L’histoire de la famille Garinand 2/3

1- Mathieu Garinand > 2- André Garinand > 3- Jean Garinand > 4- François Garinand > 5- François Garinand > 6- Jean-Louis Garinand > 7- François Marius Garinand > 8- Stéphane François Garinand > 9- Jacqueline Thérèse

Mise à jour le 16 mai 2015

 

Génération 4 – François Garinand (1752 – 1824) Hameau du Buisson – Véranne

François Garinand est né vers les années 1752. Malgré une importante recherche dans les registres, il n’a pas été possible de trouver son acte de naissance.

Il se marie le 29 janvier 1788 à l’âge de 36 ans  avec Marguerite Rivory, âgée de 27 ans. Le mariage a lieu à Véranne (Loire) distant de Saint-Appolinard de 4 Km. Véranne est situé au pied du Mont Pilat (1432 m).  Ce village de piémont de 700 habitants est composé de très nombreux hameaux. François et Marguerite habiteront celui du Buisson où il  sera cultivateur.

LD-Mont Pilat 1

Vue sur la Vallée de Véranne depuis le Mont Pilat
Photo réalisée par Christophe SZYMCZAK – Flickr.com.

 Le secteur est constitué de grands bois et forêts, de pentes aux eaux abondantes et de nombreuses cascades. La commune reste très isolée, les habitants vivent en autarcie avec leurs propres productions.

Leur fils, François, est né le 7 germinal de l’XII qui correspond au 28 mars 1804.
Marguerite décède le 25 janvier 1821 et François 3 ans plus tard, le 18 décembre 1824 à l’âge de 72 ans.

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Génération 5 – François Garinand (1804 – 1824) Saint Paul en Jarez

François, né le 28 mars 1804, quittera la région (probablement à la mort de ses parents) pour aller vers une agglomération plus industrialisée.  Il choisira Saint Paul en Jarez, un  village de 3400 habitants près de Saint-Chamont, situé à une trentaine de kilomètres de Véranne.

Il s’y marie le 19 janvier 1830 avec Jeanne Marie Revol. Ils habiteront Saint Paul en Jarez où il exercera le métier de menuisier et auront sept enfants (1) :

  1. Marie-Anne née en 1833, probablement décédée avant l’âge de 3 ans
  2. Marie-Anne née en 1836 (reçoit le même prénom que sa sœur décédée)
  3. Gabrielle née en 1838
  4. Jean-Louis né en 1840 (ancêtre de notre famille)
  5. Benoîte née en 1842
  6. François née en 1844
  7. Pierre née en 1847

Jeanne Marie décède en 1858 à l’âge de 48 ans. François décède 3 ans plus tard à l’âge de 57 ans.

 

Génération 6 – Jean-Louis Garinand (1752 – 1824) Saint Paul en Jarez

 Jean-Louis est né le dimanche 19 janvier 1840 et passe toute son enfance « Au Boury » de Saint Paul en Jarez. Il y connaîtra Marie, fille naturelle d’Armelle Prugnier, qui habite aussi « Au Boury » avec sa mère.  Ils se marieront le 25 septembre 1863 après avoir contracté un contrat de mariage auprès de Maitre Frecon Notaire à Rives de Giers. (Recherche sur ce contrat en cours)

LD- Lorette_(Loire)_-_Acièries_de_la_Marine_d'Assailly-Lorette

Aciéries d’Assailly (Loire – 42) Photo. Combier, Mâcon
Bibliothèque municipale de Lyon / B01CP42420 000003

Jean Louis est Mouleur aux Aciéries de la Marine d’Assailly-Lorette qui sont installées dans la vallée du Gier,  un des plus importants pôles industriels de France. Le métier de mouleur consiste à fabriquer un moule en se servant d’un modèle. Le moule conçu avec du sable à moules est séché dans un four. Ensuite, le métal en fusion y sera versé pour produire des moulages.

Ils auront 4 enfants, François (1865), Pierrette (1867), François Marius (1872) et Pierrette François (1879)

Pierrette François est née dans un village qui n’a existé qu’une centaine d’année: TerreNoire  (en savoir plus). C’est maintenant un quartier de Saint-Étienne.
Tout indique que la famille a déménagé de Lorette à Terrenoire, secteur où il y avait aussi deux hauts fourneaux.

Après de nouvelles recherches sur le site des archives de Saint Etienne, l’acte de naissance de Pierrette a été trouvé (ici). Jean Louis et Marie habite bien Terrenoire. Il est ouvrier à la Compagnie des Fonderies et Forges.

La date du décès de Jean-Louis et Marie est pour l’instant inconnue, cela pour deux raisons :

  • Leurs âges, le décès a probablement eu lieu au XXème siècle, période où les actes ne sont pas disponibles en ligne.
  • La Ville, il n’existe pas d’état civil pour Terrenoire et on ne sait pas dans quelle ville ils sont décédés.

Les recherches sont toujours en cours.

 

Documents complémentaires :

Copyright Mai 2015 – Reproduction des textes et photos interdites sans autorisation – JCR

 

(1) Commentaires sur les recherches généalogiques

L’état civil composé de registres d’actes civils et de tables décennales  a été conçu à  la révolution.  Chaque ville ou village dispose de tables triées par ordre alphabétique pour une période de 10 ans. Pour cette raison, il est assez facile de retrouver les individus et ainsi de reconstruire une famille complète Seule condition, que la famille n’ai pas déménagé vers un autres village. Ici nous avons retrouvé tous les enfants.

 

L’histoire de la famille Garinand 1/3

1- Mathieu Garinand > 2- André Garinand > 3- Jean Garinand > 4- François Garinand > 5- François Garinand > 6- Louis Garinand > 7- François Marius Garinand > 8- Stéphane François Garinand > 9- Jacqueline Thérèse G.

 

Génération 1 – Mathieu Garinand (1645 – 1684) Saint-Appolinard

La famille Garinand est originaire d’un petit village de la Loire : Saint-Appolinard.  Le village est situé à l’extrême sud du département, à la limite de l’Ardèche, dans une petite vallée assez bien cultivée au pied du mont Pilat.

Saint_Appolinard_(Loire)

  Saint-Appolinard (Loire) – Source Wikipédia

Les premiers registres d’état civil de cette paroisse date de 1668. Le premier ancêtre Garinand s’appelle Mathieu, il est marié à Françoise Chanal. Leurs noms apparaissent sur l’acte de naissance d’André, un de leurs enfants.

J’ai assez peu d’information sur le métier qu’il aurait exercé, la date de son mariage ou de sa naissance. Seule piste, son petit fils était cultivateur. On peut donc penser que Mathieu était aussi un paysan, cultivant seigle, avoine ou pomme de terre.

Au 17ème siècle, une des activités principales du village est l’élevage du ver à soie.  Il y a aussi quelques vignes et de bons pâturages. Les collines et les montagnes produisent le hêtre.

Ils auront minimum 5 enfants, Marie, François, Antoine, André et Claude. Par déduction, j’estime sa naissance vers l’année 1640.

 

Génération 2 – André Garinand (1681– 1750) Saint-Appolinard 

André est né le 5 février 1681 à Saint-Appolinard

L’acte de mariage avec Jeanne Pré n’est pas disponible en raison de l’absence des registres pour les années de 1696 à 1716.

Ils auront 4 enfants  Jean, Louise, Françoise et Marie. Lui-aussi sera probablement cultivateur.  Il vie encore en 1744. Son nom apparaît dans l’acte de naissance d’un de ses petits fils André. Il est son parrain.

Il décède dans ce village le 11 octobre 1754, à l’age de 73 ans

 

Génération 3 – Jean Garinand (1721– 1783) Saint-Appolinard 

Jean est né le 29 septembre 1721.  Il se marie à l’age de 22 ans avec Marie Beraud dans ce même village. L’acte de mariage daté du 22 janvier 1743 est un document très succinct de 6 lignes dans lequel on ne trouve que le nom des parents des époux.

M- Garinand & Beraud

Acte de mariage de Jean Garinand et Marie Beraud

En 1788, année de mariage de son fils François, il est noté qu’il est décédé. En consultant le registre d’état civil au départ de cette date, j’ai trouvé son acte de décès en date du 10 septembre 1783. Il est décédé à l’age de 62 ans.  C’est dans ce document que l’on apprend qu’il était cultivateur.

A cette époque, la vie n’est pas facile dans ces campagnes à cause d’une grande pauvreté et de nombreuses famines. La sécurité n’est pas assurée,  beaucoup d’aventuriers et de voleurs se cachent dans les forêts et les grottes de la région. Les routes ne sont pas sûres. Parmi eux, Mandrin pille les caisses des agents du Fisc. Sa troupe compte une centaine d’hommes. Malgré un aspect chevaleresque, là où la bande passe les violences sont sans limites. Pour toutes ces raisons, les maisons possèdent très peu d’ouvertures sur l’extérieur. Ces fenêtres sont de petites dimensions et situées hauteur. Ces maisons sont de constructions solides mais irrégulières dans leur forme et leur alignement.  Au final, le village est construit de manière désordonnée autour de son église.

Il possède  une école communale pour les garçons, dirigée par un instituteur laïque, et reçoit 40 élèves. Celle des filles, dirigée par des religieuses du Sacré-Cœur, reçoit 30 élèves.

 

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