Fontihoyuelo : Recherches sur les origines de la famille ROMON.

Notre grand-père Julien* est né le 23 mars 1888 à Fontihoyuelo, petit village d’Espagne, tout comme son père Maximo, son grand père Buenaventura et son arrière grand père Juan. Quatre bonnes raisons pour que l’on s’intéresse à ce petit village.

Fontihoyuelo est un village très ancien, il est cité dans des archives du 11ème siècle. Son nom provient de l’ancien terme « Fuente Foilolo » (qui signifie en langue ancienne : source dans le trou) en référence aux nombreuses sources du village. Au 15ème siècle, il était sous la domination du Grand Maître de Santiago. 

Vue de Fontihoyuelo (souce barbarobarbarez Wikipedia)
Vue de Fontihoyuelo (souce  barbarobarbarez Wikipedia)
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Fontihoyuelo est à 802m d’altitude, niché dans le creux d’un vallon. Il fait partie de la comarque de « Tierra de Campos », une région vallonnée dont certaines collines sont surmontées de châteaux. II est situé sur un chemin qui mène à Saint Jacques de Compostelle, dans le nord de l’Espagne, entre Burgos et Léon, à environ 150 km du Portugal. C’est aujourd’hui une région considérée comme le grenier de l’Espagne.

En 1847, le village compte 70 maisons et un peu de moins de 400 habitants. 32 garçons et filles vont à l’école. Le village produisait du blé et de l’orge. Il possédait aussi des vignes, des moutons et des mulets. Certains habitants fabriquaient de la laine et du fromage. L’exode de la population a commencé vers les années 1900 et s’est poursuivit jusqu’en 1960. Aujourd’hui Fontihoyuelo avec 29 habitants est l’un des villages les moins peuplés de la région.

Grand-père Julien* est arrivé en France en 1904 à l’âge de 16 ans. Il avait trois frères et deux sœurs :

  1. Théodore né en 1884, charron, résidant à Valence en Espagne
  2. Marceline née en 1886, sans profession, résidant aussi à Valence
  3. Eusébio né en 1894, Employé des chemins de fer à Irun
  4. Francoise née en 1896, sans profession, résidant à Toulouse
  5. Désidério né en 1905, Cultivateur, résidant à Valladolid

Tous ses frères et soeurs sont nés à Fontihoyuelo.
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Recherches généalogiques
Les recherches généalogiques sur l’Espagne sont un peu compliquées car les registres sont difficiles à trouver sur Internet.

L’état civil a été créé en 1870. Celui de Fontihoyuelo a été numérisé par les Mormons et mis en ligne sur leur site https://www.familysearch.org/. Avant cette date, les registres  étaient tenus par les prêtres de paroisse.
Celui du village a bien été numérisé, il remonterait jusqu’en 1500 mais n’est pas disponible en ligne. Il doit être consulté dans les locaux de l’Eglise de Jésus-Christ (Mormon). En France, il en existe plusieurs par département. Une demande sera faite en septembre prochain pour transférer le microfilm. La visualisation de celui-ci est prévue pour octobre / novembre. J’espère qu’il apportera de nouvelles informations.

Jean-Claude
Copyright : juin 2015 – reproduction des textes et photos interdites sans autorisation

*Note sur la confidentialité: dans l’espace public qu’est le blog, j’essaye de préserver dans les articles une certaine confidentialité ainsi que le respect de la vie privé. Pour cette raison, les noms et prénoms ne sont pas associés dans une même phrase. Les articles précédents seront mis à jour au fur et à mesure.

Guerre 14-18 : Carnet de Poilu – Pages 22 et 23


Carnet tenu par Delesalle G., lors de la guerre 14-18.
page 22 et 23 sur 40

Note sur le mode de transcription :
– Pour plus de confidentialité, le nom des habitants est masqué (xxx)
– En fin de page, pour une bonne compréhension du texte, les phrases sont complétées.

 Lien vers les pages 20 et 21  –  Lien vers les pages 24 et 25.
page 22-23

Page 22(gauche)Page 23 (droite)
La moitié de la compagnie
ne peut arrivé jusqu'à
l'endroit désigné. Nous rentrons le
lendemain à 5 h dans un état
pitoyable, jamais je n'ai autant
souffert que cette nuit là. Des
hommes sont tombés le long de la route et
l'on ni peut remédier, qu'elle triste
humanité. Pendant plusieurs nuits
nous continuons le même travail
et goutons d'un repos de 8 jours
à Gauchain le Gal.
Le 15 novembre, retour aux abris de
Lorette, jusqu'au 30 nous faisons du
travail de jour et du portage
la nuit.
Le 1er Décembre, nous sommes
dirigé en autobus à La Thiruloy
Village situé à 10 kilomètres de
Saint Pol, nous voyageons deux jours
et deux nuits pour être
débarqués à la gare de Lure à une
trentaine de kilomètres de Belfort
dans la haute Saône. Nous sommes
dirigé sur Froide-terre ou nous
continuons jusqu'au 19 décembre.
Logé chez le maire, très bon accueil.
Le 19 à 7 heures nous
quittons Froide Terre pour
partir dans la direction de
Belfort, cantonné à xxxx.
Le lendemain nous traversons
Belfort ville xxxx. Nous arrêtons
à Fais, village à 11 Km de Belfort, à
18 km de la frontière Suisse.

 

Guerre 14-18 : Carnet de Poilu – Pages 20 et 21


Carnet tenu par Delesalle G. lors de la guerre 14-18.
page 20 et 21 sur 40

Note sur le mode de transcription :
– Pour plus de confidentialité, le nom des habitants est masqué (xxx)
– En fin de page, pour une bonne compréhension du texte, les phrases sont complétées.

 Lien vers les pages 18 et 19 –  Lien vers les pages 22 et 23.

page 20-21

Page 20(gauche)Page 21 (droite)
3 octobre 1915, départ pour occuper
les tranchées d'Aix Noulette
que nous traversons et qui est
détruit. Nous passons la nuit dans
les boyaux, sans abris, et il pleut.
Le 4 en réserve dans des abris de
seconde ligne. Le 5, en tranchée de
1ère ligne. Le 6 au soir, vive fusillade.
Le jour, de temps à autre, nous
sommes bombardés, pas d'incident.
Les tranchées manquent d'abris.
Les fatiguées sont insupportables, le
ravitaillement se fait très difficilement.
La nuit, tout est froid. Nous quittons
le 8 au soir pour loger
dans les abris à Aix Noulette
Le 9 Gauchin Légal, campe sous
la tente jusqu'au 16 Octobre.
Le 16 Octobre nous partons pour occuper
des tranchées près d'Albain St Nazaire,
tranchées que nous devons réfectionner et
occuper en cas d'attaque. Je profite de
visiter la sucrerie de Souchez, le château
de Carleuil, Souchez et son cimetière "le Cabaret
Rouge". Tout ca n'est plus
que ruine. Des cadavres francais et
allemands sont rencontrés dans tous
les coins. Pas une place n'existe sans
trous d'obus. Quelle ruine ! Je n'ai jamais
rien vu d'aussi triste. Nous restons
17 jours dans ces tranchées, le soir de
la descente nous sommes chargés
d'un travail de nuit près des 1ère ligne.
Il pleut depuis plusieurs jours, dans
certains boyaux nous avons de l'eau
jusqu'au bas ventre, des hommes
restent enlisés dans la boue