Guerre 14-18 : Carnet de Poilu – Pages 14 et 15

Carnet tenu par Delesalle Gustave, Joseph, lors de la guerre 14-18.
page 14 et 15 sur 40

Note sur le mode de transcription :
– Pour plus de confidentialité, le nom des habitants est masqué (xxx)
– En fin de page, pour une bonne compréhension du texte, les phrases sont complétées.

 Lien vers les pages 12 et 13  –  Lien vers les pages 16 et 17.

page 14-15

Page 14(gauche)Page 15 (droite)
Enfin bien fatigué, j'arrive à la gare
de Guillaucourt à 7h30. Je couche
à Proyard. Le lendemain je me
dirige sur Chuygnolle ou ma compagnie
se trouve en réserve. Le 28 juillet,
à notre grande surprise, ordre nous
est donné de retourner aux
tranchées. A 2h30 du matin le
soldat xxxxx de ma section
tombe frappé d'une balle à la tête.
Combien de fois. Isolé, les larmes me
viennent aux yeux en songeant
à ma chère femme et à mon
fils, les reverrai-je un jour. Que
deviennent-ils pendant cette longue
séparation, les égoïstes et les gens
sans cœur sont bien heureux.
Il me serait impossible
de décrire dans ce recueuil toutes mes
angoisses et tous mes tourments,
qu'ils sachent seulement que ma
pensée ne les quitte jamais,
mon seul désir est de les retrouver
et goutter ensemble de longs
jours heureux que nous n'avons
jamais su apprécier avant
cette terrible guerre.
Le 29 juillet, un de nos 75 tire
trop court, un colonial blessé
se précipite dans mon gourbis
pour implorer secours. Je me précipite,
le tir continue, le soldat
xxxxx, lillois également, tombe
bléssé par un éclat au coté
le sang coule à flot

Document complémentaire :

Fiche du registre d’incorporation de Delesalle Gustave

Deux frères condamnés à la prison

Voila un fait qui est assez rare dans une famille, un ancêtre et son frère condamnés, tous les deux, à de la prison.

Francois Marius Garinand: le plus jeune

François Marius est né le 2 octobre 1872 à Lorette département de la Loire. C’est l’arrière grand-père de Jacqueline. Les deux premières informations sur les condamnations se trouvent dans sa fiche militaire :

  1. Le 10 février 1897, le tribunal correctionnel de Moulins le condamne à 8 jours de prison pour violences et voies de fait.
  2. Le 3 mai 1901, le tribunal correctionnel de Saint Etienne le condamne à 1 mois de prison pour coups et blessures.

Condamnation - Garinand Francois Marius - Année 1892 - Matricule  730

 Voir la fiche militaire complète

En menant des recherches sur la presse ancienne de la Loire, j’ai trouvé trois affaires supplémentaires qui incriminent aussi un François Garinand. Voir ci-dessous la copie des articles qui sont au nombre de 4 :

Article N° 1
Le Stéphanois : Edition du 24 juin 1903 – page 3
Titre de l’article : Est-ce un fou ?

Tout était tranquille, la nuit dernière, au commissariat central de police, le brigadier de garde sommeillait, quand, vers 4 heures du matin, un nommé Garinand François, âgé de 39 ans, se présenta au bureau central. « Une bande d’individus, déclara-t-il avec un aplomb imperturbable, viennent de voler une -trentaine de mille francs à un marchand de vins du cours Fauriel.  Je viens vous en avertir, avant que les voleurs n’aient pas le temps de s’enfuir. »
Le brigadier de garde, suspectant la véracité de cette déclaration, à cause des allures bizarres de Garinaud, envoya cependant deux agents faire une enquête. Elle démontra la fausseté des dires de Garinand, qui ne parait pas jouir de ses facultés mentales.

Copie le l’article 1

Est ce un fou

Article N° 2
Le Stéphanois : Edition du 26 juin 1903 – page 3
Titre de l’article : Abus de confiance

L’administration de la Bourse du Travail de Saint Chamond déposait, il y a quelques temps, une plainte contre le nommé François Garinand, mouleur âgé de 38 ans, qui s’était emparé d’une somme de 600 francs et avait pris la fuite. Une instruction fut ouverte et M. Rageys délivrait contre Garinand, un mandat d’arrêt. Des recherches  furent faites par le service de la Sûreté et ce matin deux agents mettaient en état d’arrestation le coupable recherché.

Après interrogatoire, le coupable a été conduit au dépôt du Parquet et mis à la disposition de M. le Procureur de la République.

 ***

Article N° 3
Le Stéphanois : Edition du 9 juillet 1903 – page 3

Titre de l’article : Audience du 7 juillet 1903 – L’affaire Garinand

Il y a quelques jours venait se constituer prisonnier au bureau de la Sûreté un nommé Garinand François, ex-secrétaire de la Bourse du travail de Saint-Chamond, qui était recherché par la police. Cet individu, inculpé de vol, avait touché, étant en fonction, deux sommes de trois cents francs, destinées à la Bourse du travail, l’une votée, par le conseil général, l’autre accordée par le Gouvernement.
Des plaintes furent déposées contre Garinand. qui était venu à Saint-Etienne,et malgré un mandat d’arrêt il resta introuvable. Enfin, il alla de lui-même au commissariat central, où il se fit connaître. A l’audience Garinand a une attitude très correcte. Il avoue l’acte commis, et déclare le regretter profondément. Trois témoins viennent rappeler le volet accuse Garinand, qui, après une courte délibération du tribunal, s’entend condamner à 6 mois de prison et 5 francs d’amende.

***

Article N° 4
Journal de Vienne Edition du 9 septembre 1916 – page  2
Titre de l’article : Voleur pincé.

Mercredi après midi, le nommé Garinand François, mouleur à l’usine Michalon, se trouvait au café Maritan, rue de la Charité, il profita d’une courte absence de la patronne pour faire main-basse sur le contenu de la caisse. Mme Maritan, s’apercevant du larcin, accusa Garinand, mais celui-ci protesta énergiquement et quitta l’établissement.
La débitante le suivit à distance et près du commissariat requit l’assistance des agents qui emmenèrent Garinand au poste. Fouillé, il a été trouvé porteur de la somme volée et de plusieurs papiers qui se trouvaient dans le tiroir de la caisse. Malgré ses dénégations il a été écroué.

***

Au départ j’ai pensé qu’il s’agissait de la même personne, François Marius, le nom de famille Garinand étant assez peu répandu. Mais chez nos ancêtres, les homonymes sont très fréquents, y compris au sein d’une même famille. Dans le doute, j’ai donc continué les recherches.

La lecture des articles nous apprend que le personnage serait né en 1864 ou 1865 soit 7 à 8 ans avant la naissance de François Marius.

 

Francois Garinand : recherche

Une première recherche via les tables décennales me permet de trouver un François Garinand né en 1865. La lecture de l’acte de naissance montre qu’il a les mêmes parents que François Marius.

Mais l’acte de naissance seul ne suffit pas, le décès des enfants étant très fréquent. La thèse du décès semblait se confirmer car il m’a été impossible de retrouver la fiche de son recrutement militaire.

La presse ancienne me met sur la voie avec deux lignes sur un divorce entre Francois Garinand et Marie Louise Seyssel en 1905

Enfin, en consultants les bases de données de l’association de généalogie de la Loire je trouve le mariage entre François et Louise Claudine le 20 juin 1891.

A la lecture de l’acte, il n’y a plus aucun doute c’est bien son frère.

JCR- Copyright Mai 2015

Voir les pages complètes des journaux anciens :

Article 1  Article 2  Article 3  Article 4

Personnal Ausweis – Lille 1915

Descendance :

1- Bouderiez Blanche > 2- Delesalle Robert > 3- Delesalle Jean > 4- Joane

Une carte d’identité Allemande à Lille en 1915

Lille est un cas particulier. Déclarée ville ouverte, elle est peu défendue en octobre 1914 et subit une occupation militaire de près de quatre ans, avec ses privations, ses drames, sa résistance, ses fusillés…

La carte d’identité, Personnal Ausweis, est rendue obligatoire le 1er septembre 1915. Elle doit être présentée à toutes les réquisitions sous peine d’une amende de 30 marks. Avec le couvre‐feu et les laissez‐passer, la carte d’identité fait partie des mesures de contrôle strictes de la population.

Nous trouvons ici La carte d’identité de Blanche.
(voir le carnet de guerre 14-18 de son mari Gustave Delesalle)

Personal ausweis 2 LD

– Carte d’identité N° 31815 émise par la mairie de Lille
– Nom Prénom : Delesalle Blanche née Bouderiez
– Née le : 21 janvier 1877
– A : Lille
– Nationalité : Française
– Profession : Ménagère
– Domicile : Lille Faubourg des postes
– Jour d’arrivée : Depuis sa naissance
– Rue :  du Transval
– Dernier Domicile : Lille
– Taille : 1m53
– Cheveux : Chatain
– Yeux : Marron
– Nez : Moyen
– Barbe : Néant
– Signes particuliers : Néant

Personal ausweis 1 LD

  Document en langue Allemande, Flamande et Française 

Lille et sa banlieue sont placés sous l’autorité militaire d’un gouverneur général, qui administre la ville elle-même, assisté d’un gouverneur pour la banlieue. Von Heinrich occupe la fonction jusqu’en 1916 ; il est alors remplacé par le général von Graevenitz, jusqu’alors à la tête de la Kommandantur de banlieue.

L’essentiel du commandement militaire allemand est concentré dans le centre-ville, à proximité de l’hôtel de ville, dans l’immeuble actuellement occupé par le Crédit du Nord et dans la rue Jean-Roisin. Il est composé d’une intendance, d’un service de santé et d’un service vétérinaire, d’un service de presse, de la censure, de la justice, de la police et de la police secrète.

A la fin de la guerre

Rue de Paris

Dégâts, rue de Paris à Lille en 1919

En savoir plus: archive départementale du nord – Lille envahi

Guerre 14-18 : Carnet de Poilu – Pages 12 et 13

Carnet tenu par Delesalle Gustave, Joseph, lors de la guerre 14-18.
page 12 et 13 sur 40

Note sur le mode de transcription :
– Pour plus de confidentialité, le nom des habitants est masqué (xxx)
– En fin de page, pour une bonne compréhension du texte, les phrases sont complétées.

 Lien vers les pages 10 et 11  –  Lien vers les pages 14 et 15.

page 12-13

Page 12 (gauche)Page 13 (droite)
Le 9 juillet 1915? nous descendons de notre
service au tas de briques à 2h
du matin. A 6 h 1/2 les autobus
nous conduisent à Steene village
situé près de Bergues. Le 10 juillet
à 2H de l'après midi nous
embarquons à Dunkerque pour
Villers Bretonneux, petite ville des
environs d'Amiens. Nous y arrivons
à 4H du matin bien fatigué d'un
si long voyage, l'automne à Cachy.
Départ le 11 au matin pour
Proyard Village, situé dans la
Somme entre Albert et Mondidier.
Des combats y ont eu lieu vers le 20
Août, beaucoup d’Allemands et Français
y sont enterrés. Le 19 nous prenons
notre service de tranchée au bois Touffu
pour 4 jours. Le 21 à 9 heures
du matin je quitte les tranchées
pour partir en permission pour
Eu, y voir mon frère Louis et
René. Voyage très fatiguant
je suis dirigé sur Paris, j'y passe
2 heures, pour être dirigé sur
Rouen, 2 heures d'attente, Dieppe
2 heures d'attente, j'en profite pour
visiter un peu ces villes, enfin à
10h18 du matin, j'arrive à Eu
Les 4 jours passer en famille xxxxx
un peu mon courage. Le dimanche
25 juillet à 3h19 du soir je
reprend le train pour rejoindre
mon poste, je passe par Aleville
Saint Juste. J'y arrive à 4h28
du matin. Je suis obligé d'attendre
4h30 du soir pour repartir.

Document complémentaire :

Fiche du registre d’incorporation de Delesalle Gustave

L’histoire de la famille Caron 3/3

Descendance Caron
1-Louis Caron > 2-Antoine Caron > 3-Charles Antoine Caron > 4-Antoine Caron >
5-Simon Caron > 6-Marie Louise Caron > 7-Jean-Baptiste Adolphe Caron >
8-Jean-Baptiste Jules Désiré Caron>  9-Désiré Léon Caron >
10-Yvonne Henriette Léonie Caron > 11- Solange

 

Génération 8 – Jean-Baptiste Jules Desiré CARON (1840 – 1920) Les Essarts Le Roi

Jean-Baptiste est né le 28 décembre 1842 dans le hameau de Montenoy, commune de Saint Aubin dans la Somme (acte en ligne). Il aura un surnom : Clovis.

Depuis 1832, l’armée est constituée d’appelés et d’engagés. (1) Un service militaire de 7 ans a été mis en place avec recrutement et tirage au sort à l’age de 20 ans. (en savoir +)

Tirage au sort

Billet de conscription
Vive la Classe  – Honneur – Patrie – tirage au sort   [estampe source BNF]

Clovis sera donc soldat jusqu’en 1869. Durant ces sept années, il sera mis très souvent en congé et devra obtenir une autorisation de son général pour se marier, autorisation qu’il obtiendra en 1869. Cela explique les trois enfants qu’il aura, hors mariage, avec Marie Célina Lefeuvre. Ils se marieront (3) en 1869 et reconnaîtront leurs 3 enfants : Hector 4 ans, Edmond 3 ans, Désiré Léon 1 mois. Il résiderons ensuite à Bussy-lès-Poix, village de naissance de Marie Celina.

1 ans plus tard, Il participera probablement à la guerre contre les Prussiens (1870-71) ces derniers étant arrivés jusqu’en Picardie. Ils ont attaqué et pris Amiens le 27 novembre 1871.

En 1872 naîtra Marguerite.

En 1881, Clovis n’apparaît plus dans le recensement du village et en 1883 , une information (2) de divorce est notée sur les tables décennales à la date du 28 mai. En 1889, sur la fiche militaire du fils Désiré Léon, il est noté : “Domicile du père inconnu”

En 1897, on retrouve Clovis (Jean-Baptiste) sur l’acte de naissance de sa petite fille à Saint Hubert (commune les Essarts le Roi – Yvelines). Il a du arriver dans ce hameau quelques années plus tôt.

Plus tard, on a la surprise de retrouver dans les recensement 1901  et 1911 de Saint Hubert, Marie Célina et Jean-Baptiste, ensemble ! Ils étaient pourtant divorcés. (2)

Ils vivront à Saint Hubert jusqu’en 1911, date à laquelle on perd leurs traces. Les actes d’états civils, trop récents, ne sont pas encore disponibles

 

Génération 9 – Désiré Léon CARON (1870 – 1950) Les Essarts le Roi

Désiré Léon est né le 24 mars 1869 à Bussy-lès-Poix où il passera son enfance. A l’âge de 20 ans, après son recrutement militaire, il est affecté au 16ème bataillon de chasseur basé à Amiens. En septembre 1893, il est renvoyé en congé.

A cette date, Il s’installe à Salouël un petit village de la périphérie d’Amiens. Il y retrouve son frère Edmond et deviendra comme lui, ouvrier d’usine. C’est probablement dans la même usine qu’il rencontrera Christine Demarest, elle aussi ouvrière d’usine. Ils se marieront le 21 septembre 1895.(4)

L’année suivante, ils partiront rejoindre leurs parents dans le Hameau de Saint Hubert, commune Les Essarts Le Roi. Là, naîtront leur 4 enfants :

  1. Jeanne née en 1897 (la tante Jeanne)
  2. Marceau né en 1899
  3. Kléber né en 1900
  4. Yvonne née en 1903 (ma Grand-mère)

Recensement Saint hubert - 1906 -Caron Desmarest

Recensement 1906 des Essarts le Roi

En 1915, à 46 ans, il est rappelé dans l’armée territoriale. Il sera affecté au 12ème régiment d’infanterie territoriale qui interviendra en Belgique, défendra Calais et effectuera divers travaux comme la réfection de route.

Artillerie de campagne retouchée

Départ du régiment d’Artillerie de Versailles
(sources G. Chérau – argonnaute.u-paris10.fr)

Clovis sera ensuite muté au 22ème régiment d’artillerie de campagne qui est basé à Versailles et interviendra dans la bataille de Verdun. Début 1917, le régiment se restructure. Il est alors détaché comme ouvrier agricole à la préfecture de Versailles et sera affecté aux Essarts le Roi.

Désiré Léon décédera à Paris, 99 rue du faubourg Saint Denis, le 27 janvier 1953.

 

(1) En savoir plus sur le recrutement militaire à partir de 1832
(2) Une recherche pour obtenir le jugement du divorce est en cours.
(3) Acte de mariage de Jean-Baptiste et Marie Célina
(4) Acte de mariage de Désiré Léon et Christine Hortense

 

Guerre 14-18 : Carnet de Poilu – Pages 10 et 11

Carnet tenu par Delesalle Gustave, Joseph, lors de la guerre 14-18.
page 10 et 11 sur 40

Note sur le mode de transcription :
– Pour plus de confidentialité, le nom des habitants est masqué (xxx)
– En fin de page, pour une bonne compréhension du texte, les phrases sont complétées.

 Lien vers les pages 8 et 9  –  Lien vers les pages 12 et 13.

page 10-11

Page 10 (gauche)Page 11 (droite)
travail très dangereux, les
allemands ne cessent pas de tirer.
Toutes les balles passant au dessus
des tranchées viennent se perdre
à cet endroit, le regiment a
4 tués, 12 blessés. Le village
que nous occupons le jour est
infecté, à tout instant des obus
arrivent. Enfin, le 8 juin nous
sommes ramenés à Crochet en
otobus, heureusement, car la
chaleur est terrible et malgré
cela des hommes restent en route.
Le 16 juin présenté comme adjudant
au commandant qui veux
ajourné ses nominations
à cause des nombreuses absences à un
contre appel fait la nuit.
Le 26 juin nous partons à x----x
pour être dirigé vers Nieuport
Je couche dans un lit mais
impossible de dormir car depuis le mois
de mars, j'ai toujours couché sur la paille.
27 juin, arrivé à Coxyde
29 juin, je prend le commandement
du poste surnommé au tas de briques
ma section se trouve fractionnée
en 4 petits postes, installation tout
à fait confortable relativement aux
gourbis occupés jusqu'à ce jour.
Tout se passe d'une façon heureuse.
Le 5 juillet, après un repos de 4 jours
48 heures de service au tas de briques.
Le 9 juillet, à notre grande surprise
nous recevons l'ordre de quitter le
le secteur de Nieuport

Document complémentaire :

Fiche du registre d’incorporation de Delesalle Gustave

Méthode – Recherche d’un acte de mariage : ne jamais désespérer !

Dans la généalogie, l’acte de mariage est le document le plus important car le plus complet et le plus fiable. C’est le seul document qui puisse permettre de continuer les investigations sans se tromper d’individu.

Concernant Désiré Léon Caron et Christine Hortensia Desmarest, mes arrières Grands-Parents, je n’avais pas cet acte. J’étais à sa recherche depuis 2 ans, sans grand résultat.

Au départ, ma seule information était le lieu de naissance de ma grand-mère, Yvonne Henriette Léonie Caron : Les Essarts Le Roi.
Hortensia et Léon, ses parents, avaient donc vécu dans ce village, mais les recherches montraient qu’ils ne s’étaient pas mariés là, ni même dans les communes des alentours.

Extrait mariage Bonnet x Caron

Le recensement du village en 1906 me donnera les lieux de naissance : Bussy Les Poix pour Léon et Pont-Rémy pour Hortensia, dans la Somme. Mais là non plus,  aucun mariage dans les registres, l’acte est introuvable.

Recensement Saint hubert - 1906 -Caron Desmarest

Avec le nom de leurs villages d’origine, il me sera facile de trouver les actes de naissance puis de continuer la recherche des différents ascendants. Mais le doute subsistait toujours. Chez nos ancêtres, Il y a beaucoup personnes portant les mêmes noms et prénoms. Une erreur de personne est toujours possible et dans ce cas la généalogie aurait été fausse.

Très récemment, les archives de la Somme ont mis en ligne les registres matricules de recrutement militaire. J’y trouve la fiche de Léon. Elle indique, non seulement, son parcours militaire mais aussi les différentes adresses où il a séjourné. Une piste apparaît : Il  a vécu à Salouël, petit village de la banlieue d’Amiens.

Fiche militaire Caron Désiré

Cette fois-ci, l’acte de mariage est dans les registres. Un document très complet qui inclut des informations sur les parents et grands parents des mariés, ce qui est très rare. Il aurait été dommage de passer à coté de cette archive.

Il ne faut donc jamais désespérer !

Document complémentaire:
L’acte de mariage complet de Léon Caron et Hortensia Desmarest

Hameau de Saint-Hubert

Quelques photos du hameau de Saint-Hubert  (Les Essarts Le Roi – Yveline)

Jean-Baptiste Jules Désiré Caron né  dans la Somme, à Saint-Aubin-Montenoy, a été le premier à arriver dans ce hameau vers les années 1896. Ont suivi ensuite sa femme, puis ses enfants Désiré Léon Caron et Christine Hortensia.

Léon et Christine donnerons naissance à ma grand mère, Yvonne Henriette Léonie Caron le 26 février 1903

 

Sources des images : archives des Yvelines

 

Terminus de la rue principale
Terminus de la rue principale
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