L’histoire de la famille Caron 2/3

Descendance Caron
1-Louis Caron > 2-Antoine Caron > 3-Charles Antoine Caron > 4-Antoine Caron >
5-Simon Caron > 6-Marie Louise Caron > 7-Jean-Baptiste Adolphe Caron >
8-Jean-Baptiste Jules Désiré Caron>  9-Désiré Léon Caron >
10-Yvonne Henriette Léonie Caron > 11- Solange

 

Génération 4 – Antoine Caron (1720 – 1760) – Bougainville (Somme) 
Antoine est né en 1718. Ses parents, Charles Antoine et Antoinette Desaint habitent toujours Bougainville qui compte alors 190 familles. Antoine se marie à 26 ans avec Marie Louise De Vallencourt, le 10 Novembre 1744.

Marie Louise est né, elle aussi, à Bougainville. Son père est menuisier tout comme celui d’Antoine. Ils ont peut-être travaillé ensemble.
Après leur mariage, Simon et Marie Louise resteront à Bougainville ou naîtra Simon Caron le 21 mai 1748.

Antoine ne prend pas le métier de son père, menuisier, mais celui de son grand père: Houppier.  Est-ce un choix? Les houppiers forment sur Amiens une grande communauté qui semble puissante ce qui n’est pas le cas pour les menuisiers. Il est aussi possible qu’un de ses frères ait repris le métier de son père.

 

Génération 5 – Antoine Caron (1750 – 1790) –  Bougainville (Somme)
Simon se marie avec Marie Rose Cocu le 30 mars 1766. Il a 17 ans, un âge très jeune pour l’époque. Marie Rose a 22 ans. Eux aussi vont continuer à vivre à Bougainville et comme son père, il sera Houppier.

Il ont 5 enfants et la dernière, Marie Louise, va naître le 9 juin 1787.
En 1793, Simon décède, chez lui, à 1 heure du matin. Marie Louise a alors 5 ans.

 

Génération 6 – Marie Louise CARON (1790 – 1840) – Bougainville (Somme)
Marie Louise a 17 ans lorsque sa mère, Marie Rose, décède. Elle est recueillie par son frère Simon qui réside rue Saint Aubin à Bougainville.
A 22 ans, elle accouche d’un enfant naturel. Un petit garçon auquel elle donnera les prénoms de Jean-Baptiste Adolphe.

Fileuse

Elle se marie ensuite avec Louis Vasseur et fonde une autre famille. elle est fileuse de laine.

Comme beaucoup de d’ouvrières employées par les manufactures d’Amiens, elle travaille chez elle. On lui porte des paquets de 13 ou 14 livres qu’elle doit filer sur un rouet. Les « couverturiers » et les « drapiers » qui emploient ces ouvrières exigent qu’elles filent plus ou moins fin suivant l’emploi qu’ils veulent en faire.

Elle décède à l’age de 50 ans le 30 novembre 1837.

 Source photo: La servante du curé de jean Jacques Lequeu (1757-1825) – BNF

 

Génération 7 – Jean-Baptiste Adolphe CARON ( 1810 – 1880) –  Saint-Aubin Montenoy (Somme) 
Jean Baptiste est donc né de père inconnu, le 3 mai 1809. Il va être le premier à quitter Bougainville.
Il se marie avec Marie Anne Divine Vacassin. Ils ont respectivement 21 et 24 ans. Marie Anne est de Saint-Aubin-Montenoy, un petit village voisin. C’est donc là que le mariage se déroule le le 17 août 1830. C’est aussi dans ce village qu’ils s’établiront. Jean-Baptiste Jules Desiré  va naitre le 28 décembre 1842.

Dans un premier temps, Jean-Baptiste est valet de charrue, c’est à dire qu’il est employé à la journée, au mois ou à l’année par les cultivateurs du village.
Plus tard il achetera quelques arpents de terre et l’exploitera comme « ménager ».
Sur les dernières années de sa vie, il sera berger et gardera toutes sortes d’animaux de la ferme.

Il décédera à 67 ans le 6 décembre 1876.

 

Sources de l’article :

1-Acte de mariage de d’Antoine Caron et Antoinette Desaint

2-Acte de mariage de de Simon Caron et Marie Rose Cocu

3-Acte de naissance de Jean Baptiste Caron

4-Acte de mariage de Jean Baptiste Caron et Marie Anne Divine Vacassin

L’histoire de la famille Caron 1/3

Descendance Caron
1-Louis Caron > 2-Antoine Caron > 3-Charles Antoine Caron >
4-Antoine Caron >
5-Simon Caron > 6-Marie Louise Caron > 7-Jean-Baptiste Adolphe Caron >
8-Jean-Baptiste Jules Désiré Caron>  9-Désiré Léon Caron >
10-Yvonne Henriette Léonie Caron > 11- Solange

 

Génération 1 – Louis Caron (1630 -1700)
Chez les Caron, l’ancêtre le plus lointain s’appelle Louis. Son nom apparaît le 26 novembre 1680 dans l’acte de mariage de son fils Antoine, sans aucune autre information. Le registre d’actes civils de Bougainville (Somme) démarre en 1600 mais il est difficilement lisible jusqu’en 1680. A cette date, On peut estimer l’âge de Louis à environ 50 ans et sa naissance vers les années 1630. Il est marié à une certaine Dubois, (vu sur l’acte de naissance du frère d’Antoine : Honoré)

M- Caron Antoine & Dumeige Marie

Registre d’état civil de Bougainville 5MI-D298 page 46

En 1648, il a probablement connu la ruine de son village avec le passage et l’hébergement répétés des troupes face à la guerre contre les Espagnols, sur le front des Flandres. Malgré la destruction des fermes, ils durent cette année-là remettre aux receveurs la presque totalité de leurs redevances des tailles et de la gabelle. Il ne leur resta pratiquement plus rien pour vivre. (1)

 

Génération 2 – Antoine Caron (1680 – 1740)
A cette période, 150 familles vivent à Bougainville. Le fils Antoine se marie le 26 novembre 1680 avec Marie Dumeige, née également dans ce village. Le couple vivra à Bougainville et son fils, Charles Antoine, naîtra le 1er juillet 1683.

Antoine est houppier. C’est le nom donné aux peigneurs de laine de la région d’Amiens qui travaillent pour les industries lainières. Ils interviennent dans le cadre de la préparation d’une laine qui permettra ensuite de fabriquer  un fil très fin et des étoffes légères. Le peignage se fait à la main et chez les ouvriers eux-mêmes. Les instruments sont deux peignes en acier qui sont chauffés grâce à un petit poêle à charbon de bois. Tantôt debout, tantôt assis, le houppier dépose quelques gouttes d’huile sur la laine et fait jouer ses peignes chauds pour la démêler. Les bouchons, les nœuds, sont enlevés avec les lèvres. Cette partie du travail est souvent faite par ses enfants ou par sa femme.(2)

Antoine  décédera le 16 mai 1741 à l’age de 82 ans

 

Génération 3 – Charles Antoine Caron (1683 – vers 1770)
Bougainville compte maintenant 180 familles. 
Charles Antoine se marie à 28 ans, le 19 juillet 1711 avec Antoinette Desaint. Le mariage a lieu à Briquemesnil-Floxicourt, distant de 5 km et où vivait Antoinette. Eux aussi habiteront Bougainville .

 

Menuisier 2

Source :  Wentzel, Jean Frédéric (1807-1869)
Bibliothèque nationale et universitaire de Strasbourg

 

Charles était menuisier, métier qu’il exerça après un apprentissage et l’obtention d’une maîtrise. Sous le règne de Louis XV, les ébénistes n’existaient pas et les menuisiers réalisaient aussi bien des meubles que des menuiseries pour le bâtiment.

En 1702, L’Etat fût très endetté  par suite des grandes dépenses occasionnées par la guerre. Louis XIV dut inventer de nouveaux impôts. La communauté des menuisiers dut en supporter une partie à hauteur 38 500 livres. Ils furent obligés d’hypothéquer leurs biens. (3)

 

Les sources :

(1)
Histoire de l’abbaye de Saint-Acheul-lez-Amiens  par M. Joseph Roux – BNF
-Louis XIV Wikipedia

(2)Tableau de l’état physique et moral des ouvriers employés dans les manufactures de laine par M. Villermé,…. 1840 – BNF

(3) Artisans français : étude historique sur les menuisisers par François Husson – BNF

Les métiers de nos ancêtres

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Sur les 1000 ancêtres de la base « généalogie », je dispose pour 300 d’entre eux d’informations sur leurs profession.

Le nombre est assez important pour avoir une idée de l’origine sociale de nos ancêtres

Le premier tableau donne un résumé par secteur d’activité. On notera que la moitié de nos ancêtres venaient des métiers de la terre.

Secteur d'activité
Nbre d'Ancêtres
Total299
Métier de la terre
146
Textile / Habillement65
Construction30
Industrie14
Commercant11
Militaire6
Administration9
Alimentation Restauration8
Artiste3
Médecine
1
Divers6

Le second tableau donne plus de précisions pour les métiers de la terre ou je détaille le nombre d’ancêtres par profession.

Les métiers de la terre

ProfessionNbre d'AncêtresDescription
Total Général146
Bêcheur4Ouvrier employé dans l'exploitation d'une tourbière. Il extrayait les pains de tourbe employés ensuite comme engrais ou chauffage à l'aide d'une pelle spéciale appelée louchet à aile.
Closier1Petit Métayer.
Boiseur1Mineur étayant les galeries avec des bois.
Garde-chasse2Personne chargée de faire respecter les lois et les règlements sur la chasse, la faune et la flore.
Garde-champêtre1Fonctionnaire communal chargé des affaires courantes de police.
Laboureur18Agriculteur, cultivateur locataire d'une métairie
Vigneron18Vigneron
Journalier41Ouvrier agricole employé à la journée. Manœuvre.
Manouvrier14Ouvrier agricole employé à la journée. Manœuvre.
Meunier8Artisan qui moud le grain dans un moulin à vent ou à eau pour en faire de la farine.
Ouvrier agricole12Ouvrier agricole.
Fermier4Personne qui payait une somme à un propriétaire pour en exploiter son bien ou sa charge.
Berger4Personne qui garde les moutons mais aussi les oies, vaches, cochons et en général tous les animaux de la ferme quand ils sont dans les pacages et pâtures.
Métayer1Agriculteur exploitant une terre avec les matériels et animaux du propriétaire et partageant de moitié avec lui les fruits de son labeur. Les métairies pouvaient être assez importantes et l'exploitation pouvait aller jusqu'à 50 ha.
Valet de charrue1Ouvrier agricole.
Ménager16Agriculteur petit propriétaire.

Les prochains messages donneront des précisions sur les autres secteurs d’activité ainsi qu’une répartition par nom de famille.

Source image :

Estampe : « Le marchand de gâteaux » – Baptiste, Sylvestre Martin (1791-1859) –
Bibliothèque Nationale de France

1850 – Bonnet / Pailleret : La vie au dépôt de mendicité de Victoire Virginie – 3/3

Dans ce troisième volet, j’essaye de retracer le parcours de Victoire Virginie Pailleret dans les dernières années de sa vie. Femme de Louis Victor Bonnet qui a disparu en 1861, elle semble avoir sombré dans la démence vers les années 1867

La loi au début du XIXème siècle

L’article 274 du Code pénal : « Toute personne qui aura été trouvée mendiant dans un lieu pour lequel il existera un établissement public organisé afin d’obvier à la mendicité, sera punie de trois à six mois d’emprisonnement et sera, après l’expiration de sa peine, conduite au dépôt de mendicité.

Les diverses dates

  • Le 13 février 1868, l’acte de Notoriété situe Victoire à l’asile d’aliénés de Saint Denis.
  • Le 24 avril 1868, l’acte de mariage du fils situe Victoire au dépôt de mendicité de Villers-Cotterêts
  • Le 17 Août 1869, l’acte de décès de Victoire Virginie la situe 3 rue du Château à Villers-Cotterêts.

La lecture de ces données donne une idée plus précise de l’itinéraire de Victoire Virginie Pailleret après la disparition de son mari.

L’histoire de Victoire Virginie Pailleret

Victoire aura du être trouvée mendiante à Puteaux ou ses environs au cours du dernier trimestre 1867. Arrêtée, probablement en état de démence, elle sera conduite dans l’asile d’aliénés de Saint Denis, ou elle restera plusieurs mois. Entre le 13 février et 24 Avril 1868, elle sera transférée dans le dépôt de mendicité de Villers-Cotterêts situé dans l’Aisne et distant de 70 km.


Dépot 750Panorama du dépôt de mendicité millieu du XIXe siècle
(source Centre d’action sociale de la ville de Paris)

  1. Le mur d’enfermement
  2. Les écuries transformées en ateliers de travail
  3. La buanderie
  4. La salle du jeu de paume, transformée en chapelle et dortoir

Le dépôt de mendicité de Villers-Cotterêts est installé dans le château que François 1er fit construire en 1532 et qui fut rénové pour l’occasion. A son arrivée, on lui donne son uniforme : jupons de treillis et bas de laine avec cornette de chanvre. Elle trouve dans ce dépôt environ 1000 mendiants triés selon leur sexe, classe d’âge, infirmités, et capacités à travailler. On lui attribut un lit correspondant à cette organisation.

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Un dortoir du dépôt de mendicité (source 3)

Les repas sont constitués d’un régime maigre pour les jours de la semaine, et gras pour les jeudis et dimanches. Au château, On vie au rythme du soleil. on se lève à 4h30 en été et 6h30 en hiver et on se couche à respectivement à 20h30 et à 18h30.

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Les Lavabos du dépôt (source 3)

Elle sera occupée par des travaux industriel (d’autres dépôts pouvant proposer des travaux agricoles) Si elle refuse de travailler, elle ne recevra de la maison que l’eau, le pain et le coucher, et sera placée dans la salle de discipline. La vie est minutieusement réglée : elle doit se soumettre à une discipline de vie sévère. Rythmé par le son des cloches en bronze installées dans la cour, le déroulement des journées est strictement encadré, tourné vers le travail en atelier (bûcher, boulangerie, lingerie, jardinage, épluchage des denrées…). Son salaire lui sera versé toutes les quinzaines et l’administration en retiendra la moitié pour payer les frais de nourriture et d’entretien, un quart placé de côté pour constituer un pécule, et le quart restant lui sera remis comme argent de poche. En trois mois, elle pourra gagner 8,00 Frs. Un homme, lui, peut gagner 36,00 Frs. Elle pourra cumuler son pécule et le dépenser à l’occasion d’une sortie hebdomadaire. En théorie, elle sera retenue dans cette maison, jusqu’à ce qu’elle se soit rendue habile à gagner sa vie par le travail et au moins pendant une année.

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Le dépôt de mendicité de Villers-Cotterêts (source 3)

Les conditions de vie sont dures au dépôt. Seules les salles communes et l’infirmerie bénéficient du chauffage. La nourriture est pauvre : des épidémies de scorbut déciment les pensionnaires et même des religieuses. De 1808 à 1877, pour 20 300 entrées, les archives révèlent que 10 800 Parisiens sont morts à Villers-Cotterêts. Par souci d’économie, l’administration prélève le coût du cercueil sur le pécule du reclus. Un an plus tard, Victoire décédera alors qu’elle est encore au dépôt. L’adresse de l’acte de décès, 3 rue du Château, correspond bien à la situation du château François 1er.

Pailleret Victoire -750

Acte de décès de Victoire Virginie PaillereT
(notez les erreurs dans les noms et prénoms)

Un peu d’histoire

La mendicité est un problème très ancien et largement décrit dans les ouvrages historiques. Prenons juste quelques exemples de textes ou lois en vigueur à différentes époques :

Dans l’Egypte ancienne, Anasis prononça la peine de mort contre les Egyptiens convaincus de fainéantise habituelle. Peine de mort que l’on retrouve également en Angleterre sous le règne de Henri VIII.

En France, Charlemagne fera une distinction entre les mendiants valides et invalides. Un capitulaire (acte législatif) en 806 interdisait de nourrir tout valide qui refusait de travailler.

Le 27 août 1612, Louis XIII prescrivit la création de quelques maisons de travail où les mendiants valides seraient enfermés et astreints à un travail de douze à treize heures par jour.

Ainsi, de Charlemagne à Louis XIV, on voit l’autorité publique s’efforcer de localiser le mal, soit en confinant le mendiant au lieu de son domicile, soit en le renfermant dans les hospices ou les ateliers.

La Révolution ne se contenta pas de mesures isolées et elle organisa l’Assistance publique, considérée comme un devoir social. Mais pour les valides, le corrélatif du droit à l’Assistance, c’est le devoir de travailler.

Après la révolution, l’Assemblée législative pose une théorie fondamentale sur la mendicité. Avant de réprimer la mendicité comme un délit, il faut offrir :

  1. au mendiant valide le travail comme un secours.
  2. au mendiant invalide la subsistance.

Cette théorie reçut une application pratique par la création des dépôts de mendicité.

Cette législation reposait sur une double base :

  1. la création de refuge portant le nom de “dépôt de mendicité” pour ceux qui peuvent pas trouver eux mêmes de moyens d’existence.
  2. l’interdiction de la mendicité sur tout le territoire français.

Le département de la Seine établit à Saint Denis et à Villers-Cotterêts deux dépôts de mendicité. En 1833, la France compte une population de 32 835 000 personnes, les indigents assistés étant 695 032.

Jean-Claude ROMON

Arbre de Victoire Virgine Pailleret :

Sources diverses :

  1. Thèse sur la répression de la mendicité par René Ducuron Tucot – Année 1899 – (Gallica – Bibliothèque nationale)
  2. Histoire de la mendicité par Léon Lallemand – Année 1910 -(Gallica – Bibliothèque nationale)
  3. Rapport au conseil supérieur de l’assistance publique sur les dépôts de mendicité (Année 1889 – Charles Dupuy – Député)
  4. Les photos proviennent du fonds iconographique Y des Archives de la Préfecture de Police de Paris, carton V.
  5. Blog : https://chateaufrancoispremier.wordpress.com

Les autres villages de la Somme

8Ce post concerne les ancêtres de notre famille qui ont vécu dans le département de la Somme pendant 7 générations, entre 1570 et 1850.

En l’état actuel de mes recherches, 162 (1)  de ces ancêtres (sur un total de 1039) viennent de ce département, ce qui représente peu plus de 15% et place ce département comme étant une région importante dans l’histoire de notre famille.

Une dizaine de villages sont concernés et on peut diviser les plus intéressants en deux groupes  :

  1. Le premier, la vallée de la Haute Somme, dans lequel on comptabilisera 103 naissances. (2)
  2. Le second groupe, le centre du département, donnera une liste de 59 naissances.

Carte vallée de la somme

Carte Cassini (1756 – 1789) – Groupe 1 – Vallée de la Somme entre Amiens et Abbeville – source geoportail.org

Ci-dessous, vous trouverez la liste des principaux villages classés par groupe avec comme informatons :

  1. Le nombre de naissances
  2. Le nombre de générations,
  3. La date la plus ancienne
  4. Le nom des familles

Dans la vallée de la haute Somme, entre Amiens et Abbeville

  • Bouchon                     53 naissances – 8 générations (3)
    à partir de 1623 –  (Familles : Auger, Bonnaud, Brailly, Devauchelle, Leclercq, Nortier, Sainte, Tillier, Vignon, Vincheneux)
  • Long                           28 naissances – 9 générations
    à partir de 1570 –  (Familles : Daussy, Delassus, Desmarest, Dieu, Gamain, Garder, Legrand, L’Heureux, Marguerie, Masse, Meruque, Morel, Papin, Pruvost, Tillier)
  • L’étoile                        16 naissances – 6 générations
    à partie de 1650 (Familles : Cagé, Ducrotoy, Leroy, Vasseur)
  • Fontaine sur Somme   6 naissances  – 5 générations
    à partir de 1731 –  (Familles : Delassus, Démarest, Garder)

Les autres villages (tous situés dans le centre du département)

  • Bougainville                 30 naissances – 5 générations (3)
    à partir de 1648 –  ( Familles : Caron, Cocu, Cressent, De Vallencourt, Ducoutre, Dumeige, Jazet, Morel, Triquet)
  • Bussy les Poix               5 naissances – 4 générations
    à partir de 1751 –  ( Familles : Caron, Lefevre, Normand)
  • Namps-Maisnil             10 naissances – 5 Générations
    à partir de 1674 –  ( Familles : De Moyencourt, Lefevre, Petit, Retourné)
  • Saint Aubin Montenoy    3 naissances – 3 Génératons
    à partir de 1779 –  (Familles : Baut, Caron, Vacassin)

On peut considérer que les 4 villages de la vallée de la Haute Somme entre Amiens et Abbeville et plus particulièrement le petit village de Bouchon (voir le post sur ce village) constituent une des origines les plus importantes de notre famille. Les prochains messages traiteront des aspects historiques de cette règion.

 

Nota :
1- Dans cette présentation, seules les naissances ont été prises en comptes, ceci afin d’éviter les doublons avec une personne qui serait née dans un village et décédée dans un autre. Cela peut expliquer les différences avec d’autres billets.
2- Ne sont comptabilisés que les ancêtres directs. Les frères et soeurs n’entrent pas dans le décompte.
3- Le nombre de générations se comptabilise par famille d’ancêtres ayant vécu dans le village

 

Guerre 14-18 : Carnet de Poilu – Pages 8 et 9

Carnet tenu par Delesalle Gustave, Joseph, lors de la guerre 14-18.
page 8 et 9 sur 40

Note sur le mode de transcription :
– Pour plus de confidentialité, le nom des habitants est masqué (xxx)
– En fin de page, pour une bonne compréhension du texte, les phrases sont complétées.

 Lien vers les pages 6 et 7  –  Lien vers les pages 10 et 11.

page8-9

 Transcription du texte

 

Page 8 (gauche)Page 9 (droite)
Retour le 1° avril à une
heure du matin pour prendre
un repos de 4 jours dans
les baraquements de Coxyde
dimanche 4 avril (fête de
pâques) de garde à Coxyde
ville. Nuit du 5 au 6 avril
corvées aux tranchées, très dangereux.
Le 9 avril repos je profite
et visite Furnes, style espagnole
belle église, très antique.
10 et 11 avril, de garde au
poste du Pont de l’Arche dans
Niewport. Toujours une pluie
d’obus visant les batteries.
Le 16 avril, 48 heures de tranchées
Avant le départ le capitaine
me désigne pour prendre
le commandement de la
section. Le sergent Rykehecke
étant désigner pour partir
au 5’ Bataillon que l’on va
reformer.
Le 19 avril repos. Le 20 partis
à Rosendack. Le 21 avril à
Crochte, logé à la ferme B.
Pendant notre séjour Dunkerque
et Bergue sont bombardés.
Le 2 juin nous quittons Crocht
en otobus, pour être
dirigé sur Brielem, village
situé à 2 kilomètres d’Ypres
nous exécutons à cet endroit
des tranchées pendant la nuit.

Document complémentaire :

Fiche du registre d’incorporation de Delesalle Gustave

1850 – Bonnet / Pailleret : L’histoire de Louis Victor – 2/3

(lignée Bonnet)

L’acte de notoriété date du 13 février 1868, soit 7 ans après la disparition. Il a été établi à la demande du fils afin de remplacer l’acte de consentement pour son mariage. (1)

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Acte de notoriété -1868

La lecture de l’acte nous apporte quelques éclaircissements sur la disparition de Louis Victor Bonnet. Quatre personnes, résidant à Puteaux, déclarent l’avoir bien connu :

  1. Alexandre S.D (2). Blanchisseur de linge 28, rue des écoles
  2. Alexandre L. Blanchisseur de linge 34, rue des écoles.
  3. Léon N. Marchand de vins 140, rue de Paris.
  4. Jean Louis C. Maréchal-ferrant  10, rue Saint Denis.

Tous les quatre certifient avoir parfaitement connu Louis Victor qui était Voiturier Blanchisseur et résidait au 4, rue Godefroy à Puteaux. (3)

Ils confirment que le 15 février 1861 Louis Victor Bonnet a disparu, soit par un fait accidentel, soit volontairement.

Il est spécifié dans le document que la police a été averti de cette disparition et qu’elle a fait des recherches sans découvrir la cause directe ou indirecte. Ils ne connaissent pas son domicile actuel.

Il est aussi indiqué que sa femme Victoire Virginie Pailleret était placée dans la maison d’aliénés de Saint Denis. Son transfert au dépôt de mendicité de Villers-Cotterêts dans l’Oise n’avait pas encore eu lieu.

 

 Nota :

(1)  Les actes de notoriété existe toujours aujourd’hui (article 71 du code civil) et vise à remplacer, entre autre, un acte de naissance lors d’un mariage. Dans le passé, il  remplaçait un acte de consentement du père ou de la mère, nécessaire à un mariage

(2)  Pour des raisons de confidentialité à l’égard des personnes nommées, les noms ne sont pas diffusés. (Même si cela remonte à 150 ans)

(3)  Le  4, rue Godefroy existe toujours et se situe à environ 100 m de la Seine. serait-il tombé à l’eau ?