Guerre 14-18 : Les compagnons de Gustave Delesalle

Un des Arrière Grand-père de la famille, Gustave Delesalle, a rédigé durant la guerre 14-18 un carnet retraçant sa vie durant cette période. Ce carnet est complet et je l’ai mis en ligne en 2015.

Durant cette période, Gustave a croisé la route de plusieurs personnes, gradés, compagnons ou civils qu’il cite dans son carnet. Ces rencontres se sont faites entre janvier 1915 et novembre 1917,  alors qu’il était au 8ème régiment d’infanterie territoriale, 10ème compagnie, 9ème section. (puis au 121ème à partir du 6/11/1917)

Ce billet reprend, sous forme de tableau, la liste de ces personnes accompagnée de quelques commentaires afin d’en connaître les circonstances.

Jean Claude

Août 2017
Source : Carnet de guerre 14-18 de Gustave Delesalle

Liste des personnes rencontrés par Gustave Delesalle

Page du carnetDatePersonnesVilleCommentaires
Page 413 février 1915Capitaine RogierKilemSupérieur hiérarchique
Page 413 février 1915Lieutenant BonpainKilemSupérieur hiérarchique
Page 413 février 1915Lieutenant AlixKilemSupérieur hiérarchique
Page 413 février 1915Adjudant CambraiKilemSupérieur hiérarchique
Page 413 février 1915Chef de section LecorneyKilemSupérieur hiérarchique
Page 513 février 1915Sergent LeblondKilemCompagon de section
Page 513 février 1915Soldat VereekKilemCompagon de section
Page 513 février 1915Soldat AllaertKilemCompagon de section
Page 513 février 1915Soldat GillartKilemCompagon de section
Page 513 février 1915Caporal SergezKilemCompagon de section
Page 916 avril 1915Sergent RykeheckeKilemest Transféré au 5ème Bataillon
Page 928 avril 1915Ferme BlangriatCrochteLieu d'hébergement
Page 1428 Juillet 1915Soldat GrimbertChampegnoleTombe une balle dans la tête
Page 1529 juillet 1915Soldat TisonChampegnoleBlessé sur le coté par un éclat
Page 2721 May 1916Capitaine J BuigneCamp de la BeholleResponsable de l'organisation sanitaire
Page 2727 Juin 1916Capitaine BonpainCamp de la Beholle
Page 4

13 février 1915Ferme MaesKilemLieu d'hébergement
Page 3921 novembre 1917LongierFontenelle en Brie24 h avant son suicide

Le Carnet de Gustave Delesalle

 

Lien vers la page 2 et 3

page1

Transcription du texte

 

Page 1
Reçus avis de la mobilisation
le samedi 1er Août 1914 à 5h de
l’après midi. Départ de Lille
pour Dunkerque le lundi
3 Août 1914 à 8h du matin. Versé à
la 23 Ch de dépôt à la caserne
Guilleminot. Repos quelques jours.
Arrivé de 700 hommes versés au
dépôt. Exercice et travaux de
tranchées jusqu’au 28 Août ou
nous partons pour Bergue
Section logés à la brasserie
Clays. Les trains suspendus depuis
5 ou 6 jours entre Lille et Dunkerque
sont rétablis. Le 31 Août, Oscar
vient me voir à Bergue en
auto et repart vers 4h. Son auto
est réquisitionnée en route
par le service de la santé.

Guerre 14-18 : Carnet de Poilu – Pages 22 et 23


Carnet tenu par Delesalle G., lors de la guerre 14-18.
page 22 et 23 sur 40

Note sur le mode de transcription :
– Pour plus de confidentialité, le nom des habitants est masqué (xxx)
– En fin de page, pour une bonne compréhension du texte, les phrases sont complétées.

 Lien vers les pages 20 et 21  –  Lien vers les pages 24 et 25.
page 22-23

Page 22(gauche)Page 23 (droite)
La moitié de la compagnie
ne peut arrivé jusqu'à
l'endroit désigné. Nous rentrons le
lendemain à 5 h dans un état
pitoyable, jamais je n'ai autant
souffert que cette nuit là. Des
hommes sont tombés le long de la route et
l'on ni peut remédier, qu'elle triste
humanité. Pendant plusieurs nuits
nous continuons le même travail
et goutons d'un repos de 8 jours
à Gauchain le Gal.
Le 15 novembre, retour aux abris de
Lorette, jusqu'au 30 nous faisons du
travail de jour et du portage
la nuit.
Le 1er Décembre, nous sommes
dirigé en autobus à La Thiruloy
Village situé à 10 kilomètres de
Saint Pol, nous voyageons deux jours
et deux nuits pour être
débarqués à la gare de Lure à une
trentaine de kilomètres de Belfort
dans la haute Saône. Nous sommes
dirigé sur Froide-terre ou nous
continuons jusqu'au 19 décembre.
Logé chez le maire, très bon accueil.
Le 19 à 7 heures nous
quittons Froide Terre pour
partir dans la direction de
Belfort, cantonné à xxxx.
Le lendemain nous traversons
Belfort ville xxxx. Nous arrêtons
à Fais, village à 11 Km de Belfort, à
18 km de la frontière Suisse.

 

Guerre 14-18 : Carnet de Poilu – Pages 20 et 21


Carnet tenu par Delesalle G. lors de la guerre 14-18.
page 20 et 21 sur 40

Note sur le mode de transcription :
– Pour plus de confidentialité, le nom des habitants est masqué (xxx)
– En fin de page, pour une bonne compréhension du texte, les phrases sont complétées.

 Lien vers les pages 18 et 19 –  Lien vers les pages 22 et 23.

page 20-21

Page 20(gauche)Page 21 (droite)
3 octobre 1915, départ pour occuper
les tranchées d'Aix Noulette
que nous traversons et qui est
détruit. Nous passons la nuit dans
les boyaux, sans abris, et il pleut.
Le 4 en réserve dans des abris de
seconde ligne. Le 5, en tranchée de
1ère ligne. Le 6 au soir, vive fusillade.
Le jour, de temps à autre, nous
sommes bombardés, pas d'incident.
Les tranchées manquent d'abris.
Les fatiguées sont insupportables, le
ravitaillement se fait très difficilement.
La nuit, tout est froid. Nous quittons
le 8 au soir pour loger
dans les abris à Aix Noulette
Le 9 Gauchin Légal, campe sous
la tente jusqu'au 16 Octobre.
Le 16 Octobre nous partons pour occuper
des tranchées près d'Albain St Nazaire,
tranchées que nous devons réfectionner et
occuper en cas d'attaque. Je profite de
visiter la sucrerie de Souchez, le château
de Carleuil, Souchez et son cimetière "le Cabaret
Rouge". Tout ca n'est plus
que ruine. Des cadavres francais et
allemands sont rencontrés dans tous
les coins. Pas une place n'existe sans
trous d'obus. Quelle ruine ! Je n'ai jamais
rien vu d'aussi triste. Nous restons
17 jours dans ces tranchées, le soir de
la descente nous sommes chargés
d'un travail de nuit près des 1ère ligne.
Il pleut depuis plusieurs jours, dans
certains boyaux nous avons de l'eau
jusqu'au bas ventre, des hommes
restent enlisés dans la boue

 

Guerre 14-18 : Carnet de Poilu – Pages 18 et 19


Carnet tenu par Delesalle G. lors de la guerre 14-18.
page 18 et 19 sur 40

Note sur le mode de transcription :
– Pour plus de confidentialité, le nom des habitants est masqué (xxx)
– En fin de page, pour une bonne compréhension du texte, les phrases sont complétées.

 Lien vers les pages 16 et 17  –  Lien vers les pages 20 et 21.

page 18-19

Page 18(gauche)Page 19 (droite)
le 16 septembre retour aux tranchées
le 17 blessé par une balle
à l'épaule. Le 18 à 7 heures les
Allemands font sauter une
mine et xxxxx une attaque
sur la gauche. Pendant 2
heures nous sommes sous
l'impression que nous allons
être attaqué. C'est la première
fois que je constate un
bombardement aussi pénible, je ne
m'attendais pas à en sortir indem, enfin
tout se calme. La 8ème compagnie à
beaucoup souffert. Le 19, bombardements
violents sur notre droite. Le 21, nous
sommes remplacés par des anglais.
Nous quittons Proyard le 22 pour
Marcelcave, j'ai la bonne fortune
d'avoir un lit que je dois
abandonner à 3 heures du matin
pour prendre le train qu'à 8 h.
pour Frévent ou nous débarquons
pour aller cantonné à Leportel.
Départ en autobus pour Wanquetin.
Campé pendant deux jours dans
une pâture. Alerte à 3 heures du matin
pour se diriger sur Petit Servin
ou nous campons dans un bois.
Le 29, départ à 7 h. 30 pour
Béthonsart ou nous arrivons après
une marche très pénible
à 24 h. Le 2 octobre
campe à La Comté que nous quittons
à 15 h. pour Barlin. Ma section
et moi, nous dormons dans la salle
des machines de la fosse N°7.
J'ai la chance de prendre un bain.

 

Guerre 14-18 : Carnet de Poilu – Pages 16 et 17

Carnet tenu par Delesalle Gustave, Joseph, lors de la guerre 14-18.
page 16 et 17 sur 40

Note sur le mode de transcription :
– Pour plus de confidentialité, le nom des habitants est masqué (xxx)
– En fin de page, pour une bonne compréhension du texte, les phrases sont complétées.

 Lien vers les pages 14 et 15  –  Lien vers les pages 18 et 19.

page 16-17

Page 16(gauche)Page 17 (droite)
malgré l'affolement je puis
le faire transporter au poste
de secours. J'ai appris depuis
que tous ???????
Le 10 Août, nouveau départ pour
6 jours aux tranchées, trois périscopes
de brisé aux mains des guetteur
pendant 2 nuits nous allons poser des
fil de fer et des piquets à 80 mètres
de la tranchée, je perd l'orientation
et manque de me diriger vers les
tranchées ennemis. Le 16 repos pour
6 jours à Proyard
22 Août retour aux tranchées, le
25 les allemands font
sauter une mine et en même temps
nous lance des torpilles et des obus
nous répondons, mes
hommes se réfugient aus abris
de bombardement, je reste avec les
guetteurs dans la tracnchée, pendant
3/4 heures c'est terrible, à tout
instant je m'attends à une attaque
impossible de voir à plus de 30
mètres, toutes la fumée est dense
enfin tout se calme, il n'y a pas
de perte chez nous. Le lendemain
nous renvoyons une trentaine de
torpilles, il ne réponde que
très peu. Repos 6jours à Proyart
J'ai l'occasion de rencontrer Charles
Glys mon neveu. Le 3.7 retour aux
tranchées, pluie et bombardements
5 septembre 1915, je suis nommé adjudant
à ma compagnie. Je conserve ma section

Document complémentaire :

Fiche du registre d’incorporation de Delesalle Gustave

Guerre 14-18 : Carnet de Poilu – Pages 14 et 15

Carnet tenu par Delesalle Gustave, Joseph, lors de la guerre 14-18.
page 14 et 15 sur 40

Note sur le mode de transcription :
– Pour plus de confidentialité, le nom des habitants est masqué (xxx)
– En fin de page, pour une bonne compréhension du texte, les phrases sont complétées.

 Lien vers les pages 12 et 13  –  Lien vers les pages 16 et 17.

page 14-15

Page 14(gauche)Page 15 (droite)
Enfin bien fatigué, j'arrive à la gare
de Guillaucourt à 7h30. Je couche
à Proyard. Le lendemain je me
dirige sur Chuygnolle ou ma compagnie
se trouve en réserve. Le 28 juillet,
à notre grande surprise, ordre nous
est donné de retourner aux
tranchées. A 2h30 du matin le
soldat xxxxx de ma section
tombe frappé d'une balle à la tête.
Combien de fois. Isolé, les larmes me
viennent aux yeux en songeant
à ma chère femme et à mon
fils, les reverrai-je un jour. Que
deviennent-ils pendant cette longue
séparation, les égoïstes et les gens
sans cœur sont bien heureux.
Il me serait impossible
de décrire dans ce recueuil toutes mes
angoisses et tous mes tourments,
qu'ils sachent seulement que ma
pensée ne les quitte jamais,
mon seul désir est de les retrouver
et goutter ensemble de longs
jours heureux que nous n'avons
jamais su apprécier avant
cette terrible guerre.
Le 29 juillet, un de nos 75 tire
trop court, un colonial blessé
se précipite dans mon gourbis
pour implorer secours. Je me précipite,
le tir continue, le soldat
xxxxx, lillois également, tombe
bléssé par un éclat au coté
le sang coule à flot

Document complémentaire :

Fiche du registre d’incorporation de Delesalle Gustave

Guerre 14-18 : Carnet de Poilu – Pages 12 et 13

Carnet tenu par Delesalle Gustave, Joseph, lors de la guerre 14-18.
page 12 et 13 sur 40

Note sur le mode de transcription :
– Pour plus de confidentialité, le nom des habitants est masqué (xxx)
– En fin de page, pour une bonne compréhension du texte, les phrases sont complétées.

 Lien vers les pages 10 et 11  –  Lien vers les pages 14 et 15.

page 12-13

Page 12 (gauche)Page 13 (droite)
Le 9 juillet 1915? nous descendons de notre
service au tas de briques à 2h
du matin. A 6 h 1/2 les autobus
nous conduisent à Steene village
situé près de Bergues. Le 10 juillet
à 2H de l'après midi nous
embarquons à Dunkerque pour
Villers Bretonneux, petite ville des
environs d'Amiens. Nous y arrivons
à 4H du matin bien fatigué d'un
si long voyage, l'automne à Cachy.
Départ le 11 au matin pour
Proyard Village, situé dans la
Somme entre Albert et Mondidier.
Des combats y ont eu lieu vers le 20
Août, beaucoup d’Allemands et Français
y sont enterrés. Le 19 nous prenons
notre service de tranchée au bois Touffu
pour 4 jours. Le 21 à 9 heures
du matin je quitte les tranchées
pour partir en permission pour
Eu, y voir mon frère Louis et
René. Voyage très fatiguant
je suis dirigé sur Paris, j'y passe
2 heures, pour être dirigé sur
Rouen, 2 heures d'attente, Dieppe
2 heures d'attente, j'en profite pour
visiter un peu ces villes, enfin à
10h18 du matin, j'arrive à Eu
Les 4 jours passer en famille xxxxx
un peu mon courage. Le dimanche
25 juillet à 3h19 du soir je
reprend le train pour rejoindre
mon poste, je passe par Aleville
Saint Juste. J'y arrive à 4h28
du matin. Je suis obligé d'attendre
4h30 du soir pour repartir.

Document complémentaire :

Fiche du registre d’incorporation de Delesalle Gustave

Guerre 14-18 : Carnet de Poilu – Pages 10 et 11

Carnet tenu par Delesalle Gustave, Joseph, lors de la guerre 14-18.
page 10 et 11 sur 40

Note sur le mode de transcription :
– Pour plus de confidentialité, le nom des habitants est masqué (xxx)
– En fin de page, pour une bonne compréhension du texte, les phrases sont complétées.

 Lien vers les pages 8 et 9  –  Lien vers les pages 12 et 13.

page 10-11

Page 10 (gauche)Page 11 (droite)
travail très dangereux, les
allemands ne cessent pas de tirer.
Toutes les balles passant au dessus
des tranchées viennent se perdre
à cet endroit, le regiment a
4 tués, 12 blessés. Le village
que nous occupons le jour est
infecté, à tout instant des obus
arrivent. Enfin, le 8 juin nous
sommes ramenés à Crochet en
otobus, heureusement, car la
chaleur est terrible et malgré
cela des hommes restent en route.
Le 16 juin présenté comme adjudant
au commandant qui veux
ajourné ses nominations
à cause des nombreuses absences à un
contre appel fait la nuit.
Le 26 juin nous partons à x----x
pour être dirigé vers Nieuport
Je couche dans un lit mais
impossible de dormir car depuis le mois
de mars, j'ai toujours couché sur la paille.
27 juin, arrivé à Coxyde
29 juin, je prend le commandement
du poste surnommé au tas de briques
ma section se trouve fractionnée
en 4 petits postes, installation tout
à fait confortable relativement aux
gourbis occupés jusqu'à ce jour.
Tout se passe d'une façon heureuse.
Le 5 juillet, après un repos de 4 jours
48 heures de service au tas de briques.
Le 9 juillet, à notre grande surprise
nous recevons l'ordre de quitter le
le secteur de Nieuport

Document complémentaire :

Fiche du registre d’incorporation de Delesalle Gustave

Guerre 14-18 : Carnet de Poilu – Pages 8 et 9

Carnet tenu par Delesalle Gustave, Joseph, lors de la guerre 14-18.
page 8 et 9 sur 40

Note sur le mode de transcription :
– Pour plus de confidentialité, le nom des habitants est masqué (xxx)
– En fin de page, pour une bonne compréhension du texte, les phrases sont complétées.

 Lien vers les pages 6 et 7  –  Lien vers les pages 10 et 11.

page8-9

 Transcription du texte

 

Page 8 (gauche)Page 9 (droite)
Retour le 1° avril à une
heure du matin pour prendre
un repos de 4 jours dans
les baraquements de Coxyde
dimanche 4 avril (fête de
pâques) de garde à Coxyde
ville. Nuit du 5 au 6 avril
corvées aux tranchées, très dangereux.
Le 9 avril repos je profite
et visite Furnes, style espagnole
belle église, très antique.
10 et 11 avril, de garde au
poste du Pont de l’Arche dans
Niewport. Toujours une pluie
d’obus visant les batteries.
Le 16 avril, 48 heures de tranchées
Avant le départ le capitaine
me désigne pour prendre
le commandement de la
section. Le sergent Rykehecke
étant désigner pour partir
au 5’ Bataillon que l’on va
reformer.
Le 19 avril repos. Le 20 partis
à Rosendack. Le 21 avril à
Crochte, logé à la ferme B.
Pendant notre séjour Dunkerque
et Bergue sont bombardés.
Le 2 juin nous quittons Crocht
en otobus, pour être
dirigé sur Brielem, village
situé à 2 kilomètres d’Ypres
nous exécutons à cet endroit
des tranchées pendant la nuit.

Document complémentaire :

Fiche du registre d’incorporation de Delesalle Gustave

Guerre 14-18 : Carnet de Poilu – Pages 6 et 7

Carnet tenu par Delesalle Gustave, Joseph, lors de la guerre 14-18.
page 6 et 7 sur 40

 

Note sur le mode de transcription :
– Pour plus de confidentialité, le nom des habitants est masqué (xxx)
– En fin de page, pour une bonne compréhension du texte, les phrases sont complétées.

 Lien vers les pages 4 et 5  — Lien vers les pages 8 et 9.

page6-7

Transcription du texte

 

Page 6 (gauche)Page 7 (droite)
Dans les tranchées, nous
sommes constamment arrosés
de clous, un simulacre d'attaque
faite par les fusiliers marin
qui nous encadre, sans résultat.
Dans la journée, il tombe de
de la grêle, il fait froid, enfin
le jeudi soir à 9h nous sommes
relevés. Hommes et gradés
se trouvent dans une
situation nerveuse impossible
à décrire. Repos 4 jours à
Oostkerke les obus y tombent
plusieurs fois par jour, les maisons
du village sont presque toutes
endommagées. Le 22 mars, séjour
dans la tranchée, je suis envoyé
avec une corvée la nuit afin
de prendre des sacs et des
planches car les tranchées
s'éboulent à cause du mauvais
temps. Il fait froid. Toujours la
cannonade, pas d'incident
Repos 4 jours Coxyde Les Bains. Le
27 mars, le capitaine me
fait appeler et veux me
proposer sous lieutenant
Il insiste beaucoup, je refuse
Le 28 mars 1915, j'assiste à Coxide
à une parade d'exécution, un zouave
est fusillé pour abandon
de poste, triste spectacle, il se
débat et demande grâce. Cela
dure au moins 10 minutes, enfin
justice est faite.
le 30 mars 1915, 48 heures de
tranchées, toujours arrosé
d'obus, fusilliers marins tués.
Document complémentaire :

Fiche du registre d’incorporation de Delesalle Gustave

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