteté.

Le tutorial reprend ces 7 points, agrémenté de beaucoup d’explications, de conseils et de copies d’écran. L’ensemble donne un article très long. Vous pouvez accéder à ce tutorial ci-dessous, soit en ligne, soit par téléchargement au format Pdf.


Jean Claude

Copyright - Mars 2016 -
Reproduction des textes et des photos interdites sans l'autorisation de l'auteur

Sources : 
- The Gimp : https://www.gimp.org/
- Paint.net : http://www.getpaint.net/index.html