Guerre 14-18 : Carnet de Poilu – Pages 6 et 7

Carnet tenu par Delesalle Gustave, Joseph, lors de la guerre 14-18.
page 6 et 7 sur 40

 

Note sur le mode de transcription :
– Pour plus de confidentialité, le nom des habitants est masqué (xxx)
– En fin de page, pour une bonne compréhension du texte, les phrases sont complétées.

 Lien vers les pages 4 et 5  — Lien vers les pages 8 et 9.

page6-7

Transcription du texte

 

Page 6 (gauche)Page 7 (droite)
Dans les tranchées, nous
sommes constamment arrosés
de clous, un simulacre d'attaque
faite par les fusiliers marin
qui nous encadre, sans résultat.
Dans la journée, il tombe de
de la grêle, il fait froid, enfin
le jeudi soir à 9h nous sommes
relevés. Hommes et gradés
se trouvent dans une
situation nerveuse impossible
à décrire. Repos 4 jours à
Oostkerke les obus y tombent
plusieurs fois par jour, les maisons
du village sont presque toutes
endommagées. Le 22 mars, séjour
dans la tranchée, je suis envoyé
avec une corvée la nuit afin
de prendre des sacs et des
planches car les tranchées
s'éboulent à cause du mauvais
temps. Il fait froid. Toujours la
cannonade, pas d'incident
Repos 4 jours Coxyde Les Bains. Le
27 mars, le capitaine me
fait appeler et veux me
proposer sous lieutenant
Il insiste beaucoup, je refuse
Le 28 mars 1915, j'assiste à Coxide
à une parade d'exécution, un zouave
est fusillé pour abandon
de poste, triste spectacle, il se
débat et demande grâce. Cela
dure au moins 10 minutes, enfin
justice est faite.
le 30 mars 1915, 48 heures de
tranchées, toujours arrosé
d'obus, fusilliers marins tués.
Document complémentaire :

Fiche du registre d’incorporation de Delesalle Gustave

1850 – Bonnet / Pailleret : L’histoire de Louis Victor – 1/3

Louis Victor disparaît à Puteaux. Victoire Virginie, sa femme, décède dans un dépôt de mendicité 8 ans plus tard. Que s’est-il passé ? Vous trouverez les résultats de mes recherches et leurs histoires, repartis sur trois posts :

  • Les recherches de document et l’histoire – (partie 1)
  • L’acte de notoriété (partie 2)
  • La vie de Victoire Virginie au dépôt de Mendicité – (partie 3)

Partie 1 : Les recherches de documents

Tout part de l’acte de mariage de Louis Pierre, leur fils, qui comportait des informations inhabituelles. Voir l’extrait ci-dessous et sa transcription :

Extrait mariage Bonnet x Robillard - 25 avril 1868

Transcription du texte :

Un acte de notoriété délivré à la date du treize février dernier par monsieur le juge de paix du canton de Courbevoie (Seine), pour tenir lieu de l’acte de consentement ou de l’acte de décès du père du futur, disparu depuis le quinze février mil huit cent soixante un ; Un certificat du médecin et du directeur du dépôt de mendicité de Villers-Cotterêts attestant que la mère du futur est hors d’état de donner son consentement au mariage de son fils. 

Chronologie
Commençons la chronologie avec les dates déjà en ma possession :

  1. 13 août 1814 : Naissance de Louis Victor
  2. 23 avril 1819 : Naissance de Victoire Virginie
  3. 23 octobre 1838 : Mariage de Louis et Victoire
  4. 5 octobre 1845 : Naissance de leur fils Louis Pierre
  5. 15 février 1861 : Disparition de Louis Victor, le père
  6. 13 février 1868 : Acte de notoriété rédigé par la juge en vue du mariage de Louis Pierre, le fils
  7. 1er mars 1868 : Publication des bans de mariage à Puteaux (mariage du fils)
  8. 25 avril 1868 : Mariage du fils Louis Pierre
  9. 16 août 1869 : Décès de Victoire Virginie, la mère, au dépôt de Mendicité.

En dehors de l’acte de décès de Louis Victor, je détiens une copie de tous les autres actes (naissance – mariage – décès). Concernant le décès de Louis Victor, mes recherches sur Puteaux entre 1850 et 1900 n’ont donné aucun résultat.

 

Recherches via les actes de recensement :
Les actes d’état civil n’apportent ques très peu d’information sur la vie courante, Les actes de recensement, eux, peuvent permettre de situer la famille à un endroit et une date précise.

Le couple Bonnet / Pailleret :
Malheureusement, aucun recensement ne permet de situer la famille :

  1. Recensement sur Paris : les recensements quinquennaux de population n’ont donné lieu à Paris à l’établissement de listes nominatives qu’à quatre reprises : en 1926, 1931, 1936 et 1946.
  2. Recensement sur Puteaux : Aucun recensement en ligne avant 1891 (peut-être disponible en salle de lecture)

Au final, aucune information. Les enfants et les parents peuvent parfois apporter des pistes.

Le fils :
Le Fils Louis Pierre apparaît en 1866 sur le recensement de Jouy en Josas. Il habite au 7 de la rue du chemin Neuf. Il est seul, hébergé par la famille Lataro… Gédeon qui sera témoin à son mariage deux ans plus tard.

Les autres enfants :
Y-a-t-il eu d’autres enfants, les enfants uniques étaient rares à cette époque ? Ils auraient pu naitre entre 1838 (date du mariage) et 1861 (disparition du père) sur :

  1. Villeneuve-L’Archevêque 89190 (village de naissance de Victoire et lieu du mariage)
  2. Paris (dans le 6ème ou le 9ème)
  3. Puteaux

Je n’ai trouvé aucune naissance “Bonnet” sur Villeneuve-L’Archevêque.
Sur Paris, les archives ayant brûlées, elles ont été reconstituées. on obtient plus 500 fiches “Bonnet”, malheureusement très succinctes, qui ne permettent pas de rattacher une naissance à ses parents.

Enfin sur Puteaux, je trouve 3 familles “Bonnet” mais qui ne sont pas celles recherchées.

Les Parents de Louis Victor :
Ils auraient pu héberger le fils Louis Pierre.
Louis Victor est né à Saclay (Essonne). C’est tout naturellement par là que j’ai commencé les recherches via les actes de recensement.

Rencensement 1836 Bonnet Jean Pierre SaclayRecensement 1836 de Saclay

On le trouve avec ses parents en 1836. Il a 21 ans, noté comme soldat et n’est pas encore marié. En 1841, seuls ses parents apparaissent. En 1846, il ne reste plus que son père, En 1851 et 1861, plus personne. ils ont probablement déménagés car aucun ne ressort des listes de décès de Saclay. Il semble que les parents se soient séparés.

Les recherches n’apportent que des informations parcellaires. Il reste une seule piste, l’acte de notoriété pour lequel j’ai fait une demande de copie auprès des archives du Haut de Seine.

L’histoire

Louis Victor est donc né à Saclay en 1814 de Jean-Pierre et Marie Claude Oisi… On trouve la famille dans les listes du recensements de Saclay de 1817 et 1836. A cette date il essaye de s’engager dans l’armée mais il sera renvoyé dans ses foyers pour inaptitude au service militaire.
Deux ans plus tard, il est boulanger. Il fait le déplacement à Villeneuve l’archevêque, distant de 130 km, pour se marier avec Victoire Virgine Paille… A noter que le frère de Victoire Virginie, témoin du mariage, est aussi boulanger.
On retrouve la famille Bonnet / Pailleret à Paris 9ème lors de la naissance de leur fils Louis Pierre. Il sera le père de Louis Edmond qui décèdera à Verdun. La famille a du habiter plus tard à Puteaux, car pour le mariage du fils les bans de mariage y seront publiés.

C’est en 1861 que Louis Victor disparaît, son fils a alors 16 ans. Les recherches sur cette disparation n’ont strictement rien donné et on ne saura surement jamais ce qu’il s’est passé.

Je retrouve le fils 5 ans plus tard, à Jouy en Josas. Il est hébergé par la famille Latarouilly. C’est probablement à cette période que sa mère Victoire Pailleret est arrêtée dans les rues de Paris ou aux alentours alors qu’elle mendiait. Elle sera envoyée dans le dépôt de mendicité de Villers-Cotterêts dans l’Aisne. Elle y décèdera en 1869 et sa vie n’aura pas été facile dans ce dépôt.

 

Nota
Recherche en cours : Acte de notoriété
A suivre – Partie 2 : La vie de Victoire Virginie au dépôt de Mendicité

Guerre 14-18 : Carnet de Poilu – Pages 4 et 5

Carnet tenu par Delesalle Gustave, Joseph, lors de la guerre 14-18.
page 4 et 5 sur 40

 

Note sur le mode de transcription :
– Pour plus de confidentialité, le nom des habitants est masqué (xxx)
– En fin de page, pour une bonne compréhension du texte, les phrases sont complétées.

 Lien vers les pages 2 et 3.  — Lien vers les pages 6 et 7.

page4-5

Transcription du texte

 

Page 4 (gauche)Page 5 (droite)
Affreux à voir les tués et blessés
Le 22 janvier, nouvelle arrivée de
taubes, bombe tombe deux maisons
au dessus du cantonnement, rue
Belle Rade pas de blessés.
Le 23, encore les taubes, fuite dans
les caves
Puis du 13 au 14 février de garde
à Malo. Le 14 départ pour Killem
arrivé à 4 heures bien fatigué et
tout trempé. Logés à la ferme
Mxxx Bien logé.
A la 10ème Cie je suis sous les
les ordres du capitaine Rogier
du lieutenant Bompain, du
lieutenant Alix, de l'adjudant
Cambrai et Lecorney mon
chef de section
La 9eme section ou je suis se
compose de Delesalle et Leblond
sergent, Vercek, Allaert,
Gillard et Sergez caporal
Killem. travail aux tranchées
Départ pour Malo le 6 mars
Nous quittons le 9 mars Malo
pour Koxyde bains. Logés dans
une villa située dans les dunes
Vue bombardée la côte par la
flotte française.
Mercredi 17 mars 1915 à 4 heures
départ pour occuper des
tranchées de premières lignes
en avant de Niewport que
nous traversons. Ville complètement
en ruine. Ma section
perd la liaison avec la tête.
Enfin nous réussissons à les
rattraper.

Document complémentaire :
Fiche du registre d’incorporation de Delesalle Gustave

Guerre 14-18 : Carnet de poilu – Pages 2 et 3

Carnet tenu par Delesalle G. lors de la guerre 14-18.
page 2 et 3 sur 40

Note sur le mode de transcription :
– Pour plus de confidentialité, le nom des habitants est masqué (xxx)
– En fin de page, pour une bonne compréhension du texte, les phrases sont complétées.

 

 Lien vers la pages 1  — Lien vers les pages 4 et 5.

page2-3

Transcription du texte

 

Page 2 (gauche)Page 3 (droite)
1er septembre communications
interrompues entre Lille et Bergue
2 septembre évacuation de Lille
3 septembre arrivée de Louis envoyé
à Hoymille. 5 septembre diner
avec Louis à la tonnellerie à Bergue
8 sept départ de Louis. 10 sept. arrivés
de Blanche et Robert. Partis le 11
au matin pour Lille, les allemands
étant signalés 13 sept. De garde
à Bergue. Le 14, combat de
Ransbruge. Départ pour le casino
de Malo. Bien Logé. Exercice
et tranchées. Dimanche 27 sept
(surprise) arrivée de Blanche et Robert
Restons ensemble jusqu’au
1er Octobre
3 Oct. de garde à Malo
4 Oct. Allemands à la gare de Fives
7 Oct. Fausse alerte au Kursaal
8 Oct. Envoyé dépêche à Lille
9 Oct. Evacuation de Lille
10 Oct. Garde au casino
10, 11, 12 Oct. Bombardement de Lille
et évacuation d’Anvers
22 Oct. de garde au Kursaal
29 Oct. de garde à l’aviation
6 Novembre de garde au Casino
Pendant le mois de novembre chargé
de l’instruction de l’armée xxxx
Versé Le 1er Janvier 1915 à la 10ème Cie
Logé chez Mme Qxxxxx
à Malo Le 10 janvier
six taubes sur Dunkerque 1ère bombes , Une
bombe tombe à 50 m d’ou je me trouvais.

Guerre 14-18 – L’histoire de Louis Edmond Bonnet, notre arrière Grand Père

Cité par le commandement militaire et Décoré de la
Croix de Guerre  (Etoile avec bronze) – Tué face à l’ennemi en 1917.

 (mise à jour le 13 février 2015)

Louis Edmond est né le 22 Août 1883 à Jouy-en-Josas de Louis Pierre, 37 ans, journalier et Estelle Stéphanie Robill… 38 ans, également journalière.

Le 8 Octobre 1905, Il est incorporé au 151ème régiment d’infanterie comme soldat de 2ème classe. Il sera renvoyé en disponibilité le 18 septembre 1906 avec un certificat de bonne conduite. Il retourne au 10 rue Amélie, Paris 7ème 

Un mois plus tard, le 16 octobre 1906, il se marie (1) avec Caroline Augustine Beur.., domestique, 21 ans, qui réside au 17 rue Duvivier, Paris 7ème , originaire de l’Indre et Loire.

Edmond était cordonnier. Le couple s’installera en juillet 1907  au 9 de la rue du Vivier, Paris 7ème, puis deux ans plus tard, passage Bosquet, dans le même arrondissement. Ensuite ce fut Sèvres, Vélizy puis un retour sur Jouy en Josas, rue de Beuvron en 1911.

 Guerrre 14-18

Source : Agence de presse Meurisse. Agence photographique – BNF

Il est rappelé à l’activité militaire, par le décret de mobilisation générale du 1er Août 1914 et affecté au 28ème  Régiment d’infanterie. Un an plus tard, après une blessure survenue en 1915,  il sera affecté  le 2 octobre 1915, au 403ème régiment d’infanterie (2) et sera nommé Caporal le 23 Juin 1916.

 Croix_de_Guerre_1939_France_AVERS (1)

le 15 avril 1917, l’octroi d’une citation par le commandement militaire pour conduite exceptionnelle lui permet d’être décoré de la Croix de Guerre avec étoile en bronze. Le détail de cette conduite exceptionnelle est précisé dans les documents militaires.

« Excellent Caporal, énergique et courageux.
Sous un fort bombardement, précurseur d’une attaque, a maintenu jusqu’à la fin de l’alerte ses hommes dans un petit poste particulièrement visé par l’artillerie ennemie » 

Quelques jours plus tard, le 21 mai 1917, il est tué à l’ennemi. Les documents précisent :

« A eu son casque traversé alors qu’il levait la tête pour surveiller le terrain dont il avait la garde »

 Son fils, mon grand Père avait alors 12 ans.

(mise à jour le 13 février 2014)
Situation sur le front :
En Avril 1917, les allemands viennent de battre les Russes et déplacent leurs troupes sur le front ouest. C’est maintenant qu’ils doivent lancer leur offensive finale, qu’il doivent gagner la guerre, avant l’arrivée des Américains. Dans une série d’attaques surprises, les Allemands s’infiltrent alors dans les lignes Francaises avec une grande facilité… Les Français doivent tenir coûte que coûte)

(1) A noter ici, qu’au jour du mariage, mon grand père Gaston était déjà né depuis 1 an. Il a été reconnu par Louis Edmond, 3 mois après la naissance puis lors de ce mariage avec Caroline Augustine.

(2) Il existe par ailleurs un livret, rédigé par le commandant, qui raconte l’histoire du 403ème régiment d’infanterie. On notera pour la période correspondant au mois précédent son décès, le passage suivant –  extrait page 14 :

Du 28 avril au 2 ma 1917, le 1er bataillon est détaché dans le sous-secteur ouest de Courcy et passe sous les ordres du colonel commandant le 1er Léger. Il contribue au succès de l’attaque de ce Régiment et, à la descente, il est l’objet d’une lettre de félicitations. (Lettre n° 7465/3, en date du 2 mai 1917,du général commandant le XXXVIII* C. A.). Le bataillon va au repos à Champfleury, le 2 mai. 

Les 10 et 11mai, le Régiment monte occuper le secteur des Cavaliers de Courcy. Il est surtout occupé aux travaux de défense, dans ce secteur où tout est à organiser, et qui est soumis à un violent bombardement. La 10e compagnie subit deux coups de main au cours desquels un sergent et quatre hommes disparaissent.

 

 Lien pour obtenir plus d’information:

Le Village de Bouchon en Picardie.

Bouchon est un petit village situé à mi-chemin entre Amiens et Abbeville, proche de la Somme.  C’est un village très ancien, des archéologues ayant trouvés des traces de vie datant de la préhistoire. Il a la particularité d’avoir vu vivre une grande partie de nos ancêtres, dans la lignée  «Bonnet». Dans l’état actuel de mes recherches, on peut décompter 61 personnes ayant vécues dans ce village entre 1630 et 1883.

carte bouchon


N’existant pas de document au delà de l’année 1599 et jusqu’en 1668 les actes étant en latin et difficilement déchiffrables , mes recherches s’arrêteront cette dernière année-là.

Nos Ancêtres vivaient dans plusieurs villages du secteur. Bouchon est intéressant pour notre généalogie car en 1698 il ne comptait que 198 habitants, ce qui est assez peu. Si l’on compare la liste des noms de familles du village (2) avec celle de notre généalogie (3) on voit que plus de 50% des habitants de ce village étaient des ancêtres de notre famille.

Ayant tous vécus au même endroit pendant 250 ans, de 1630 à 1883, et compte tenu du faible déplacement des  personnes à ces époques, on peut penser que ces familles étaient là depuis fort longtemps. L’histoire de Bouchon est donc étroitement lié à l’histoire de notre famille.

 

Le premier d’entre eux.

Le premier d’entre eux s’appelle Sébastien Tellier. Il serait né en 1630 (4). Son nom apparaît pour la première fois le 26 septembre 1687 sur l’acte de sépulture de son  fils Jacques, décédé a environ 33 ans. Il s’était marié dans le village voisin de Long, le 1er août 1682 avec Marguerite Gamin et était tisserand. 

Décès- Tillier Jacques

  Transcription du document :

Le 26 septembre 1687 Jacques Tellier est mort tisserand
et âgé d’environ trente trois ou trente 4 ans et le 27 enterré
dans le cimetière du dit lieu assisté au convoi de Sébastien
Tellier son père et Marguerite Gamin sa femme lesquels ont signés
Marque de Sébastien Tellier – Marque de Marguerite Gamin

Celle qui quitta Bouchon

Ce fut Noémie Devauchelle qui après son mariage avec Emile Desmarest quitta le village en 1867 pour vivre à Pont-Rémy, un village distant d’une dizaine de Km. Ensuite, Christine Desmarest, leur fille, se maria avec Désiré Caron. Ils se déplaceront vers Les Essart-Le-Roi dans les Yvelines vers 1897. Là ou est née ma grand-mère.

Bouchon est un lieu chargé d’histoire. La préhistoire, les romains (avec le Camp César), la guerre de 100 ans, la révolution, le tout avec des faits historique précis, (archives de la BNF), vécus par notre famille.

 

(2)  Liste des 11 noms des principales familles vivant à Bouchon entre 1668 et 1678 : Auger, Bertoux, Bonnard, Bouchet, Cailly, Duvauchelle, Leclercq, Magnier, Rozes, Tellier, Vincheneux. Cette liste a été relevé sur les registres d’état civil de Bouchon

(3)  Les 6 familles des Ancêtres vivant à Bouchon jusqu’en 1678 : Auger, Bonnard, Duvauchelle, Leclercq, Tellier, Vincheneux

(4) D’après mon estimation Sébastien Tellier serait né vers 1630. Son fils ayant environ 33 ans en 1687, lui serait né en 1654. Cette année là, son père, Sébastien, devait avoir entre 25 et 30 ans, ce qui lui donne 1630 comme estimation pour son année de naissance.

Guerre 14-18 : Carnet de poilu – Page 1

Carnet tenu par Delesalle G. lors de la guerre 14-18.
Page 1 sur 40

 

Né le 13 Août 1875, Gustave Joseph fit son service Militaire de 1896 à 1899. Durant cette période il fut nommé au grade de caporal puis de sergent en 1898.
Lors de l’avis de mobilisation de la Guerre 14-18, il sera affecté au 110ème Régiment d’infanterie à Dunkerque .

C’est à partir de cette date qu’il rédige un carnet de guerre complet de 40 pages : ci dessous la première page

Note sur le mode de transcription :
– Pour plus de confidentialité, le nom des habitants est masqué (xxx)
– En fin de page, pour une bonne compréhension du texte, les phrases sont complétées.
– Les retours à la ligne sont respectés

Lien vers la page 2 et 3

page1

Transcription du texte

 

Page 1
Reçus avis de la mobilisation
le samedi 1er Août 1914 à 5h de
l’après midi. Départ de Lille
pour Dunkerque le lundi
3 Août 1914 à 8h du matin. Versé à
la 23 Ch de dépôt à la caserne
Guilleminot. Repos quelques jours.
Arrivé de 700 hommes versés au
dépôt. Exercice et travaux de
tranchées jusqu’au 28 Août ou
nous partons pour Bergue
Section logés à la brasserie
Clays. Les trains suspendus depuis
5 ou 6 jours entre Lille et Dunkerque
sont rétablis. Le 31 Août, Oscar
vient me voir à Bergue en
auto et repart vers 4h. Son auto
est réquisitionnée en route
par le service de la santé.

Généalogie de la famille : Données générales

Notre généalogie comprend actuellement 1039 ancêtres et remonte pour certaine lignée sur 19 générations, soit jusqu’au XVIème siècle. L’année la plus ancienne étant 1542. Pour les 4 branches de base,  cette généalogie se répartit de la manière suivante :

  • Famille ROMON :                    21 ancêtres
  • Famille BONNET:                  694 ancêtres
  • Famille DELESALLE :             235 ancêtres
  • Famille GARINAND :               89 ancêtres

Illustration De La Fontaine_JPEG_1_1

Illustration de la Fable « Le mulet se vantant de sa généalogie »
de Jean De La Fontaine
[estampe] ([Fumé]) / G. Doré ; Ettling –  source BNF

 0rigine : Pays et région

Notre famille vient essentiellement de 3 pays : la France, l’Espagne et la Belgique.
Pour la France, notre famille provient en grande majorité des départements suivants :

  1. Nord (lignée Delesalle)
  2. Pas de calais (lignée Delesalle)
  3. Somme (lignée Bonnet)
  4. Yonne (lignée Bonnet)
  5. Loire (lignée Garinand)
  6. Rhône (lignée Garinand)
  7. Indre et Loire (lignée Bonnet)
  8. Maine et Loire (lignée Bonnet)
  9. Sarthe (lignée Bonnet)
  10. Haute Garonne (lignée Romon) 

Pour la Belgique, notre famille est issue de la Flandre Occidentale. (lignée Delesalle)
Pour l’Espagne, elle provient de la Province de Valladolid. (Lignée Romon)

 

Actes d’état civil

J’ai pu télécharger un peu plus de 740 actes d’état civil, naissance, mariage ou décès  et les sauvegarder afin de valider la généalogie.
J’ai enregistré 303 mariages, actes majeurs dans une recherche,  le plus ancien ayant eu lieu le 7 février 1611 à Villeneuve l’Archevêque dans l’Yonne entre Constant BLANCHET & Sirette PINARD

Nom de famille

Notre généalogie comporte à ce jour 326 noms de famille différents. Les noms plus utilisés sont :
Pour la lignée Bonnet : Caron, Devauchelle, Tillier, Brailly, Robin, Roux, Verneau, Blanchet, Marchand.
Pour la lignée Delesalle : Delesalle, Montagne

Les métiers

A ce jour, nous dénombrons plus de 160 métiers pour l’ensemble de nos ancêtres. En grande majorité,  il s’agit des métiers de la terre. Ensuite arrive le monde des artisans. Nous trouvons aussi quelques maîtres d’école. Les métiers qui reviennent le plus souvent sont :  Cultivateur, Ouvrier agricole, Laboureur, Vigneron, Tisserand, Cordonnier, Maçon, Fileuse, Meunier, Boulanger.

Objectif de ce Blog

Vieux métierL’objectif de ce Blog est de présenter l’ensemble des recherches généalogiques concernant notre famille, notamment la manière dont vivaient nos ancêtres.

Tout d’abord, la présentation des investigations que j’ai menées pour trouver nos ancêtres et surtout les documents permettant d’entériner mes recherches : les actes d’état civil, actes de Naissance, Mariage ou Décès.

Ensuite, les recherches que j’ai effectuées sur leurs modes de vie, les métiers qu’ils ont exercés, leurs coutumes, etc.

A travers ces diverses investigations, ce Blog retrace donc l’histoire de notre famille.

Jean-Claude ROMON

 

Source photo :  E. Jaubert – Lithographe – Tarbes – 1800 – Source BNF

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